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The End Is Nigh

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The End Is Nigh - Test

Switch     Rédigé par Ryfalgoth     le 15/05/18 à 20:03     0 Coms et 170 Vues
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Edmund McMillen est un brillant concepteur américain de jeux indépendants dont ses plus grands succès sont Super Meat Boy et The Binding of Isaac. En s'associant avec le développeur Tyler Glaiel (Tetraform, Closure), McMillen revient en 2017 avec un plateformer démoniaque rappelant fortement les aventures du cube de viande, The End Is Nigh. A quel point Edmund McMillen aime nous faire souffrir ? Intéressons nous donc à un jeu baignant dans un univers toujours aussi joyeux de notre compère.


SUPER TUMOR BOY


Euh... Faut aller où ?
The End Is Nigh est donc un jeu de plates-formes 2D nerveux et exigeant dans lequel vous contrôlez Ash, une petite créature qui, après l'apocalypse, s'est donné pour adorable but de se construire un ami... en récupérant des morceaux humains et des tumeurs ! Belle ambiance ! Quoi qu'il en soit, le gameplay fait immédiatement appel à nos souvenirs de Super Meat Boy puisqu'il s'avère plutôt énervé dans sa physique avec un nuancé de sauts toujours aussi varié et précis, tout en proposant un gameplay qui se montre une fois de plus simple à appréhender. Si cette fois vous ne pourrez pas enchaîner des sauts muraux sur n'importe quelle surface, vous aurez tout de même l'occasion de prendre appui en vous suspendant aux corniches des plates-formes ou sur différents points d'accroche afin de vous propulser avec plus ou moins de vitesse dans le niveau.

Je me sens légèrement oppressé...
Bien entendu, si la prise en main de votre personnage ne constituera pas un défi extraordinaire, c'est bien sur son level design que The End Is Nigh se révèle aussi redoutable et ingénieux. Cette fois-ci, les niveaux seront bien plus courts puisqu'un stage ne tient que sur un seul écran dans lequel une idée est représentée à travers ses obstacles et mécaniques. Et à ce sujet, c'est la fête, entre les quelques phases de sauts millimétrées, il faudra faire face à des ennemis vous fonçant dessus, des nuages toxiques dans lesquels vous ne pourrez résister que quelques secondes, des projectiles téléguidés, des plates-formes descendantes à enclencher et à récupérer dans les temps, et bien d'autres pièges malicieux, tout est fait pour que vous passiez un agréable instant. Le jeu est également divisé en mondes comportant chacun une vingtaine de tableaux et apportant son lot d'idées de level-design. Certaines de ces zones comportent des embranchements que vous pourrez constater sur la carte, afin d'en visiter dans un différent ordre.

QUEL ENFER !!!


J'ai réellement pété les plombs sur ce passage
Vous l'avez certainement compris, The End Is Nigh ne propose pas une partie de plaisir, à moins d'aimer le sadisme, mais après tout c'est bien ce qu'on cherche en s'attaquant à ce titre ! Si vous n'aimez pas le challenge, inutile donc de vous intéresser d'avantage à ce jeu. Les quelques lecteurs restants que vous êtes, pauvres fous, auront bien de quoi assouvir votre soif de défis. Le jeu n'est cependant pas non plus débilement punitif, chaque mort vous fera progresser dans l'apprentissage d'un niveau. Fort heureusement d'ailleurs, il n'y a absolument aucun temps d'attente entre un échec et un nouvel essai, aussitôt déchu, vous repartez en guerre. La difficulté se veut par ailleurs assez progressive avec un début en douceur et des moments bien plus ardus au fur et à mesure de votre avancement. Mais compléter les tableaux ne sera pas votre unique objectif. À l'instar des bandages présents dans Super Meat Boy, chaque niveau vous demandera de récolter une tumeur qui sera plus ou moins cachée, et c'est bien là à mon sens que le jeu devient le plus intéressant. En effet, si l'on est un joueur plutôt débrouillard (pas toujours mon cas), ou sachant faire preuve de patience et persévérance (j'en suis), compléter un stage en arrivant de l'autre côté de l'écran n'est pas si insurmontable que ça. Bien souvent, alors que l'on sait parfaitement comment traverser le niveau en trente secondes, on passera parfois un quart d'heure, voire plus, à tenter désespérément d'attraper cette fichue tumeur, qui apparaîtra soit dans un coin peu accessible, soit en déclenchant un mécanisme au détour d'une petite énigme, puis à sortir de la zone intact afin de valider notre récolte, faute de quoi il faudra recommencer. Et on se surprend à aimer cela, bien que cela soit parfois diablement compliqué, c'est une tâche toujours intéressante et très maline à accomplir.

