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Octopath Traveler

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Octopath Traveler - Test

Switch     Rédigé par Ryfalgoth     le 23/09/18 à 00:00     0 Coms et 244 Vues
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Si nous devions parler de l'âge d'or des jeux de rôle à la japonaise, il ne fait aucun doute que les grands titres de la Super Nintendo comme Final Fantasy VI, Chrono Trigger ou encore Secret of Mana reviendraient souvent dans nos classements. Ce genre ayant fortement évolué au fil des années, certains amateurs peuvent regretter cette époque, peut-on dire qu'elle est révolue ? C'est en tout cas ce que Square Enix aimerait démentir en proposant Octopath Traveler, un JRPG qui semblerait surgir d'un autre temps. Cette exclusivité Nintendo Switch rend-elle donc honneur aux épopées fantaisistes qui ont su marquer les consoles 16-bits ?


Ce jeu a été testé à partir d'une version presse fournie par l'éditeur

ÔDE A LA DÉESSE PIXELIA


Il fait le petit museau !
La première chose qui caractérise Octopath Traveler depuis sa première présentation, c'est sa réalisation graphique. En effet, le titre se revendique d'utiliser un style visuel en HD 2D, mais qu'en est-il vraiment ? L'information la plus importante est que le moteur utilisé pour le jeu est l'Unreal Engine 4, qui est traditionnellement utilisé pour de la 3D réaliste, mais certaines œuvres comme Dragon Quest XI ou le futur Yoshi Crafted World de la Switch ont déjà pu montrer qu'il est possible de s'approprier ce moteur afin d'y ajouter son propre style. Ici, c'est bien entendu de pixel-art dont il s'agit, afin de rendre hommage aux plus belles représentations vidéoludiques des années 90, tout en proposant un travail véritablement soigné et maîtrisé. Lorsque l'on regarde en détails le jeu, que cela soient les habitations, les forêts, les plaines enneigées ou les grottes illuminées dont le moteur nous fait part de bien sympathiques effets de lumières, on peut deviner tout l'effort qui a dû être fourni pour faire de ce jeu une œuvre d'art digne de ce nom.

Les différents modèles représentant les personnages ne sont pas en reste puisqu'ils parviennent à dégager tout ce qui caractérise un protagoniste dans son allure et sa façon d'être à travers ce qui semble être un sprite en deux dimensions. Le bestiaire subit pour la plupart le même traitement avec ces amas de pixels ramenant parfois aux toutes premières versions de Pokémon tant ils peuvent paraître grossier et familier à la fois. L'exception est faite aux boss du jeu qui, en combat, arborent alors une silhouette beaucoup plus détaillée et imposante afin de faire signifier de manière très efficace au joueur que nos petits héros auront bien du mal à maîtriser la bête ou le vil homme qui leur fait face s'ils n'usent pas de stratégie ensemble.

L'Unreal Engine fait le taff au niveau des lumières
Si nos yeux tendent à être charmés par l'ambiance du jeu, l'oreille ne sera pas délaissée non plus. Bien qu'Octopath Traveler n'aille peut-être pas jusqu'au bout du concept avec des sonorités chip-tune, les compositions de Yasunori Nishiki (Grandblue Fantasy The Animation, Terra Battle 2) respectent un style très classique propre au JRPG en se concentrant principalement sur des duos piano/violon bien souvent accompagné de diverses flûtes. Si on ne peut pas parler ici de grande originalité dans son OST, le titre sait rester efficace dans ses thèmes de combat et insister sur les différentes émotions qui traversent nos huit protagonistes. Par ailleurs, certains dialogues scénarisés se retrouvent doublés, avec du japonais ou de l'anglais par choix. Comme d'habitude chacun aura sa préférence à ce niveau, mais apportons tout de même une mention spéciale aux antagonistes nippons dont l'effet de réverbération dû à leurs résidences cloisonnées apporte une touche de malice supplémentaire à leurs propos.



