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RISE : Race The Future

RISE : Race The Future - Test

Switch     Rédigé par Sirnov     le 25/03/21 à 00:00     0 Coms et 146 Vues Vue étendue
Siècle après siècle l'Homme a évolué pour arriver à un point précis dans son histoire : l'invention de l'automobile. Et depuis, la seule chose qui compte c’est être le plus rapide. Les fans de sport automobile me hurleront que la course, ce n’est pas juste aller vite. Certes, mais admettons tous ensemble qu’une course de voitures sans vitesse, ce n’est pas tout à fait ça. En tout cas, on peut imaginer que dans le futur, cela sera toujours le cas, peu importe à quoi ressembleront les voitures du futur. À quoi ressembleront-elles d’ailleurs ? RISE : Race The Future est là pour qu’on se fasse une idée !




Dans le sillage de l'arcade



Capture d'écran prise en course
Pour les jeux de voiture, il y a souvent deux catégories : simulation et arcade. RISE : Race The Future (que l’on appellera surtout RISE pour la suite) fait clairement partie de la première catégorie et ne s’en cache pas ! Pas étonnant quand on sait que VD-Dev avait notamment travaillé sur la version GameBoy Advance de V-Rally 3 et Driver 3. Le jeu va donc emprunter énormément à ce genre. D’abord, l’ATH, les menus et les différents modes de jeu. Pour les menus, rien de bien spécial à relever. Ils sont sobres, simples et vont à l’essentiel. Il y a un système de profil afin de séparer la progression des joueurs qui utilisent le même compte. Détail anecdotique sur Nintendo Switch mais qui trouve son utilité sur les autres plateformes. Ensuite, on choisit directement entre les options et les modes de jeu à un ou deux joueurs. Quel que soit votre choix, vous accédez ensuite aux mêmes modes de jeux : Challenges, Championnat et Time Attack. Le dernier n’étant pas débloqué en multijoueur. Ces modes sont donc des grands classiques du genre. Le mode championnat vous lance dans une playlist de course prédéfinie et le but est d’être le pilote avec le plus de points à la fin de ce championnat. Si vous faites partis des trois premiers, alors vous débloquerez le championnat suivant.
Capture d'écran prise en course
Le mode Challenges quant à lui est un peu différent. Les courses sont classées par épreuve (8 à chaque fois). Dans ces courses le nombre d’adversaires varie de un à dix. Et ici, pas besoin de finir premier pour gagner. Enfin, si, mais pas toujours. Pour débloquer les épreuves suivantes, il vous faudra collecter un certain nombre de jetons et gagner de la popularité. Et pour cela, chaque course propose entre un et trois défis à réaliser. Les défis sont assez variés. Finir premier, finir dans les trois premiers ou finir devant une voiture en particulier. Déraper sur une certaine distance, utiliser le frein à main ou encore ne pas utiliser de boost. Ou encore, atteindre une certaine vitesse, dépasser un ou plusieurs concurrents et pourquoi pas battre un record du tour. Enfin, le mode Time Attack. Son but est simple comme bonjour : vous choisissez un circuit, une voiture et vous êtes partie pour battre des records. Aucun obstacle, il n’y a pas de pilote sur la piste et le nombre de tours est illimité. Vous pouvez faire 2 tours et retourner dans le menu ou bien en faire 56 en cherchant la trajectoire parfaite pour réduire votre temps au tour de quelques dixièmes. La piste vous appartient !
C’est donc seul ou avec un second pilote que vous pourrez parcourir ces trois modes de jeu et toutes leurs spécificités.

Moteur et carosserie



Rendu visuel du Tpro1 HyperTruck
Quand on joue à un jeu de voiture, une partie de nous est là pour admirer les belles carrosseries. La performance et la conduite n’importent plus, juste le style compte ! Dans certains jeux, ce sont les voitures imaginées et conçues pour nos routes que nous retrouverons. Mais bien souvent, l’équipe de développement crée ses propres machines. Tous les rêves sont alors permis ! Et qui de mieux qu’un designer automobile pour dessiner des voitures ? C’est donc à Anthony Jannarelly (Jannarelly Automotive) que la tâche fut confiée. Les voitures empruntent à des modèles historiques (on retrouve des traits des anciennes Lancia ou des plus modernes AMG et Ferrari) tout en ayant un style inimitable et très futuriste.
Malheureusement, un jeu n’étant pas qu’une galerie d’art, il faut passer à la conduite à un moment. Et c’est là que jeu pêche. L’avantage d’une conduite arcade, c’est que les développeurs ont une marge de manœuvre assez large. En revanche, ce n’est pas toujours convaincant. Le problème avec la maniabilité des véhicules dans RISE vient essentiellement de cet effet de flottement, de lévitation que l'on ressent constamment. Cela n’aurait pas dérangé dans un jeu de courses futuristes avec des voitures volantes. Les voitures de RISE ont donc quelque chose en trop : des roues. Si vous arrivez à faire abstraction de ces quatre cercles disposés tout autour de la voiture, la maniabilité semble en harmonie avec le jeu. Les passages de courses sur l’eau illustrent parfaitement cette idée. La maniabilité n’est pas bien meilleure mais elle est en bien plus en accord avec ce que l’on a à l’écran. De plus, les Joy-Cons de la Nintendo Switch n’aident pas. Les gâchettes ne sont bien sûr pas analogiques mais cela importe peu. C’est l’avantage des jeux de courses arcades. En revanche, les joystick ne sont pas adaptés à ce genre de jeux et n’arrangent donc rien à la maniabilité déjà complexe. Pour finir, il est plutôt conseillé de jouer en mode console de salon ou en mode table-top. Vous tiendrez votre manette bien mieux et il ne faudra que quelques tours d'entraînement pour piloter comme un champion.

