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Paper Mario : La Porte Millénaire

Jaquette

Paper Mario : La Porte Millénaire - Test

Gamecube     Rédigé par Dragon-blue     le 11/10/11 à 00:00     1 Coms et 1565 Vues
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Dans la famille Super Mario je voudrais le RPG ! Et quand on parle d'RPG Mario, on sait tout de suite qu'il ne faut pas s'attendre à un FF, mais plutôt à un jeu remettant en cause toutes les caractéristiques du RPG classique. Je m'attaque donc à du lourd, du très très lourd même puisqu'il s'agit d'un jeu Gamecube très spécial développé par Intelligent Systems et édité par Nintendo, le jeu en question est un Action-RPG qui vit le jour en France en Novembre 2004 en proposant une suite à son dernier opus qui était sur Nintendo 64. Le jeu met en scène un plombier moustachu Italien qui se plie en 4 dans une aventure rocambolesque, inédite et absolument grandiose. Vous ne voyez toujours pas quel est le jeu en question ? Alors lisez ce test et plongez dans le monde de la folie, ou plutôt le monde de : Paper Mario : La Porte Millénaire !


Comme tout Mario qui se respecte, l'intrigue principale du jeu est lancée sur le kidnapping de la princesse Peach une fois de plus. Mais cette fois-ci ce n'est pas par Bowser le roi des Koopas, ennemi juré de Mario, mais par des extraterrestres : les X-Nauts, commandés par leur chef suprême : le grand Cruxinistre. Le début du jeu commence chez Mario & Luigi où Mario recoit une lettre avec une carte au trésor de Peach lui disant qu'elle a découvert l'existence d'un fabuleux trésor sur une île mystérieuse. Sans traîner, Mario va se rendre à Port Lacanaie et va faire la connaissance de Goomélie, un Goomba femelle qui fait des recherches en archéologie. Celle-ci se faisant agresser part Cruxéroce, un sous chef des X-Nauts qui cherche des informations sur ce trésor légendaire. En voyant Mario, Goomélie va se réfugier sous sa protection pour échapper à Cruxéroce et une fois celui-ci battu, Goomélie expliquera à Mario la situation : la seule piste pour retrouver Peach est de chercher le trésor légendaire grâce à la carte de Peach, et pour cela Mario va devoir retrouver les 7 Gemmes étoiles dissimulées un peu partout dans le monde. Malheureusement, Mario ne sera pas le seul à les chercher.

Paper Mario 2 fait donc office de suite à l'opus 64 avec une princesse Peach kidnappée, mais cette fois pas par Bowser ! Il y a donc de l'innovation, et ce n'est pas pour nous déplaire puisque Bowser sera également de la partie mais cette fois ci en se tournant davantage vers le ridicule. Le jeu se décompose en 8 chapitres dont les 7 premiers correspondent à la recherche des 7 Gemmes étoiles qui permettent, une fois rassemblées, d'ouvrir la porte Millénaire qui renferme le trésor légendaire. Durant son long voyage, Mario fera la rencontre de personnages hauts en couleur qui feront office de compagnons de route, tous issus de l'univers de Mario comme Goomélie, Koopek, Cumulia, Ptiyoshi et bien d'autres dont je parlerai en détail plus loin dans le test. L'aventure commence à Port Lacanaie, une ville portuaire mal-famée regroupant des voyous de toutes sortes qui est composée de deux quartiers, d'une place centrale, d'une gare, d'un port et des sous-sols (qui permettent de se rendre dans différents lieux et villes du jeu). Chaque chapitre respecte un schéma précis : L'arrivé dans un lieu nouveau, la découverte du village, un nouveau compagnon rejoint l'équipe de Mario, entre temps le scénario prend une tournure complètement déjantée et inattendu, puis il y a le Boss du chapitre qui détient la gemme étoile.

 

Voici Port Lacanaie,
une ville pas très fréquentable...
Évidemment Peach s'y trouve !
On se demande comment elle fait
pour se faire enlever aussi souvent...



