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Splatoon 3

Splatoon 3 - Test

Switch     Rédigé par Spyounet     le 01/11/22 à 16:34     0 Coms et 227 Vues Vue étendue
En 2015, Nintendo est dans une situation compliquée, il doit faire tenir sa Wii U qui rencontre de grosses difficultés commerciales en attendant sa prochaine machine. Dans une sorte de “tout pour le tout”, l’éditeur décide de lancer une nouvelle licence plutôt que de se concentrer sur Mario et compagnies. Splatoon est né et va créer une véritable sensation, surtout au Japon, donnant un nouvel intérêt à la Wii U. Autant dire, qu’il était évident que la Nintendo Switch serait très vite garni d’un Splatoon 2 et même d’un troisième volet ? Rare, sur une console Nintendo, sont les licences à pouvoir se payer le luxe d’avoir deux titres sur la même machine. Ainsi, il est temps de savoir si Splatoon 3 mérite son numéro.


Ce test a été réalisé à partir d'une version presse fournie par l'éditeur

PAS TROP LE CHAOS FINALEMENT


Après une introduction mystérieuse où nous pouvons choisir le physique de notre avatar, nous arriverons à la Cité-Clabousse. Le nouveau hub de ce volet qui va nous permettre d’accéder à toutes les boutiques et modes de jeux à disposition. Pas trop le temps de se balader, pour l’instant, il nous faut aller disputer notre premier match de “Turf War” pour débloquer l’accès à tous les commerces. Le mode emblématique de Splatoon reste toujours aussi amusant sur cette suite. Comme à l’habitude, il s’agit d’asperger de l’encre partout en équipe de 4 contre 4. A la fin d’un match de 3 minutes, l’équipe qui aura le plus répandu sa couleur sur la terrain sera gagnante. Le Turf War est toujours frénétique et amusant, évidemment il n’est pas question d’une réelle compétition ici tant les matchs sont surtout une excuse pour réaliser des actions éclaboussantes et autres attaques ultimes. Il s’agit personnellement de mon temps de jeu principal sur le titre. On appréciera découvrir les nouvelles cartes dessus qui sont autant travaillées qu’à l’accoutumé et revoir d’anciens décors des précédents volets, parfois modifiés au goût du jour. Il est appréciable également de découvrir les nouveaux respawn que nous effectuons depuis les airs, ce qui permet de limiter le spawn kill quand une équipe prend trop l’avantage.

Aucun doute que le Turf War restera votre mode favori si c’était déjà le cas, il est encore sublimé lors des festivals Splatfest qui nous invite à prendre part cette fois-ci entre trois équipes. Ainsi, durant un événement d’un peu plus de 24h, les équipes s’affrontent de manières aléatoires en un contre un. Puis, à la moitié de festivités, un nouveau type de match fera son apparition le Turf War à 3 équipes. Le groupe qui domine dans les sondages (malgré, le silence des médias), se verra au centre d’une carte pendant que les deux autres devront essayer de les renverser en venant des deux fronts. Durant le premier Splatfest, puis le second, les Turf War à 3 équipes se dévoilent comme une idée sympathique, mais affreusement déséquilibré pour la team gagnante (souvent donc Raimi #RaimiSweep). Les développeurs ont annoncé en avoir conscience et devraient avoir corrigé le tir pour le prochain event.

N-ZAP OU RIEN


Bref, après notre premier match, on peut maintenant aller habiller notre calamar avec de nouveaux sapes aux magasins de chaussures, hauts et chapeaux. Évidemment, Cartouche est toujours présent avec ses interminables descriptions pour nous permettre d’essayer toutes les armes du titre. D’ailleurs, Splatoon 3 dispose pour l’instant, en plus des anciennes, de deux nouvelles armes : Les Trisperceurs et les Éclatanas (au pluriel car il y a des itérations). Les premiers sont globalement de gros arcs qui permettent de peindre et d’éclater sur une longue distance. Les seconds sont évidemment de gros katanas qui permettent d’exploser des tronches au corps à corps. Deux nouvelles armes amusantes et assez plaisantes à maîtriser. Cependant, vu le “skill-gap”, je ne les recommande pas à ceux qui débutent la licence pour commencer. Elles demandent un bon temps d’adaptation et il vaut peut-être mieux rester sur un classique rouleau ou autre n-zap.

