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Crash Bandicoot N. Sane Trilogy

Jaquette

Crash Bandicoot N. Sane Trilogy - Test

Switch     Rédigé par Spydark     le 24/07/18 à 00:00     0 Coms et 247 Vues
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Si il y a bien une licence qui a su s’imposer comme mascotte de la première PlayStation, c’est bel et bien Crash Bandicoot. A travers trois jeux marquants, le studio Naughty Dog avait réussi à se faire un nom dans l’industrie. La série Crash, c’est trois jeux de plates-formes 3D pas comme les autres, en ne voulant pas s’inspirer du maître de l’époque Super Mario 64, comme a pu le faire Spyro ou Banjo-Kazooie, la licence a réussi à briller malgré son level-design linéaire, du moins pour les deuxième et troisième volets. Ainsi, nous voici en 2018 et Vicarious Visions nous offre un remake de cette trilogie pour notre plus grand bonheur et sur Nintendo Switch pour couronner le tout et marquer une ère où on peut trouver Mario, Sonic et Crash sur la même machine. Que vaut donc cette refonte de notre bandicoot favori ? Réponse tout de suite.


test réalisé à partir d'une version fournie par Activision France

LA TRILOGIE ORIGINALE > LA PRELOGIE



"Dis Cortex, tu veux faire quoi cette année ?"

"La même chose que chaque nuit Minus, tenter de conquérir le MONDE !"
Nous voici sur un test particulier, où il faudra tester trois jeux en même temps. Commençons donc par causer des aspects généraux de ces remakes, avec la partie graphique notamment avant d’attaquer le coeur de chacun d’entre-eux. Evidemment, chaque jeu vous proposera un hub central où vous pourrez choisir les niveaux, si le premier Crash propose un parcours linéaire, les deux autres opus vous proposeront des étages où vous pourrez effectuer cinq niveaux dans l’ordre désiré. Libre à vous ensuite de vous plonger dans les différents lieux que propose la trilogie, mais nous reviendrons sur ce sujet après. Il n’y a pas d’ordre pour effectuer les jeux, N-Sane Trilogy vous propose d’attaquer chaque titre distinctement, même s’l sera plus agréable d’effectuer le tout dans l’ordre chronologique pour comprendre l’histoire incroyable. Concrètement, dans les trois jeux Crash va devoir affronter son ennemi de toujours, le Dr. Neo Cortex, un professeur qui n’a rien à envier à Robotnik en matière de soif de conquête du monde et de manipulation génétique étrange sur des animaux mignons. Mais Crash ne sera pas le seul héros dans cette aventure, libre à vous également de contrôler Coco, sa soeur maline, dans la plupart des stages, un ajout bienvenu, car avant seul Crash 3 Warped nous avait laissé le plaisir de cette expérience.

Le travail technique de Vicarious Visions pour embellir ces jeux PS1 est assez conséquent. On redécouvre des lieux de notre enfance (du moins, la mienne) en haute définition avec plaisir, le rework des textures et des décors passe agréablement bien et on ne perd pas la saveur du jeu d’origine. Car oui, Crash Bandicoot avait une esthétique proche d’un dessin-animé cartoon à la Warner (difficile de ne pas voir une référence à Taz dans les tourbillons de Crash), notamment représentée à travers les différentes morts de notre protagoniste. Crash peut finir noyé, découpé, explosé, atomisé, électrocuté, brûlé vif ou encore projeté contre l’écran. Une palette de morts qui peut paraître cruelle, mais tout se fait avec une touche d’humour qui rend le tout en dérision. Bref, tout ceci est très joli, que ce soit les décors ou les modèles des personnages, on sent vraiment que Naughty Dog aurait pu pondre un remake sensiblement pareil aujourd’hui, du moins graphiquement. Le gros bémol vient sur la colorimétrie de certains niveaux qui n’aide pas à repérer les obstacles devant nous, un problème surtout présent dans le troisième, où la couleur rouge des caisses TNT peut se fondre dans le filtre jaune des niveaux égyptiens et où les trous peuvent se fondrent avec les couleurs de la nuit durant les courses en moto. Comme sur PS4 et Xbox One, cette compilation parvient à garder convenablement son 30 fps constant, la faiblesse de la version Switch sera donc un aliasing plus gourmand sur les textures, mais c’est un petit sacrifice nécessaire pour garder un framerate stable.

