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Rayman 3 : Hoodlum Havoc

Rayman 3 : Hoodlum Havoc - Test

Gamecube     Rédigé par Achillas     Dim 23 Juil 2023     0 Coms et 904 Vues
En 2003, Ubisoft sort la suite d’un de ces jeux les plus populaires : « Rayman 3 ». Faisant suite à « Rayman 2 : The Great Escape » sorti, en autres, sur N64. Si ce jeu n’a pas été développé par le producteur historique de la licence : Michel Ancel ; « Rayman 3 : Hoodlum Havoc » de son nom complet, va marquer les esprits. En effet par son ambiance riche et colorée, ses dialogues au poil et son histoire prenante, ce jeu va marquer toute une génération de joueurs. Ceux-ci vont s’enthousiasmer, rire mais qui vont aussi connaître un véritable traumatisme générationnel avec ce jeu. Celui-ci sera par ailleurs, le dernier jeu de la licence sur console de salon ; avant d’entamer une longue hibernation de 8 ans jusqu’à la sortie de « Rayman Origins ».


A L’AVENTURE !



Un monde merveilleux
Dès le générique d’introduction, le joueur est accueilli par la chanson Madder du groupe Groove Armada. La vidéo d’introduction nous montrant les différents lieux que nous parcourir et adversaires que nous allons affronter. Nous pouvons découvrir quelques Boss et mini-boss qui, plus tard, donneront du fil à retordre au joueur. Après une cinématique d’introduction où on nous présente les principaux protagonistes, le jeu commence au Concile des fées, alors que la fin du monde semble proche. Après ce niveau à la fois facile et haletant, le but sera de sauver le meilleur ami de notre héros : Globox qui a malencontreusement avalé le grand vilain du jeu du nom d’André, pour éviter qu’il ne bascule du mauvais côté. Grâce à des techniques apprises au cours du premier niveau et la découverte progressive des différentes « lessives laser » des power up extrêmement puissant donnant des facultés spéciales à notre héros (et lui faisant adapter de nouvelles tenues) le héros affronte différents méchants en traversant plusieurs niveaux. Le joueur traversera des environnements très variés comme des forêts ensoleillées, un marais où les gouttes de pluie glissent sur la caméra ou un désert brûlant où l’on devra davantage y aller en mode infiltration. En effet celui-ci est peuplé de terribles créatures appelés Knareens. Des êtres invincibles maugréant de sinistres phrases indiquant comment ils cuisineraient le héros s’il tombait entre leurs pattes. Se baladant dans un niveau gigantesque et anxiogène ayant traumatisé toute une génération de gosses, malgré des dialogues savoureux prononcés par les antagonistes tout le long du niveau, se questionnant sur qui a la capuche la plus ample ou qui a du sirop pour la gorge. Puis, après de multiples péripéties, le joueur atteindra un point culminant avec le combat contre le dernier Boss, un affrontement extrêmement particulier où la dextérité sera le maître-mot.

SYSTEME DE JEU



C'est parti !
Le jeu est assez facile à prendre en main grâce au tout premier niveau : celui du Concile des fées. L’avantage de ce niveau (notamment dans sa seconde partie, où nous explorons le concile pour la première fois à pied), c’est que nous jouons Rayman privé de ses mains car elles ont été subtilisées par Globox dans la cinématique de début de jeu. Murfy, la mouche verte et acolyte du héros depuis longtemps, vous lira le manuel indiquant ce que vous pouvez faire. Tout en brisant continuellement le quatrième mur pour nous balancer des références et des punchlines où transparaît la pop culture du début des années 2000. Au fil des niveaux, de nouvelles mécaniques de gameplay se présenteront au joueur ; le jeu de type action-aventure pouvant laisser place à d’autres styles. Comme par exemples des phases de courses lors de vos passages dans la porte des étoiles psychédélique dans laquelle on s’aventure plusieurs fois au début du jeu. Il y a également des phases d’énigmes simples, mais assez ardues pour les jeunes joueurs. Dans le niveau de la Lande aux esprits frappés vous serez même rétréci pour atteindre une taille minuscule, vous permettant littéralement d’être dans l’une de vos chaussures pour pourchasser l’autre. Dans le niveau du désert des Knareens où vous devrez moins vous comporter comme une brute et y aller en mode infiltration. Enfin il y a des séquences aériennes se déroulant dans des environnements très étroits et même une séquence à patounes, sans aucun ennemi, où vous devrez ramasser des couronnes pour finir le niveau.


Mais ils ont pris de la drogue !
Un autre élément du gameplay important est la présence, au fil des niveaux, des power up. Ceux-ci portant le doux nom de lessive laser. En plus de vous relooker des pieds à la tête, ces lessives laser, de couleurs différentes, vous donnent des superpouvoirs vous permettant de franchir des obstacles plus aisément. Ainsi « Cyclotorgnole », le power up vert, vous permet d’abaisser des plateformes ; « Epicoptère » le power up jaune vous affublant d’une hélice sur la tête vous permettant de voler haut dans le ciel. Enfin il y a des power up destinés au combat (mais pas seulement !) comme le power up rouge vous donnant des poings en acier affligeant de plus gros dégâts à l’ennemi, et le power up bleu constitué d’un grappin vous permettant à la fois de vous balancer à de nombreuses hélices réparties dans les niveaux mais aussi de frapper vos adversaires à distance tout en les électrifiant. Ce qui peut donner des combats techniques où il faudra récupérer certains Power up (disponibles sous la forme de boîte de conserve) pour pouvoir battre certains adversaires se trouvant en hauteur ou ne pouvant être affronté frontalement.