De nouvelles attaques ultimes sont également présentes. Ces dernières se chargent au fil de votre ancrage et permettent de renverser des situations compliquées. Ces capacités spéciales permettent de constater la créativité des développeurs avec notamment le Crab d’assaut, un véhicule bombardier en forme de crabe qui permet de se transformer en boule. Le Cavalsquale est un gros requin gonflable qui permet de créer une grosse explosion après une certaine distance. Ou le Haut-Perceur 5.1 qui permet d’envoyer des rayons issues de six mégaphones. Certaines marchent très bien en Turf War, mais d’autres sont clairement pensées pour les matchs pro, avec notamment des distributeurs d’encre et d’armures. Cependant, on regrette la disparition du poing météore de Splatoon 2 ou l’absence du Kraken du premier volet (certes, il était cheaté, mais bon…).

DU SOLIDE A DEFAUT D'AVOIR DU NEUF


Les matchs “pro” sont le véritable nerf de la guerre pour ceux qui veulent devenir de purs cracks de Splatoon. Comme dans d’autres nombreux jeux compétitifs, ces derniers permettent de grimper dans un classement mondial pour essayer de devenir “pas trop dégueux” voire “carrément bon” au jeu. Contrairement au second opus, ici les matchs sont réunis sous un seul et même rang et non plus en fonction du mode de jeu de la rotation. On retrouve donc tous les anciens modes tels que Capture de Zones, Expédition Risquée, Mission Bazookarpe ou encore la course aux Palourdes. Des modes toujours aussi funs et solides dans l’ensemble, mais on regrettera aussi l’absence de nouvelles propositions. D’ailleurs le roulement des cartes restent toujours à deux cartes toutes les deux heures, on aurait aimé que ce soit trois maps pour éviter de tomber toujours sur la même quatre fois de suite.

Pour terminer dans les modes de jeux multijoueurs, le Salmon Run, la nouveauté du deuxième jeu, fait son grand retour. Il s’agit d’un mode de survie et de collecte. Il faut combattre des vagues de “salmonoïdes”, survivre et voler leurs oeufs pour le bien-nommé Mr. Ours. Les épreuves seront de plus en plus difficiles à chaque fois que l’on progressera dans les rangs du mode. Surtout que de nombreux bosses ou vagues spéciales seront au rendez-vous. Le Salmon Run 2 est clairement une amélioration nette du précédent jeu : plus complet, plus fun et plus varié. On prend toujours un plaisir à monter son équipe de quatre pour survivre dans l’adversité face aux différentes vagues. On regrettera peut-être quelques soucis d’équilibrages où certaines missions de “bas niveaux” peuvent facilement tourner au cauchemar. Enfin, au fil des sessions, on aura plus de chance de tomber sur le salmonoïde ultime, un boss de la taille de Godzilla que l’on devra vaincre pour récupérer plus de récompenses. Ce dernier représente un challenge de taille qu’il faudra essayer plusieurs fois avant d’en venir à bout.

UNE AVENTURE SOLO D'UN AUTRE NIVEAU



Vous l’aurez compris, jusqu’ici Splatoon 3 semble être “juste” une solide amélioration avec plus de cartes, plus de vêtements, plus d’armes, etc. Il est temps maintenant de savoir si l’aventure en solo reste un divertissement sympathique qui repose sur l’ancienne formule ou si les développeurs ont voulu changer un peu la donne. On retrouve au début de l’histoire, l’Amiral Macalamar. Ce dernier nous invite une nouvelle fois à prendre les armes pour retrouver le Poisson Charge qui alimente la ville en énergie. Ce qu’il croit être à nouveau un coup des octariens et de DJ Octave. Après plusieurs niveaux on se dit que la formule est restée la même, heureusement après le premier boss, le jeu nous propose un twist qui va nous faire prendre conscience de notre erreur de jugement.

L’aventure solo de Splatoon 3 est tout simplement la meilleure à ce jour dans un opus de la licence. Ce n’est plus juste une solide expérience de plates-formes, c’est une véritable aventure à travers de nombreux niveaux et biomes. Cette fois-ci, la découverte des hubs fait partie à part entière du level-design il faut mériter les niveaux que l’on découvre. Les niveaux sont divisés en deux catégories : les “gros” qui sont de véritables niveaux de plates-formes où il faut user de la peinture et de tout notre arsenal à disposition à notre avantage. On sera bien souvent aidé de notre compagnon, un petit salmonoïde, qui fait partie des bonnes trouvailles des développeurs pour enrichir cette épopée. Les seconds niveaux sont directement inspirés des épreuves du DLC Octo Expansion de Splatoon 2. Il s’agit de niveaux plus courts, mais souvent plus corsés, nous invitant à utiliser seulement une arme ou une attaque spéciale que l’on devra utiliser de diverses façons pour arriver à nos fins.