CRASH BANDICOOT 1 - PLUS TRÈS JEUNE



"Fuck the Police !"
Commençons par le commencement (oui, tout à fait). Notre histoire commence alors que Crash subit des expériences scientifiques étranges chez le Dr. Neo Cortex qui veut faire de lui une sorte d’être monstrueux, heureusement notre ami poilu va réussir à s’échapper de cet endroit insalubre pour revenir au pied de l’île sur laquelle est posé le laboratoire funeste. Hélas, ce ne sera pas l’heure de profiter du beau temps, mais plutôt d’aller mettre une belle rouste au doc’ qui détient toujours en otage la petite amie de notre héros. Ainsi, il faudra enchainer les niveaux pour atteindre notre objectif.

Crash Bandicoot n’est pas un mauvais jeu, mais il souffre des lacunes expérimentales de l’époque. En effet, ce titre est sorti à l’origine en même temps que Super Mario 64, et le level-design est évidemment loin d’être aussi calibré, surtout dans les phases en vue à l’horizontale. Ces instants sont assez classiques, car on aurait très bien pu les imaginer dans des jeux en 2D avec une meilleure inertie pour notre personnage qui n’avait pas à partir d’une inertie en trois dimensions. On tombe ainsi très souvent dans le vide sans trop savoir pourquoi et on peut vite râler sur un saut qu’on n’a pas réussi à faire au pixel parfait. On pourra râler sur ces instants un peu trop punitifs pour pas grand chose, mais d’autres pourront apprécier l'exigence du titre. Heureusement les phases en vrai 3D dans les couloirs arrivent toujours à convaincre de par l’originalité proposée mais en même temps assez classique, on imagine bien ici une réinvention de l’époque des jeux de plates-formes 2D mais avec la caméra derrière le personnage. Ce premier volet souffre aussi d’un manque de renouvellement dans son level-design, que cela soit en matière de décors ou d’idées, et les combats de boss ne sont pas non plus extraordinaires.

Ce titre de l’époque a donc prit un petit coup de vieux et il faut l’admettre, peut-être que Vicarious Visions aurait dû en profiter pour changer le coeur du jeu à certains endroits, mais en même temps on peut souligner l’importance de vouloir garder l’expérience d’origine. Ainsi, pour les anciens il faudra être prêt à replonger dans un titre qui a plus de lacunes que les deux autres jeux et pour les nouveaux découvrir un titre assez maladroit sur plusieurs aspects, mais dont le côté expérimental reste louable à une époque où le maître étalon moustachu du genre venait à peine de débarquer.

CRASH 2 CORTEX STRIKES BACK - MADELEINE DE PROUT



Attention, Ours méchant !
Le favori de votre serviteur, celui qui a bercé ses premières heures avec une manette. Crash 2 reprend juste après la défaite de Cortex dans le premier opus (et oui, je spoile !). Cette fois notre vilain docteur va se servir de force de notre boule de poils pour aller récupérer des cristaux rosés dans le but de créer une machine spatiale capable d’annihiler une planète entière, et oui ça fait peur, mais notre ami ne le sait pas au début. Comme je l’ai dit plus tôt, on va pouvoir monter d’étages en étages où il faudra effectuer cinq niveaux dans l’ordre qu’on désire puis affronter le boss de la zone. Grâce à ce système, Crash 2 permet une plus grande variété dans ses niveaux que cela soit en matière de level-design ou d’habillage.