Le power up rouge



EXTRAS ET BONUS



Ce qui est le plus frappant pour le joueur francophone qui a l’oreille attentive, c’est le doublage français du jeu qui est à saluer bien bas. En effet, les personnages sont doublés par des comédiens de doublage connu et reconnu : à l’image d’Emmanuel Garijo qui fait la voix de Rayman mais aussi – entre autres – d’Anakin Skywalker et Toad dans le dernier film « Super Mario ». On a aussi Martial Le Minoux qui fait la voix de Murfy qui fait la voix de l’Homme-Mystère dans les jeux vidéo « Arckham » et qui a fait la voix de nombreux personnages d’animés Japonais. Les niveaux sont variés et colorés, permutant entre la fraicheur de la forêt Claire-feuille, le côté poisseux du marais Crapoteux ou la fournaise industrielle (avec le niveau avec de la lave indispensable) du Quartier Général des Hoodlums. Un QG caché au cœur de l’île d’Outre-Nuées recouverte de neiges éternelles. Les musiques oscillent entre le merveilleux et une tonalité plus sombre ; voire franchement anxiogène lorsque l’on s’aventure dans les souterrains situés sous le désert des Knareens. Enfin il est de bon ton de parler des bonus qui sont composés d’une série de mini-jeux dont un mini FPS qui aurait pu être complètement intégré dans le jeu principal. Surtout une série de vidéos que visionnent les Hoodlums à l’entraînement montrant quel sort ils pourraient infliger à Rayman si celui-ci venait à être attrapé.


Mets un poce bleu !


Merci à Dragon-Blue pour sa relecture et ses conseils

Scénario
15/20
Un scénario est classique (sauver le monde d'une terrible menace tout en aidant son meilleur ami qui préfère avant tout une vie tranquille à la vie d'aventurier) mais cela fonctionne très bien.
Graphismes
17/20
Les graphismes sont colorés et sont de bonne facture pour un jeu sorti en 2003 sur Nintendo Gamecube.
Jouabilité
18/20
Très facile à prendre en main pour les enfants tout en étant assez technique car il faut s'adapter aux différentes phases de jeu comme la course dans la porte des étoiles ou les séquences où l'on doit poursuivre ses chaussures.
Bande son
17/20
La bande-son est variée, chaque niveau a sa propre musique et même quand elle est menaçante, elle n'est jamais désagréable.
Durée de vie
16/20
Une durée de vie raisonnable, le jeu peut être fini en 8 à 9 heures si l'on y va en mode chill. D'autant plus qu'il y a plein de petits secrets à découvrir tout le long des niveaux.

| Conclusion |

« Rayman 3 : Hoodlum Havoc », bien qu’étant le premier jeu de la licence à ne pas avoir été produit par Michel Ancel, est un jeu très agréable. Il est facile à prendre en main à la fois pour les enfants pouvant découvrir les jeux vidéo du type action-aventure par ce troisième volet de la licence culte, et les plus grands arpentant des mondes chatoyants. C’est un jeu parfait pour se détendre sans pour autant s’ennuyer. Devant affronter de multiples ennemis et savoir s’adapter pour pouvoir en découdre dans un long dernier niveau dans la Tour du Leptys où votre patience sera mise à rude épreuve. Vous devrez mettre en œuvre à la perfection tout votre savoir-faire pour pouvoir arriver jusqu’au sommet de la Tour et affronter le grand méchant qui ne vous fera aucun cadeau.
1720
Bons points
La simplicité de son gameplay
Le doublage français
Les décors colorés et les environnements variés
Les différentes phases de jeu
Les "lessives laser" transformant vos vêtements en tenue de combat
Les bonus et extras qui sont franchement sympathiques
Mauvais points
Un humour parfois un peu trop potache
Le combat contre le Boss Final qui vire au grotesque
La fin du jeu assez décevante
Trauma générationnel causé par le désert des Knareens
3 commentaires Voir sur le forum
Achillas
1108 posts
Achillas, Dim 23 Juil 2023 - 11:39
Troisième Test publié sur GN, j'espère qu'il vous plaira.

Cela fait des années que je vous promettais un Test sur "Rayman 3", le voici enfin arrivé !
Demofalcon
181 posts
Demofalcon, Dim 23 Juil 2023 - 14:53
La dernière vraie expérience 3D Rayman. J'avais adoré à l'époque sur Gamecube. Entièrement d'accord sur le Désert. Complètement traumatisant quand tu es gamin avec ces horribes têtes carbonisées te poursuivaient et que tu ne pouvais rien faire.
Et le boss final est...décevant.
Achillas
1108 posts
Achillas, Dim 23 Juil 2023 - 19:31
Demofalcon a écrit:
Et le boss final est...décevant.


C'est clair, le seul Boss du jeu que j'ai réussi à vaincre du premier coup. Je pense qu'ils ont pas voulus faire une redite
Spoiler:
mais là on tombe carrément dans le grotesque. Même quand j'étais petit, je trouvais que ce Boss Final n'était pas top.