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Splatoon 2

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Splatoon 2 - Test

Switch     Rédigé par Spydark     le 11/08/17 à 00:00     0 Coms et 121 Vues
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13 Janvier 2017, après des mois de silence, la firme de Kyoto présente enfin en grande pompe à la face du monde sa nouvelle Nintendo Switch et son concept de console hybride. Evidemment, qui dit nouvelle console dit, nouveaux jeux, ainsi, alors qu’une grande partie des gens s’attendaient à voir venir un simple portage de Splatoon, Nintendo surprend tout le monde en annonçant sortir un nouveau volet d’un des plus grands succès de la défunte Wii U. Nous voici donc avec Splatoon 2 entre nos mains, à peine deux ans après la sortie du premier volet. Alors, malgré ses looks de “suite facile”, ce simulateur de bataille de peinture reste-il une valeure sûre ? (tests et captures d'écrans réalisés via une version presse)


Bienvenue à Inkopolis




On peut faire le beau avec ses amis-beaux
Prenons un point de vue depuis le square du jeu, Inkopolis, qui sert de grand menu pour accéder à différentes features et modes de jeux. Analysons ce que nous avons sous les yeux pour voir le contenu du jeu : la grande tour servant à rejoindre des parties classiques ou des parties “pro”, la bouche d’égout pour partir faire la campagne solo du jeu, la rue un peu sombre pour doser le Salmon Run, le mode exclusif de cette séquelle, les boutiques toujours présentes pour donner du chic à notre calmar et enfin le petit coin pour créer des sessions avec nos amis qui auraient aussi le jeu et la console en local. Vous l’aurez compris, Splatoon 2 n’est pas là pour transcender la recette et cela se voit dès le hub central, mais peut-on vraiment lui donner tort ? Nous verrons ça à travers de ce test.


Splatoon Modern Warfare 2




Quelques lieux du premier sont revenus !
Par partie “classique”, nous entendons le mode Turf War qui est le mode principal de Splatoon, le concept de base. Il s’agit pour deux équipes de calmars de se jeter de l’encre à la figure, mais surtout d’en mettre le plus possible sur le terrain et à la fin de ces trois minutes de confrontations acharnées, l’équipe ayant le plus badigeonné se voit décerner la victoire. Ce mode n’a pas subi de changement depuis le premier opus, la différence va surtout se faire sur les nouvelles cartes et les nouveaux éléments de gameplay sur les armes. Par exemple, l’arrivée du double encreur, l’arme ayant fait la promo du titre, cet outil permet effectivement de tirer avec deux flingues en même temps, ce qui en fait une petite pépite de dégâts face au joueur adverse qui osera s’approcher de vous. Du côté des attaques ultimes, les coups utilisables une fois votre barre d’action chargée, nous pouvons noter l’apparition du jetpack permettant de tirer depuis les airs, mais également le nuage à encre pour couvrir une grande zone sans prendre de risques ou encore l’attaque inspirée de Thor qui consiste à taper du poing sur le sol pour anéantir les adversaires autour de nous. Ne vous avancez par trop, Splatoon 2 reste cela dit un jeu très équilibré et la panoplie d’armes permet de varier les plaisirs entre le double encreur, les pistolets solos, les mythiques rouleaux, les éternels pinceaux, le vil sniper ou encore les fabuleux seaux (d’autres armes viendront via des mises à jours).

Pour ce qui est des modes pros, ils peuvent se jouer de deux manières différentes, soit avec des coéquipiers inconnus sur internet, soit une fois un certain niveau atteint, avec vos amis en mode League pour former vos escouades de PGM (tavu). Les modes sont les suivants : Expédition Risquée qui consiste à déplacer/protéger une plate-forme mobile, Mission Bazookarpe demandant aux équipes d'acquérir une arme dorée pour la ramener à un point précis et enfin Capture de Zone où il faut garder un lieu avec la couleur de votre équipe le plus longtemps possible. Oui, pas de nouveaux modes pro pour la venue de ce Splatoon 2, ce qui est assez regrettable, mais n’oublions pas que les modes pro sont venus peu à peu via des mises à jour sur le premier volet, peut-être aurons-nous la chance de voir un nouvel objectif arriver dans les prochains mois. Ainsi, ces modes permettent de varier l’expérience de Splatoon et de renforcer un peu plus l’aspect coopération et de donner de la tension aux parties. Que ce soit entre amis ou avec des inconnus, ces parties sont toujours une source de frénésie.