Entrons dans le vif du sujet, ou plutôt dans le vif du test, à savoir : Le gameplay. Paper Mario 2 est un Action-RPG, c'est à dire que les combats sont dynamiques et en temps réel. Les ennemis du jeu se déplacent sur la Map et on a vraiment l'impression qu'ils sont vivants. Ils peuvent être étonnés, en colère et pourchasser Mario en changeant de forme (par exemple, le Koopa va rouler dans sa carapace pour essayer de toucher Mario). Si jamais un ennemi touche Mario avant lui, l'ennemi prend alors l'initiative et commencera son attaque en premier lors du combat. Dans le cas contraire si Mario saute sur un ennemi ou le frappe avec son marteau, c'est lui qui prendra l'initiative. Dès que vous touchez un ennemi, un combat s'engage au tour par tour. Lors d'un combat vous aurez le choix entre plusieurs actions, à savoir : Le saut (qui permet de toucher les ennemis volants), le marteau (qui touche plus particulièrement les ennemis aux sols et à pics), les objets (qui peuvent être de toutes sortes : redonner de la vie pour les champis, redonner des Points fleurs, infliger des dégâts pour le bloc Pow, faire des altérations d'état, etc...), les pouvoirs étoile (Pouvoirs dévastateurs que l'on obtient grâce aux gemmes étoile) et enfin "Stratégie" (qui permet de changer de compagnons, d'augmenter sa défense, son attaque, charmer le public pour récolter des points étoile ou fuir).

Il existe plusieurs types de points : les points cœurs (PC) qui correspondent à la vie de Mario, les points fleur (PF) qui permettent d'utiliser des attaques spéciales et donc plus puissantes et les points étoiles qui permettent de faire des attaques surpuissantes grâce aux différentes gemmes étoiles récoltées à chaque fin de chapitre. Lors d'une attaque, c'est le joueur qui décide ou non de faire un coup critique. Vous avez le choix entre faire une attaque sans toucher à la manette ou faire une attaque en reproduisant ce qu'il faut faire à l'écran, ce qui augmente les dégâts infligés à l'ennemi. En éliminant des adversaires, vous pouvez aligner des symboles qui forment un jackpot, et au bout de 3 symboles identiques vous regagnez l'intégralité de votre statut, un petit bonus non négligeable lorsqu'on est dans des situations critiques ! Comme tout RPG, Mario obtient de l'expérience à chaque fois qu'il bat des ennemis et il peut donc au bout d'un moment monter en niveau et augmenter au choix soit ses points cœurs, ses points fleurs ou ses points badges. Lors des combats, il faut tout le temps réfléchir de quelle façon attaquer l'ennemi, par exemple le marteau est plus approprié aux ennemis au sol ou ne pas sauter sur les ennemis qui ont un pics sur leur dos. Lors d'une phase d'attaque ennemi, avec un bon timing vous pouvez vous protéger en appuyant sur A pile au moment ou l'ennemi vous cogne ce qui diminuera les dégâts infligés ou appuyer sur B et contre-attaquer l'ennemi (mais ça demande plus de précision). Il y a également un système de défense que certains ennemis possèdent qui fera diminuer les dégâts infligés.

Au cours de son aventure, Mario pourra récolter de nombreux objets qu'il pourra utiliser en combat, des morceaux d'étoiles qu'il pourra échanger à un collectionneur contre divers badges, et des badges justement, divers et variés (environs 50 différents) qui ont des effets très intéressants lors des combats. Par exemple, certains peuvent décupler une attaque comme le super saut. Le multi-bond permet de sauter sur plusieurs ennemis à la fois, le marteau séisme crée une onde de choc et le marteau-toupie fait propulser un ennemi violemment sur un autre. Cependant, toute attaque utilisant un badge consomme des points fleurs et ces badges peuvent être activés uniquement via le menu tout en sachant qu'il y a une limite au port de badge (limite qui peut augmenter en passant au niveau supérieur). Au cours de son aventure, Mario obtiendra de nombreux power-up au saut et au marteau (Marteau-toupie, Mega-saut, etc...) enseignés par Toadette qui surgira de nulle part pour vous expliquer comment ça fonctionne. Ces attaques seront utiles aussi bien dans les combats qu'hors combat pour franchir certains passages inaccessibles jusqu'alors. C'est donc un jeu très dynamique, aussi bien au niveau des combats que dans les moments de plate-forme, la quantité d'action réalisable est gigantesque ce qui produit un jeu où l'on a besoin d'une vraie stratégie et par conséquent, où l'on ne s’ennuie pas.


 

Voici PtiYoshi, un compagnon de Mario qui aura une couleur différente en fonction
du temps de jeu effectué. Bien pensé n'est-ce pas ?



Règle d'or n°1 : L'humour.
C'est un thème très récurent aux RPG Mario, Paper Mario 2 n'y échappe pas et se fait un malin plaisir à l'accentuer ! Il y a zéro limite dans le jeu : bien qu'il soit déconseillé au moins de 3 ans, il y aura des morts, des scènes choquantes, des boss qui mangent le public, des individus louches de toutes sortes : voleurs, fugitifs, gros crades avec des mouches, et même la mafia italienne en Pianta ! L'humour noire est donc très présente dans le jeu, pour le plus grand plaisir des fans des Mario-RPG. Chaque nouveau chapitre renferme en lui une explosion de scènes délirantes comme une arène de Catch, contrôler une armada de Pounis (à la Pikmin), une ville dont les habitants sont transformés en cochons, combattre un Boss sur un train comme dans les films d'action et aller sur la lune ! Le ridicule sera également de la partie avec notre ami Bowser qui n'est pas content car c'est lui d'habitude qui doit kidnapper Peach et part donc à la recherche de Peach accompagné de Kammy Koopa, toujours à la traine avec un chapitre de retard. Puis on finit sur les nombreux clichés qui contribuent à l'humour du jeu comme la scène de question pour un champion, l'aventure sur une île pirate disparu, des enlèvements, des ruptures amoureuses ou encore la grand mère Pouni qu'il faut respecter sinon elle se met à gueuler atrocement fort. Le jeu en met plein la vue de ce coté là.

Règle d'or n°2 : L'art de l'imprévu.
Dans Paper Mario 2, l'imprévu est une règle d'or. En effet, Mario sera constamment impliqué dans des situations rocambolesques sans aucune issue possible à n'importe quel moment du jeu. Les situations désespérés peuvent arriver d'une minute à une autre et on peut dire qu'elles sont merveilleusement bien mises en avant par les développeurs. C'est lorsque l'on croit que la situation est enfin revenu à la normale que cela empire à un point assez inimaginable (c'est souvent le cas lors de l'arrivé des boss de chapitres). L'exemple parfait est le boss final qui vous en fera voir de toutes les couleurs car il y aura toujours un autre Boss final derrière lui qui va arriver pour la plus grande surprise du joueur. Un ordinateur qui tombe amoureux de la princesse Peach, ou encore Mario qui se fait prendre dans des embuscades ou des histoires impossibles. Tout peut arriver et à n'importe quel moment, alors n'en soyez pas étonnés.

Règle d'or n°3 : Une mise en scène théâtrale.
Particularité de ce Paper Mario : sa mise en scène lors des combats qui est pour le moins, assez spéciale puisqu'on a une scène, un public, des estrades, projecteurs et même des coulisses et un rideau ! Tout porte à croire à une mise en scène théâtrale et ce n'est pas pour nous déplaire car on s'y croit vraiment ! Le public peut sauter de joie et pousser des cris lorsque vous réussissez une attaque ou peut vous huer lorsque vous échouez. Des gens peuvent rentrer à tout moment, d'autres peuvent en sortir ce qui fera varier votre cote de popularité jusqu'à atteindre 150 spectateurs à la fin du jeu. Certains spectateurs seront sympas et peuvent vous jeter des objets comme des champis tandis que d'autres se feront un malin plaisir à vous jeter des cailloux ou autres objets désagréables. Enfin, un Maskass peut parfois passer derrière le décors et faire tomber des objets sur les personnes qui sont sur scènes, il peut aussi arriver que le décors lui même tombe sur vous et vous fasse perdre de la vie. En appuyant sur A à certains moments lorsque vous effectuez une attaque, votre personnage effectuera une acrobatie artistique qui contribue à la satisfaction du public (et qui permet de récolter des points étoile). Cette mise en scène est tellement bien faite qu'on a l'impression que Mario est devenu un véritable acteur.

