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Gear Club Unlimited 2

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Gear Club Unlimited 2 - Test

Switch     Rédigé par Ryfalgoth     le 22/01/19 à 00:00     0 Coms et 282 Vues
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Vroum vroum ! On aimerait pouvoir entendre ce son plus souvent sur Switch, mais il faut se rendre à l'évidence, les jeux d'automobile ne sont pas légion sur Nintendo Switch. A l'origine de V-Rally ou de Test Drive Unlimited, le studio français Eden Games avait sorti en 2017 un premier Gear Club Unlimited sur Switch hérité d'un même jeu sur smartphones/tablettes paru l'année d'avant. Bien que paraissant pauvre visuellement de par ses origines mobiles, le titre recevait d'assez bonnes critiques. Pour la fin d'année 2018, Eden Games réitère l'essai avec un 2ème opus promettant une meilleure réalisation. En seulement un an, avons-nous droit à une suite à la hauteur ? Peut-on recommander Gear Club Unlimited 2 aux amateurs de jeu de course ?


Ce jeu a été testé à partir d'une version presse fournie par l'éditeur

PAYE TES PERFORMANCES


C'est bien, il faut de l'espoir dans la vie ma grande.
Gear Club Unlimited 2 vous propose donc de concourir dans un mode carrière pour devenir le champion des World Series en gagnant face à d’impitoyables rivaux qui ne manqueront pas de répartie pour vous intimider. Les courses seront donc sélectionnables, selon la classe dans laquelle se situera votre véhicule, sur une carte qui n'a pas grand intérêt. Seuls trois types de défis vous attendent : les courses simples, les contre-la-montre, et les éliminations. S'il est inutile de détailler la première, les éliminations vous demanderont de ne jamais rester à la dernière place. Toutes les vingt secondes, la lanterne rouge de la course se verra retirée de la course jusqu'à ce qu'il n'en reste qu'un. Cela aurait pu être intéressant si ce challenge n'intervenait pas aussi fréquemment, du fait de la trop faible variété de types de courses. Les contre-la-montre vous permettront de donner vos meilleurs coups de volant sans être gêné par les concurrents. Cependant, le fantôme des adversaires est visible en permanence, ainsi on peut connaître constamment en temps réel notre position et avance exacte, ce qui casse un peu l'intérêt d'un contre-la-montre qui aurait pu être bien plus excitant s'il ne donnait notre position qu'aux checkpoints.

Finalement... Mass Effect Andromeda était pas si mal...
Là où Gear Club Unlimited 2 tente de se démarquer, c'est sur la personnalisation de ses véhicules. Diverses améliorations sont à effectuer, du moteur aux pneus en passant par l'aérodynamisme, et tout ça, c'est dans le Performance Shop que cela se passe. Le Performance Shop est un espace où vous allez pouvoir disposer vos différents ateliers et les améliorer afin de pouvoir toujours renforcer davantage vos mécaniques. Si cet aspect gestion peut paraître intéressant sur le papier, en réalité il se révèle être d'une lourdeur sans nom. En plus d'être assez laid (en particulier les horribles personnages s'y promenant), chaque action que vous effectuerez est lente. Vous souhaitez améliorer le moteur puis les pneus de votre Nissan ? Prenez votre bolide, placez-le sur l'atelier mécanique, sélectionnez le nouveau moteur, patienter quelques secondes le temps que cette incroyable modification soit prise en compte, puis quittez l'atelier. Maintenez A pour attraper votre véhicule, déposez là sur l'atelier pneumatique et répétez la même action (et si vous avez de la chance, vous verrez un mécanicien tout moche qui fera mine de visser une roue 20 centimètres trop haut). Bref, ce jeu ne proposant pas vraiment de personnalisation plus poussée que tout ce qu'il se fait dans le genre depuis 10 ans, n'aurait-il pas été mieux de juste mettre de simples menus déroulants plus rapides ?

PATINAGE ARTISTIQUE


Il neige en ce moment, n'oubliez pas vos pneus hiver et d'adapter votre conduite.
Une fois sur la route, il faut reconnaître que les sensations de vitesse sont tout de même présentes. Évidemment le jeu vous proposera des bolides de puissance crescendo, en commençant par une petite Mini, en passant par des Nissan, des Mercedes AMG, des Mclaren, pour finir en apothéose avec des Pagani et Bugatti. Cependant au niveau de la conduite et de la tenue de route, tous les véhicules ne se valent clairement pas. On vous recommandera grandement de tester vos montures avant de les acheter afin d'éviter les mauvaises surprises, car certaines sont de véritables savonnettes et vont se mettre à déraper pour aucune raison. En parlant de dérapage, il existe d'ailleurs aussi des courses de type rallye où vous roulerez sur des chemins de terre ou sur la neige. Dans ce genre de cas, le jeu gère bien mieux les dérapages et la conduite se voudra ainsi plus plaisante. Des améliorations spécial Rallye (pneus, transmission, suspensions) sont d'ailleurs également disponibles dans le Performance Shop, mais il est assez étonnant de constater que le jeu ne nous laisse pas le loisir de choisir l'équipement de type Rallye ou Route, tout se fait automatiquement.

Je retourne en arrière, je ne peux pas voir de tels arbres ainsi !
Si vous peinez, il existe tout de même quelques aides assez classiques pour ce type de jeu, comme un anti-dérapage (qui ne fonctionne pas trop en fait) ou un auto freinage avant chaque virage. Cependant, ces options vous brideront en partie, il est donc recommandé de les désactiver assez rapidement si vous vous sentez à l'aise avec le jeu. Enfin, il y a la fonction rembobinage avec une simple pression sur le bouton X, et là, on peut parler d'option un peu trop forte. Vous venez de vous manger un mur ? Vous êtes arrivé trop vite dans un virage ? Votre voiture s'est mise à déraper n'importe comment ? C'est très simple, en appuyant sur X, vous mettez le jeu en pause et vous revenez jusqu'à une dizaine de secondes en arrière. On pourra peut-être se dire que c'est toujours sympathique comme possibilité, mais le problème étant qu'il n'y a absolument aucune limite d'utilisation, vous pouvez l'utiliser 8 fois de suite si besoin. Et si cela ne suffisait pas, les adversaires ne seront que très rarement un problème, la difficulté est vraiment faible et on ressent l'impression de rouler sur le jeu tout le long.

Y EN A T-IL SOUS LE CAPOT ?


N'y allons pas par quatre chemins, oui Gear Club Unlimited 2 est plus joli que son prédécesseur, mais ça n'est pas une merveille non plus. Les véhicules, au nombre de 51 sous licence tout de même, sont plutôt bien modélisés, on regrettera juste l'aliasing assez prononcé. Au niveau des décors, cela va être un peu plus variable. Certains environnements, comme celui enneigé, vont bien passer tandis que d'autres vont clairement accuser le coup. Difficile de ne pas grimacer en voyant les textures ultra datées des arbres.

J'aime les Porsche. Achetez vous aussi une Porsche (attendez y a mon banquier qui m'appelle...)
Mais le problème majeur du jeu, c'est sa technique. Le manque de fluidité se fait sentir assez fréquemment avec de nombreux ralentissements. On dénombre également quelques bugs graphiques voire même des crashs. Mais le plus ennuyant reste les temps de chargements. Il y en a sans arrêt, lorsque vous lancez le jeu, puis en sélectionnant le mode carrière, en entrant dans le Performance Shop, en y ressortant, en choisissant une course sur la carte. Et ils ne sont pas brefs en plus, souvent ils dureront plus d'une minute. Avec tous ces temps d'attente, on ne peut que vous recommander un peu de lecture, la rédaction vous conseille d'ailleurs l'excellent guide officiel de Super Smash Bros. Ultimate histoire d'apprendre les meilleurs combos entre deux courses.

Au niveau des effets sonores, les vrombissements de moteurs sont corrects et coïncident en général aux modèles qui correspondant. En revanche, point de musique en course, ce qui accentue davantage l'ambiance austère du titre. Enfin, au delà du mode carrière, le jeu est jouable en écran splitté jusqu'à quatre joueurs, possibilité que l'on ne peut que saluer de nos jours. En revanche, on nous promet la venue d'un mode en ligne, mais un mois et demi après la sortie du jeu, nous ne voyons toujours rien à l'horizon, et au vu du délai, on se demande s'il serait vraiment pertinent de le sortir un jour.

| Conclusion |

Si l'on met de côté les univers fantaisistes à la Mario Kart, rares sont les offres de jeux de course sur Nintendo Switch. Malheureusement, il vous faudra être vraiment très indulgent pour tolérer les nombreux défauts de ce Gear Club Unlimited 2. Quand bien même il peut être plaisant de prendre le volant d'une cinquantaine de véhicules à toute vitesse, les défauts techniques sont bien trop présents, le jeu manque cruellement de challenge mais aussi d'identité, et ça n'est pas la customisation de voitures qui relèvera le niveau. Ajoutons à cela le fait que le titre est vendu à un prix élevé, vous voilà prévenu.
1020
++ Bons points ++ - Une cinquantaine de voitures différentes
- Des véhicules bien modélisés
- Bonnes sensations de vitesse
- Écran splitté jusqu'à 4 joueurs
-- Mauvais points -- - Visuellement médiocre
- Nombreuses lacunes techniques
- Nombreux temps de chargement
- La lourdeur du Performance Shop
- Certains véhicules-savonnettes
- Trop faible variété de types de courses
- La fonction rembobinage abusée
- Pas de musique en course


Commentaires



Ryfalgoth
Ryfalgoth Auteur a écrit le 22 janvier :
Post avant "Forza Horizon 4 c'est mieux !"
Sartorius
Sartorius a écrit le 22 janvier :
Forcément, FH4, voire même FM7 sont mieux, mais ce n'est pas la même catégorie : je ne pense pas que la Switch soit tout simplement assez puissante pour supporter un jeu de simulation auto digne de ce nom, ou du moins qui puisse rivaliser avec la concurrence à cause de sa force qui est en l'occurence une faiblesse : la compacité !

D'ailleurs, il faut se rappeler qu'un jeu comme FH4 est très gourmand en ressource graphique sur PC et si je ne connais pas le tarif pour le faire tourner sous ce régime, je sais par ouïe dire qu'il faut des cartes graphique très haut de gamme pour le faire marcher en pleine résolution. Et quand on sait l'encombrement d'une tour PC, voire simplement d'une Xbox, je vois mal tout ça tenir dans une Switch, à moins de tout faire rentrer au compresseur, mais alors ce n'est plus le même prix, et on retourne à la case départ !
Ebros
Ebros a écrit le 22 janvier :
Je suis pas fan des jeux de voitures mais je trouve ça un peu triste pour le genre.

Soit c'est des jeux qui font partie de l'élite (Forza, Gran turismo...) qui doivent être le plus réaliste possible (niveau graphisme), ou soit ce sont des jeux médiocre.




Ryfalgoth
Ryfalgoth Auteur a écrit le 22 janvier :
Sartorius a écrit:
je ne pense pas que la Switch soit tout simplement assez puissante pour supporter un jeu de simulation auto digne de ce nom

Ben bien sûr que si que la Switch est assez puissante pour faire tourner de bons jeux de course. La preuve, Need for Speed Underground sur Gamecube était il y a 15 ans un meilleur jeu que celui-ci, et sur bien des points. On s'en fout totalement de la finesse des graphismes hein, c'est pas ça qui fera forcément un bon jeu, et c'est pas ce que je demandais à ce Gear Club Unlimited. Ce que j'attends d'un jeu de ce style, c'est qu'il soit fluide et exempt de bug, avec une conduite fun, des défis variés et amusants, des options de paramétrages à la fois simples et complètes, et tout ça ce jeu ne le fait pas, et c'est clairement pas à cause d'une question de puissance. Y a 2 raisons à cela, d'une part le studio dispose d'un petit budget pour faire le jeu, et on peut alors pardonner les textures moyennes du jeu (par contre cela dit, quand tu fais un jeu avec un petit budget, ba t'évite de le sortir au prix fort), et surtout, ils ont mis moins d'un an de développement, donc forcément c'est compliqué.... De ce que j'ai lu, le jeu ressemble énormément au 1er qui était sorti en décembre 2017, sauf qu'ici on a plein de bugs et défauts d'optimisation en plus.
Sartorius
Sartorius a écrit le 22 janvier :
Alors là, je crois qu'on va rentrer dans un débat de fond qui oppose schématiquement les partisans des Mario kart like, avec plus ou moins de réalisme, et les réalistes pur et durs à la Project Cars qui nécessitent un volant d'arcade.

Or toi, Ryf, tu sembles faire partie de cette première catégorie. Je ne t'en blâme pas, bien au contraire. Mais cela reste bien de l'arcade, où le manque de réalisme graphique est composé par un gameplay audacieux voire fun, avec des aléa comme la carapace bleue de MK qu'il serait une hérésie de transposer dans l'autre catégorie de jeux. Le problème, c'est que les jeux de ce genre qui soient pertinent et jouables se comptent sur les doigts d'une main de manchot. Actuellement sur Switch, le seul jeu qui s'en sorte normalement, c'est justement MK. Fast RMX fait pâle illusion avec un gameplay original mais dont les aléa des courses font parfois qu'éviter un obstacle relève plus de la chance que du réflexe, confortant plus un sentiment de frustration qui mène à l'abandon du jeu. Après, j'ai eu beau écumer plusieurs fois le fond du catalogue de l'eShop : il n'y a rien de rien qui ressemble à un vrai jeu de course digne de nom.

Par contre, d'un autre côté, sur ce que je vois sur Internet, mais ça n'engage que mon regard subjectif, il y a toute une population de joueurs qui soient collectionnent les voitures dans leurs jeux comme FH4 soit se projettent comme de vrais pilotes de F1, sport proto ou rallye et comme dans le premier groupe du reste passent autant de temps à régler leur cariole comme s'ils étaient de vrais pilotes dans la vraie vie. C'est également le cas du premier groupe qui, évidemment, n'a pas toujours les moyens de s'offrir des Mitsubishi ou des Clio de sport comme d'autres collectionneraient les disques d'un même label ou groupe...

Donc pour résumer, il y a le groupe des pilotes de jeux fun et d'arcades qui cherchent plus un gameplay original, lequel peut tout à fait se retrouver sur une console de type Switch pour peu que les développeurs y mettent du leur, et l'autre, celui des coureurs hyper réalistes, qui au delà des décors, ont besoin d'un volant d'arcades pour ressentir l'effet des réglages qu'ils auront choisis sur leur véhicule dans le cadre d'une immersion totale, avec par exemple l'absence de musique qui pourrait distraire le pilote dans un jeu de F1, là où elle fait partie du jeu dans les autres. Bref, dans cette catégories de réalistes purs et durs, tu ne pourra pas loger la puissance d'une XboxOne X ou d'une PS4 équivalente sous le capot d'une Switch, pas plus qu'une Gordini, aussi séduisante soit-elle ne pourra rivaliser en termes de puissance avec une Lotus, même si l'on peut trouver des compétitions où engager les deux...

Et c'est essentiellement sur ces derniers que s'adressait ma réflexion, parce qu'e'n effet il existe des possibilités pour la Switch de proposer de vrais jeux de courses intéressants, mais en dehors de Mario Kart, je ne les vois pas. Et rien de sérieux n'est pour l'instant annoncé même chez des éditeurs tiers. Pourquoi pas demain ? Sinon, si l'on veut espérer des portages CodeMaster, va soit falloir se lever tôt, soit que Nintendo sorte une Switch XL (que j'applaudirais des deux mains), soit une console de salon aussi puissante que les Xbox et PS. Or, il semble que l'avenir se joue plutôt à ce que j'ai pu comprendre plutôt vers le portable chez Nintendo, et donc vers des jeux comme celui de ta critique tournés vers les plateformes mobiles... sans qu'elle soient moins chères qu'une console de salon, quand on voit le prix d'un Samsung, iPhone ou autre portable haut de gamme....
Ryfalgoth
Ryfalgoth Auteur a écrit le 23 janvier :
Mais on s'en fout totalement des Mario Kart, je ne parle pas du tout de ça. Je n'ai pas joué qu'à Mario Kart dans ma vie hein, si je t'ai recommandé Forza, c'est pas pour rien.

Ensuite, j'ai l'impression que tu as une vision un peu trop binaire sur les jeux de courses. Pour toi, soit on a un jeu d'arcade complètement fantaisiste à la Mario Kart, soit on a un truc méga réaliste à la Project Cars ou jeu de fin F1. Y a évidemment des justes milieux là dedans, c'est à dire des jeux qui ont une apparence assez réalistes mais qui ont un gameplay un peu plus fun et nerveux, dans ces jeux tu as les Need for Speed, les Burnout, et aussi un certain Forza Horizon ! Ces séries de jeux là, pour certaines ça fait 15 voire 20 ans qu'elles existent (donc Playstation 1), donc non la puissance de la console n'a absolument rien à voir dans la difficulté de produire ce type de jeux.

Cela dit, dans les faits effectivement ce genre de jeux est quasiment absent sur Switch, mais cela résulte plus de l'éternelle problématique qui existe entre les éditeurs tiers et Nintendo. Quand tu vois que le remaster de Burnout Paradise a mystérieusement esquivé la Switch, tu te poses des questions quoi.
NuageRouge
NuageRouge a écrit le 23 janvier :
Le gros soucis avec les jeux de courses, c'est que le genre est en déclin depuis un bon moment déjà. De ce genre jadis dominant, il semble surtout devoir rester que quelques séries d'exception très axées simulation qu'on ne verra jamais sur Switch (Forza, Gran Turismo) et des petites productions low cost comme ce Gear Club.

Pour le reste c'est le sauf qui peut. Les jeux de courses orientés arcade ont perdu de leur superbe et n'ont plus le succès d'antan. Ainsi, force est de constater que des séries cultes comme Need For Speed ou Burnout n'ont plus l'impact d'avant. On pourrait aussi évoquer la disparition de sous genre comme le jeu de course futuriste (quid des F Zero et Wipeout?). De même, si Mario kart continue à cartonner, le genre des Mario Kart Like semble lui ne faire plus autant recette qu'avant (moins de titres du genre et moins d’ambition, au point que le titre du genre à venir qui semble digne d'intérêt est un remake d'un jeu PS1!).
Sartorius
Sartorius a écrit le 23 janvier :
@Ryf : Oui, tu as dans un certains sens raison, mais si tu fréquentes le groupe officiel des joueurs de FH4, tu te rends compte que même si ce jeu est plus facile à jouer à la manette qu'un jeu de simulation hardcore, ils sont une majorité à parler de vouloir passer au volant d'arcade pour des raisons de confort ! Ensuite, si tu creuses un peu plus, tu te rends compte qu'ils ne parlent que réglages de drift et décoration des voitures, avec pour ces dernières une attention particulières à celles qui sont présententes ou pas dans le catalogue de celles que l'ont peut obtenir soit par tirage, soit dans une salle des ventes, soit en récompense Forzathon. Et j'ai pu voir que certains, non seulement pouvaient passer des heures à décorer leur bagnole, mais qu'une fois finis, ils pouvaient en revendre certaines aux enchères à des tarifs délirants ! Et c'est d'ailleurs l'un des meilleurs moyens de gagner de l'argent, l'autre, étant de participer à des courses que je vais qualifier d'endurance, et créés par des joueurs.