Difficile de donner une durée de vie à ce titre tant cela dépendra de votre niveau de jeu et des objectifs que vous vous fixez. The End is Nigh comporte ainsi plus de 600 tableaux, et les joueurs les plus aguerris parviendront au bout de leurs peines en moins de 10h, tandis que d'autres mettront facilement le double. Il faut savoir tout de même que le jeu est un peu plus long que ce à quoi vous pouvez vous attendre en le lançant pour la première fois, car vous débloquerez un certain nombre de nouveaux mondes. Et à ce propos, sans en dévoiler d'avantage, si vous tenez à survivre dans les dernières zones, il sera vital pour vous d'obtenir un maximum de tumeurs. A cela s'ajoutent quelques bonus avec la possibilité de récupérer des cartouches, vous donnant accès à des niveaux en 8 bit extrêmement difficiles, à l'instar de son prédécesseur spirituel.

LA DANSE MACABRE


Ah mais j'espère bien que la fin est proche parce que là :sueur:
Si au premier abord le style graphique rappelle inévitablement Super Meat Boy, artistiquement c'est assez différent. Le dessin se veut plus fin, mais surtout bien plus sombre. Les teintes dominantes des décors se veulent alors être noires et rouges afin de vous rappeler une fois de plus à quel étage des Enfers vous vous aventurez (et vous êtes sans doute à l'étage - 666). Mais malgré ces couleurs persistantes, le tout reste plus varié que ce qu'on pourrait croire, chaque monde a sa propre identité. Cependant, là où Super Meat Boy avait su nous amuser de par ses personnages et ses quelques cinématiques, ici le background de The End Is Nigh se contente de l'essentiel. Au niveau de la visibilité du jeu, globalement il n'y a pas grand chose à reprocher, si ce n'est à certains moments à la fin du jeu, le petit fantôme blanc représentant une mort de votre part peut vous gêner la vue.

Fidèle servant de McMillen avec The Binding of Isaac Rebirth (et des extensions) et de la version remaniée de Super Meat Boy (oh sacrilège), c'est naturellement Ridiculon qui reprend les choses en main. Cependant, point de composition originale, puisqu'ici le duo s'attaque à un exercice à la fois simple et risqué : reprendre de célèbres titres de musique classique. Beethoven, Mozart, Tchaikovsky, Grieg, Verdi, et tant d'autres génies du 18ème et 19ème siècles passent sous les guitares et synthés endiablés de Ridiculon dans l'unique but de faire monter la pression d'avantage, et c'est terriblement efficace. À noter par ailleurs que durant les niveaux en 8-bit, nous pouvons entendre quelques-uns de ces titres mais sous forme de chip-tune bien entendu.


| Conclusion |

Avec son level-design rempli de pièges, son gameplay nerveux et sa patte artistique réussie, Edmund McMillen nous prouve que The End Is Nigh est bien le digne successeur de Super Meat Boy. Bien sûr, son challenge plus que corsé n’attirera certainement pas tout le monde, mais pour les plus braves d'entre vous, ce jeu est du pain maudit.
1720
++ Bons points ++ - Un gameplay nerveux répondant parfaitement
- Le nuancé de sauts très varié
- Un level-design débordant d’ingéniosité
- Un challenge hors-pair pour les plus ferrus
- Un best-of de la musique classique revisitée
-- Mauvais points -- - Un background peu riche
- Quelques problèmes de visibilité à la fin


Commentaires



LamePurificatrice
LamePurificatrice a écrit le 15 mai :
Hé mais c'est Super Meat Boy en fait !

Bon cessons ce troll de basse qualité , j'ai fait le jeu il est superbe ! Du Edmund dans toute sa splendeur ! Très dur sur certains tableaux et très exigent sur la durée dans le monde post apocalyptique de la fin ! C'est un must-have du platformer hardcore ce jeu ! Les cartouches de jeux je ne les ai pas encore 100% vu la difficulté hallucinante de certains défis ...

Pour touts ceux qui se ne le sont pas encore procurés et qui aimes le masochisme vidéo ludique
foncez rentabiliser vos 15/20 Euros ! Ce jeu ne mérite pas le peu de visibilité qu'il a eu !
Ryfalgoth
Ryfalgoth Auteur a écrit le 15 mai :
Les cartouches, j'ai essayé d'en faire une qu'on débloque assez tôt dans le jeu (celle qu'on trouve en complétant le niveau sur la 2ème image du test), et putain de sa race de ses morts...... J'ai mis facile trois heures pour le réussir ce con de défi 8 bits XD Je ne suis pas un très bon joueur, mais je suis persévérant, et j'apprends de mes erreurs ha ha ! Enfin bref, du pur McMillen en effet, je n'ai certainement pas parcouru tout ce que le jeu a à proposer, mais dieu que j'en ai chié.
LamePurificatrice
LamePurificatrice a écrit le 16 mai :
C'est vrai que même les premières cartouches sont complètements craquées au niveau de la difficulté !
Juste les compléter pourrait être un jeu en soit mais il ne faut pas oublier que le véritable jeu à côté est tout autant difficile sur certains passages :bave:
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