Accueil Super Mario Odyssey Test

Super Mario Odyssey

Jaquette

Super Mario Odyssey - Test

Switch     Rédigé par Spydark     le 08/11/17 à 00:00     0 Coms et 238 Vues
Partager sur Twitter Partager sur Facebook
Vendredi 13 janvier 2017, Nintendo présente au monde entier sa Nintendo Switch, une nouvelle machine s’occupant à elle seule de conforter le marché des consoles portables et celui des appareils de salon. Évidemment, qui dit hardware Nintendo, dit software Nintendo, le nouveau joujou de la firme de Kyoto ne pouvait pas échapper à son Super Mario exclusif. Ainsi, à cette même date fut révélé pour la première fois, aux yeux du public, Super Mario Odyssey. Un opus censé renouer avec les belles heures de Super Mario 64, proposant donc de se balader aux côtés de notre ex-plombier favori dans d’immenses bacs-à-sable. Peut-on dire que ce titre de Nintendo EAD, dirigé par Yoshiaki Koizumi, redonne de la splendeur aux Mario en trois dimensions après un opus Wii U en demi-teinte ? Réponse tout de suite.


test écrit via une version fournie par Nintendo

FLY ME TO THE MOON



Pymp my Odyssey
Le rideau du jeu s’ouvre sur une cinématique de Mario affrontant Bowser sur le bateau-volant de ce dernier. Hélas, notre ami étant au début du jeu, se fait rosser par Bowser qui l’envoie par-dessus bord, détruit son chapeau et se tire avec Peach pour pouvoir organiser son mariage de rêve. Notre porteur de salopette se réveille dans un pays inconnu, celui des chapeaux, et il tombe face à Cappy, un champiforme. Ce dernier nous explique qu’il poursuivait également le grand vilain, car ce dernier a également capturé sa soeur, une tiare servant à la tenue de mariage de Peach. Ni une, ni deux, Mario et Cappy unissent leurs forces pour retrouver leurs demoiselles en détresse. Ils partent, sans plus tarder, à la recherche d’un vaisseau en état de marche pour poursuivre Bowser autour du monde, ce bougre essayant d’organiser le mariage parfait en volant les plus grands trésors de chaque région. Ainsi, commence cette Odyssée autour du globe.

C’est à l’intérieur d’une quinzaine de pays que Mario devra se balader pour trouver des lunes, le carburant permettant à l’Odysée, le vaisseau du jeu, de pouvoir se déplacer dans de nombreuses régions. Les lieux présents sont assez variés et apportent pour la plupart de nouveaux paysages à l’univers de la saga, par exemple, New Donk City, une ville inspirée de Manhattan, qui a beaucoup servi à la communication du jeu. Mais on retrouve également, pour ne pas trop spoiler, un monde “culinaire” laissant la part belle aux ingrédients et ustensiles en tout genre. Cependant, les classiques mondes de sable, de neige et autres sont également présent, mais réussissent à apporter leurs touches esthétiques assez marquées pour ne ressembler à aucun autre lieu des précédents opus. Pour autant, c’est en explorant les mondes en surface que l’on voit l’un des rares défauts du titre : chaque monde n’est pas forcément aussi gourmand que le précédent, certains endroits proposeront de récupérer presque 80 étoiles alors que d’autres ne dépasseront pas la trentaine d’items (il y a également des “micro-zones” servant surtout à orchestrer des combats de boss). Ainsi, on aurait préféré un juste milieu entre les mondes très généreux et les lieux dont on aurait aimé en voir plus.