Dans un sens, c'est peut-être ce que tu appelles le juste milieu. Mais quand même, quand tu vois le nombre de panneaux d'influence (je crois qu'il y en a de mémoire deux cent) qui peuvent être très compliqués à atteindre, les trésors du garage à découvrir (plusieurs dizaines voire centaines) qui forment autant d'épreuves dignes des sanctuaires de Zelda, tu te dis qu'il faut une sacrée équipe de programmateurs pour tout coder, sans compter les saisons dynamiques qui influent sur la tenue de route etc... et je peux te dire que le jeu pèse bien ses 60Go d'encombrement minimum...

Parce que tu peux le voir en effet comme un jeu intermédiaire en matière de jeu de course, et je suppose que c'es à cause de tout ce que j'ai écrit précédemment que tu le dis, mais ce qu'il faut voir, c'est aussi si Gear Club a l'ambition ou non de rivaliser avec ce type de jeu, et là, la question est clairement oui, mais il n'y arrive pas tout simplement parce que la Switch n'est pas adaptée à un jeu qui prends deux fois la place de sa propre mémoire interne de série ! Donc, Gear Club doit rester un jeu modeste, qui se limite à ses ambitions d'origine mobile. Et c'est dans ce sens qu'il faut le juger.

Après, il y effectivement l'autre extrême, celui des jeux qui ne peuvent décemment se jouer qu'avec un volant, mais ce n'est pas ceux dont tu parles. Reste le problème du désintérêt des éditeurs tiers pour les jeux accessibles à la Switch en matière de développement, qui ne semble amener que de rares jeux, en général des bouses.

Mais pour moi, je crois que, pour revenir à ce que je disais au début, le renouveau des jeux de courses ne peut passer que par des licences liées à des championnats officiels comme la F1 relancée depuis quelques années par CodeMaster, la Moto GP, le Rallye (il y en a un qui doit sortir sous peu !) etc... Le tout avec des volants d'arcades dont les prix commencent à se démocratiser avec promotions régulières, black friday compris.
Ebros
Ebros a écrit le 23 janvier :
Je suis d'accord avec NuageRouge. Avant,(en mettant de coté les jeux "style Mario Kart") le public pour les jeux de course était un peu plus large. Même ceux qui n'étaient pas accro aux jeux de course pouvaient toujours acheter et trouver un jeu de course fait pour eux. Il y avait bien plus de choix.

Aujourd'hui, le genre est devenu un marché de niche.
Ryfalgoth
Ryfalgoth Auteur a écrit le 23 janvier :
Pour les volants dans Forza, très franchement c'est comme les manettes Gamecube sur Super Smash Bros. C'est un confort supplémentaire, mais c'est pas obligatoire. Ensuite, tu me dis que dans FH4 y a des mecs qui jouent à donf et tout, ba évidemment, comme tout jeu populaire, y a moyen de s'y amuser à différents niveaux. Par pour rien que les Forza sont excellents, un débutant comme toi pourra s'y amuser, tout comme un joueur acharné pourra optimiser à fond ses voitures et sa conduite pour être le meilleur, le jeu t'offre ce choix, et c'est cool.
Ensuite tu me parles du contenu, de toutes les courses, toutes les possibilités de jeu, les modes, etc, et yep FH4 est aussi excellent sur ce point. Par contre je réitère, techniquement, si les développeurs de FH4 devaient faire une version de leur jeu sur Switch, ça serait tout à fait possible, et sans prendre 60Go. La raison est très simple, le jeu tournera en 720p et sera bien moins beau. Mais autrement tout le reste, le gameplay, le contenu et tout, on s'en fout que ça soit une Switch ou une Xbox. Y a ptetre juste la météo dynamique qui boufferait trop de ressources.

Mais sinon Nuage a raison, le genre des jeux de course a beaucoup diminué aujourd'hui.
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