La difficulté



Capture d'écran prise en course
Cette maniabilité ne vous facilitera donc pas la vie. C’est un des éléments centraux dans la difficulté du jeu et sera donc la même, peu importe que vous jouiez en découverte ou en légende (deux des quatre niveaux de difficulté qui composent le jeu). Ces niveaux de difficulté vous offriront quant à eux des adversaires plus ou moins coriaces, plus ou moins rapides, plus ou moins faciles à rattraper et à semer. Un système assez classique donc avec un spectre assez large de difficultés pour convenir à un grand nombre de joueurs. Ces modes de difficultés modifieront aussi les défis des courses en modes challenges. Par exemple, un tour de piste ne vous sera plus demandé en 2 minutes et 30 secondes mais en 2 minutes et 26 secondes si vous augmentez la difficulté. En revanche, si vous n’arrivez pas à atteindre les 2 minutes et 26 secondes il vous suffira de retourner dans le menu, de changer la difficulté et de valider le tour en 2 minutes et 30 secondes. De là, peu importe le mode de difficulté que vous choisirez, le défi sera compté comme réussi. Cela peut paraître futile, mais c’est une solution simple qui permet de valider un niveau sans vraiment en être capable. Ce n’est rien mais cela enlève de la fierté que l’on peut ressentir après avoir passé plusieurs longue cession à buter sur défi.

L'ambiance de course



Les 4 paysages de RISE
J'évoquais plus haut dans l’article les menus et l’aspect arcade que le jeu peut avoir. On sent une inspiration qui vient tout droit des jeux sur bornes d’arcade, ou sur console de salon, comme les SEGA Rally ou les Out Run par exemple. On a un ATH (l’affichage à l’écran) très présent avec beaucoup d’informations. Les scores semblent plus importants que l’environnement de course.
Les décors d’ailleurs sont eux aussi dans l’idée qu’on peut se faire des jeux de course arcades. On a des environnements très forts où la nature semble dominer. En revanche, des constructions humaines, souvent fortes elles aussi, viennent occuper une place importante dans le décor pour notre plus grand plaisir. En 30 FPS ou 60 FPS (frame per second), vous pourrez admirer des paysages magnifiques comme un canyon, un lagon ou une montagne enneigée dans lesquels on trouve d’immenses ponts, éoliennes ou tribunes pour les supporters. Ces environnements se divisent en quatre, distincts. Chacun est pensé comme une grande zone de jeu et chaque course est un tracé particulier dans l’un des quatre environnements.
Pour les musiques, il y en a deux types. Premièrement, nous avons les musiques des menus. Elles sont douces, calmes et rappellent celles de jeux comme Gran Turismo. En course, en revanche, nous retrouvons des musiques qui rappellent là encore les jeux comme SEGA Rally ou Out Run. Les musiques sont donc plus rythmées et accompagnent la courses, les rendant encore plus folles.

| Conclusion |

RISE : Race The Future est donc un bon jeu. Il emprunte autant aux grands jeux qu'au grandes marques de l'automobile tout en gardant son propre esprit, sa propre touche. Les paysages sont beaux, les graphismes aussi et les musiques collent parfaitement avec ce qu'elles accompagnent. En revanche la maniabilité pèche et quelques détails (comme le fait de ne pas avoir de pilote dans la voiture) viennent entacher l'expérience de jeu.
1420
Bons points
Le design des voitures
Les décors
La diversités des modes de jeu
La diversité de la difficulté
Le mode 2 joueurs
Mauvais points
La maniabilité
La gestion de la difficulté
L'absence de certains détails.

2 commentaires Voir sur le forum
Vector96
513 posts
Vector96, Mer 31 Mar 2021 - 17:55 :
Pour une toute petite équipe pour avoir fait un tel rendu, chapeau. :sisi:
Au niveau de la maniabilité (surtout pour les drifts), ça na pas l'air fameux (surtout dès que le véhicule doit tourner même sans).
Juste compliqué pour RISE d'avoir sa propre identité pur dans ce genre de jeu par rapport à ce qui propose.
Sirnov
6 posts
Sirnov, Ven 2 Avr 2021 - 16:45 :
Vector96 a écrit:
Pour une toute petite équipe pour avoir fait un tel rendu, chapeau. :sisi:
Au niveau de la maniabilité (surtout pour les drifts), ça na pas l'air fameux (surtout dès que le véhicule doit tourner même sans).
Juste compliqué pour RISE d'avoir sa propre identité pur dans ce genre de jeu par rapport à ce qui propose.


Oui pour les drifts c'est compliqués. J'ai malheureusement pas l’impression qu'on puisse vraiment "prendre le coup"