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Phoenix Wright : Ace Attorney - Dual Destinies

Phoenix Wright : Ace Attorney : Dual Destinies - Test

3DS     Rédigé par Fate     Mer 30 Oct 2013     5 Coms et 2542 Vues
Alors que le deuxième opus de Miles Edgeworth Investigations n'est même pas sorti chez nous. L'avocat en costume bleu et à la coupe de cheveux intrépide revient sur le devant sur la scène pour son 5ème opus. L'occasion pour Capcom de faire un coup en traître et de non seulement ne pas traduire l'opus, mais également de restreindre à une version dématérialisée. Malgré la grande mobilisation des fans pour protester devant la tactique commerciale de Capcom, le jeu finit quand même par arriver dans nos contrées, moyennant une baisse de prix. Même si cette dernière mesure n'est pas assez pour apaiser la horde de mécontents, regardons tout de même ce 5ème opus, et voyons si il vaut tout de même la peine. Le 5ème Phoenix Wright tiendra-il ses promesses après un Apollo Justice un peu moins bon? C'est ce que nous allons voir tout de suite!


My body is ready!
Commencons donc par le point le plus important de la série, à savoir le scénario. Un Phoenix Wright comprenant environ 90% de textes, et 10% de gameplay, pour que le jeu soit réussi il fallait surtout assurer dans la partie scénaristique. Le jeu se place chronologiquement après Apollo Justice, notre avocat national a réussi à obtenir de nouveau son badge et peut à nouveau défendre ses clients au sein de différentes affaires . Dual Destinies nous fait également connaître une toute nouvelle assistante, et même plus que ça puisqu'il s'agit d'une avocate en herbe, Athena Cykes. Cette jeune fille à l'air enjoué et dynamique sera au cœur de cet opus, car elle possède un pouvoir tout à fait spécial, que nous développerons plus tard. Apollo est toujours présent et est également jouable, il s'agit d'ailleurs du second opus ou nous pouvons contrôler trois personnages différents, comme dans Trials and Tribulations, mais disons que le contexte est différent. Le fan avisé retrouvera des personnages connu de la série, certains étant mieux intégrés que d'autres (un certain personnage sera juste là pour faire joli, tandis qu'un autre sera la classe personnifiée au moment venu). Mais parlons plutôt des enquêtes en elle-mêmes. Mais c'est aussi l'occasion de découvrir un tout nouveau procureur, Simon Blackquill. Meurtrier emprisonné, celui-ci est tout de même autorisé à exercer son devoir de procureur. Son style et son caractère en séduiront plus d'un, dépassant de loin de très peu charismatique Konrad Gavin, et se placant plus près de Godot ou de Hunter au niveau du charisme (mais sans honnêtement l'égaler, je dois dire). Mais à coté de son casting, c'est aussi l'occasion de découvrir 5 enquêtes passionantes, certes parfois un peu prévisibles, mais super bien écrites et toujours étonnantes dans leur dénouement. Si la 2ème est sympathique sans être renversante, les enquêtes qui suivront seront quand à elles passionnantes. Mention spéciale à la dernière, qui multiplie retournements de situations, moments épiques, et WTF à la chaîne. Les blagues ne sont pas mises de cotés et l'on à droit à l'humour de la série dans toute sa splendeur, en plus des témoins complètements barrés. Avec un des meilleurs scénarios de la série, Dual Destinies tient déjà la le fer de lance de sa réussite, mais dommage que le tout ne soit accessible qu'à un bon anglophone...

 

Athena peut voir les émotions que ressentent les gens
Difficile de faire un gros paragraphe sur le gameplay pour un Phoenix Wright, le jeu s'apparentant plus à un Visual Novel qu'à un point'n'click. Les phases d'investigations sont en effet simplifiées, vu que vous ne pouvez examiner votre environnement uniquement dans le cas ou il cache quelque chose, cela facilitant tout de même la recherche, et cela évite de perdre du temps à examiner comme un glandu un paysage qui n'a aucun secret à dévoiler. Le jeu fait quand même des efforts car il diversifie le peu de son gameplay avec les pouvoirs de ses trois avocats. Je rappelle qu'Apollo peut voir les tics des suspects et ainsi les exposer à leurs mensonges, que Phoenix Wright et son Megatama peuvent dévoiler des verrous-psychés, qui cachent les secrets des témoins. La petite nouvelle, elle, posséde une faculté permettant de ressentir les émotions des témoins lors des procès. Cela permet concrètement de voir si les témoignages sont en concordance avec les émotions des gens. Par exemple pourquoi un témoin ressentait de la joie au moment ou il s'apprêtait à se faire écraser par un rocher ? Cela permet d'apporter de nombreuses précisions au récit du témoin. En plus de cela, une sorte de mini-jeu au dénouement du procès permet de récapituler tout les évènements clés pour déterminer la vérité cachée jusqu'alors. Cela permet donc de gérer le rythme des phases d'investigations et des procès et d'apprécier l'histoire à sa juste valeur.

