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Princess Peach : Showtime !

Princess Peach : Showtime ! - Test

Switch     Rédigé par manchot1er     Sam 20 Avr 2024     0 Coms et 219 Vues
Super Princess Peach, ce titre vous semble familier ? Et pour cause, il s'agit ni plus ni moins que le tout premier jeu de la franchise Mario ayant pour principal protagoniste la célèbre Princesse Peach. Développé par TOSE pour la Nintendo DS en 2006, le jeu a surtout retenu l'attention avec sa mécanique basée sur l'utilisation des émotions qui était assez original, mais aussi car il a permis de mettre en avant la princesse à la robe rose sur le devant de la scène, qui est passée de demoiselle en détresse à héroïne à part entière. Hélas, cette première aventure de la Princesse Peach n'aura pas eu énormément de succès (1.7 million d'exemplaires vendus partout dans le monde) et Nintendo ne réitérera pas l'expérience de sitôt...Du moins, jusqu'à aujourd'hui. En effet, durant le mois de Mars 2024, soit 18 ans plus tard, le studio Good-Feel (à qui on doit quelques titres comme Wario Land : The Shake Dimension, Yoshi's Woolly World, Kirby : Au Fil de la Grande Aventure ou le récent Yoshi's Crafted World) remet en scène la Princesse Peach suite au succès du film d'animation Super Mario Bros. créé en collaboration avec Shingeru Miyamoto et le studio Illumination. Intitulé Princess Peach Showtime !, ce titre place notre héroïne dans un nouvel univers théâtral et semblait déjà conquérir le cœur du public avec ses nombreux trailers montrant la princesse vêtir de nombreux costumes proposant chacun leur mécanique précise. Alors, est-ce que le spectacle en vaut la chandelle ? C'est ce que nous allons regarder de suite. Installez-vous confortablement sur votre siège et profitez de la séance qui va suivre !


Ce test a été écrit à partir de la version physique du jeu acheté par votre humble serviteur.

It's Showtime !





Par une belle journée ensoleillée, nous retrouvons notre chère princesse dans la cour de son château en compagnie de plusieurs Toads. C'est alors qu'elle reçoit une invitation pour entrer dans le fabuleux Théâtre de l'Etincelle. Là-bas, elle se fait accueillir par les étincellistes, les principaux dirigeant des lieux qui font aussi office de comédiens des différentes pièces de théâtre. Tout semble aller pour le mieux. Mais, tel un drame shakespearien, les ennuis ne tardent pas à pointer le bout de leur nez !



Un portail noir apparaît de nulle part et en sort la dénommée Syrah, une puissante sorcière dirigeant la troupe de la Grappe Maléfique. Cette dernière condamne le théâtre, expulse nos amis les Toads et la couronne de la princesse, et charge ses larbins de mettre les différentes pièces de théâtre sens dessus dessous, non sans disparaître avec panache. C'est désormais à Peach de remettre les choses en ordre et de contrecarrer les plans diaboliques de Syrah, aidé dans sa quête par Stella, une fée de l'Etincelle, qui va se révéler être une alliée précieuse pour notre chère princesse.



C'est sur ces grandes lignes que démarre cette nouvelle aventure. Notre tâche va consister à diriger Peach dans tout le théâtre, dont les différents étages sont condamnés par des fils pourpres. Pour s'en défaire, il va falloir traverser les pièces de théâtre corrompu aux thématiques variées faisant office de niveaux. Il y en a quatre à chaque étage, mais ils ne se résument pas aux seuls niveaux du jeu (mais nous y reviendrons plus loin dans le test). Une fois tous ces niveaux terminés, une grande porte apparaît au centre de l'étage et vous demande un certain nombre de gemmes d'étincelles que vous récoltez dans les pièces pour être ouvertes. Une fois la porte déverrouillée, vous affrontez un boss, représenté par l'un des membres de la Grappe Maléfique qui, une fois vaincu, permet de débloquer l'accès à l'étage suivant et ainsi de suite jusqu'à la fin du jeu (par ailleurs, le jeu possède 30 niveaux en tout). Si le cheminement semble linéaire et classique dit comme ça, c'est surtout lorsque l'on entre dans lesdites pièces que la magie du jeu opère.

C'est un roc ! C'est un Pic ! C'est un Cape !