Un type de niveau qui a marqué beaucoup de gens, c’est par exemple celui où on se retrouve à dos d’un petit ours polaire qui va à vive allure et où il faudra éviter les obstacles, mais la grande difficulté repose sur le fait de récupérer toutes les caisses. Car oui, toute la trilogie propose une possibilité de finir le jeu à 100% et d’avoir la “true end”. En détruisant toutes les caisses de collectibles d’un niveau vous pourrez gagner des vies, mais surtout obtenir un petit diamant gris. C’est clairement l’objectif à essayer de réaliser pour s’offrir le meilleur de Crash, le plus exigeant et inventif. Crash 2 propose également de s’aventurer dans des zones enneigées, mais aussi marécageuses ou encore dans des égouts rafistolés en labos scientifiques. De plus, les phases en vue à l’horizontale sont moins présentes, essentiellement durant les bonus stages présents à l’intérieur des niveaux et elles sont mieux calibrées que dans le premier opus, on meurt beaucoup à cause d’un saut injuste ou d’une manipulation dérangeante.

Cortex Strikes Back c’est donc un titre plus riche, plus long et plus amusant qui fait office de très bonne suite. C’est un titre à faire comme l’un des meilleurs jeux de sa génération de part son level-design renouvelé, ses passages secrets nombreux, sa palette de mouvements agrandie (avec la possibilité de s'aplatir contre le sol pour atteindre des lieux éloignés ou casser des objets lourds) ou ses combats de boss plus inventifs que dans le premier volet. Une transition qui va tranquillement s’effectuer tout aussi bien avec le troisième opus.

CRASH 3 WARPED - UNE CONCLUSION DE QUALITÉ


Parfois, les couleurs n'aident pas à différencier les dangers
Attaquons le dernier né de la trilogie originale (non, pas comme Star Wars). L’aventure reprend après une seconde défaite de Cortex, mais cette fois-ci elle ne sera pas sans conséquences, son boss, le masque maléfique Huka Huka, le réprimande et décide que cette fois-ci c’est lui qui prendra les choses en main (même si il n’a pas de bras). Nouvelle rengaine, Crash et Coco doivent partir à travers le monde pour récupérer les cristaux d’énergies avant notre duo maléfique.

Crash 3 continue dans la belle lancée du second volet, libre à nous d’effectuer cinq stages dans l’ordre désiré, le tout étant encore plus varié que dans l’opus précédent. On retrouve des niveaux de plates-formes classiques en Egypte ou à l’époque médiévale, mais on peut également conduire une jolie bécane pour faire la course contre des ennemis. Coco va aussi faire son job en se retrouvant à dos d’un petit tigre en Chine, mais aussi sur un à la mer jet-sky ou encore dans les airs dans un petit avion pour bombarder la flotte aérienne de Cortex. Tout ceci offre un savoureux mélange qui coupe la répétition et permet de bonnes idées de level-design, aucun doute Naughty Dog avait atteint à l’époque un point assez haut sur sa formule, ce qui pourrait expliquer leurs directions vers les plates-formes 3D en zones ouvertes avec Jak & Daxter quelques temps après, mais ceci est une autre histoire.

Derrière la bande-son de toute la série, nous retrouvons à l’origine Josh Mancell, essentiellement connu pour Crash Bandicoot dans un premier temps, mais aussi la trilogie Jak du même studio. Les musiques de la licence ne sont pas exceptionnelles, mais parviennent à offrir une touche musicale cohérente à la série en n’hésitant pas à varier les styles et les instruments. Guitares, percussions et surtout tambours, tout y passe pour accompagner dans un premier temps les niveaux tropicaux du premier opus, mais aussi les laboratoires sombres du second ou encore les châteaux colorés du dernier volet. On appréciera écouter les réarrangements effectués sur ce remake, qui ne changent pas la donne mais parviennent à rester très fidèles.

(Merci à Ryfalgoth pour les corrections)