 

Les phases d'investigations sont simplifiées
Graphiquement, la série a également fait un gros bon en avant. Les environnements sont plus détaillés, l'effet 3D est parfois intéressant, sans être renversant. Il l'est surtout à pour renforcer la présence des personnages et de leurs animations, pour le coup beaucoup plus détaillées. Les expressions du visage sont géniales, mention spéciale pour la nouvelle Athena dont certaines mimiques devraient être reprises en tant que memes officiels. Les animations apportent vraiment un gros plus dans l'histoire, accentuant largement les situations comiques. De plus, les légendaires pétages de plomb sont encore plus mis en valeur. N'oublions pas l'ajout de cinématiques pour la première fois dans la série. Cela fait un peu penser à son rival Layton et ses légendaires cinématiques, mais pour une première fois, la série Ace Attorney s'en sort bien. Chaque enquête commence par une cinématique et met bien en valeur le crime commit durant l'affaire, ou sait parfois être spectaculaire, voire même ultra épique. Un ajout non négligeable surtout que le nombre de cinématiques est tout à fait honorable.

 

Les cinématiques sont un vrai plus pour cet opus
Habitués aux sonorités bien spécifiques des anciens volets de la série, c'est avec joie que l'on peut constater que la bande-son a fait un pas en avant avec Dual Destinies. Possédant une véritable instrumentation, l'ensemble est beaucoup plus agréable à l'écoute. Véritable pierre de voûte de l'ambiance, le compositeur s'est vraiment lâché sur les reprises et les nouveaux morceaux qui sont tous d'excellente qualité. Chaque morceau sait illustrer l'ambiance dans laquelle il est utilisé, que ce soit pour un moment tendu, épique ou glauque. On tient là une des meilleures OST de la série, et je pense à mon humble avis qu'en terme général, il s'agit de la meilleure jusque là. Certes, il n'y a pas un morceau aussi épique que le Cornered Theme, c'est la seule petite remarque que l'on pourra faire envers cette bande-son, mais avec 3 bons thèmes d'Objection, et pleins d'autres thèmes supra-épiques, on lui pardonnera ce petit écart sans aucune difficulté. On retrouve également les bruitages habituels de la série, qui apportent comme d'habitude leur petite touche à la mise en scène de chaque procès. Les cinématiques sont doublées en anglais, c'est pas extraordinaire, mais les doublages ne sont pas à jeter non plus. Bien sûr, avoir la VO japonaise aurait toujours été mieux...

 

Les animations des persos frôlent parfois le génie
Dual Destinies ne déroge pas à la règle et possède en tout 5 enquêtes, qui vous occuperont environ une bonne grosse vingtaine d'heures de jeu, qui passent très vite, cela dit. C'est tout à fait correct, et il est en plus possible de revenir à n'importe quel moment d'une affaire pour en apprécier les moments les plus épiques quand vous le voulez. En plus de cela, une enquête sera proposée en DLC, mais ne sachant pas à l'heure actuelle le prix qu'elle aura, je ne peux me prononcer sur ce point. Cela dit, les 5 enquêtes de base se suffisent à elles-mêmes. Cependant, vous n'aurez pas trop de mal à avancer car le jeu se veut plus facile que ses prédecesseurs aussi bien pendant les phases d'investigation que pendant les phases de procès, ou les contradictions sont assez évidentes à trouver. On ne perd également plus de vie en se trompant pour déverrouiller les verrous-psychés. De même il n'y a plus vraiment de GameOver, le jeu vous faisant reprendre non loin de là ou vous en étiez. Un manque de difficulté qui n'est pas très grave en soi, mais on aurait aimé plus de subtilités dans les contradiction, car si il est possible de réussir le jeu facilement en anglais alors je n'imagine pas comment cela aurait été en français...

Scénario
17/20
Le scénario de Dual Destinies est une indéniable réussite. Les enquêtes sont variées, intéressantes, et pleines de rebondissements. Même si vous avez devinés certains aspects du dénouement à l'avance, il y aura toujours qeulque chose pour vous surprendre à la dernière minute. L'aspect comique est également mis en valeur par des scènes tordantes, dont une partie est liée à Simon Blackquill, nouveau procureur très charismatique, largement à la hauteur de ses prédécesseurs. La mise en scène ne décoit pas non plus, et les témoins sont tous aussi barrés les uns que les autres, et promettent de bons gros pétages de cable.
Graphismes
16/20
Le passage à la 3DS est réussi pour la série qui s'offre des graphismes encore plus convaincant. Le travail est surtout visibles par les animations des personnages plus nombreuses et encore plus convaincantes, renforcant beaucoup l'effet comique du jeu. Dual Destinies comporte également des cinématiques animées, un peu du style du professeur Layton. Elle sont un plus non négligeable pour Dual Destinies, mettant parfaitement en scène les meurtres au début de chaque enquête. Les environnements n'ont quand à eux pas trop changés, même si les enquêtes vont plongeront dans des endroits totalements différents.
Jouabilité
17/20
Dual Destinies est un peu l'ultime fusion entre tout les derniers opus. Le joueur pourra non seulement utiliser les verrous psychés de Phoenix Wright, le bracelet d'Apollo, mais aussi le pouvoir d'Athena qui est un vrai plus dans cet opus, rendant des phases très intéressantes. Quelques petits ajouts pratiques ont été apportés également, comme la possiblité de reprendre à un certain moment d'une enquête, et les phases de recherches d'indices ont été également facilités, puisqu'il n'est maintenant plus possible d'examiner toutes les zones, seulement celles qui cachent une nouvelle pièce à conviction. Rien à redire.
Bande son
17/20
L'instrumentation est beaucoup plus propre que sur 3DS, ce qui fait de la bande-son de Dual Destinies une véritable réussite. Chaque morceau réussit à retranscrire l'ambiance de chaque moment important. Epique, triste, stressante, ou même thème d'antagoniste, il y a de tout et chacun y trouvera son compte. Des remixs de thèmes déjà existants ont été inclus, ce qui ravira les fans. Il manque certes un thème inoubliable comme le Cornered d'Ace Attorney 1 ou 3, mais la qualité générale de l'OST est indéniable. Petit détail : On aurait préféré les voix japonaises pour les cinématiques...Enfin en même temps on aurait toujours pas eu de sous-titres donc...
Durée de vie
16/20
Dur de parler de rejouabilité pour un Phoenix Wright, mais celui-ci possède 5 enquêtes, plus une enquête en DLC qui n'est pas encore arrivée dans notre contrée à l'heure ou je rédige ce test. La durée de vie totale est d'environ 20-25h de jeu, ce qui est très bien pour le genre. Dommage que la 4ème enquête ne soit vraiment qu'une « introduction » à la 5ème, car sans cela, Dual Destinies aurait pu prétendre à la plus longue durée de vie de la série. Il malheureusement répondre également de sa relative facilité, vu qu'un game over ne signifie pas grand chose dans Dual Destinies, et que les contradictions sont assez évidentes à trouver.

| Conclusion |

Traduit et en version boîte, les joueurs auraient certainement reconnu Dual Destinies comme un des meilleurs Phoenix Wright, si ce n'est le meilleur. L'opus condense d'excellents personnages, un scénario d'orfèvre , des petits ajouts d'ergonomie et des graphismes réhaussés en plus d'une bonne bande-son. L'humour y est très présent et l'ambiance un peu plus glaque qu'à l'acoutumée. La 5ème enquête est juste géniale en plus. Mais les voix anglaises non sous-titrés, la langue assez complexe, et l'unique version dématéralisée était un très mauvais choix de la part de Capcom pour l'accessiblité de l'opus et l'avenir de la série dans notre pays. Dommage, on tient pourtant une perle.
1620
Bons points
-Scénario en or
-Trois avocats jouables
-OST excellente
-Meilleure ergonomie
-Le prix
-Cinématiques et animations classes
Mauvais points
-En anglais assez complexe
-Assez facile
-Pas de sous-titres lors des cinématiques
-Pas de version boîte
5 commentaires
Dragon-blue
21105 posts
Dragon-blue, Jeu 31 Oct 2013 - 12:38
Au moins, je préfère largement ce test à celui de XY :sisi:. Je vois pas trop quoi dire sinon, à part que l'ensemble m'a l'air juste, quelques fautes (mais pas pire que Spy :hap:), et redondance de la forme... Peut être qu'il faudrait changer un jour :noel:. Le jeu me fait envie, mais j'ai encore un arrière gout amer qui m'empèche de l'acheter. Si un jour ça passe, je me laisserai tenter...
Spyounet
9918 posts
Spyounet, Jeu 31 Oct 2013 - 12:58
C'est toi la grosse faute ici ! :hap:
Sinon un très bon test, faudrait que je commences a toucher à cette série.
Chasuke
7400 posts
Chasuke, Jeu 31 Oct 2013 - 20:27
Spy, si tu veux commencer la série, commence par le tout début, ce sera sûrement beaucoup plus plaisant. Sinon un excellent test ! Je n'ai pas grand chose à dire, mais, malgré tout, je n'ai pas été convaincu pour me le prendre, dommage à toi :noel: . Comme DB, ce goût amer m'empêche. M'enfin, on verra bien.
kurosekai
2818 posts
kurosekai, Jeu 6 Mar 2014 - 00:33
La note est foiré, 'fin on voit 16/2
Le 0 est sur une autre ligne xD
Spyounet
9918 posts
Spyounet, Jeu 6 Mar 2014 - 00:43
moi je vois tranquille fait ctrl f5 :)