En effet, le pivot du jeu repose sur les niveaux en eux-mêmes, représentant chacun une pièce de théâtre. Tout est fait pour que l'ambiance, la mise en scène, les décors et les situations soient théâtralisés. Sur ce coup-là, le jeu tient sa promesse : On a vraiment l'impression de vivre la pièce en direct et d'en être l'un des acteurs principaux. Les graphismes et la technique restent, quant à eux, suffisamment accrocheurs. Les décors sont beaux et renforcent l'ambiance de l'univers visité. De même, Le jeu reste fluide et ne possède pas d'aliasing, de moments de flous ou autres problèmes de ce genre, que ce soit en mode portable ou en mode docker (même si les temps de chargements présents avant de démarrer un niveau semblent ramer un peu). Le tout est renforcé par le gameplay, qui prend une tournure intéressante dès lors que l'on débloque les fameux costumes que peut revêtir Peach. Au départ, notre princesse tout de rose vêtu ne bénéficie que du pouvoir de Stella pour se défendre. La petite fée est capable d'utiliser le pouvoir de l'étincelle de plusieurs façons comme vaincre les sbires de Syrah, redonner vie à des parties du décor ou débloquer de nouvelles zones en redonnant du courage aux étincellistes jouant dans la pièce. Mais en trouvant un socle brillant, Peach va pouvoir incarner, tour à tour, les personnages centraux des pièces de théâtre via les costumes débloqués tout du long.



Ainsi, vous pouvez utiliser les pouvoirs des costumes portés et progresser jusqu'au dénouement de la pièce. Chaque costume possède ses propres mécaniques de gameplay. Par exemple, si vous incarnez Peach Ninja, vous allez pouvoir vous infiltrer derrière vos ennemis (notamment en utilisant une sorte de camouflage qui ne sera pas sans rappeler le scénario de l'ère Edo dans Live A Live). Si vous incarnez Peach Détective, vous pourrez chercher des indices avec votre loupe et, tel un Professeur Layton, faire des déductions. Si vous incarnez Peach Cowboy, vous pouvez attraper des ennemis et des barils avec votre lasso. Si vous incarnez Peach Sirène, vous pourrez utiliser votre voix pour attirer des poissons qui peuvent vous venir en aide... De plus, en appuyant sur les gâchettes, Peach prend une pause qui change selon le costume que vous portez. Cette mécanique permet, entre autres, de débloquer des pièces secrètes, dans lesquelles vous pouvez récupérer des collectibles, qui existent au nombre de trois : les pièces de monnaie, qui vous permettent d'acheter des robes pour Peach et des rubans pour Stella (que vous pouvez ensuite porter dans le théâtre), des gemmes d'étincelles, déblocables en effectuant des actions précises (sauver des étincellistes, réussir un mini-jeu, effectuer une action précise dans une séquence ou en les ramassant en cours de route). Ces dernières sont indispensables pour débloquer les portes menant vers les boss (en plus de compléter un album photo si vous réussissez à tous les obtenir). Et des robes / rubans supplémentaires, qui peuvent être obtenus en aidant un étincelliste portant un costume rouge et un chapeau melon.



Mais l'utilisation des costumes ne s'arrête pas là. En plus de proposer un gameplay unique pour chacun d'entre eux, vous allez avoir l'occasion, à plusieurs moments de la pièce, de jouer des représentations spéciales. Elles prennent la forme de séquences de jeux entières, voire de mini-jeux. On retiendra quelques moments marquants comme le vol d'un tableau dans un musée, un spectacle de patinage artistique, de la confection de gâteau lors d'un festival ou la poursuite de bandits à cheval. Ces phases de jeux sont propres à chaque costume. Tout ce système fonctionne à merveille. Il est plaisant de découvrir les fonctions de ces pouvoirs au moment où on enfile les habits. A force d'utiliser les costumes, vous finissez par gagner des emblèmes de l'Étincelle. Elles représentent les talents de Peach pour la comédie. Acquérables dès les seconds actes, elles débloquent l'accès aux troisièmes actes situés dans le sous-sol du théâtre. Là-bas, vous pourrez sauver les comédiens principaux retenus prisonniers par Syrah.



Aussi, vous avez la possibilité de tester vos performances via des challenges nommés les "répétitions". Ils sont déblocables une fois les étages revenus à la normale. Ces défis vous permettent d'enfiler certains costumes et de revivre des moments-clés de chaque pièce (comme la phase en deltaplane avec Peach Voleuse). Sauf que cette fois, vous devez réaliser le meilleur score possible avant la fin du temps imparti. Mais prenez garde : Le moindre coup que vous recevez sur ces phases entraîne l'arrêt immédiat du défi. Vous serez ensuite obligé de tout recommencer à zéro. Ces mini-séquences offrent de petits challenges sympas. Cela peut vous occuper l'espace d'un instant. Surtout si vous comptez viser la médaille d'or pour débloquer une nouvelle robe ou un nouveau ruban. En parlant de défis, la difficulté du jeu est plutôt abordable. Même si certains passages sont assez tordus (comme le second mini-jeu de l'acte 2 du monde de la cuisine), ils ne représentent qu'une petite minorité par rapport au reste. Traverser les pièces de théâtre ne vous posera pas de soucis en dehors de ces phases. Pareil pour les boss qui, en plus d'être variés, sont ni trop durs ni trop faciles à battre.