SUPER MARIO 64 SUNSHINE GALAXY



Plus de 800 lunes au rendez-vous !
Cela dit, si vous êtes habitué(e)s des Mario 3D, vous avez sûrement bondi de votre chaise en lisant “80 étoiles”, mais là est toute la différence, il ne s’agit pas vraiment d’étoiles, mais de lunes, et ces dernières ont une valeur moindre que leurs prédécesseurs, car il est possible d’en trouver partout. Une lune peut aussi bien se trouver dans une boîte en carton abandonnée que dans la gueule d’un boss. Et c’est là que réside toute la saveur du jeu, chaque zone est remplie de secrets de fond en comble et le 3/4 des lunes représente de bonne idées de level-design/game-design juxtaposées pour faire chercher le joueur dans un immense bac à sable. Cette générosité représente un double avantage en fonction du type de joueur/joueuse que vous êtes, un occasionnel ne galèrera jamais à faire décoller son vaisseau, car il pourra toujours fouiller ailleurs s’il n’arrive pas à atteindre un objectif, et une personne aimant compléter ses jeux à 100% se verra face à un challenge bien plus intéressant sur la durée. Certains y verront un défaut, mais Super Mario Odyssey ne veut laisser aucun joueur de côté, chacun y trouvera son compte, mais pas forcément sur tous les aspects, il faut le reconnaître. Par exemple, une bonne moitié des boss n’offrent aucun obstacle réel et un pattern peu inspiré (bonjour les lapins), alors que d'autres offrent des affrontements épiques. Notons également que chaque pays possède ses lunes “scénarisées” vous proposant de progresser dans une petite histoire pour découvrir les habitants des lieux, mais également l’impact qu’a pu avoir le passage de Bowser sur les lieux, une idée de game-design excellente offrant des instants épiques et permettant de voir que les lieux ne sont pas sans vie.


Mais ce n’est pas fini, les lunes ne sont pas les seuls collectables du jeu ma bonne dame ! En effet, chaque pays, contrairement à l’union européenne, possède sa propre monnaie, des pièces violettes de différentes formes qui servent à faire notre fashion-victim en achetant de nouveaux vêtements pour Mario, mais également à pouvoir garnir notre vaisseau de goodies et de stickers. Les pièces jaunes peuvent également être utilisées pour acquérir des objets qui ne sont pas exclusifs à une zone. La monnaie violette, comme les lunes, sera éparpillée un peu partout aux quatre coins des zones, invitant une fois de plus le joueur à chercher, chercher et encore chercher.


UNE PALETTE DE MOUVEMENTS DE 258 COULEURS



Grand Theft Mario
Avant d’aborder le level-design, il est important d’étudier la panoplie de mouvements de notre ancien plombier qui n’a jamais été aussi variée depuis Mario Sunshine. Le jeu nous laisse un choix gigantesque dans nos mouvements avec des sauts en hauteur, des sauts en longueur, des sauts en salto-arrières, des sauts en toupie, de l’escalade, de la grimpette, des wall-jumps ou encore l’indémodable attaque rodéo. En plus de ces mouvements propres à l’opus Nintendo 64, les interactions se garnissent grâce à Cappy, qui dans un premier temps peut être lancé devant soi, ce qui peut servir à prolonger un saut, mais aussi à casser des objets, retourner des missiles et évidemment attaquer les ennemis. Un ajout tellement simpliste qu’il en devient indispensable à la satisfaction du jeu, un peu comme la pirouette dans Galaxy. Alors qu’il sert déjà énormément de base, notre ami le chapeau possède également une autre faculté que vous connaissez sûrement déjà, il permet à Mario de “chappymorphiser”. Un mot étrange qui veut tout simplement dire qu’on peut prendre possession d’un ennemi, d’un animal ou encore d’un objet du décor pour utiliser sa palette de mouvements. Cette idée est tout simplement géniale pour un jeu de plates-formes, nous permettant de concevoir une tour de Goomba pour atteindre un lieu inaccessible, d’incarner un Bill Ball pour foncer à vive allure ou encore d’être dans la peau d’un tyrannosaure pour détruire tout ce qui ose être sur notre route. Cette richesse de mouvements permet au jeu d’atteindre une flexibilité encore jamais vue dans le genre, aussi bien qu’il est souvent possible de résoudre un obstacle de plusieurs façons différentes, car le level-design laisse une belle part aux extravagances du joueur.


UN LEVEL-DESIGN SUR PLUSIEURS ETAGES



Un exemple de transformation !
Passons maintenant aux designs des niveaux, il faut procéder par étapes, car le level-design de Super Mario Odyssey est assez unique en son genre, faisant une sorte de fusion de chaque forme de Mario 3D. Premièrement, la plupart des pays sont de grandes zones où l’on peut se balader dès notre arrivée, libre au joueur de se balader comme bon lui semble, de “wall-jumper” et de grimper dans tous les sens. Mario n’est limité à aucun moment. “Vous souhaitez accéder en haut de ce building de New Donk City ?” Pas de problème c’est possible et même de plusieurs façons ! La flexibilité du jeu est aussi vraie dans le gameplay que dans le design des mondes. De plus, aucun endroit n’est laissé au hasard au vue du grand nombre de lunes disponibles, chaque recoin possède forcément son secret plus ou moins conséquent. Il y a mécaniques qui reviennent souvent entre deux mondes, par exemple, devoir être habillé dans le style de la région pour accéder à une zone restreinte, ce qui permet aux costumes d’être plus que du cosmétique. Super Mario Odyssey nous pousse à chercher partout, parler avec tout le monde, parfois on aura l’impression de faire des choses un peu stupides qui mèneront finalement à une lune ou à un easter-egg, comme si les développeurs avaient prédit toutes les possibilités d’envie du joueur pour fouiller tel ou tel recoins. Tel un bon Metroid, la curiosité est récompensée et c’est essentiel à un game-feels de qualité.


Ensuite, nous pouvons étudier le level-design sous un autre angle, celui des sous-niveaux. Un terme un peu barbare, mais qui signifie que chaque monde possède de petites sous-zones où on devra mettre en avant ses talents pour la plates-formes pure et dure, car la plupart vous demande de suivre un parcours linéaire. Il s’agit de passages où la plates-formes est la plus exigeante, vous n’avez pas le droit à l’erreur sous peine de tomber dans le vide, ce sont des passages ayant un level-design clair où il faudra user de réflexes et de la panoplie de mouvements de Mario. Certains passages, comme dans Super Mario Sunshine, vous demanderont de vous séparer temporairement de votre compagnon (autrefois JET, ici Cappy), pour réussir par vos propres moyens à atteindre l’autre bout du tunnel, tel un combattant. D’ailleurs, ces passages linéaires ne le sont pas totalement, en général ils réservent au moins 2 ou 3 lunes à trouver, vous invitant une fois de plus à chercher. Vous l’aurez compris, le level-design de Super Mario Odyssey est très ingénieux, réussissant à satisfaire l’école de Mario 64, via de grands bacs-à-sable, et l’école de Galaxy / 3D World via des passages plus linéaires de plates-formes propres (notons aussi plusieurs passages où Mario se transforme en 2D pour offrir des petits phases rétros se fondant dans les décors). Le design des niveaux est rarement mal fichu ou frustrant, car le gameplay dessert le tout pour permettre à chacun de réussir à sa façon.


UNE TONNE DE NOUVEAUX PEUPLES




Le jeu dispose de passages de plates-formes linéaires
Un gameplay riche et un level-design agréable, c’est bien beau, mais l’ambiance est-elle unique ? Car, c’était un peu le cercle dans lequel s’était enfermé notre ex-plombier ces dernières années, un manque de fraîcheur visuel. Mais le vent du changement a soufflé, bien au-delà de Super Mario 3D World qui manquait cruellement d’une ambiance marquante, celle de Super Mario Odyssey est tout bonnement inoubliable. Graphiquement, le jeu frémit de bonheur, dans les couleurs, les animations ou encore le chara-design, tout semble vivant. Les mondes nous présentent de nombreux nouveaux peuples aux designs uniques, cela fait du bien, l’univers de Mario s’était bien trop restreint aux Toads et autres Goombas ces dernières années. Enfin nous découvrons du neuf, avec les gens de New Donk City ressemblant à des PNJ de GTA ou les escargots du pays de la plage, représentant avec subtilité les Français via leurs bérets et leurs accents. La direction artistique du titre rend très bien avec des modélisations 3D remarquables, des animations vivantes et un choix de couleurs intelligent offrant un cachet à chaque pays, on trouvera même certains endroits assez inattendus pour un jeu Mario. Soulignons fortement l’animation de notre plombier favori qui n’hésitera pas à claquer des dents quand il fait trop froid, manquer de souffle sous une chaleur élevée ou encore gonfler ses joues sous l’eau, notre ami n’a jamais été aussi vivant.