Règle d'or n°4 : Les amis, c'est utile !
Dans le jeu, plusieurs personnages se lieront d'amitié avec Mario et proposeront de vous aider en devenant votre compagnon d'aventure. Tous sont utiles pendant les combats et même hors combat grâce à certaines capacités spéciales. Il sont au nombre de 7 : Goomélie le Goomba femelle étudiante en archéologie, Koopek le Koopa froussard et timide, Dame Cumulia une célèbre actrice, Ptiyoshi un bébé Yoshi rescapé qui a failli finir dans un Hot-dog, Viviane un membre de l'obscur Trio, Bombart un vieux Bob-omb marin et Carmina une souris voleuse qui veut se taper Mario ! Chaque personnage a sa capacité spéciale hors combat, par exemple Goomelie donne des informations sur les lieux où vous vous trouvez, Viviane vous rend invisible, Ptiyoshi permet de courir plus vite, Bombart fait exploser des murs fissurés, etc... A l'instar de Mario, les compagnons de route évoluent en récoltant suffisamment de soleils : Blocs cachés un peu partout dans le jeu. Ils deviennent ainsi plus robustes et peuvent apprendre de nouvelles capacités de combat.

Règle d'or n°5 : L'anti-RPG par excellence.
Dernière caractéristique marquante du titre qui peut être choquante pour les fans de Final Fantasy : Paper Mario 2 est ce qu'on pourrait appeler, un Anti-RPG. En effet, dans ce jeu il n'y a pas d'ennemis épiques et monstrueux mais des ennemis issus du royaume champignon, il n'y a pas d'héros au charisme incroyable mais des persos simplistes avec leur mimiques et leur citations habituelles. Le jeu ne cherche pas à orater les joueurs avec des ennemis avec plus de 500 000 points de vie, les ennemis auront un nombre de points de vie au minimum syndical, ce qui est bien plus plaisant (Le boss final en a 150, et croyez moi c'est long pour en venir à bout). Enfin, les mondes chevaleresques, moyenâgeux et tout ce qui va avec, vous pouvez oublier : ici l'ambiance et les graph sont propres à l'univers de Mario. De ce fait en découle qu'il n'y aura pas non plus de magie dans le jeu (Mario n'est pas magicien) et les objets ne seront pas des potions ou des Esters mais des Champignons et du sirop de miel. Les Pro-RPG n'aimeront surement pas, mais on ne peut pas changer un univers aussi particulier, c'est ce qui fait le charme des Paper Mario.


 

Vous avez exactement 47 secondes avant
de mourir écrasé par les pics du plafond.
Julien Leperse est partout !



Au niveau des graphismes, la première chose que l'on remarque c'est que l'univers est tout en papier ! Aux premiers abords ça peut paraitre assez enfantin comme design mais au final ça donne une dimension nouvelle au jeu. Certaines animations provoquent une immersions dans ce monde de papier qui est pourtant en 3D, comme par exemple lorsqu'on entre dans une maison, la maison se déplie comme si on entrait dans un carton. De même lorsque Mario prend un tuyau, il tourbillonne puis l'écran se froisse comme une feuille de papier et rentre également dans le tuyau comme étant aspirée. En activant un pont, celui-ci se déroulera à la manière d'une page de livre que l'on tourne. Enfin, certains murs sont faux et peuvent disparaitre en soufflant dessus avec Cumulia, et on voit à ce moment la portion de mur qui ondule puis s'envole comme une feuille de papier. L'univers est tout en papier, tout en carton, tout en matériaux recyclés et 100% biodégradables ce qui lui vaut l'award du Super Mario Ecolo ! *Applaudit*