Quels sont donc ces scriptes qui sifflent sur vos têtes ?





Nous avons cité tout ce qui fonctionnait bien dans ce jeu, mais est-il pour autant irréprochable ? Après tout, nous avons vu que le jeu possède bien des qualités. Hélas, il existe des détails qui, s'ils peuvent paraître anodins, peuvent devenir rapidement frustrants pour les joueurs professionnels souhaitant finir ce titre à 100%. Vous l'aurez compris, abordons de ce pas les points qui fâchent :

Dans un premier temps, revenons sur le gameplay. Si ce dernier est satisfaisant comme nous l'avons dit précédemment, ce dernier se révèle assez limité au final. Déjà car le jeu n'utilise que trois types de touches (le bouton A pour sauter, le bouton B pour utiliser les pouvoirs de l'Étincelle et les gâchettes pour prendre la pause). Mais aussi car il n'existe pas d'autres costumes hors ceux montrés dans les trailers (au nombre de 10, sans compter la tenue de base). Ces deux configurations peuvent être plaisantes pour les joueurs débutants et rendre le jeu accessible pour eux. En revanche, pour les joueurs plus expérimentés, cela donne l'impression que le jeu ne va pas jusqu'au bout de ce qu'il propose. Ce qui est dommageable tant les Bandes-annonces vendaient quelque chose de plus poussé que ça.



D'autre part, la structure des niveaux pose problème pour ceux qui aiment tout compléter à 100%. En effet, lorsque qu'on avance dans les différentes pièces, on se rend compte que l'intégralité d'entre elles sont scriptées. Il est vraiment regrettable d'avoir pris ce parti dans le sens où à plusieurs reprises, le jeu bloque le joueur à des endroits clés et l'empêche de revenir en arrière. Ainsi, il suffit de louper ne serait-ce qu'un seul collectible pour être obligé de refaire le niveau en entier, cinématiques comprises (en sachant qu'à part les scènes de transformations, il est impossible de passer ces dernières). Cela peut devenir ennuyeux à la longue de devoir refaire plusieurs fois les mêmes niveaux en boucle juste parce qu'on a oublié une gemme d'étincelles ou parce qu'on ne l'a pas obtenu lors d'un mini-jeu qu'il fallait compléter dans un temps imparti. Bonne chance pour les complétionnistes.



Avant de nous quitter, parlons de deux autres points que nous n'avons pas encore abordés : la durée de vie et les musiques. Le jeu possède une durée assez courte, mais raisonnable pour ce qu'il propose. Comptez au moins une quinzaine d'heures pour le finir en ligne droite, et un peu plus pour obtenir tous les collectibles (et le post-game disponible en fin de jeu pour les plus courageux d'entre vous). En ce qui concerne l'OST, elle reste plaisante à écouter et colle bien à l'ambiance des différentes pièces de théâtre. Voici d'ailleurs une petite sélection pour vous faire une idée de la qualité de ces musiques :




Merci à Dragon-Blue d'avoir relevé les quelques fautes présents dans ce test.

| Conclusion |

Princess Peach Showtime ! est un jeu très sympa à faire. Si le jeu ne restera pas dans toutes les mémoires comme le meilleur titre de ces dernières années, il arrive cependant à proposer une expérience sincère avec des mécaniques suffisamment intéressantes pour retenir l'attention des fans de Mario. Malgré ses quelques défauts qui entachent un peu le décor, le spectacle vaut tout de même le coup et il se peut que vous en ressortiez satisfait. Alors, êtes-vous prêts à monter sur scène ?
1520
Bons points
L'ambiance théâtrale réussie.
Le système des costumes marquants.
Une bonne OST.
Un gameplay satisfaisant...
Mauvais points
...Mais qui se révèle être limité au final.
Pas de nouveaux costumes déblocables en dehors des trailers.
Le scripte des niveaux qui rend le 100% frustrant.
6 commentaires Voir sur le forum
manchot1er
5295 posts
manchot1er, Sam 20 Avr 2024 - 23:14
Est non, vous ne rêver pas, j'ai bel et bien écrit un test sur ce jeu. Je me suis dit que ce serait un exercice sympa à faire pour mon premier essai (des fois que j'aurais envie d'en écrire d'autres), et comme il n'y avait pas encore de test réaliser sur Princess Peach Showtime !, je me suis dit que ce serait un bon début. D'autant plus que j'avais encore le jeu en mémoire et que j'ai réussi à trouver un moyen de transférer des photographies prises sur ma Switch sur mon ordi. Du coup, voilà officiellement mon tout premier test réaliser sur GN !