APRES VOUS, MESSIRE


Je sais où tu t'caches ! Viens par ici que j'te bute sale.... euh hum pardon.
Octopath Traveler est donc un JRPG au tour par tour dans la plus grande des traditions mais avec ses quelques spécificités. Comment se déroule un combat typique ? La composition de votre équipe sera toujours de quatre personnages parmi les huit du jeu et vous aurez le loisir de les interchanger dans des bars prévus à cet effet dans chaque ville. Mais tout le monde ne peut être remplacé, s'il est évident que le personnage correspondant au chapitre en cours doit être conservé le temps de finir sa petite histoire, il est en revanche à noter que le tout premier protagoniste que vous aurez choisi en tout début de partie ne pourra jamais être changé. Ce qui pose quelques problèmes d'équilibrage, lorsque l'on souhaite garder à peu près tout le monde au même stade de puissance, on se doute bien que le héros de départ aura facilement dix niveaux de plus à un moment. Mais on peut également s'interroger sur la cohérence du propos du jeu qui est de raconter huit histoires différentes avec le même nombre d'hommes et de femmes à contrôler qui devraient être chacun sur un même pied d'égalité.

L'exaltation confère la rage de vaincre !
Ceci étant dit, lors d'un combat, vous aurez le choix entre différentes actions, sachant que votre ordre de passage dépend bien entendu de votre vitesse. Vous pourrez faire une simple attaque avec l'une de vos armes (arc, épée, hache, etc), une aptitude spéciale consommant des points de tension pour lancer de puissantes attaques physiques ou élémentaires, différents sorts de statut (boost d'attaque, de défense) ou de soin, se défendre pour mieux encaisser si vous prédisez que votre adversaire vous enverra un puissant coup, utiliser un objet (soin, boost, etc) ou encore la traditionnelle fuite... Et on peut également gagner et utiliser des points d'exaltation en appuyant sur L. Si dans Bravely Default il fallait consommer une action pour gagner un point, ici, afin de conserver un certain dynamisme, vous gagnerez un point d'exaltation à chaque tour, sous réserve de ne pas en consommer. Ces points servent donc à attaquer plusieurs fois d'affilée avec vos attaques basiques, ou simplement frapper plus fort avec les attaques spéciales. Bien entendu, tout cela a une grande importance, car frapper plusieurs fois sera la clé pour gagner. En effet l'ennemi aura des points de défense à faire descendre en tapant sur l'une de ses faiblesses qui correspond à une arme ou un élément. Réduire ses points de défense à zéro le rendra immobile durant le tour actuel et le prochain. Et c'est en jaugeant avec intelligence ses points d'exaltation et ses différentes capacités que vous parviendrez à venir au bout de certaines difficultés.

Comme dans ton bon RPG qui se respecte, vos personnages vont également pouvoir progresser, que cela soit par le classique gain de niveau avec augmentation de statistiques, les différents équipements à acheter (par ailleurs ne comptez pas trop sur les achats en début de partie, l'argent se faisant rare, c'est la crise !), mais aussi les points de compétence qui vous permettront d'apprendre des aptitudes passives de différents effets (se régénérer ses PT à chaque tour, pouvoir parfois attaquer une fois de plus, etc). Dernier élément permettant d'octroyer des modifications à vos héros, ce sont les classes secondaires qui sont à récupérer dans plusieurs sanctuaires éparpillés sur la carte afin de conférer à n'importe qui une classe supplémentaire. Ainsi, en octroyant la classe "Prêtresse" à ma marchande, elle pourra, en supplément de ses capacités actuelles, frapper avec un bâton et utiliser les sorts de soin. Bien que ces bonus puissent être réattribués à volonté, il va de soi qu'il sera crucial de réfléchir à ses décisions.

L'intérieur des édifices religieux est très imposant et coloré
Contrairement à ce que l'on pourrait croire, il existe une vie en dehors des combats. L'exploration en tant que telle se veut relativement classique, que cela soit sur la carte du monde ou dans les donjons. Point de zone à multiple étages pour vous embrouiller, vous avancez et vous récupérez les coffres dans quelques embranchements plus ou moins cachés. Pour tenter de vous aider, une mini-carte s'affiche en bas à droite de l'écran. Mais il faut bien reconnaître qu'elle n'est pas si utile que ça, car mis à part les points de sauvegarde (qui demeurent assez fréquents), les entrées vers des donjons annexes, les objectifs pour les quêtes principales ou secondaires, le tracé des chemins n'est nullement indiqué, rendant cette carte peu pratique. Vos différents personnages pourront par ailleurs interagir avec les PNJ du jeu selon leur classe. Par exemple, le chevalier peut casser les dents à un homme bloquant un passage en le défiant, le voleur a une probabilité de dérober des objets, ce qui peut s'avérer très fort. Cependant, certaines de ces techniques sont des doublons, comme Cyrus et Alfyn qui vont tous deux obtenir des renseignements. Ces interactions permettront notamment de résoudre les quêtes annexes, missions qui ont le mérite de ne pas être "fedex" en proposant à chaque fois un mini-scénario narré par un PNJ, mais au vu du nombre de quêtes que l'on récupère, difficile de se souvenir quel artefact doit être renseigné à tel personnage.

