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The Legend of Zelda : Link's Awakening (2019)

Jaquette

The Legend of Zelda : Link's Awakening (2019) - Aperçu

Switch     Rédigé par     le 24/06/19 à 00:00     0 Coms et 165 Vues
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The Legend of Zelda : Link's Awakening a toujours été bien plus qu'un classique de la Game Boy, c'est un opus totalement unique dans la grande série à laquelle il appartient. Ce bijou issu des esprits créatifs de Takashi Tezuka, Yoshiaki Koizumi et Kensuke Tanabe, sorti à l'origine en 1993, méritait bien de revenir au goût du jour. C'est précisément ce à quoi se sont attelées les équipes de Grezzo depuis quelques temps, après Majora's Mask et Ocarina of Time sur 3DS, voici que Link's Awakening revient en haute définition sur la petite Nintendo Switch. Nous avons eu l'occasion d'essayer le soft en avant-première via des sessions de quinze minutes et nous allons vous livrer notre expérience.

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T'as le look Coco(lint)


Spy Ounet : La démo nous a fait débuter directement au réveil de Link dans la maison de Marine, cette dernière a récupéré notre héros près de la plage après un naufrage. Libre à nous ensuite de pouvoir explorer librement les premiers lieux à explorer de l'île de Cocolint, tels que le village, la forêt, la plage ou encore le premier temple. Le première chose qui fait plaisir aux yeux en découvrant la maison de Marine, c'est le soin du détail apporté aux décors, on découvre des plantes, des meubles, des tableaux ou encore des photos de famille à côté des lits. Ces éléments aident beaucoup à refléter l'ambiance charmante et vivante de l'île et ils sont visiblement présents dans chaque recoin du jeu.

Le tout est évidemment sublimé par ce nouveau style graphique unique, nous proposant des décors et des personnages ressemblant à de la pâte à modeler ou des jouets d'enfant, aucun doute ce remake nous plonge dans un bain de nostalgie directement manette en main. On prend ainsi plaisir à se balader partout dans le village, revoir chaque habitant sous son nouveau look et relire des dialogues fidèles au produit d'origine. C'est encore plus bluffant une fois plongé dans l’écran de sa Switch et on aimerait pouvoir se noyer directement dedans (un peu comme Link finalement).

La seule chose qui vient noircir ce magnifique tableau c'est le framerate crapoteux sur ce build conçu pour l'E3 2019. En intérieur, tout va bien, mais une fois qu'on se balade à l'air libre, le jeu a du mal à tenir la cadence. C'est assez dommage, mais cela ne semble pas inquiétant, car Grezzo a toujours réussi à fournir des jeux techniquement impeccables et il serait étonnant que le titre ne soit pas optimisé pour sa sortie le 20 septembre.

Concernant la prise en main, Link's Awakening se rapproche de l'opus 2D le plus récent, A Link Between Worlds, et ce n'est pas pour déplaire. On retrouve des contrôles en 2D modernisés et fluides, nous donnant envie de ne pas lâcher la manette avant d'avoir accompli notre objectif. Évidemment, les limitations du support d'origine ne sont plus présentes (la Gameboy avait seulement deux boutons : A et B). Le soft nous laisse la possibilité de s'équiper de deux objets à la fois, nous avons eu l'occasion d'obtenir l'épée, le bouclier, la plume (pour sauter) ou encore la poudre magique de la sorcière. Si vous avez joué à Link's Awakening, ces éléments ne vous sont pas inconnus et ils ont été fidèlement retranscrits.

Une nouveauté bienvenue également est la refonte totale du système de map. Ici, la carte nous propose un panorama fidèle de l'île de Cocolint à laquelle on peut ajouter nos petits marqueurs (comme dans Breath of the Wild), mais également consulter en direct des dialogues importants. Un pense-bête qui sera bien utile pour les nouveaux arrivants, car Link's Awakening propose un grand nombre de personnages secondaires avec lesquels il faudra faire du troc ou remplir des objectifs. Ainsi, si vous avez un trou de mémoire, cet outil vous empêchera de devoir faire des allers-retours ou sortir votre propre bloc-note en jouant.

Hélas, nous n'avons pas eu l'occasion de pouvoir essayer le nouveau mode exclusif à ce remake nous permettant de créer nos propres donjons via des morceaux à récupérer au cours de l'aventure. De même, impossible pour nous d'avoir pu juger des retouches musicales en direct.