N'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez et s'il y a des corrections à faire:yosh:
Vector96
2684 posts
Vector96, Lun 22 Avr 2024 - 20:28
T'en avais pas fait au moins un de test avant ? Si c'est vraiment ton premier test, cool ça.

À première vue et lecture. Il y a tout ce qui faut. Niveau orthographe et syntaxe, je ne suis pas le mieux placé pour savoir où il en est (rien que la phrase que je suis en train d'écrire c'est surement le cas).

Peut-être côté mise en forme des images/gif quelques une sur les côtés. Puis les musiques à la fin, jusqu'avant que ça bloque ou que ça passe en privé par YouTube.




Faut vraiment que je publie aussi des tests, j'en ai plein d'écrits bien complets mais pas finis. :finewooper:
Dragon-blue
21144 posts
Dragon-blue, Mar 23 Avr 2024 - 16:54
Trop cool un premier test de manchot, je m'y attendais pas et c'est super encourageant! Ca reste assez solide malgré quelques problèmes énoncés ci-dessous. Pour ma part la mise en page ne me choque pas, les images sont toutes à la même taille, tant que c'est uniforme ça me va (sauf peut être l'intégration de vidéos youtube, plus y en a sur une page, plus ca fait lagger mon vieil ordi). Cool d'avoir mis du gras aussi, et excellent les images en gif !


• Ton intro est bien, mais un peu longue avec de la paraphrase, et quelques bizarreries :

"Super Princess Peach [...] Sorti à l'époque sur la Nintendo DS en 2006, ce jeu a eu beaucoup de succès" -> Succès relatif quand même avec 1.7M d'exemplaires, 50ème meilleur jeu vendu sur la console. C'est pas vraiment le jeu qu'on cite en premier quand on parle de la DS.

auprès des "Nintendo fans" -> anglicisme

Ca parle pas de TOSE qui ont dev' Super Princess Peach, et Good-Feal pour Showtime ?


• L'orthographe : Toujours un problème sur certains mots-clefs :

non sans expulser [...] non sans disparaître -> répétition

que vous récolter -> récoltez

costumes débloquée tout du long -> débloqués

costumes que vous porter -> portez

Des phrases à rallonge dans la 2ème partie du test, faut respirer un peu.

Est bien, ce n'est pas vraiment le cas -> J'en ai marre de cette faute que je vois tout le temps chez toi :hap: A quel moment le verbe "être" a du sens dans cette phrase ?

il n'existe pas d'autres costumes hors ceux montrer dans les trailers -> montrés

Ces deux configurations peuvent être plaisants -> plaisantes

L'ambiance théâtrale réussit -> réussie

Tu utilises un peu trop le mot 'différent' aussi, c'est bien de varier


• Points manquants dans le test :

- Tu ne parles pas de la difficulté/accessibilité du jeu ?
- Qu'en est-il aussi de la technique ? Aliasing, flou, temps de chargement, cinematiques qui rament ?
- Combien de costumes et niveaux ?

Au niveau de la structure générale de ton test, tu as préféré parler des défauts uniquement dans un dernier paragraphe, perso j'aurai plutôt mélangé ça logiquement dans chaque paragraphe en fonction du sujet. Après c'est pas très dérangeant.
manchot1er
5295 posts
manchot1er, Mar 23 Avr 2024 - 21:22
J'ai corrigé l'intégralité du test en prenant en compte ce que m'as dit DB (corrections orthographiques, reformulations de phrases et ajout des points manquants). S'il y a encore des correctifs à faire, prévenez-moi et je réglerai ça:good:
Ryfalgoth
5970 posts
Ryfalgoth, Sam 27 Avr 2024 - 17:17
Citation:
C'est un roc ! C'est un Pic ! C'est un Cape !

G la rèf :)

Sinon je crois qu'il y a du code embed chais pas quoi pour les liens youtube, pour les afficher en plus petit, ou genre l'un à côté de l'autre, histoire que ça passe mieux sur la forme.
Si je regarde sur un vieux test à moi, le code c'était ça :

Pour que le résultat donne ceci :

Comme ça on a quelque chose de + propre. Je pense que DB pourra te filer le code embed pour faire comme ça.

Mais bon oui, 6 vidéos Youtube c'est pas nécessaire, 3 suffisent pour que l'on se rende compte de l'OST ! Mais ça reste toujours quelque chose de potentiellement éphémère. Sur certains de mes anciens tests, y a des liens morts, c'est con :(
Junichi
1817 posts
Junichi, Jeu 9 Mai 2024 - 09:04
manchot1er a écrit:
Ainsi, il suffit de louper ne serait-ce qu'un seul collectible pour être obligé de refaire le niveau en entier, cinématiques comprises (en sachant qu'à part les scènes de transformations, il est impossible de passer ces dernières)


Je vois que je ne suis pas le seul à avoir été agacé par ce point :rire2: