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Mario & Luigi : Partners in Time

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Mario & Luigi : Partners in Time - Test

DS     Rédigé par Pargonis     le 18/09/18 à 22:00     0 Coms et 193 Vues
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L'univers de Mario et le jeu de rôle est un mélange qui a toujours bien fonctionné. Suite au succès de Superstar Saga sur GBA, dont le remake est paru sur 3DS en octobre 2017, Mario & Luigi Partners in Time débarque sur Nintendo DS et nous propose une toute nouvelle aventure. Nos plombiers préférés devront cette fois-ci voyager à travers le temps pour tenter de sauver le Royaume Champignon d'une terrible menace. Cet épisode haut en couleur n'aura malheureusement pas le droit à son nouveau quart d'heure de gloire contrairement à ses pairs. Oubli justifié ou choix malheureux ? Il est temps de remettre les pendules à l'heure...


Moustaches are cool !




Le Royaume champignon, un havre de paix... convoité sans le savoir par des créatures effrayantes venues d'un autre monde qui l'observent dans l'ombre depuis longtemps. Les Xhampis, une race extraterrestre hostile, a jeté son dévolu sur le Pays des Toads et elle compte bien conquérir le territoire et réduire la population à néant.




Laids, brutaux et cruels, [b]les Xhampis ne connaissent pas la pitié et jouissent d'une avancée technologique et d'une puissance de frappe considérable. Pire que tout, vous l'ignoriez peut-être, mais ils ont surgi de nulle part durant la jeunesse de nos héros. La Princesse Peach et ses deux chevaliers servants ne sont encore que de charmants bambins et sont incapables de faire face à un tel conflit. Le château finit par plier devant l'ennemi, la fuite est la seule option, tout espoir est perdu...




Pourtant, loin de ce conflit du passé, le Royaume Champignon du présent se porte comme un charme et grâce à la Machine Spatio-temporelle du professeur Tastroff, Peach et ses compatriotes souhaitent explorer de nouveaux horizons. D'anciens horizons, en l'occurence, car la jolie souveraine décide de rendre une visite diplomatique au Royaume d'antan. N'importe quel fan de science-fiction aurait hurlé qu'un tel voyage court forcément droit à la catastrophe... Et il aurait raison. Ce qui devait arriver arriva, lorsque la machine revient dans le présent, elle se trouve dans un état de destruction critique et la princesse a disparu. Pire, elle a été remplacée par un monstre alien que nos chers héros moustachus s'empressent de maîtriser.




Le constat est sans appel : il s'est produit quelque chose dans le passé du Royaume qui a déchiré l'intégrité du monde et Peach est sans doute en danger quelque part. Le temps est complètement déréglé et des failles apparaissent partout dans le château. N'écoutant que son courage, et la maladresse de Luigi, le duo traverse l'un des portails et se lance à la rescousse de leur princesse bien aimée. Bien vite, les frères comprendront la gravité de la menace et tomberont nez à nez avec leurs doubles en couches culottes. Les quatre héros feront alors équipe pour lutter contre la menace des Xhampis et sauver le passé et le présent, rien que ça.

C'est sur un démarrage particulièrement sombre et oppressant que débute notre périple, qui se révèle d'une froideur inattendue pour un jeu Mario. Néanmoins, rassurez-vous, nous sommes dans un jeu "Tous Publics", le titre oscillera entre l'humour cartoonesque propre à la saga, des scènes rocambolesques et des moments héroïques où le danger guette.

Ce mélange de styles et de contextes rend l'aventure assez atypique, ce qui a probablement dérouté les joueurs de l'époque. Le titre sort en effet des sentiers battus en adoptant un angle bien différent de ce qu'on a pu observer dans tout le reste de la série. Une prise de risque qui a peut-être nuit à sa popularité mais qui paradoxalement, fait aussi partie de son charme.




Bien que le thème du voyage dans le temps soit abordé, la profondeur du sujet n'est que survolée. Nous ne sommes pas dans un épisode clef de Doctor Who élaborant des théories complexes sur les paradoxes temporels. C'est un jeu Mario, pour des questions de simplicité de traitement, le scénario n'explore que très peu le lien entre passé et futur. En effet, le jeu n'explique à aucun moment pourquoi les frères adultes ne se souviennent pas de cette aventure par exemple. Si les péripéties que vivront nos protagonistes apportent un rythme narratif dynamique, on déplore plusieurs facilités d'écriture parfois grossières. Le thème voulu par les développeurs n'étant pas évident à appréhender et la série n'ayant jamais véritablement brillé par la profondeur de ses récits, il est clair qu'on ne va pas juger la qualité générale du titre uniquement sur ce critère.


Ce n'est d'ailleurs pas le propos du jeu. Le but est de proposer un prétexte suffisant pour amener le joueur à se divertir avec légèreté, et c'est tout ce qu'on lui demande. Le jeu est un paradoxe ambulant parfaitement assumé et délirant. On note tout de même que quelques unes de nos actions du passé entraînent un changement dans le présent, en donnant notamment des idées à un jeune professeur Tastroff pour de nouvelles inventions. Nous avons également le droit ainsi à quelques rencontres cocasses avec d'autres personnages en version enfantine, mais tout cela reste plutôt anecdotique.




Combien faut-il de plombier pour résoudre un paradoxe spatio-temporel ?



Chaque nouvel opus de Mario & Luigi amène avec lui un nouveau concept ou une mécanique de gameplay inédite,


Partners in Time ne déroge pas à cette règle. En effet, la rencontre avec les frères Mario et Luigi enfants va rapidement transformer le duo en quatuor et modifier le gameplay en conséquence.

L'ADN de la série est de proposer une prise en main qui soit la plus accessible possible. Ainsi, chaque frère se voit attribuer une touche précise pour le saut ou valider une action. Le bouton A est ainsi destiné à Mario, en tête de file, et la touche B est réservée à Luigi. Avec l'arrivée de la DS, deux nouveaux boutons ont été ajoutés, les touches X et Y seront respectivement attribuées à Bébé Mario et Bébé Luigi. Cette configuration est fixée et ne changera jamais au cours du jeu pour éviter toute confusion.

Nous avons donc la possibilité de jouer quatre personnages au lieu de deux, une idée banale mais qui dans le contexte de la série apporte une certaine originalité et entraîne une diversité de situations, que ce soit lors des combats ou lors des phases d'explorations. Ainsi nous pouvons à loisir déplacer les quatre héros simultanément (les bébés se plaçant sur le dos de leurs aînés) ou bien de séparer les groupes pour basculer de l'un à l'autre par simple pression d'une touche
.

L'exploration des différents lieux se fait toujours à la manière d'un jeu de plates-formes en vue isométrique, de ce côté là, les habitués ne seront pas dépaysés. A la différence cette fois ci que le titre tirera profit de la possibilité de séparer les équipes. De nombreux puzzles, mini-jeux et énigmes plutôt bien pensés exploiteront les capacités de chaque binôme. Les Bébés peuvent passer dans les lieux étroits ou peuvent être lancés par les adultes sur des plates-formes plus élevées. Les adultes comme les enfants disposent de pouvoirs spéciaux qui devront souvent être habilement combinés pour progresser.






A cet effet, le soft use habilement du double écran de la DS, grande nouveauté de l'époque. Ainsi, lorsque les quatre plombiers sont réunis, l'écran du bas sert d'écran de jeu et l'écran du haut fait office de carte du monde. Mais lorsque la situation exige de séparer les binômes, chaque groupe disposera indépendamment d'un écran. Un choix de gameplay tout à fait cohérent et efficace. La complémentarité est donc de mise, aussi bien au niveau de la jouabilité que du point de vue purement matériel. Du game-design dans toute sa splendeur.

Concernant le déroulement des niveaux, le simili monde ouvert du premier épisode cède sa place à un level design plus cloisonné et plus classique. L'univers s'articule autour du château de Peach dans le présent qui fera office de hub central et chaque faille qui s'y trouve mènera à une nouvelle zone du passé. La plupart des pièces du château deviennent accessibles au fur et à mesure grâce aux nouvelles techniques que les frangins apprendront dans leur quête, permettant de maintenir une certaine dose d'exploration progressive. Rien de bien folichon au premier abord, pourtant le plaisir de la découverte est bien là. On ne sait pas ce qui se trouve de l'autre côté de la faille avant d'avoir sauté le pas et c'est cette curiosité qui motive la suite de notre quête. On a alors l'impression de plonger dans l'inconnu et on a à chaque fois hâte de découvrir ce que dissimule la suivante.



L'union fait la force




Incarner deux fois plus de personnages implique aussi de veiller à la bonne gestion de chacun, que ce soit son équipement, ses statistiques, sa santé etc... Les combats sont tout aussi dynamiques que nous l'a offert la saga depuis toutes ses années, la vigilance est donc de mise pour optimiser vos chances de réussite.
Comme dans tout RPG et à fortiori dans la licence Mario et Luigi, chaque combat gagné rapporte de l'expérience à vos combattants qui pourront ainsi améliorer leurs capacités physiques, le fait de scinder votre équipe est un risque de distiller l'Xp distribuée par les ennemis. Dans la mesure du possible, il vaut mieux regrouper vos troupes pour évoluer plus rapidement.

De plus, chaque héros dispose de ses propres caractéristiques qui diffèrent légèrement de l'un à l'autre que ce soit sur les stats de combats que sur la physique de leurs mouvements. Pour la faire courte, les bébés seront moins forts mais plus rapides et plus "chanceux" et inversement pour les grands. Combattre à quatre ou incarner séparément les moustachus ou les bébés change clairement la donne et altère la manière dont vous devrez anticiper les esquives et les contre-attaques.

Les combats se déroulent exactement de la même façon que pour les autres opus. Nous sommes sur du tour par tour typique de la série, une touche est exclusivement attribuée à un personnage pour à la fois esquiver, sauter et sélectionner une action. La jouabilité n'est guère plus compliquée qu'à l'accoutumée : lorsque les quatre héros sont réunis dans un combat, les plus petits sont juchés sur leurs vieux alter-ego qui devront endosser (haha) le rôle de sac à PV. Dans ce cas de figure, seuls Mario et Luigi adultes, devront esquiver ou encaisser les dégâts. S'ils sont KO, les bébés prendront alors la relève.


Pour autant, il ne faut pas croire que le combat sera plus facile sous prétexte que vous êtes plus nombreux. Non seulement les combats de cet épisode sont légèrement un cran au dessus en matière de difficulté, mais avoir un bébé sur le dos alourdi votre masse et influe légèrement sur votre capacité d'esquive. Rien de bien méchant mais la différence est là. Les combinaisons de touches pour réussir les attaques sont également différentes lorsque vous êtes 2 ou 4 dans l'arène, en particulier si vous voulez optimiser vos dégâts.
Un léger avantage existe mais il nécessite un effort supplémentaire, c'est bien normal.
En outre, si le timing requis devient plus simple lorsque le combat se fait à deux personnages seulement, les attaques sont moins puissantes en contrepartie.

Comme nous venons de le voir, le système de combat pour les attaques de base reste simple, mais il est complété par quelques subtilités. C'est également le cas en ce qui concerne les attaques spéciales. Les pouvoirs spéciaux sont communs à toute l'équipe, mais les combinaisons de boutons et le timing varient légèrement en fonction du nombre de héros présents.




Dans un soucis de simplifier la jouabilité et ne pas avoir un nombre trop élevé d'attaques spéciales ou trop complexes, ces pouvoirs ne consomment pas de point technique ou de point de magie, ceux-ci ont tout bonnement disparus. Il sont désormais remplacés par des objets (appelés "objets frères") que l'on peut soit acheter en magasin ou dénicher dans les différents blocs que vous trouverez et qui remplissent la même fonction dans les combats. En résumé, il s'agit d'armes que les frères Mario peuvent utiliser qu'ils soient petits ou grands. On y trouvera les grands classiques des jeux Super Mario Bros, comme la carapace verte, la fleur de feu ou les fameux blocs POW. Plus besoin de jeter un œil constamment sur votre jauge de "magie" mais, en revanche, il faudra surveiller votre stock de munitions pour ne pas vous retrouver à court contre un boss.



La meilleure réalisation de tous les temps ?



En ce qui concerne sa réalisation, le titre d'AlphaDream possède une patte visuelle tout à fait plaisante et qui n'a pas à rougir des effets du temps. Le jeu est réalisé intégralement en 2D isométrique, caractéristique du studio. Nous ne sommes pas encore sur le mélange 3D / Pixel art de Mario & Luigi : Dream Team Bros, ici on nous présente une 2D simple mais très nette disposant d'un style d'animation fluide, pas très loin du dessin animé. Tous nos plombiers sont très bien modélisés, leurs mimiques sont toujours aussi tordantes et expressives. En bref, il n'y a pas grand chose à reprocher à ses graphismes. Les quelques cinématiques sont bien mises en scène et utilisent malicieusement les deux écrans pour montrer différents points de vue d'une même scène et c'est tout à fait appréciable.




La direction artistique dans la conception des niveaux ou dans le bestiaire est remarquable de diversité. On explore plusieurs environnements différents : Le Village de Noël des Toads, le ventre d'un Yoshi géant, La montagne en Thwomps, etc...

Mettons un petit bémol sur le design des Xhampis qui ne restera pas vraiment dans les mémoires. Il y a pourtant un bel effort de mise en place afin de différencier la hiérarchie de ces nouveaux ennemis, certains osent même des adversaires ou des alliés récurrents des jeux Mario. Mais toute exception mis à part, on peut trouver ce chara-design assez quelconque, mais ce minimalisme reflète la personnalité froide et sans âme de ces créatures.



Ce qui donne véritablement le relief de ces antagonistes, c'est finalement le travail réalisé sur leur identité sonore. Les Xhampis ne s'expriment pas comme tout le monde. Ils communiquent à travers des bulles remplies d'onomatopées extra-terrestres incompréhensibles. Mais surtout, ils disposent d'une grosse voix rauque, assourdissante et ponctuée d'intonations sadiques. La preuve qu'on peut caractériser la peur et créer une véritable ambiance efficace de bien des façons.

Musicalement parlant, le constat est un peu plus mitigé. Le résultat n'est pas catastrophique, mais nous sommes loin de l'OST mémorable de Bowser's Inside Story. Ceci dit, quelques pistes sortent du lot. En particulier les morceaux tristes que l'on entend dans les villages saccagés par les envahisseurs ou bien la musique du combat final dont la sobriété des harmonies fait ressortir l'intensité du moment. Pour le reste, on se situe dans une production sonore tout à fait acceptable, sans plus.





| Conclusion |

Malgré sa prise de risque scénaristique qui tranche véritablement avec le ton habituel de la série, ce second volet de nos frères moustachus est d'un franc classicisme. Cependant, il fait ce qu'on attend de lui avec une grande efficacité. La difficulté des énigmes est progressive et bien dosée. Le bestiaire est, comme à son habitude, très diversifié et complètement barré. Le rythme de l'aventure est constamment maîtrisé, il y a toujours de nouvelles zones à explorer et on a plaisir à faire progresser ses personnages. En plus d'une réalisation de bonne qualité, le titre sait apporter le petit plus qui lui confère son identité propre, avec son gameplay à 4 personnages et sa jouabilité asymétrique par intermittence. Le scénario et son aspect lugubre en comparaison avec les autres productions du studio AlphaDream lui donne une saveur particulière qui a peut être désarçonné les joueurs. Quoi qu'il en soit, Mario et Luigi : Partners in Time est un peu le Final Fantasy 8 de Nintendo : le vilain petit canard qui n'a pas le droit à sa réédition. Un épisode moins lucratif pour Big N comparativement aux autres opus mais dont les qualités évidentes ne justifient pas de faire de lui la dernière roue du carrosse. Loin d'être un sous épisode, ce second volet mérite lui aussi de passer par la case remake au même titre que le reste de la trilogie dont il fait partie.
1620
++ Bons points ++ - Une ambiance atypique
- Une réalisation solide
- Un rythme de progression maîtrisé
- Un humour toujours présent
- De bonnes idées de gameplay à 4 persos
- Exploitation parfaite du double écran
-- Mauvais points -- - Un scénario manquant de profondeur et des défauts d'écriture
- Le chara design discutable des Xhampis
- Une bande-son moins mémorable que ses pairs


Commentaires



manchot1er
manchot1er a écrit le 19 septembre :
Un très bon test pour un jeu malheureusement tombé dans l'oublie alors qu'il mérite d'avoir autant de succès que Superstar Saga, Voyage au centre de Bowser ou Dream Team Bros. D'ailleurs, J'avais eu la chance d'avoir obtenu ce jeu en occasion et d'avoir pût y jouer sur ma DS (sachant que le jeu est dur à trouver). Je suis assez d'accord avec la plupart des arguments du test, mais il y a quand même deux/trois petites choses que je vais rajouter (sachant que ce que je vais dire est purement subjectif) :

-J'avais bien apprécier les interactions entre les 4 persos principaux, que ce soit lors des cinématiques, les relations entre Mario, Luigi et leurs versions miniatures qui sont à la fois drôle et touchant ou du gameplay lors des phases d'explorations et de combats.

-Le chara-desing des Xhampis ne m'a pas vraiment déranger ou rebuté et je trouve même que cela contraste bien avec leur coté menaçant, d'autant plus que le jeu nous montre à plusieurs reprises à quel point ces extraterrestres sont dangereux.

-Une chose dont tu n'a pas parlé dans ton test et qui m'a un peu rebuté par rapport aux autres opus de la saga : c'est la durée de vie du titre. En effet, je trouve que le jeu est très court (il faut une bonne quinzaine d'heure pour le finir), alors que les autres jeux dépassaient la vingtaine d'heures (voire la quarantaine concernant Dream Team Bros). J'aurais préféré que l'aventure dure un peu plus longtemps, où qu'elle soit rallongé par des quêtes annexes intéressantes.

-Je trouve aussi que le jeu est un poil plus facile que son prédécesseur. Il n'y a que le dernier lieu ou le combat final qui m'ont posé pas mal de difficulté.

En résumé, Nintendo aurait mieux fait de sortir un remake de ce jeu à la Samus Returns au lieu de passer directement par un remake de Voyage au centre de Bowser qui est bien parti pour être du pseudo-repompage du remake de Superstar Saga.
Pargonis
Pargonis Auteur a écrit le 19 septembre :
Merci pour ton commentaires manchot ! J'avais lu ton avis sur la fiche du jeu, je me doutais que t'allais réagir ^^


manchot1er a écrit:
-J'avais bien apprécier les interactions entre les 4 persos principaux, que ce soit lors des cinématiques, les relations entre Mario, Luigi et leurs versions miniatures qui sont à la fois drôle et touchant ou du gameplay lors des phases d'explorations et de combats.



Entièrement d'accord, peut-être ais-je survolé ce point, mais c'est ce que je voulais dire en parlant de l'humour omniprésent et des mimiques des protagonistes et des petites scènes qui ponctuent l'action. La relation entre les 4 personnages FONCTIONNE.

manchot1er a écrit:
-Le chara-desing des Xhampis ne m'a pas vraiment déranger ou rebuté et je trouve même que cela contraste bien avec leur coté menaçant, d'autant plus que le jeu nous montre à plusieurs reprises à quel point ces extraterrestres sont dangereux.


De même, le chara design des Xhampis n'est pas raté, il fait écho avec leur nature et leur personnalité. Mais en comparaison avec le reste de la série, c'est pas le design le plus mémorable des antagonistes. C'est le côté froid et mono-maniaque qui provoque ça. Ca fonctionne mais uniquement dans cet univers là, ils s'intègreraient mal dans un autre contexte. D'où l'idée que les spectateurs vont vite oublier ces personnages.

Mais on va en reparler des Xhampis, le dossier bonus que je prépare va longuement se pencher sur leur cas, parce qu'il y a plus de choses à dire sur le sujet qu'on ne le pense !

manchot1er a écrit:
-Une chose dont tu n'a pas parlé dans ton test et qui m'a un peu rebuté par rapport aux autres opus de la saga : c'est la durée de vie du titre. En effet, je trouve que le jeu est très court (il faut une bonne quinzaine d'heure pour le finir), alors que les autres jeux dépassaient la vingtaine d'heures (voire la quarantaine concernant Dream Team Bros). J'aurais préféré que l'aventure dure un peu plus longtemps, où qu'elle soit rallongé par des quêtes annexes intéressantes.

-Je trouve aussi que le jeu est un poil plus facile que son prédécesseur. Il n'y a que le dernier lieu ou le combat final qui m'ont posé pas mal de difficulté.



Alors, c'est là où j'ai eu le plus de difficultés parce que d'un côté, j'y ait beaucoup joué pendant des années et j'ai des réflexes physiques presque automatiques le concernant, donc j'avance assez rapidement. J'ai 8 heures de jeu et je suis presque à la moitié, donc ça se tient, mais serait-ce le cas de quelqu'un qui ne connait pas le titre ?

Pareil concernant la difficulté, les phases de plate-forme et les énigmes me sont tellement familières que ça ne pose aucun problème pour progresser. Sur les combats pareil, mais j'ai tout de même éprouvé des difficultés sur certains affrontements. Peut être que j'ai estimé que je le connaissais trop bien et que je me suis pas méfié. Pas de game over mais j'ai du me soigner en catastrophe une paire de fois. Reste que quand on a pas l'habitude de cette config à 4 persos, ça nécessite un temps pour bien appréhender les attaques et faire des perfect.

manchot1er a écrit:
En résumé, Nintendo aurait mieux fait de sortir un remake de ce jeu à la Samus Returns au lieu de passer directement par un remake de Voyage au centre de Bowser qui est bien parti pour être du pseudo-repompage du remake de Superstar Saga.


Alors, ça me gène pas vraiment que ce soit un remake léger pour ces jeux là. Ils sont bons comme ils sont, y a pas de vraie nécessité de transformer leur gameplay et pour les joueurs qui n'ont pas eu l'occasion d'y jouer je trouve ça très bien.

Concernant voyage au centre de Bowser, c'est sans doute le meilleur épisode (c'est le plus vendu de la saga). Mais Partners in Time a une place bien particulière pour moi. D'une part, j'ai eu ce jeu pour mes 18 ans car il était sorti un peu avant en europe. Y en a qui voulaient des FPS et des jeux de PS2, ben moi mon kiff c'était Mario et Luigi :D

Mais il a une ambiance tellement différente du reste de la série que pour moi ça en fait un jeu unique. Pas le meilleur, mais seul dans son style. Et je me rends compte que c'est ce genre de jeux qui retiennent le plus mon attention. Pour moi, Partners in Time est à Mario&Luigi ce que Majora's Mask est à Legend of Zelda, par exemple. C'est un jeu qui tente une approche différente. Et derrière la facilité de son scénario, se cache une démarche plutôt intéressante vis à vis de certains grands classiques de la SF. Mais ça, je le garde pour bientôt ^^
manchot1er
manchot1er a écrit le 19 septembre :
Citation:
De même, le chara design des Xhampis n'est pas raté, il fait écho avec leur nature et leur personnalité. Mais en comparaison avec le reste de la série, c'est pas le design le plus mémorable des antagonistes. C'est le côté froid et mono-maniaque qui provoque ça. Ca fonctionne mais uniquement dans cet univers là, ils s'intègreraient mal dans un autre contexte. D'où l'idée que les spectateurs vont vite oublier ces personnages.


C'est sûr qu'à part ceux qui ont fait Partners In Time une fois dans leur vie, je n'entend pas beaucoup de personnes ayant retenu grand chose de ces antagonistes (tout comme le reste du jeu d'ailleurs). Même si dans les autres opus qui sont sorti après celui-ci, c'est amusant de les revoir en caméo ou Hister Egg rapides (ils font office de boss caché dans Voyage au centre de Bowser et il y a un tableau représentant un Xhampi Violet dans Dream Team Bros), il n'y aura que dans cette opus-ci où ils aurons vraiment eu l'occasion de briller.