Sinon, le style graphique utilisé se rapproche du Cell-Shading même si ce n'est pas très voyant puisque l'univers papier domine largement. On continue avec le bestiaire du jeu qui est issu en grande partie de l'univers de Mario, seuls quelques monstres sont inédits ainsi que l'intégralité des Boss de chapitre ! On retrouve donc les éternels Goomba et Koopa Troopa (qui ont l'allure de racailles en portant des lunettes de soleil) ainsi que les Lakitu, les Kamek, les plantes Piranha, les Bruyinsectes, les Chomps, les Bill Ball, les frères marteau, bref, toute la famille est au rendez-vous. Bien entendu, chaque ennemi possède ses caractéristiques "Papier", tous ont leur mimiques respectives et animations ce qui accentue davantage la diversité. Mario lui-même se pliera en quatre dans son aventure avec l'aide de nouveaux pouvoirs qui lui permettront de se transformer carrément en feuille de papier ! Un pouvoir très utile puisqu'il permettra de franchir certaines plate-forme inaccessibles auparavant. Par exemple, Mario pourra se transformer en feuille et ainsi se glisser à travers des barreaux de prison, en avion en papier et ainsi planer au vent sur une distance courte, en bateau pour naviguer sur les flots et même en rouleau pour entrer dans des trous tout en roulant. Puis on finit avec les lieux et décors du jeu qui sont tous variés et plein de couleur. On peut voir plusieurs extrêmes comme la plaine Dragobée aux ton verts et jaunes, le village de Penocta où il fait nuit tous les jours qui sera plutôt noir et violet, tandis que les Bois insolites seront enneigés. La palette de couleur a été utilisée entièrement pour créer un monde coloré et varié, c'est joyeux et c'est plein de vie, que demander de plus ?


 

Paper Mario version avion.
Idéal pour franchir des obstacles.
L'église oculte à Penocta,
exemple parfait de la richesse et
de la variété des décors.




Outre un titre qui n'a aucun rapport avec le thème du paragraphe, les musiques de ce Paper Mario sont en général (car il y a des exceptions) de très bonne qualité. On retrouve dans l'ensemble des sonorités "Pixel" qui seront très présentes par la suite dans Super Paper Mario. Les musiques du jeu nous plongent directement dans l'aventure, on aura droit à certains thèmes très épiques lors des Boss (ce qui les mettra considérablement en valeur : Macho Grubba, Reine des ténèbres, Moam Moam, Cortez, etc...), mais également des thèmes de village/lieux qui caractérisent le lieu à merveille (exemple des bois et des pounis ou encore de Riverside). Bien entendu, les musiques n'échappent pas à l'humour omniprésent du titre et rendent certaines scènes assez magistrales niveau connerie. Mais ce n'est pas pour autant que le jeu n'est pas sérieux et il arrivera même à nous émouvoir avec une musique que l'on entendra vers la partie "Boss finaux" du jeu au nom de "The Crystal Stars", c'est le genre de musique qui motive et pas qu'un peu. Niveau bruitages, la panoplie de cris de Charles Martinet sera au rendez vous pour notre plombier moustachu. Les dialogues auront également un bruit caractéristique selon celui qui parle, ce qui permet de caractériser encore plus les personnages. Les mimiques auront également leur bruitages associés ce qui provoque des scènes assez excellentes. Lors des combats les spectateurs peuvent aussi crier et sortirent des cris stridents (venant d'un Koopa ça fait assez bizarre). Également, tout choc et contact avec un ennemi ou un bloc aura son bruit spécifique, comme s'y on y était. Revenons un peu sur les musiques et leur effets sur le jeu en étudiant un cas particulier qui ne laisse pas indifférent : Riverside.