Ce mélange dans les types de niveaux permet une véritable variété dans une aventure qui continuera de proposer du neuf jusqu’à la fin et un level-design maîtrisé. L’ouverture totale des biomes permet également de pouvoir fouiller partout pour récupérer des bonus, mais également de moduler l’aventure à notre guise. Si un parcours est trop dur, on peut passer à un autre et revenir plus tard. Les niveaux post-game représentent quant à eux un véritable challenge qui vous fera crier en inkling bien souvent. L’histoire est également plaisante à suivre, on retrouve Callie et Marie du premier volet, mais également l’introduction du nouveau trio d’idols de Splatoon 3, les Tridenfer. Un groupe de chanteurs et voleurs composés de Pasquale, Angie et Raïmi (le best). En plus d’un “vrai” boss exceptionnel, tout ce petit monde offre une aventure plaisante à suivre avec plusieurs blagues et des références qui vont au-delà des frontières de Splatoon. Le final de cette campagne solo est absolument épique et mémorable.

UNE DIRECTION ARTISTIQUE AMELIORÉE



A défaut de changer sa formule en profondeur, Splatoon 3 propose de muscler son jeu dans les modes multijoueurs et d’offrir une véritable aventure solo digne de ce nom pour la première fois dans la série. On sent que c’est ce qui a clairement demandé le plus de travail à l’équipe de développement. Et c’est assez rare dans ce type de jeu d’avoir une campagne solo au même niveau que le reste.

Concernant la partie esthétique du titre, Splatoon 3 n’a pas chaumé. Une direction artistique qui arrive à marier les forces des deux anciens jeux pour offrir du neuf. Cela se ressent dans le design général des lieux et des personnages, mais également dans les cosmétiques et autres vêtements. Splatoon 3 est plus joli que son prédécesseur, on sent qu’il ne s’agit cette fois pas d’un opus fait un peu dans la vitesse pour accompagner le lancement d’une nouvelle console. Les cinq années qui séparent les deux jeux ont clairement servi à peaufiner le moteur et à le rendre plus joli pour offrir une direction artistique plus coloré et proche de la vision du premier épisode. Beaucoup de soucis d’ergonomie et d’interface ont été corrigés. Que ce soit en termes de déplacements rapides dans les menus ou fonctionnalités pratiques (enfin la possibilité de vraiment former des groupes d’amis pour aller en Turf War). Cependant, certains soucis “made in Nintendo” continuent de subsister. Des boutons et autres features assez mal indiqués qui gagneraient à être montrés plus clairement.

Pour finir avec la bande-son, Splatoon 3 offre une variété de musique assez bienvenue. Bien-sûr, comme le reste de la licence elle est à l’image de la direction artistique générale et il faut apprécier les voix qui entraînent les matchs effrénés à base de “zbouing”, “boowie” et autres joyeusetés. D’un point de vue subjectif, les musiques de ce troisième volet me semblent globalement moins inspirées que dans les jeux précédents. C’est peut-être dû à l’effet surprenant et rafraîchissant qui forcément fonctionne moins après toutes ces années à bombarder de l’encre sur un rythme endiablé.


| Conclusion |

En résumé, Splatoon 3 est une suite solide qui muscle encore une fois une formule efficace. Même si il n’offre aucun réel nouveau mode de jeu, le titre parvient à améliorer presque toutes les imperfections du précédent volet et promet de belles années d’entretiens. Outre le retour des anciens modes, on notera surtout les efforts fournis pour offrir une campagne solo digne de ce nom. On retrouve dans cette aventure toutes les forces des jeux de plates-formes Nintendo avec de la variété, de l’ingéniosité et un final épique. Ce nouveau Splatoon se présente comme un volet logique à acquérir si vous voulez commencer la licence ou continuer à suivre la mode à la Cité Clabousse.
1720
Bons points
- Une amélioration logique de la formule
- Une aventure solo largement au-dessus des anciennes
- Une direction artistique améliorée et fidèle
- Techniquement impeccable
- Les soucis d'ergonomie les plus gros ont été corrigés
- Le Salmon Run formule XXL
- Les nouvelles cartes sympathiques et d'anciennes remakés
- Un entretien sur au moins deux ans
Mauvais points
- Manque d'un vrai nouveau mode de jeux
- Toujours de petits soucis d'ergonomies
- Une bande-son moins "folle"
1 commentaire Voir sur le forum
NintenZura
147 posts
NintenZura, Mar 1 Nov 2022 - 21:05 :
Oh le point sur l'OST m'étonne, Splatoon 3 a personnellement mon OST préféré de la franchise pour le moment (surtout sur le solo), mais après c'est vraiment subjectif au final