Don't Stay Fresh ?




Les artistes sont là sur Splatoon
Venons-en aux cartes de Splatoon 2, actuellement le jeu contient 8 cartes (6 nouvelles et 2 légèrement modifiées du premier volet) : Gymnase Ancrage, Allées Salées, Piste Méroule, Scène Sirène, Instituts Calam’Arts, Chantier Narvel, Dock Hadock et Tours Girelles. Ce qui est un bon chiffre comparé au premier volet qui n’avait que cinq pauvres maps à sa sortie, ici on prend plus de plaisir sur les cartes, surtout que la rotation de ces dernières est passée de 4h à 2h, ce qui permet de varier les plaisirs. Pour ce qui est des nouveaux lieux en eux-mêmes, on peut les qualifier de “classiques”, c’est très joli, le level-design est bien pensé pour laisser ses chances aux deux équipes, on s’amuse à jouer dessus et à remplir de peinture tous les recoins. Mais, il est regrettable également qu’elles soient trop peu innovantes et surtout qu’elles soient toutes sur un design horizontal, exceptées Tours Girelles venant du premier opus qui elle joue plus sur du verticale avec ses grandes descentes. Espérons que les autres maps qui vont arriver via les updates sauront ajouter du piquant et du frais. Ainsi, les nouvelles cartes déjà présentes ne sont pas mauvaises, mais manquent cruellement de prises de risques.

Vous l’aurez compris, le multijoueur de Splatoon 2 reste toujours une valeure sûre, c’est toujours un régal de remplir les terrains avec nos armes et de dézinguer gentiment nos adversaires pour savoir qui aura la plus grosse. Le gameplay et la formule n’ont pas grandement changé, mais comment reprocher à Nintendo de ne pas changer une recette qui marche dans le domaine du shooter compétitif, Counter Strike ou Call of Duty restent toujours globalement la même chose eux aussi. Non, ce qui manque cruellement au mode multi de Splatoon actuellement ce sont des maps qui transcendent un peu ce qui a été fait avant et surtout un nouveau mode compétitif pour pour apporter un peu plus de frais à la recette sans en changer les grandes lignes. D’ailleurs, en parlant de nouveaux modes, penchons-nous sur le mode “horde” de cette suite.

Le mode zombies nazis sans zombies nazis



Le Salmon Run peut devenir un vrai foutoir
Salmon Run, tel est le nom du nouveau mode de Splatoon 2 qui représente par ailleurs sa seule réelle nouveauté, et quelle nouveauté. Le mode vous propose, lors de sessions ayant lieu environs un jour sur deux, de prendre les armes (choisies aléatoirement en fonction des horaires) avec des amis ou des inconnus pour aller affronter plusieurs IA incarnant des poissons très agités nommés Salmonoids. Chacun de ces animaux aquatiques est divisé en deux catégories : les sbires et les boss, les premiers ont différents niveaux mais ne représentent pas une menace réelle, par contre les boss eux sont le vrai danger. Il y en existe un peu moins d’une dizaine et chacun possède son propre pattern (par exemple, un ennemi lançant des bombes, un autre des tirs de roquettes, un autre des lasers, …) et chacun possède sa faiblesse pour être annihilé. Le but sera donc de survivre à trois manches de plusieurs minutes où il faudra affronter des vagues d’ennemis et surtout récupérer les oeufs dorés lâchés par les boss une fois vaincus pour réussir l’objectif. Plus nombreux les oeufs seront, plus gros sera votre récompense ! (vêtements spéciaux, tickets pour booster vos stats en multijoueur classique, …). La difficulté du mode monte en pourcentage en fonction de la progression de votre équipe histoire qu’un joueur inexpérimenté ne soit pas perdu face à des ennemis très coriaces, car le challenge est réel. En fonction de votre progression, de nouveaux ennemis apparaissent, d’autres deviennent plus forts et débarquent en plus grand nombre.

Ce mode est une petite pépite de frénésie, d’arcade et de coopération. C’est très plaisant de sortir de situations très délicates avec ses amis, on a l’impression de finir vainqueur d’une épreuve colossale. On élabore ses petites stratégies, ses petits raccourcis pour se sortir des moments hardcore où une dizaine de boss apparaissent au même moment pour nous empêcher de mener à bien notre mission. Ce mode est peut-être la seule grande nouveauté de cette suite, mais quelle franche réussite. Chaque boss possède ses propres palettes, la variation des armes permet de donner un cachet aléatoire, l’entraide est bien mise en avant, la courbe de difficulté est progressive, … Il y a plusieurs raisons d’apprécier ce mode qui à première vue peut paraître comme un banal mode horde, mais l’ambiance de Splatoon permet de bien distinguer le tout d’un Gears of War, par exemple.

Un rouleau pour les gouverner tous...




Certains hubs du solo sont assez complexes
Splatoon possédait déjà un mode histoire, il était évident que le deuxième nous demande de suivre une nouvelle fois l’aventure des calmars contre les infâmes octoriens. Ici, vous n’aidez pas un vieux pépé militaire, mais Oly, la fille verte du groupe des Squids Sisters (alias Calmazones en français). Cette dernière souhaite mettre une rouste aux ennemis ayant enlevé une nouvelle fois le grand poisson charge (la source d’énergie électrique de la population inkling), mais surtout retrouver sa cousine Ayo qui aurait disparu peu après. Ainsi vous incarnez numéro 4, votre avatar, qui va prendre la relève de numéro 3 (votre personnage dans le premier). Direction les niveaux de ce mode solo qui mélangent à la fois shoot et plates-formes. Le but est donc d’accéder à la fin de chaque lieu pour récupérer des minis poissons-charges qui sont à ce jeu ce que sont les étoiles à Mario. Les levels sont construits pour la plupart d’une façon assez linéaire : il faut battre des ennemis, remplir des trucs, grimper sur des choses ou encore glisser sur des rails. Globalement, ce mode solo est plus convaincant que celui du premier opus qui était assez chouette, mais pas assez exploité. Ici le level-design est plus poussé et en harmonie avec le gameplay du jeu. Certains passages sont de petites perles de design et on sent un challenge rehaussé. Pour rendre les niveaux moins courts et linéaires, les développeurs ont caché plusieurs collectables dans les niveaux : deux objets “majeurs” et plusieurs petits qui vous serviront à collecter des perles. Ces dernières vous serviront à optimiser les armes en votre possession pour l’aventure, via une plus grande réserve d'encre, plus de dégâts, une cadence de tir boostée… En plus des niveaux de plates-formes linéaires, un second type existe, ceux contre les Octalings. Ces missions consistent à affronter les versions octopus des inklings sur les maps du mode multi un peu revisitées pour l’occasion. Il faudra donc chercher les huit poissons-charges (tels les pièces rouges du plombier) dessus et éviter de se faire canarder par les adversaires, ces niveaux apportent un peu de fraîcheur. Enfin, à la fin de chaque hub du solo (pour un total de cinq), il y a un boss à affronter. Chacun doit être détruit avec une arme particulière ce qui a permis aux développeurs de créer un pattern en fonction de l’arme que le joueur porte. Sans trop spoiler, imaginez un combat de samouraïs avec des rouleaux de peinture, c’est le genre de concept que réservent les boss du jeu qui sont tous intéressants, via le challenge et l’ingéniosité qu’ils possèdent.

En général, ce mode solo est plus appréciable que celui du premier Splatoon. La durée de vie est plus grande, le level-design mieux pensé, les boss plus durs et les décors sont plus variés. D’ailleurs, dans son aspect global, Splatoon 2 est plus joli que son aîné, alors rien de renversant non plus, il ne s’agit pas d’un nouveau moteur ou d’une nouvelle direction artistique, nan, il s’agit, d’un meilleure framerate, d’un aliasing beaucoup moins présent, de décors plus colorés et d’une animation des personnages plus dynamique. C’est bien plus propre sur de nombreux aspects et cela permet de bien marquer la transition entre la Wii U et la Switch, ce jeu est encore plus agréable à jouer.