Dans des termes plus techniques, tout tourne très bien à 60 fps, que ce soit en 720p en mode portable en 900p sur un écran TV. Cependant, le jeu dispose de quelques petits tricks de développement pour rendre le tout stable, la plupart sont assez discrets mais certaines fois, comme à New Donk City (une fois encore), les animations des PNJ dans le fond sont assez grossières et plutôt visibles même éloignés. Mais bon, il serait assez grossier de descendre la technique du jeu pour ceci, car tout tourne bien globalement, surtout pour un jeu de cette envergure sur une machine aussi restreinte.


"LES TETONS DE MARIO OST MAIN THEME"



Beaucoup de costumes font de jolies références
L’ambiance de Super Mario Odyssey est également enrichie par des passages marquants de mise en scène dont un sublimé par le thème principal du jeu, “Jump-Up Super Star”, couronnant avec brio la riche bande-son du titre. Riche, de part l'hétérogénéité de l’orchestration et la multitude de styles musicaux exploités, passant par le jazzy, le chanté, le rock gentillet ou encore le classique, on en prend plein les oreilles. La soundtrack est presque composée d’une centaine de thèmes musicaux de grande facture. Le sound-design en général est également bon, avec un Charles Martinet toujours au top pour faire vivre notre Mario, mais on retrouve également des tonnes de bruits bien souvent nostalgiques pour apporter de la richesse à ce jeu déjà bien vivant. En plus de cela, le soft nous laisse, une fois l’aventure finie, la possibilité de mettre nos musiques favories où bon nous semble dans notre balade, de quoi apprécier tout ceci encore un peu plus.

Il y a encore beaucoup à dire sur ce titre, mais ce test s’éternise déjà, alors terminons avec une sélection des autres features notables d’Odyssey. Déjà, le post-game représente quasiment la moitié du jeu, en fonction de votre parcours sur l’histoire principale. Cette seconde partie est très riche, ajoutant des dizaines d’heures de jeu tout aussi intéressantes que les premières avec de nouvelles idées de designs, à se demander combien de temps les développeurs ont mis à gâter les joueurs. Le soft vous permet également d’afficher votre skill via des classements en ligne pour diverses choses, comme des courses de petites voitures, du volley-ball ou de la corde à sauter. Un tableau en ligne est d’ailleurs à disposition vous permettant de vous mesurer indirectement à vos amis. Ce n’est pas la seule façon d'interagir avec autrui dans le jeu, car l’aventure est entièrement faisable à 2 personnes en local, le premier contrôlant Mario, le second Cappy. Ce mode est très bien maîtrisé, ne laissant pas le second joueur dans l’inaction comme dans Galaxy. Et ceci n’est qu’une petite liste non-exhaustive de toutes les mécaniques ingénieuses que proposent le jeu, disséminées durant notre parcours, formant la marque d’un jeu riche proposant des surprises à chaque session.



(Merci à Ryfalgoth pour la relecture)