Le premier Link mort noyé


Kanozu : On apprécie vraiment le choix qu’a fait Nintendo de refaire ce titre culte de la Gameboy, tant il en avait besoin. Link’s Awakening reste aujourd’hui l’un des Zelda les plus uniques qui soit, avec son monde onirique et ses personnages sortants des cadres habituels de la série. On se demande un peu ce que le public d’aujourd’hui pourrait penser d’une aventure plus courte (mais tout autant de qualité) et traditionnelle lorsque l’on sort de Breath of the Wild, mais il serait vraiment dommage de bouder un tel jeu, surtout si c’est la première fois qu’on le découvre.

Grezzo aura vraiment fait un travail de maestro avec la nouvelle patte graphique utilisée, qui finalement reste assez proche de l’aspect idyllique de l’original mais emploie tout un tas de procédés techniques modernes pour en faire l’un des plus beaux jeux de la console jusqu’à présent. On avait envie que d’une chose, c’était de sortir la console de son dock et en profiter en mode portable où que ce soit. Gageons que la version finale corrige les quelques soucis de fluidité pour parfaire encore plus l’expérience.


Cette version moderne de The Legend of Zelda : Link's Awakening, 26 ans plus tard, nous a laissé sur une bonne première approche. Hormis quelques chutes de framerate, cette retranscription moderne de cette aventure atypique de Link n'aurait pas pu trouver meilleur style graphique ou prise en main en 2019. Nous avons hâte de pouvoir retourner auprès de Marine et nous laisser emporter dans cette histoire pleine de lieux nostalgiques, d'habitants charismatiques et de mélodies envoûtantes.


Commentaires



Ryfalgoth
Ryfalgoth a écrit le 24 juin :
Espérons effectivement que ces problèmes de framerate soient réglés à la sortie du jeu. Mais en dehors de ça, ça m'a l'air vraiment très propre, je suis toujours autant charmé par la DA. Ça va être un plaisir de redécouvrir ce jeu.
NuageRouge
NuageRouge a écrit le 25 juin :
Les problèmes de framerate ne m'inquiètent guère, je fais confiance à Nnintendo pour trouver des solutions et même si le jeu ne doit tourner qu'en 30 FPS pour éviter les chutes ça ne va pas me gêner outre mesure.

L'interrogation posé en fin d'article est très pertinente ("On se demande un peu ce que le public d’aujourd’hui pourrait penser d’une aventure plus courte"). J'aurais tendance à dire qu'il risque d'y avoir une fracture entre d'un côté un public plus adulte pour qui cela ne posera pas de problèmes car les jeux indés sont déjà passé par là et la pratique des parties brèves sur Switch correspond tout à fait à ce jeu et d'un autre côté la fraction la plus jeune du public qui a beaucoup de temps disponible pour jouer mais pas de possibilité de s’offrir (ou se faire offrir) beaucoup de jeux sur l'année et qui est donc nettement plus exigeante sur la durée de vie.
Pour ma part, plus le temps de passe et plus je considère que non seulement une aventure courte n'est pas un défaut mais que cela peut même constituer un facteur de qualité.
Ryfalgoth
Ryfalgoth a écrit le 25 juin :
Y aussi le risque que le public ayant découvert la licence avec Breath of the Wild s'attende à ce que 100h c'est une norme, alors que pas du tout.
NuageRouge
NuageRouge a écrit le 25 juin :
Ryfalgoth a écrit:
Y aussi le risque que le public ayant découvert la licence avec Breath of the Wild s'attende à ce que 100h c'est une norme, alors que pas du tout.


Certes, mais dans ce cas là, la durée de vie ne sera qu'un problème parmi d'autres et peut être pas le plus important. La "génération BOTW" risque surtout de regretter une progression trop dirigiste, une gestion de l'inventaire nettement moins poussée, une place trop importante accordée aux donjons, une liberté d'action réduite, des interactions moindres avec l’environnement...

En fait la question fondamentale c'est: est-il possible d'apprécier un Zelda old school, aussi beau soit son remake, si l'on a découvert la série par BOTW? Il faut bien reconnaître que BOTW a donné un sacré coup de vieux aux épisodes antérieurs, même les habitués de la saga peuvent avoir un peu de mal à revenir à l'ancienne formule.

Du coup, ce Link's Awakening version Switch a valeur de test pour la série. Est-il encore possible de faire apprécier à un public large des Zelda grâce à des remakes essentiellement "cosmétiques" (passage au HD, nouvelle DA...) ou faudra-t-il envisager des évolution notables dans le gameplay pour les futurs remakes (un peu comme l'a fait le récent remake de Resident Evil 2)?
Ryfalgoth
Ryfalgoth a écrit le 25 juin :
Cela dit je pense que les gens sont au courant qu'il s'agit d'un remake d'un vieux jeu, de 93 quand même.
Pargonis
Pargonis a écrit le 25 juin :
Non mais la vraie question "peut on apprécier quoi que ce soit d'autre quand on a connu BOTW ?"

Difficile mais la reponse est oui définitivement. Les jeunes joueurs qui ont connu la serie par botw, joueront a d'autres jeux probablement différents. Ils aimeront peut être moins les titres plus classiques et cloisonnés, mais on peut y eprouver de l'amusement. On peut jouer à un jeu sans le comparer à son voisin.

Qui plus est d'autres personnes decouvriront également la serie via ce remake. Je trouve d'ailleurs que c'est une meilleure porte d'entrée pour de nouveaux joueurs. Plus court, plus accessible, avec une histoire charmante et un design mignons.

Le gameplay est également plus accessible. Plus facile à mon sens de dompter un jeu "2D" qu'un jeu 3D quand on débute.
Hiroki
Hiroki a écrit le 25 juin :
Ryfalgoth a écrit:
Cela dit je pense que les gens sont au courant qu'il s'agit d'un remake d'un vieux jeu, de 93 quand même.


Oui, mais cela n'empêche pas la question soulevée par NuageRouge (très pertinente au passage!). Un remake est fait pour deux-trois raisons, je dirais. La première, la plus évidente, c'est de jouer sur la nostalgie des vieux joueurs, qui ont grandi avec de grands jeux et qui seraient naturellement ravis de les retrouver. Donc on habille le jeu d'un bel enrobage, on remodèle quelques fonctionnalités et on vend ça au prix fort. Mais ça va, puisqu'on parle de nostalgie. Et la nostalgie est une cliente plutôt clémente en général (D'ailleurs, la NES et la SNES minis ont surfé sur ça).

Une seconde raison, qui pourrait ressembler à la première avec une nuance, serait celle de faire découvrir au vieux joueurs, des jeux plus ou moins cultes qu'ils ont loupés à l'époque. La nostalgie et le sentiment d'un loupé dans une "carrière vidéoludique" font que ça se vend plutôt bien aussi.

Et enfin, le dernier point, c'est de faire découvrir à une nouvelle génération de joueurs, de vieux jeux remis au gout du jour, ou tout simplement de vendre un jeu où une partie du travail a déjà été fait il y a longtemps. Et c'est là que c'est un peu plus délicat. Si l'on a l'habitude de ce genre de Zelda, et qu'on les apprécie surtout, ça passe plutôt bien. Mais si ce que l'on aime, c'est un Zelda en 3D, et j'entends par là un Zelda dans lequel on est libre de nos mouvements dans un environnement en 3 dimensions, comme Ocarina of Time et consorts, alors oui, ça change radicalement. Si les deux types de jeux se ressemblent dans leur essence, ça reste deux types de jeu différents. Un peu comme les Metroid. Donc la question est un peu plus complexe que cela.

Est-il possible pour des joueurs ayant aimé la saga avec Breath of the Wild d'aimer un Zelda en 2D? Ou alors leur est-il possible d'aimer un vieux Zelda en 3D, avec les contraintes que ces derniers avaient?

Mais, même un remake remis au gout du jour peut être montré du doigt. Le cas du remake de Secret of Mana, qui a perdu ce qui faisait l'amour du jeu original, pour les vieux joueurs. Les nouveaux joueur l'ont-il appréciés? Bref!

Une question similaire: Les joueurs ont-ils appréciés autant le Metroid: Samus Returns (donc un remake joli) après avoir fait la trilogie Prime? Je parle de ceux qui ont découvert la saga avec la trilogie Prime bien sûr!
manchot1er
manchot1er a écrit le 26 juin :
Citation:
Est-il possible pour des joueurs ayant aimé la saga avec Breath of the Wild d'aimer un Zelda en 2D? Ou alors leur est-il possible d'aimer un vieux Zelda en 3D, avec les contraintes que ces derniers avaient?


Après, je pense qu'il vaut mieux comparer ce qui est comparable. Évidement qu'un jeu en 3D possédant des techniques avancés et un open-world sera complétement différent d'un jeu en 2D avec de vieilles mécaniques remises au goût du jour. En général, les joueurs savent que les deux expériences serons complétement différentes et qu'il leur faut s'habituer à perdre des mécaniques qui leur ont bien plus dans le premier jeu par rapport au second. Mais est-ce que le changement sera accepter par tous ? Encore une fois, tout dépend du point de vue de chacun. Il se peux qu'il existe des curieux qui aimerais découvrir de nouvelles mécaniques de gameplay comme d'autres qui se contenterons d'une expérience plus approfondie du genre au lieu d'une régression. Surtout que pour le cas de Zelda, pas mal d'opus de la licence ont récemment eu droit à des remakes sortis sur consoles portables/consoles de salons (même si certains d'entre eux sont juste des refontes HD avec deux/trois ajouts supplémentaires) récemment, ce qui a put permettre à pas mal de joueurs de les (re)découvrir et de ce faire leur propre opinion de la chose (pour prendre un exemple précis, j'ai découvert l'opus The Wind Waker grâce à son remake WiiU et je l'ai bien apprécier malgré le fait que j'avais fait Skyward Sword juste avant). Tandis que pour d'autre, le genre à pût s'adapter largement pour proposer des expériences nouvelles, si je prend par exemple le cas de A Link Between Worlds, on peux voir que le jeu mise plus sur une exploration libre comme l'a fait BOTW juste après alors qu'il reprend les mêmes mécaniques que A Link To The Past. Du coup, je pense qu'il est possible d'aimer un Zelda 2D ou 3D en s'adaptant aux contraintes du genre.

Citation:
Mais, même un remake remis au gout du jour peut être montré du doigt. Le cas du remake de Secret of Mana, qui a perdu ce qui faisait l'amour du jeu original, pour les vieux joueurs. Les nouveaux joueur l'ont-il appréciés? Bref!


Après, tout dépend si le remake est bon à la base, c'est à dire est-ce qu'il réussi à faire aimer une licence aux nouveau venus comme aux nostalgiques en remettant les contraintes de la version originale au goût du jour pour rendre le tout fluide, bien optimisé et plaisant à jouer ? En effet, si le remake de Resident Evil 2 a eu autant de succès, c'est parce que Capcom à réussi à remettre au goût du jour une mécanique vieille de vingt ans pour faire en sorte de faire plaisir autant aux nostalgiques qu'au nouveaux arrivants, et ainsi faire connaître la saga à un large public. Tandis que pour le cas de Secret Of Mana, Square Enix c'est contenter de faire une refonte 3D pour essayer de remettre le jeu au goût du jour, mais vu que le truc n'est pas optimisé (de nombreux joueurs se sont plains de plantages fréquents du jeu qui intervenaient de façon aléatoires, même pendant les combats de boss, ce qui rendait l'expérience de jeu particulièrement frustrante) et qu'ils ont fait un peu n'imp. avec ce remake (comme la réorchestration des musiques qui laissent à désirer), je ne pense pas que cela fassent vraiment plaisir aux anciens joueurs comme aux nouveaux.

Citation:
Une question similaire: Les joueurs ont-ils appréciés autant le Metroid: Samus Returns (donc un remake joli) après avoir fait la trilogie Prime? Je parle de ceux qui ont découvert la saga avec la trilogie Prime bien sûr!


Pour la saga Prime, c'est différent, c'est un tout nouveau style de jeu qui n'a rien à voir avec les Metroid traditionnel, même si ça reprend le même principe que ces derniers. Du coup, il est facile de faire connaître la saga Metroid avec un remake comme Samus Returns. Et puis, il existe encore bon nombres de jeux reprenant des mécaniques similaires aux anciens Metroid, que ce soit du coté des gros studios comme Bloodstained Ritual Of The Night (même si ce dernier est plus un Symphonie Of The Night-Like, ça reste tout de même un jeu dans la même veine que les anciens Metroid), Ori and the Blind Forest (dont la suite est en cours de développement) ou Yoku's Island Express, ou du coté des studios indés comme Hollow Knight, Axiom Verge, Owlboy ou The Messenger, pour habituer les joueurs à ce type de mécanique.
Hiroki
Hiroki a écrit le 27 juin :
manchot1er a écrit:
Pour la saga Prime, c'est différent, c'est un tout nouveau style de jeu qui n'a rien à voir avec les Metroid traditionnel, même si ça reprend le même principe que ces derniers.


Ah ça...je ne suis pas trop d'accord. C'est un peu la même idée entre les Zelda 2D, et les Zelda 3D. A fortiori Breath of the Wild, et probablement sa suite (et les jeux que ça va engendrer). Le gameplay change pas mal, mais on reste dans la même saga. Et c'était ça la question à la base. Peut-on aimer tous les jeux d'une saga après avoir commencé avec l'un des opus qui changent les codes? Comme Prime avec la saga Metroid. Bref, on digresse un peu (pas mal) du sujet initial là ^^'
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