Riverside est une station de gare où le train s’arrête quelques minutes pour faire une pause. c'est un lieu où la chaleur est assez accablante et pesante, les tons du ciels sont orangés et le soleil est bien plus gros que d'habitude, également on peut remarquer des ondulations comme si nos sens se brouillaient petit à petit à cause de la chaleur. Il flotte autour de notre équipe une aura de mystère, comme si quelque chose de grave allait arriver (ce qui arrivera par la suite). Également, la musique donne l'impression que le temps est figé avec des sonorités saccadées à la manière d'une montre. Le tout monte en crescendo mais pas trop, on a l'impression que la musique s’arrête de monter à un moment, ce qui laisse une impression de continuité (En effet, le chapitre était loin de se terminer). Riverside est donc le lieu clef d'un chapitre, ce qui sera vérifié par la suite lorsque Mario montera dans le train de nouveau et la musique seule pourrait laisser deviner l'intégralité du lieu et les actions qui vont s'y dérouler. Bien que ce soit un cas particulier, toutes les musiques d'ambiance essaient de respecter ce but là : Immerger à 100% le joueur dans le lieu.


 

Paper Mario 2, le seul jeu où vous
pouvez acheter des lentilles de contact
dans un magasin !
Une petite démonstration de l'utilisation
dévastatrice des gemmes étoiles
lors d'un combat.




On termine ce test avec la durée de vie ! Le jeu contient 8 chapitres d'une durée à peu près égale. A la fin de chaque chapitres, on prend le contrôle de Peach et le scénario se développe sous son contrôle pour des énigmes et des jeux de réflexion (comme aller se doucher ou danser avec un ordinateur) pour ainsi obtenir des précieuses informations à envoyer à Mario par mail. Puis c'est au tour de Bowser d'avancer dans sa trame scénaristique, mais à sa façon avec toujours un chapitre de retard. En général, le jeu se termine en une trentaine d'heures ce qui est moyen pour un RPG. Mais le jeu peut considérablement se rallonger grâce aux quêtes annexes qui sont vraiment nombreuses dans cet opus. En effet, un bureau des Requêtes est disponible dans le jeu, sortes de mission que l'on peut accepter ou refuser qui donnent de l'argent à celui qui la réussi. Les requêtes sont variées et nombreuses, on peut voir de tout comme par exemple : Frapper une souris pour qu'elle retrouve la mémoire, ramasser des ordures dans un entrepôt, effacer des graffitis, rapporter des livres, bref Mario se transforme en véritable machine à rendre des services c'est pourquoi je lui attribue l'Award du Super Mario LaPoste ! "La confiance donne de l'avance." *Ovation pour Mario*

Il est également possible de recenser tous les ennemis du jeu dans un glossaire grâce à Goomélie mais c'est également très long car les ennemis sont très nombreux. Et comme si ce n'était pas suffisant, il est possible de cuisiner dans le jeu en rendant visite à Marie T. Le principe de la cuisine : Combiner 2 objets pour former un nouvel objet avec un effet encore plus puissant. Par contre, si ces 2 objets ne peuvent pas ce combiner, vous obtenez un plat minable. Vu le nombre d'objets présents dans le jeu, n'essayez même pas d'imaginer le nombre de combinaisons possibles pour les recettes. Il existe également dans les sous-sols de Port-Lacanaie : Le donjon aux 100 niveaux. Le principe : Tuer les monstres du niveau pour accéder au niveau suivant sachant que les monstres deviennent de plus en plus fort. Tous les 10 niveaux, vous obtenez un nouveau badge et le 100° niveau contient un Boss caché qui est encore plus fort que le Boss final. Trouver les 100 morceaux d'étoiles, les 42 soleils et les 85 badges procure un véritable challenge. De ce fait, finir le jeu à 100% est quasiment impossible et demande énormément de temps, ce qui va plaire aux Hardcore Gamer. Niveau difficulté, le jeu est globalement assez simple si on a la méthode pour battre les ennemis, et on ne reste pas souvent bloqué au même endroit. Par conséquent, le joueur progresse assez vite dans le jeu. Pourtant, un seul boss sera d'une difficulté démesurée par rapport à tous les autres Boss rencontrés auparavant, il s'agit du boss final : il vous donnera du fil à tordre et à retordre.


 

Esprits mal tournés *regarde Fate*,
ne lisez surtout pas ce que dit le Goomba.
Bowser Armada VS Cruxéroce Armada :
2 personnages tournés au ridicule qui
s'affrontent, c'est assez comique.