En tout cas, j'ai hâte de lire ton dossier pour voir tout cela plus en détail.

Citation:
J'ai 8 heures de jeu et je suis presque à la moitié, donc ça se tient, mais serait-ce le cas de quelqu'un qui ne connait pas le titre ?


Citation:
Peut être que j'ai estimé que je le connaissais trop bien et que je me suis pas méfié. Pas de game over mais j'ai du me soigner en catastrophe une paire de fois. Reste que quand on a pas l'habitude de cette config à 4 persos, ça nécessite un temps pour bien appréhender les attaques et faire des perfect.


Je suis d'accord là-dessus, quelqu'un qui n'a probablement jamais fait les autres Mario & Luigi ou qui découvre cette opus pour la première fois, il va forcément galéré au début. C'est normal, les mécaniques du gameplay sont totalement différent des autres opus, donc ça mérite un petit temps d'adaptation (lors de ma première parti, j'avais un peu galéré au départ, mais à force de m'habituer au gameplay, j'ai fini par m'amélioré). Mais ce qui a de bien avec tous les opus de la saga, c'est que plus tu avance dans le jeu, plus tu fini par être habituer au gameplay et tu fini même par t'amélioré lors des combats. Et puis, si mes souvenirs sont bons, je crois qu'ils ont mit des tutos pour apprendre à se servir des objets-frères histoire de pouvoir s'habituer à leur gameplay. C'est juste que après avoir fait Superstar Saga et Voyage au centre de Bowser bien avant Partners In Time, j'ai eu l'impression de ne pas avoir ressenti beaucoup de difficulté là-dedans là où les deux autres jeux proposaient certains passages où j'avais bien galéré. D'ailleurs, lors de ma première tentative sur ce titre, j'avais réussi à faire plus de la moitié du jeu en 10H, en prenant mon temps, comme quoi, le jeu n'est effectivement pas très long au final.

Citation:
Concernant voyage au centre de Bowser, c'est sans doute le meilleur épisode (c'est le plus vendu de la saga). Mais Partners in Time a une place bien particulière pour moi. D'une part, j'ai eu ce jeu pour mes 18 ans car il était sorti un peu avant en europe. Y en a qui voulaient des FPS et des jeux de PS2, ben moi mon kiff c'était Mario et Luigi :D


Citation:
Et je me rends compte que c'est ce genre de jeux qui retiennent le plus mon attention. Pour moi, Partners in Time est à Mario&Luigi ce que Majora's Mask est à Legend of Zelda, par exemple. C'est un jeu qui tente une approche différente.


Voyage au centre de Bowser est aussi mon opus préféré de la saga, même si il est moins drôle que ses prédécesseurs, rien que le Gameplay avec Bowser (notamment lors des phases de combat en Bowser Géant qui sont assez impressionants) et les mécanismes entre le monde extérieur et l'intérieur de notre grand méchant suffisent à rendre ce titre mémorable. Si je devais faire un top personnel des Mario & Luigi, il ressemblerait à ça :

4-Superstar Saga
3-Dream Team Bros
2-Partners In Time
1-Voyage au centre de Bowser

Je compte pas Paper Jam Bros dans le classement car je ne l'ai pas fait et je préfère ignorer son existence:gni:

Je dois aussi avouer que ça donne des expériences assez intéressante quand une saga culte essaye de tenter une approche autre que ce qu'elle a l'habitude de faire. Majora's Mask en est un parfait exemple grâce son ambiance assez particulière (et quand on sait que le jeu a été réalisé sur une courte période, on ne peux qu'applaudir au génie.) La comparaison entre Partners In Time et l'un des Zelda les plus emblématiques de la licence est bien trouvé au passage:sisi:
Ebros
Ebros a écrit le 19 septembre :
Ah les Mario et Luigi ! Je me souviens d'avoir vraiment aimé le tout premier épisode, mais bizarrement par la suite je me suis vite lassé de la série.