La fièvre du samedi soir



Un mini-jeu de rythme est dispo pour les amateurs du genre
Terminons avec la bande-son du titre, comme son aîné, le soft possède une majorité de musique chantée avec un langage inventé pour le jeu (comme dans Gravity Rush, par exemple). Ainsi, en plus du groupe fictif des Calmazones, les Tenta-Cools rejoignent la danse, ainsi on retrouve en plus du style Pop des premières, un ton assez Rap/R’n’B pour les secondes. Ceci permet de créer une meilleure variété pour la bande-son du jeu qui s’étoffe avec des morceaux vraiment fun et agréables à écouter que ce soit dans le multijoueur ou dans le solo. Ces sons collent bien à la frénésie et à l’ambiance joyeuse du jeu pour permettre de rendre les parties dynamiques et entrainantes. Certains préfèreront le style du premier groupe, certains celui du second, les goûts et les couleurs comme on dit, mais la BO reste tout de même plus riche. En parlant de goûts, il faut noter que les Splatfest, les festivals mensuels permettant aux joueurs de se confronter pour savoir qui préfère Pain au Chocolat ou Chocolatine, par exemple, sont toujours présents. Le premier vient d’ailleurs de se terminer et les joueurs ont pu remarquer un gros soucis de netcode, avec plusieurs matchs où les joueurs du même clan doivent s’affronter eux-mêmes, car les serveurs ont eu du mal à créer un lobby viable. C’est assez dérangeant pour un événement aussi important dans le jeu et on espère que ces soucis seront être réglés pour la prochaine session, surtout si le multijoueur du jeu devient payant l’année prochaine avec le Nintendo Switch Online.

(merci à Ryfalgoth pour la correction)

| Conclusion |

Splatoon 2 est-il trop ressemblant au premier ? Oui et non, globalement le contenu à été enrichi dans ce qui existait déjà (armes, cartes, vêtements, musiques) et le jeu possède une amélioration graphique. Même si, il est difficile de reprocher à un shooter compétitif de ne pas changer changer sa formule, il est vrai qu’une autre nouveauté essentielle en plus du Salmon Run n’aurait pas été de refus, ainsi qu’une plus grande originalité sur les maps. Cela dit, le jeu reste toujours une petite pépite dans sa recette qui n’a pas connu de rivaux. Toujours aussi fun de part son dynamisme et son originalité, cette suite reste un incontournable pour qui voudra passer du bon temps avec ses amis sur la Switch et il est bon de savoir que des mises à jours gratuites viendront enrichir le titre pendant les deux années à venir.
1620
++ Bons points ++ - Plus complet que son ainé day one
- Une formule toujours aussi efficace
- Un solo un peu plus long et dur
- Le Salmon Run est une bonne surprise
- Le roulement des maps passé à 2h
- Globalement plus joli
- 2 ans d'entretien à venir !
-- Mauvais points -- - Manque peut-être d'une grosse nouveauté
- Les nouvelles maps efficaces mais pas transcendantes
- Peu de nouvelles armes day one
- Des soucis de Netcode (déconnexion, recherches, ...)
- Chat vocal via une appli mobile


Commentaires



Ryfalgoth
Ryfalgoth a écrit Il y a 5 jours et 0 heure :
Et bien je rejoins globalement ton avis ! Pas de nouveautés complètement folles, mais quand on est fada du premier, c'est très convainquant tout de même !

Mention spéciale au Salmon Run, le faire avec des amis (dédicace à Raytreau, Valentin, Spy, Gemuki, Magus, Delta) en vocal -avec Discord bien évidemment car jamais je ne toucherai à leur chat vocal moisi- y a une véritable tension de ouf, ça peut devenir vraiment très difficile, y a des phases assez variées finalement. Par contre il faudra clairement plus que deux maps par la suite.

Le mode solo a un level design un peu plus travaillé et effectivement a un petit challenge pas inintéressant, mais bon rien de fou cela dit. Par contre devoir finir tous les niveaux avec la même arme pour la débloquer, ouch quoi, vraiment trop hâte de me.taper tout le jeu avec le pinceau ou le parapluie là...

Enfin t'as eu raison de parler du netcode qui a quand même des problèmes, et pas qu'en splatfest (bien que cela soit là que c'est le plus gênant)
Devoir subir une défaite à chaque fois qu'il y a une deco dans ta Team (ce qui est très fréquent), vraiment ça me les brise grave.
Ebros
Ebros a écrit Il y a 4 jours et 9 heures :
A quelques détails près, je suis d'accord avec tout ce qui a été dit.

Pour ce qui est des problèmes de déco, ça doit dépendre des joueurs car moi j'ai jamais eu pour l'instant une seul déco pendant un match, et j'ai du en avoir 2 ou 3 pendant une recherche depuis que j'ai le jeu. Je pourrai difficilement me plaindre la dessus.

Par contre c'et vrai que lors des splatfest, on sent que ça a beaucoup plus de mal pour trouver les deux équipes assez rapidement.
ValentinPN
ValentinPN a écrit Il y a 23 heures et 20 minutes :
Excellent test mais j'aurais mis 1 point de plus LOL :D
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