 


Scénario
16/20
Le kidnapping de Peach faire encore une fois office de prétexte au scénario du jeu, et pourtant il y a de l'innovation ! Le joueur ne risque pas de s'ennuyer une seule seconde avec ce monde délirant et inédit où les situations rocambolesques sont présentes au quotidien. Le scénario innove avec un pauvre Bowser tourné au ridicule et des mondes incroyables et terriblement immersifs. Chaque chapitre réserve son lot de surprises et de retournements de situation, ce qui procure un scénario vivant et dynamique.
Graphismes
18/20
Un univers tout en papier avec une pincée de Cell-Shading et vous obtenez Paper Mario 2. Design assez enfantin qui peut paraitre simpliste, et pourtant il contribue terriblement à l'immersion du joueur dans le jeu. L'ambiance papier est présente partout et même sur Mario qui peut se plier en feuille, rouleau, bateau et avion afin de traverser certains obstacles. On peut faire difficilement mieux sur Gamecube, et l'opus Wii nous prouvera qu'il n'y a pas de grande différence graphique entre ces 2 générations.
Jouabilité
19/20
Une note peu étonnante pour un jeu mêlant Action, RPG, Plate-forme et Aventure. Le gameplay est juste extraordinaire pour sa diversité, le nombre d'actions réalisables dans ce jeu est carrément impressionnante. La mise en scène théâtrale des combats apporte de l'innovation par rapport aux RPG traditionnels. Un combat pourrait paraitre simpliste, cependant il faut toujours réfléchir aux actions que l'on effectue sinon la situation devient très vite critique. Les compagnons de Mario apportent encore plus de piment au gameplay et le tout est saupoudré d'un humour omniprésent. C'est donc un jeu qui procure du plaisir, tout simplement.
Bande son
18/20
Une bande son aux sonorités à majorité "Pixelisées" et de très bonne qualité. Les thèmes des lieux plongent totalement le joueur dans le jeu et caractérisent à eux seuls les différents lieux et environnements, ce qui est assez puissant. Les thèmes des Boss sont quant à eux épiques, voir mémorables. L'ambiance délirante du titre se reflète dans une partie de son ost mais il arrive d'entendre des thèmes magnifiques qui marqueront le joueur pour longtemps comme The Crystal Stars.
Durée de vie
17/20
Une trentaine d'heures suffisent pour venir à bout de ce jeu monstrueux. Cependant, ce n'est pas pour autant que le jeu est court ! En effet, les requêtes permettront de vous occuper pour de nombreuses heures encore. Également, c'est un jeu casi impossible à finir à 100% à cause de la diversité des objets à récolter, les badges à obtenir, les morceaux d'étoiles, les soleils, les recettes, etc... Le donjon aux 100 niveaux est un challenge pour les Hardcore Gamer et renferme même un Boss caché ! Sinon, le jeu en lui même est assez simple, le joueur ne risque pas d'être bloqué très souvent. Cependant certains Boss donneront du fil à retordre, et notamment le Boss final qui est juste monstrueux.

| Conclusion |

Paper Mario : La porte Millénaire est un Action-RPG qui mêle Plate-forme et Aventure dans un monde de papier délirant avec l'univers de Mario. C'est une aventure épique, une expérience inoubliable, tout est fait pour immerger le joueur. La série des Mario-RPG était bien connue pour son humour omniprésente, Paper Mario 2 ne déshonore pas ce titre et y va à fond, il n'y a plus aucune limite. Mais ce n'est pas pour autant que le jeu n'est pas sérieux, on ne ressort pas indemne d'une telle aventure. Paper Mario : La porte Millénaire est donc un jeu qui marque, et qui est sans aucun doute le meilleur Mario-RPG à ce jour et l'un des meilleurs jeux gamecube.
1820