HUIT CHEMINS MIS BOUT A BOUT


Allez, un petit rituel sataniste, c'est pour moi ça me fait plaisir !
Vous l'aurez certainement compris, dans ce titre nous allons suivre huit voyageurs narrant chacun un long périple. Chacune de ces histoires sera découpée en quatre chapitres, ainsi un joueur normal commencera par obtenir tous les personnages en effectuant leurs premiers récits, puis on progressera vers les deuxièmes parties de chacun, pour ensuite s'aventurer vers les troisième et ainsi de suite. Chaque histoire se voit être plutôt bien racontée, mais bien entendu, toutes ne vous plairont pas forcément. Tel que je l'ai ressenti, on peut être touché par la noirceur du fil de Primrose contre qui les cieux semblent s'abattre chaque jour tout comme on peut se demander quel est finalement le but d'Alfyn, à part vagabonder dans des villes à la recherche de patients. Bref, les scénarios ne sont pas extraordinaires, ne vous attendez pas à voir des scènes épiques ou profondes parsemées de rebondissements. Ici on nous offre plutôt huit tranches de vie. Mais bien entendu on n'arrive aucunement à la cheville d'un Final Fantasy VI.

Cependant, le véritable point fort du jeu réside dans l'écriture de ses personnages. On ne les appréciera pas tous, et c'est bien normal, car chaque protagoniste a son caractère bien à lui sans pour autant être caricatural. Je n'ai pas aimé la naïveté de Tressa, mais ça n'est absolument pas grave car d'autres joueurs apprécieront sa joie de vivre. Au fur et à mesure du jeu, j'ai réussi à adorer, voire même à m'identifier fortement à H'aanit, la chasseuse, qui, bien qu'elle souhaite montrer coûte que coûte qu'elle se tient droit dans ses bottes, peut faire preuve d'une grande timidité par certains moments. Ces petits amas de pixels vont parfois nous émouvoir par leur sort, ou bien nous énerver par leur choix orgueilleux, mais resteront avant tout des humains avec des personnalités étonnamment bien retranscrites.

Hé dis donc Cyrus, comment font les loups pour nous repérer aussi bien ? Et bien c'est très simple...
On peut reprocher aussi le manque d'interactivité entre les différents personnages, car en effet les seuls dialogues entre héros vont s'effectuer lors de brefs échanges après avoir résolu un point clé de l'histoire ou en se rendant dans des lieux précis. Certes ces dialogues ne feront clairement pas avancer l'intrigue, mais ils contribuent à renforcer l'image que l'on se fait de leur caractère. On peut également comprendre que les huit scénarios différents ne se rejoignent pas, car la volonté première du jeu est bien de narrer huit chemins indépendants, et non huit embranchements débouchant sur l'autoroute de la facilité. Malgré ça, avec tout l'univers qui se développe grâce à ses environnements et ses habitants, il aurait été clairement possible de glisser quelques clins d’œil à d'autres intrigues. Quand on voit que Cyrus recherche un livre satanique et que Ophilia est dérangée durant son pèlerinage par certaines brebis égarées, pour ne pas trop en dévoiler, ou quand on voit que l'on parle d'anciennes grandes maisons de noblesse durant l'arc de Primrose tout en indiquant le puissant royaume dont Olberic faisait parti, oui il y avait possibilité de dresser quelques liens afin de renforcer la cohérence du monde dans lequel nous progressons.

Vraiment pas facile d'être riche, en plus faut payer ses impôts à ce qu'il paraît...
Octopath Traveler est un jeu au contenu bien fourni, on se retrouve dans la moyenne haute des JRPG. Il faut au moins cinquante heures pour les plus rapides qui ne se concentreront que sur la quête principale, et 80 heures pour un joueur prenant un peu son temps et picorant des quêtes et donjons annexes par-ci, par-là. Les puristes de la complétion frôleront certainement la centaine d'heures. Alors en soit, un jeu offrant une durée de vie aussi généreuse, cela peut être un aspect positif, à condition que l'offre se renouvelle par moments. Et c'est hélas ce qui pêche avec cet Octopath Traveler une fois arrivé aux chapitres 3 qui nous font revisiter quasiment les mêmes villes à ce moment là. N'ayez pas peur d'avoir le tournis, parce que le sentiment que ce jeu tourne sérieusement en rond est réel. Tout d'abord, une fois les classes secondaires récupérées relativement tôt, il n'existe plus aucune mécanique de gameplay permettant de renouveler un minimum les combats (si ce n'est les quelques classes ultimes qui relèvent du post-game), et vous arriverez assez rapidement à débloquer toutes les aptitudes possibles en consommant vos points de compétence. Mais surtout, quasiment tous les chapitres empruntent le même schéma d'accomplissement : vous arrivez dans une nouvelle ville, l'intrigue de l'un des huit personnages commence alors. Vous rencontrez quelqu'un avec qui vous échangez, une problématique se profile dans les environs, vous employez une compétence de terrain pour convaincre un personnage ou obtenir quelque chose (un renseignement ou un objet). Vous décidez de vous rendre dans un donjon (une forêt, une grotte ou un manoir), vous arrivez à bout, vous rencontrez le boss, le battez, puis une phase de dialogue se déroule pour développer l'intrigue et passer à autre chose. Lors de vos vingt ou trente premières heures de jeu, Octopath Traveler s'avère être une épopée rafraîchissante et on prend tout à fait plaisir à devoir grappiller quelques niveaux supplémentaires si nécessaire pour franchir le boss qui nous bloquerait. Mais plus la fin de jeu est proche, et plus le sentiment de lourdeur et de lassitude se présente et entache un tableau qui était pourtant si joliment parti.

| Conclusion |

Octopath Traveler est clairement une lettre d'amour rédigée aux ténors du RPG japonais des années 1990 grâce à son ambiance et ses pixels omniprésents dont on hume le travail passionné qui a été accompli derrière, ainsi que par son système de combat au tour par tour qui s'avère ingénieux et plutôt dynamique. L'idée de proposer huit histoires différentes et indépendantes fonctionne, bien que dans la finalité cela ne soit pas toujours convaincant, mais ces aventures restent tout de même cohérentes et disposent d'une écriture efficace. Le jeu est long, très long, et la tentation de lâcher la manette faute d'un renouvellement global s'épaissit au fur et à mesure que l'on s'approche de la fin, mais ce sont bien les huit héros et leurs caractères attachants qui donnent envie de poursuivre l'aventure afin de les accompagner jusqu'à leurs dénouements. L'histoire du jeu vidéo ne retiendra peut-être pas Octopath Traveler comme étant un jeu de rôle marquant, mais les huit chemins parcourus semés de nombreux combats stratégiques vous occuperont l'esprit pendant un long moment.
1520
++ Bons points ++ - La direction artistique pixelisée
- Une OST classique mais efficace
- Un système de combat riche
- Huit personnages aux caractères prononcés
- Huit scénarios indépendants
-- Mauvais points -- - Un gros manque de renouvellement
- La mini-carte peu pratique
- L’impossibilité de retirer le 1er héros choisi
- Absence d’un vrai journal de quêtes
- Un manque de profondeur dans les intrigues


Commentaires



Junichi
Junichi a écrit le 23 septembre :
Bon j'ai lu en diagonale, car j'ai mal au yeux. J'espère que ça ira mieux demain.

Mais si je prends la synthèse de tout ça avec tes points positif et négatif, je suis à 100% d'accord.
Hormis le fait que l'on ne puisse pas changer son 1er protagoniste, vu qu'on peut le faire une fois tout ses chapitres effectué.

Contrairement à toi, j'ai bien aimé la personnalité de Tressa même si son histoire n'est pas celle que je préfère.

Par contre, as-tu pas fait le vraie boss de fin ? (après tout les chapitres 4 et avoir accomplis certaines quêtes annexe). Je ne l'ai pas encore fait ayant mis le jeu en suspend, pour un autre.