| Conclusion |

Super Mario Odyssey fait partie de ces jeux qu’on démarre toujours avec le sourire aux lèvres. De part, son level-design récompensant la curiosité sans jamais trop en faire, son ambiance vivante et plaisante ou encore son final grandiose, le titre de Nintendo peut se hisser facilement au panthéon de la plates-formes 3D. Aucun doute, cette année 2017 a su mettre en avant un genre presque oublié et Odyssey vient confirmer le tout avec brio. Il est plaisant de voir un Super Mario aussi rafraîchissant sur de nombreux aspects, après des années de stagnation. Même si le titre possède quelques faiblesses, ses qualités nombreuses en font tout simplement un indispensable de la machine de Nintendo qui a déjà confirmé son succès pour cette fin d’année. Entre The Legend of Zelda : Breath of the Wild et Super Mario Odyssey, la firme de Kyoto vient d’affirmer, cette année, son retour dans l’industrie de façon théâtrale.
1920
++ Bons points ++ - Le GRAND Retour des Mario 3D
- Une ambiance unique et inoubliable
- Une prise en main exemplaire
- Un level-design riche et rempli de secrets
- Des mondes uniques
- Une bande-son variée
- Déjà un grand jeu du genre
- Un mode coopération à 2 en local
- Le meilleur Post-Game de la série
- Un final théâtral
- Nintendo is BACK
- MARIOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOO
-- Mauvais points -- - Certains mondes ayant deux fois moins de lunes que d'autres
- Certains boss ayant un pattern décevant
- Quelques animations saccadées
- Concurrence Zelda pour le GOTY #rageux


Commentaires



Sartorius
Sartorius a écrit le 8 novembre :
Très bonne critique qui au moins ne m'aura pas spoilé sur l'essentiel, à part peut-être le nombre de pays. Mais franchement, le connaître ne peut que mettre plus l'eau à la bouche, et puis pour être vraiment spoilé il suffit d'aller sur Twitter, FB ou Twitch...

Sérieusement, ta critique m'a redonné du courage dans le jeu en soulignant l'un de ses attraits : celui d'être accessible aux rookies comme moi...

Y'a plus qu'à s'y remettre !
Spydark
Spydark Auteur a écrit le 8 novembre :
Merci beaucoup pour ton retour Sartorius ! Effectivement, j'ai pas critiqué le jeu pour son manque de challenge, car pour moins il arrive surtout à la fin du jeu. Et je trouves ça cool que tout le monde puisse jouer à sa façon sur Mario. J'ai cependant reproché aux Broodals (c'comme ça qu'ils s'appellent j'crois) d'être vraiment trop faciles.
Sartorius
Sartorius a écrit le 8 novembre :
Si tu lis mes posts régulièrement sur le forum, tu dois savoir que je ne recherche pas la difficulté dans un jeu, surtout si elle se trouve dans la manipulation de la manette parce que j'ai l'impression que c'est comme le piano, il faudrait avoir commencé à trois ans. Or, je n'ai pas commencé véritablement à cet âge, et j'ai bien peur que ce ne soit pour moi rédhibitoire pour certains jeux, souvent d'arcades.

Donc autant chercher le plaisir ailleurs... Et c'est justement là que je trouve la richesse de ce jeu. Parce que certes, il y a de la difficulté pour un rookie comme moi, là où pour vous c'est trop facile. Mais elle est compensée par une réelle inventivité et un univers encore plus riche que ce que j'ai touché de Zelda par exemple. Dans Zelda, ok, on est dans un jeu qui frôle la perfection, mais il est inspiré du Fantasy, et détrompé moi, mais aussi riche qu'il soit, il n'est pas aussi riche que Mario Odyssey qui se réinvente complètement dans chaque monde. Ou alors il faut que je retourne dans Zelda, ce que j'envisage de plus en plus de faire...

Parce que dans l'ère qui s'ouvre pour les jeux vidéo, on ne peut plus miser que sur la difficulté. Si l'on veut gagner des parts de marché, non pas à l'intérieur des gamers mais en s'ouvrant à des nouveaux clients, il faut offrir quelque chose qui rende à la fois le jeu accessible à cette nouvelle audience mais qui aussi le fidélise. Or, Mario est le personnage idéal pour ça : c'est comme ça que j'ai commencé avec Mario Run, et la boucle s'est bouclée avec Odyssey. Mario est l'équivalent de Mickey ou Donald chez Disney, et c'est donc par lui qu'il faut attirer les nouveaux joueurs. Ce qui explique certaines caractéristiques de cet opus que tu as parfaitement détaillées !
Ryfalgoth
Ryfalgoth a écrit le 8 novembre :
Après trente-cinq heures de jeu et plus de 600 lunes, je peux également commencer à donner mon premier verdict. Quel incroyable jeu putain. On s'amuse sans arrêt, y en a vraiment pour tous les goûts, le jeu nous en met plein la gueule, j'ai tellement pris mon pied !