Commentaires



ramore
ramore a écrit le 11 octobre 2011 :
Whou !!!!!!!!! Cette fiche et Complete !Personne ne peut faire mieux !
Delta
Delta a écrit le 11 octobre 2011 :
Ce Mario est vraiment EXCELLENT ! Et devrais sa serait vraiment dommage de rater sa :sisi:
En tout cas j'ai prit plaisir à lire ton teste (vraiment bon :)) Merci pour se TEST ! \o/
Ho mince j'ai lu la bulle du Goomba :baave:. J'adore Ptit Yoshi il peut être dévastateur si on l'utilise bien :neol:
Paper Mario un jeu avec nous a bouleverser tellement qu'il est bien :sisi:
Scrabelou
Scrabelou a écrit le 11 octobre 2011 :
Oui, il est extra! Moi mon p'tit Yoshi est rouge :D
Pikmin
Pikmin a écrit le 11 octobre 2011 :
Wah super test, franchement ! Pour le boss final je suis d'accord (je l'ai toujours pas battus). Je n'ai absolument rien à redire tout ce qui me venais à l'esprit par rapport à ce jeu a été dit dans ton test.
Encore une fois bravo
Chasuke
Chasuke a écrit le 11 octobre 2011 :
Exellent test DB...
Parcontre d'un avis personnel, j'aurai inversé les notes de la bande-son et de la jouabilité :sisi:.
Si je devais citer le jeu avec la meilleure ost, je cite ce jeu :sisi:.
Exellement d'accord avec toi pour les notes... Enfin j'aurai donné 18,5 moi pour le général...
En fait, ce jeu ne m'a pas plu pour l'humour (que tu essaies d'accentuer dans le test mais je trouve que tu n'aurais pas du...)mais plutôt pour la musique, le "monde papier" (allusion à ma fic (dont je m'inspire justement un peu l'humour du jeu)) mais aussi les boss... Je n'oublierai JAMAIS le boss de l'arbre Pooni où auquel, la toute premiére fois, je m'étais fait avoir car je ne l'avais pas du tout prévu, le moment du fantôme qui est juste inoubliable (avec une musique exeptionnel) et le boss final... (ce sa**** me piquait à chaque fois mes PC en rafale...)... Sinon bravo pour ton test et exellent jeu...
Vilain
Vilain a écrit le 11 octobre 2011 :
Très bon test pour un excellent jeu.
Fate
Fate a écrit le 13 octobre 2011 :
De très très loin ton meilleur test, je pense qu'il s'agit d'un des meilleurs jamais réalisés :sisi:

La mise en forme est parfaite, le contenu est ultra-détaillé, le test est bien long, je n'ai rien à redire la dessus. Le test comprend aussi une touche d'humour rendant le tout très agréable à lire. Il y'a aussi peu de fautes d'orthographe :sisi:

L'unique remarque que je pourrait faire, c'est qu'on ne sait pas vraiment pourquoi le scénario ne mérite que 16 et pas au délà, je pense que t'aurais pu mettre un peu plus en valeur les limites du scénario dans la conclu. Donc tu vois, je chipotes, cela prouve que j'ai vraiment rien à dire :sisi:
Le jeu à l'air excellent, (on sent que tu l'a bien aimé :sisi:) , et ton test me donne envie d'y jouer, même si j'ai été un peu déçu par le 3.

Bravo, continue comme ça :sisi:




ps: ta mise en forme de ton test m'a donné des idées pour les miens, mais si j'ai envie de réutiliser quelques-unes de tes idées, je te demanderais la permission avant :sisi:
New-disco
New-disco a écrit le 24 octobre 2011 :
Ahhhhhhhh ! Mais mon test paraît ridicule à côté de celui-ci. Mais c'est de la bombe ce test. Bravo !! T'a du y passer beaucoup de temps. Encore bravo.

New-disco1
Naru-manga
Naru-manga a écrit le 24 octobre 2011 :
J'viens, enfin de lire ce test, et je le trouve excellent... Mais loooooonnnnng... xD

C'est, comme l'a dit Fate, l'un des meilleurs tests qu'on ait pu avoir. Mais aussi un des plus long. Impressionnant ! x)

Il n'empêche que j'ai bien aimé. ^^
Dragon-blue
Dragon-blue Auteur a écrit le 24 octobre 2011 :
Merci beaucoup pour vos commentaires, ça encourage fortement à en refaire un \o/
Mon prochain sera dans le même style que celui-ci mais un peu moins long sinon ça devient chiant à lire x)

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