Et qu'as tu pensés des boss pour débloquer les classes cachées ?
Serene
Serene a écrit le 23 septembre :
Un "manque" de profondeur dans les intrigues =/= une ABSENCE de profondeur. Je trouve qu'il y a beaucoup à apprécier dans ces histoires un peu plus sobres que la normale ; d'autant qu'on traverse une époque où moult JRPGs poussent l'exotisme trop loin et finissent par se casser la figure (Fire Emblem Fates...)

"on peut se demander quel est finalement le but d'Alfyn, à part vagabonder dans des villes à la recherche de patients."

La réponse se trouve après la virgule mdr. Pourquoi t'entêterais-tu à lui trouver un but secondaire ? Effectivement, si il passait sa vie à soigner les gens sans qu'aucune anicroche ne vienne l'interrompre ça serait chiant. Mais il s'est sans cesse fait emmerder par ses propres collègues - qu'ils soient intégres ou non - et parfois même par ses propres patients, à tel point qu'il finit par faire une crise identitaire tant il a peur de renouveler ces erreurs et ces conflits. Tu ne trouves pas ça un minimum palpitant ?

À part ça, ton test est très bien écrit, cohérent et raisonné. Tes efforts et ta patience avec ce looong jeu auront porté leurs fruits ^^
Ryfalgoth
Ryfalgoth Auteur a écrit le 23 septembre :
Junichi a écrit:

Hormis le fait que l'on ne puisse pas changer son 1er protagoniste, vu qu'on peut le faire une fois tout ses chapitres effectué.

Oui, ça je le sais, cependant ça n'est quasiment qu'à la toute fin du jeu, la preuve en est d'ailleurs que les crédits se déroulent une fois le chapitre 4 du héros fini. Donc bon, c'est utile pour les end-game quoi, ce qui intervient bien trop tard selon moi.

Junichi a écrit:

Contrairement à toi, j'ai bien aimé la personnalité de Tressa même si son histoire n'est pas celle que je préfère.

Par contre, as-tu pas fait le vraie boss de fin ? (après tout les chapitres 4 et avoir accomplis certaines quêtes annexe). Je ne l'ai pas encore fait ayant mis le jeu en suspend, pour un autre.

Et qu'as tu pensés des boss pour débloquer les classes cachées ?

Marrant, t'es pas le seul à avoir beaucoup aimé Tressa alors que perso j'ai eu du mal à m'y attacher. Mais ça prouve bien ce que je raconte dans le test, on va chacun avoir nos personnages préférés selon nos goûts personnels, et même si je ne suis pas super fan de Tressa, je ne la déteste pas non plus, et à aucun moment je la trouve mal écrite, au contraire elle est cohérente avec ses émotions et sa façon de faire, c'est une aventurière joyeuse quoi.
Pour être honnête je n'ai pas fait le true last boss, sinon j'allais soit vraiment péter un putain de câble, soit mettre encore plusieurs semaines à y jouer (hélas en ce moment j'ai pas énormément de temps libre), et tu te doutes bien que vu ce que j'en dit, j'avais pas spécialement envie de passer encore 10h dans le jeu. Mais cela dit je n'exclue pas de m'y remettre par la suite. Je pense que j'ai été frustré d'une certaine part parce qu'il s'agit d'une version presse (d'ailleurs c'est bien que j'y pense, faut que je le reprécise dans le test) et qu'à un moment, même si on nous demande pas des comptes, faut quand même éviter de mettre 3 mois pour rendre un test, et j'avais aussi besoin de passer à autre chose. Fin bref, il me reste pas mal de choses post-game, j'ai pu faire un temple avec une classe ultime là, mais bon, c'est hard quoi ha ha ! Fin bref, j'essayerai de m'y remettre, clairement c'est intéressant, mais là j'ai fait une overdose de ce jeu.

Serene a écrit:
Un "manque" de profondeur dans les intrigues =/= une ABSENCE de profondeur. Je trouve qu'il y a beaucoup à apprécier dans ces histoires un peu plus sobres que la normale ; d'autant qu'on traverse une époque où moult JRPGs poussent l'exotisme trop loin et finissent par se casser la figure (Fire Emblem Fates...)