Le gameplay est absolument sans faille, jamais Mario n'aura été aussi agile. Et lorsque vous pensez avoir fait le tour des mouvements de base, vous commencez à en apprendre des bien plus avancés à base de roulade et rebondissage sur Cappy, quel plaisir que d'apprivoiser totalement les contrôles de ce Mario ! Et bien entendu, le concept de base qui consiste à se chappymorphoser, c'est frais et ça apporte tellement d'idées qui sont à chaque fois très bien exploitées. C'est sans doute là où 3D World m'avait pas mal frustré, le jeu avait certes plein d'idées, mais ça se cantonait la plupart du temps à un seul niveau, ça n'allait jamais plus loin.

Ensuite, j'adore la direction artistique du jeu. Sans en faire des caisses, ça reste toujours très agréable. Concernant les quelques """problèmes techniques""", laissez moi tousser un peu, ou rire, au choix. Là où pour Zelda c'était réellement voyant et présent, ici mais c'est tellement dérisoire que j'ai dû mal à comprendre pourquoi c'est mentionné dans chaque test. Oui y a un peu d'aliasing sur les bâtiments de New York, oui y a un peu de... Ba je sais pas trop ce qu'il y a d'autre encore. Fin sérieusement, je veux pas être méchant, mais si tu mets en point négatif la technique pour ce jeu, alors dans ce cas tu peux le rajouter pour absolument tous les tests de jeux Switch mais aussi les 3/4 des jeux sur PS4, et je suis sérieux.
Concernant l'OST, c'est vraiment énorme aussi, c'est varié, y a des thèmes mémorables, celui du pays de la forêt par exemple je le trouve tellement cool ! Après ça reste quand même difficile pour moi de dire qu'elle est supérieure à celle de Galaxy.

Enfin, je suis plutôt d'accord pour les boss qui manquent de quelque chose. Les lapins, déjà leur design est assez nul et leur affrontement pas terribles non plus. C'est même pas la facilité qu'on a de les abbattre qui me gêne. Parce que dans le post game tu peux les retaper en version améliorée donc bon. Mais je sais pas, peut-être le fait de les taper à chaque fois trois fois, c'est redondant. Mais sinon on est effectivement sur la même longueur d'onde quant à la difficulté globale du jeu, la grande première partie est facile, mais c'est pas grave, derrière t'as de quoi t'amuser si t'en as le courage. De même pour le fait que beaucoup de lunes soient jugées gratuites, c'est un point qui est souvent critiqué. Forcément quand t'as 50 lunes dans un niveau, tu vas être tenter de râler parce que y a la moitié qui tu vas trouver assez rapidement. Mais alors l'autre moitié, tu te rends de plus en plus compte à quel point c'est difficile de tout choper... Ce qui est vrai agréable de ce fait, c'est la grande variété d'obtention de ces lunes.

Bref, un immense putain de jeu encore. Quant au titre du jeu de l'année ou meilleur Mario, je ne suis pas encore suffi décidé, y a beaucoup à dire sur tout ça.
Spydark
Spydark Auteur a écrit le 8 novembre :
" je veux pas être méchant, mais si tu mets en point négatif la technique pour ce jeu, alors dans ce cas tu peux le rajouter pour absolument tous les tests de jeux Switch"

J'ai dit que le jeu tournait très bien, car il utilisait de petits tricks pour maintenir le tout stable. J'ai juste mentionné l'exemple de New Donk City où les animations des pnj en 2 frames sont assez vilaines. Alors, on se calme les fanboys rageux là !!!!
Ryfalgoth
Ryfalgoth a écrit le 8 novembre :
Toi, je vais te défoncer dans les scores de tous les mini-jeux, les courses koopa, la corde à sauter et tout, tu vas voir là !!!!!
Ebros
Ebros a écrit le 11 novembre :
Ce Mario est exceptionnel il y a rien à dire la dessus. Je le met largement aux coté des 2 Mario Galaxy sans problème et largement au dessus de Sunshine et 3D World. Quel plaisir de retrouver un Mario aussi réussi.

Par contre la ou je pense que je nuancerais un peu plus par rapport à vous, c'est au sujet du jeu de l'année entre ce Mario et le Zelda. Pour moi il n'y a aucun doute, Zelda mérite d'être devant.


Malgré que ce Mario soit une grande réussite, il ne révolution pas son genre.

Si je devais décrire ce Mario Odyssey, je dirais qu'il bonifie , qu'il sublime et qu'il rafraîchie la série des Mario mais qu'il ne la révolution pas.

Alors que Zelda a carrément révolutionné les jeux "open world". D'autant plus qu'en terme de jeu "open world" il y a de la sacrée concurrence. C'est un immense exploit ce qu'ils ont réussi à faire avec ce Zelda.


Sartorius
Sartorius a écrit le 11 novembre :
@Ebros : qu'aurais-tu dit si le Mario était sortis six mois avant le Zelda ? Tu aurais maintenus ton opinion ? —ou tu aurais dit l'inverse ?

:wink:
Ebros
Ebros a écrit le 11 novembre :
Si on enlève Zelda, oui j'aurais bien entendu mis Mario Odyssey comme jeu de l'année.

Après j'aurais dit Mario Odyssey car je ne joue quasiment que chez Nintendo, mais des jeux comme ce Mario, c'est-à-dire des jeux qui sont grandiose sans pour autant révolutionner le genre, il y en a surement aussi sur les autres consoles.

En tout cas chez Nintendo, ça serait sans problème Mario Odyssey le jeu de l'année si on enlève Zelda.
Pixel
Pixel a écrit le 12 novembre :
Je ne suis pas d'accord. Un jeu excellent n'ayant pas "révolutionné" son genre n'est pas nécessairement inférieur ou moins légitime qu'un autre jeu excellent ayant révolutionné son genre.
Je n'ai pas joué à Super Mario Odyssey (mais ça ne saurait tarder), mais des retours que j'en ai eu aux travers des reviews, des trailers et de certains amis, il s'agit très clairement un jeu grandiose, maîtrisé et riche ; un jeu qui améliore tout les points qui ont fait de Super Mario 64 un jeu légendaire tout en y ajoutant des mécaniques de gameplay innovante (le chapeau, la capture d'ennemis, etc...).
J'ai, par contre, fini Breath of the Wild, lui aussi, un jeu grandiose et très riche. Sauf que, si les points forts de Breath of the Wild sont très souvent discutés, on parle beaucoup de moins de ses points faibles. Breath of the Wild n'est pas un jeu parfait : un bestiaire très pauvre, des sanctuaires qui se répètent, une absence de donjons (qui sont quand même une composante fondamentale de la série), des espaces vides, etc...
Il y a plusieurs moments dans ce jeu dans lesquels on ressent un sentiment de répétition (toujours les mêmes ennemis, des sanctuaires et des "donjons" très similaires) et même des moments dans lesquels je me suis personnellement ennuyé (heureusement ces moments sont assez rares). Super Mario Odyssey, à l'inverse, semble être un jeu très varié, très fun et très dynamique, faisant constamment appel à de nouveaux concepts.
Donc, Breath of the Wild serait-il donc plus méritant d'être le "jeu de l'année" que Super Mario Odyssey, et ce sous prétexte que Breath of the Wild ait révolutionné sa série (et pas son genre), même si il semble être moins fun et divertissant que Super Mario Odyssey ?
Je vous laisse être juge, ne pouvant me prononcé vu que j'ai pas encore touché à Odyssey, mais je trouvais juste que l'argument de la "révolution" était invalide.
| Connexion | Inscription |