| Conclusion |

Pour conclure, Crash Bandicoot N-Sane Trilogy offre l’un des meilleurs remakes du genre, car très gourmand en contenu (trois jeux pour une trentaine d’euros). La mascotte de Naughty Dog plonge dans des mondes variés accompagnés de personnages iconiques, et même si le premier volet n’est pas aussi brillant qu’à l’époque, les deux autres jeux se portent toujours aussi bien. Bref, que cela soit pour découvrir ou retomber en enfance, cette compilation est très certainement un titre à posséder sur sa Nintendo Switch pour tous les gamers mal-douchés que vous êtes !
1720
++ Bons points ++ - Un retour en enfance magnifique
- L'ambiance cartoonesque toujours maîtrisée
- Techniquement impeccable
- Une bande-son entraînante
- Crash 2 et 3 toujours aussi qualis
- 3 jeux pour une trentaine d'euro
- Le niveau interdit Stormy Ascent enfin disponible
- Pouvoir jouer Coco (quasiment) tout le temps
- Un bon espoir pour la trilogie Spyro
- Un nouveau Crash Team Racing aussi svp
-- Mauvais points -- - Des soucis de colorimétrie (nous empêchant de distinguer les obstacles)
- Crash 1 a pris un sacré coup de vieux
- Des remakes peut-être trop fidèles ?
- Capture vidéo impossible


Commentaires



Ryfalgoth
Ryfalgoth a écrit le 24 juillet :
J'ai pour le moment fait le 3 en entier et le 2 à moitié, je me réserve le plus dur pour la fin ^^ Vraiment un plaisir de revenir sur ces jeux qui ont bercé mon enfance. Cependant le portage Switch tourne en 720p dock et 480p en portable, un poil flemmard quand même :/
Spydark
Spydark Auteur a écrit le 24 juillet :
Oh je savais pas pour le mode portable, honte à moi :(
Ryfalgoth
Ryfalgoth a écrit le 24 juillet :
Ben je te l'avais dit en mp hier xD
Spydark
Spydark Auteur a écrit le 25 juillet :
J'ai pas du voir ayaya
Junichi
Junichi a écrit le 26 juillet :
Rah, le test me donne envie d'y jouer mais je n'ai pas le temps pour l'instant.
Et avec la fin d'année qui s'annonce chargée pour ma part, je crois que j'ai plus de chance de ressortir mes versions ps1.
NuageRouge
NuageRouge a écrit le 26 juillet :
Un bon test. J'avais refait les Crash PS1 sur un émulateur il y a un peu plus d'un an et effectivement, le 1er épisode avait pris un sacré coup de vieux alors que le 3 été toujours aussi jouissif. Le 2 est quant à lui sympathique mais fait pale figure à côté du 3.
Bref, c'est surtout pour le 3 que cette version HD vaut le coup mais vu la qualité de ce dernier épisode et le prix correct je pense que je vais me laisser tenter.
Pargonis
Pargonis a écrit le 27 juillet :
Tres bon test archi complet et bien détaillé !

Je reviens juste sur ce que tu dis dans ton intro. C'est pas que naughty dog n'a pas voulu s'inspirer de mario 64. C'est juste que mario 64 n'existait pas quand ils ont bossé sur le premier crash.

En revanche ils ont juste voulu "faire comme" tout ce qui existait dans le genre plate-forme mais avec de la 3D. En gros le concept tenait sur un timbre. Le projet etait familièrement nommé "sonic's ass" par la team, c'est dire.

C'etait une toute petite équipe, ils avaient pas l'intention de révolutionner quoi que ce soit. Finalement, crash a été une excellente transition entre la génération 16 bits et la gen des jeux 100% 3d en temps réel. Ils ont réussi un compromis que beaucoup n'ont jamais trouvé. Vu les debuts complètement loupés la 3d de la plupart des jeux à cette époque, ils se sont démarqués par cette simplicité efficace. Souvent, les meilleurs concepts sont les plus simples, ça évite de perdre le controle sur sa création.

Et c'est drôle que tu parles de banjo&kazooie parce que quelques années plus tard, naughty a juste fait jak&daxter, un jeu de plates-formes avec des objets à collecter et un duo de personnages, dont un petit animal sarcastique et enervant. Curieux non ?

J'aime bien Naughty Dog, ils font toujours un boulot impeccable. En particulier avec the last of us qui m'a juste scotché avec sa narration. Mais rien de revolutionnaire dans leurs créations passées.

Pour moi Naughty Dog c'est le Rareware de Sony, un studio qui a pas transformé le média mais dont l'absence sur le marché ferait un grand vide dans mon petit coeur ^^
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