Je serais pas dire pourquoi mais je me lasse moins des paper mario que des mario et luigi (même si les 2 derniers paper mario étaient un peu raté :wink: ).
Ryfalgoth
Ryfalgoth a écrit le 19 septembre :
Tiens, assez décevant d'entendre dire que les musiques de cet opus sont moyennes, étant donné que c'est quand même Shimomura qui est dessus. Certes c'est toujours des travaux de commande pour elle et ça n'a pas l'ambition de ses travaux sur un FFXV ou un Kingdom Heart, mais y a toujours une ambiance très enchanteresse qui se dégage de ses compositions dans tous les autres opus de M&L auxquels j'ai joué. Car oui, ce Partners in Time est le seul auquel je n'ai pas joué, et hélas ce n'est pas grâce à Nintendo que je vais pouvoir me rattraper cette fois.
D'ailleurs, à ce que tu en dis, je me demande si ce n'est pas un peu à cause du fait que Nintendo n'assume plus vraiment ce parti pris si particulier dans l'ambiance du titre qui semble trancher un peu avec le reste de la saga.
Pargonis
Pargonis Auteur a écrit le 19 septembre :
Alors, il y a d'excellentes musiques aussi, mais elles sont moins nombreuses. La tristesse de certains morceaux fonctionne très bien, comme le village des toads. Le thème du désert aussi, plus entraînant celui-là et plutôt sympa et accrocheur.



Mais, la compositrice était plus inspirée dans voyage au centre de Bowser, je trouve, qui reste le meilleur de ce seul point de vue.

Les musiques de combats sont moins mémorables que dans les autres épisodes. Celle du 1er était plus rythmée, plus entraînante.

Je pense aussi que l'ambiance si différente fait que Nintendo envisage les choses différemment pour cet épisode. Peut être sera t-il envisagé après le remake du 3 qui redynamisera peut être l'engouement du public pour la série...

On peut le prendre un peu comme un spin-off, et pour ma part ça a son petit charme de voir les choses sous cet angle, une histoire sympa sans prise de tête qui fait son chemin en solo. D'où ma comparaison avec Majora, mais ça marcherait aussi avec Link's Awakening ^^

Concernant Paper Mario, celui-ci est mort depuis la fin de Super Paper Mario, j'en ai fait le deuil. Non vraiment, la série n'existe plus à mes yeux.
Ryfalgoth
Ryfalgoth a écrit le 19 septembre :
Pargonis a écrit:
Peut être sera t-il envisagé après le remake du 3 qui redynamisera peut être l'engouement du public pour la série...

Mouais non, on est en toute fin de vie de la 3DS là, qui va acheter le remake du 3 franchement ? La série reprendra un souffle lorsqu'un épisode inédit arrivera sur Switch.
Pargonis
Pargonis Auteur a écrit le 19 septembre :
Ben ça fait 4 ans qu'elle est en fin de vie la 3DS, y a des portages de Kirby et de luigi's Manson. Elle veut pas crever la vieille !

Après si ils le sortaient en remake je ne l'achèterait pas pour autant, je le connais déjà par cœur...Fait le, il est traduit entièrement en français xD
NuageRouge
NuageRouge a écrit le 20 septembre :
Oui la 3DS semble ne pas vouloir crever aussi vite qu'on aurait pu le prédire et voir se multiplier les portages et remakes d'ancien gros jeux Nintendo c'est pas si mal. Ca permet de terminer avec des titres de grande qualité et c'est beaucoup classe que la fin de vie de pas mal d'autres consoles.

Après, un épisode inédit sur Switch comme le souhaiterais Ryfalgoth? Bof, je ne suis pas convaincu que ce soit très pertinent. Cette série est cool est à apporté de la fraicheur aussi bien dans le domaine des rpg que dans un univers Mario bien trop lisse.
Mais c'est très compliqué de faire durer longtemps une série de rpg et il vaut mieux s'arrêter à temps et laisser de très souvenirs (comme Baten Kaitos ou Golden Sun pour citer de séries ayant démarrer à la même époque) plutôt que de se perdre dans des épisodes de trop qui n'apportent rien et génèrent une lassitude (un peu comme l'a fait Paper Mario).
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