Bien sûr, je ne nie pas qu'il n'y a aucune profondeur, et c'est intéressant d'avoir quelque chose d'un poil original par rapport à d'habitude, mais bon quand tu balances dans une interview que ton jeu c'est le successeur spirituel de FFVI..... Il faut quand même préciser que non, ça c'est faux ^^ Comme je dis dans la conclusion, ce jeu est très appréciable pour ses huit histoires aux différents tons, mais clairement le jeu va pas marquer l'histoire du JRPG, en tout cas moi il ne me marquera pas dans 10 ans.

Serene a écrit:

"on peut se demander quel est finalement le but d'Alfyn, à part vagabonder dans des villes à la recherche de patients."

La réponse se trouve après la virgule mdr. Pourquoi t'entêterais-tu à lui trouver un but secondaire ? Effectivement, si il passait sa vie à soigner les gens sans qu'aucune anicroche ne vienne l'interrompre ça serait chiant. Mais il s'est sans cesse fait emmerder par ses propres collègues - qu'ils soient intégres ou non - et parfois même par ses propres patients, à tel point qu'il finit par faire une crise identitaire tant il a peur de renouveler ces erreurs et ces conflits. Tu ne trouves pas ça un minimum palpitant ?

Baaa je sais pas quoi dire si ce n'est que je n'ai pas aimé son histoire, le mec en lui-même j'ai passé mon temps à me dire "mais il est un peu con quand même", mais oui ça fait quand même une fois de plus un personnage différent pour une histoire différent, et en soit c'est intéressant. Mais sur un plan personnel, son arc ne m'a que peu intéressé. Les conflits d'intérêt entre différents protagonistes d'une même profession ayant chacun sa propre vision de comment tirer profit de ses compétences, pour moi c'était bien plus palpitant chez Cyrus.

En tout cas merci pour vos retours, comme vous vous en doutez, je me suis pas mal impliqué pour pondre ce test, le prochain test écrit de ma part sera en principe sur un autre gros RPG de fin d'année, mais tout de même un tout petit poil plus accessible :p

Serene
Serene a écrit le 23 septembre :
Ne t'approche même pas du true final boss, j'ai échoué 5 fois contre lui et j'ai pété un câble (pas sur le boss en lui-même, mais surtout car tu ne peux pas sauvegarder avant lui, et le donjon est un point de non-retour)
Pargonis
Pargonis a écrit le 23 septembre :
Très bon test, plutôt éclairé et bien expliqué. Y a des critiques certes, mais je t'ai trouvé plutôt mesuré dans ta manière d'en parler. Pas évident de jouer intensément, en particulier quand le jeu traîne en longueur, ça a tendance à gaver.

Tu vas en avoir plein le dos si tu te tapes tous les tests de RPG à rallonge ^^
Ryfalgoth
Ryfalgoth Auteur a écrit le 23 septembre :
Serene a écrit:
Ne t'approche même pas du true final boss, j'ai échoué 5 fois contre lui et j'ai pété un câble (pas sur le boss en lui-même, mais surtout car tu ne peux pas sauvegarder avant lui, et le donjon est un point de non-retour)

Ah ok d'accord mdr, bon je vais sans doute le mettre tout en bas de ma liste de choses à faire dans les post-game que j'ai de côté.

Pargonis a écrit:
Très bon test, plutôt éclairé et bien expliqué. Y a des critiques certes, mais je t'ai trouvé plutôt mesuré dans ta manière d'en parler. Pas évident de jouer intensément, en particulier quand le jeu traîne en longueur, ça a tendance à gaver.

Tu vas en avoir plein le dos si tu te tapes tous les tests de RPG à rallonge ^^

Orf j'allais pas le défoncer non plus, certes j'ai eu quelques envies de bien ragequit suite à des défaites contre des boss, mais faut avouer que je n'ai pas non plus trop optimisé mon équipe.
Sinon ça va, le prochain JRPG dont je ferai le test écrit, il sera pas vraiment très long en principe ha ha (t'as pas deviné de quel jeu je parle ?)
Et là j'ai commencé hier le DLC de Xenoblade 2, et je prends mon pied, donc t'inquiètes les JRPG ça me saoule absolument pas !
Pargonis
Pargonis a écrit le 23 septembre :
Un petit Pokemon peut être ? ^^
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