Accueil Solatorobo : Red the Hunter Test

Solatorobo : Red the Hunter

Jaquette

Solatorobo : Red the Hunter - Test

DS     Rédigé par Fate     le 17/12/11 à 00:00     0 Coms et 174 Vues
Partager sur Twitter Partager sur Facebook
Comme tout le monde le sait, notre chère Nintendo DS arrive sur sa fin de vie avec l'arrivée de la 3DS. Alors que le tout le monde a économisé de l'argent pour s'offrir la nouvelle console ainsi que les futurs hits, la DS décide de réaliser un dernier coup de maître avec un jeu qui a du chien, j'ai nommé Solatorobo : Red The Hunter ! Ce dernier présente un bon pedigree puisqu'il est considéré comme la suite spirituelle du très bon Tail Concerto sorti sur Ps2. Essayons de voir si le jeu est digne de son prédécesseur ou si nous sommes tombés sur un os (wouaf !).C'est parti pour le test qui nous tend les pattes !






Un jeu qui a du chien!



Ne pas spoiler le scénario de Solatorobo relève du tour de force, mais en quelques lignes, le contexte du jeu s'inscrit dans un univers composé d'îles flottantes (pas le dessert, mais type FF:Revenant Wings) et habité par des créatures anthropomorphes ressemblant à des chiens ou à des chats. Première réaction : Oh que c'est meuuugnon ! Sachez qu'il s'agit de la suite spirituelle d'un titre pourtant bien connu à l'époque, j'ai nommé Tail Concerto, sorti sur PS1. L'histoire de Solatorobo se déroule donc dans le même univers, et il ne vous sera pas rare de croiser des personnages du précédent opus. Vous incarnez un jeune renard anthropomorphe du nom de Red. Ce chasseur de primes pas très futé, accompagné de sa sœur Chocolat, à la désastreuse habitude de s'attirer des ennuis. Et une fois de plus, en trouvant un médaillon mystérieux lors d'une mission, Red ne se doute pas qu'il va commencer à vivre une aventure qui va le pousser jusqu'au bout de ses limites. Bref, on se croirait dans un véritable animé (à classer dans 'Nekketsu'' si je devait décrire le genre) entraînant et dynamique la plupart du temps. Les personnages sont attachants, mais sont d'importance assez inégale dans l'histoire.  Gros point rare dans RPG, les quêtes annexes sont toutes scénarisées et dévelloppées, si bien qu'on pourrait penser qu'elles sont rattachées directement au scénario principal. Au final, on finit par se laisser prendre au jeu dans cette bande de joyeux lurons, entre épopée grisante comportant une pointe de magie, et récit complet d'un chasseur de primes un peu bêta mais au final touchant et attachant.

On ne peut qu'être interloqué face au gameplay pendant les premières heures de jeu, simple au possible, il vous suffira de bourriner votre pauvre petit bouton A pour soulever votre ennemi, après l'avoir aggripé avec la même touche. Red n'étant pas si doux qu'il n'en a l'air, il balancera alors son ennemi pour lui infliger des dégâts. Pour le plus grand plaisir des joueurs sadiques, il vous sera également possible d'effectuer des combos en répétant le même enchainement, histoire d'humilier un peu plus votre adversaire. Ce processus sera répété pendant la quasi-totalité des combats sous sa forme la plus simple. Mais sans son Dahak, Red est également capable de se défendre. En appuyant sur le bouton A (RIP) Red utilisera son pistolet paralysant pour clouer ses adversaires sur place et donc continuer à avancer sans votre robot.  Une fois passées les premières heures d'aventure, on se dit : 'C'est tout ?'. Grave erreur.
Car au moment ou votre pouce droit commence à se décomposer à force d'être utilisé, Solatorobo renouvelle la gameplay pour le rendre beaucoup plus diversifié et intéressant. Il vous sera possible par exemple de participer à des courses 'Air Robot GP'.Comme le nom le dit ce sont des courses aériennes. Il vous suffira de vous guider avec la croix directionnelle pour vous diriger et récupérer des accélérateurs. Un petit bonus simple, mais assez fun. Autre mode intéressant, vous pourrez combattre dans une arène en 1vs1 jusqu'à 1vs3, tout cela pour finir des quêtes annexes ou récupérer un peu d'argent. Si on ne peut pas tout vous dévoiler, sachez que le Dahak vous révèle de très grosses surprises, et que toutes ses fonctionalités seront appronfondies tout au long du jeu. Un gameplay qui donc finit par être efficace et prenant, même si il est limité par l'utilisation abusive du bouton A (ce qui justifie le terme de 'masturbation de manette' de notre JDG national).


Solatorobo, ou l'art d'exploser
de la meilleure façon qui soit son bouton A
Chaque nouvelle île est synonyme de
nouvelles quêtes passionantes



Red, attaque griffe!



Solatorobo : un jeu dont les personnages sont des chiens et des chats. Vous vous dites certainement que la rencontre entre les deux doit produire une cacophonie épouvantable à la limite de l'insupportable. Hé bien, la bande sonore de Solatorobo se situe à l'opposé de ce à quoi on pourrait s'attendre. Comme dans tout jeu, le jeu possède une entrée en la matière, un opening. Ici, il s'intitule "And Then, To Coda" interprété par Tomyo Mitani qui chante par la même occasion l'ending "Re-Coda". La voix de l'interprète restera gravée en vous au fer rouge par son côté angélique et ses tonalités si particulières. Tomoyo Mitani est aussi connue pour son travail sur la série .hack//G.U. produite sur PS2.En parlant de cette dernière, évoquons le cas de Tail Concerto. Pourquoi ? Tout simplement parce que les compositeurs de Tail Concerto sont les mêmes que ceux de Solatorobo se nomment Chikayo Fukuda and Seizo Nakata désormais plus connu sous le nom de LeiN. Nous avons donc le droit à un assortiment plutôt original à l'effigie de l'OST. Cette dernière a été soignée et très travaillée comme en témoignent les musiques que vous trouverez dans ce test. Par ailleurs, vous devrez collectionner les morceaux musiques. 

Pour ce faire, vous devrez parcourir le vaste monde à la recherche de gramophone étant un ancien instrument plus connu aujourd'hui sous le nom de phonographe. De plus, vous pourrez écouter les musiques trouvées dans la cabine de Red. Après les musiques viennent généralement les bruitages. Dans Solatorobo, les effets sonores sont de bonnes qualités bien que les capacités de la DS ne leurs rendent pas justice. Notons que pour un jeu tournant autour des machines et des robots, la retranscription sonore est réalisée avec succès et sans trop de fioritures notamment pour les bruitages du Dahak ou des vaisseaux amiraux. Pour finir, il reste une originalité propre à Solatorobo : les voix. En effet, lors des dialogues vous aurez l'occasion d'entendre à maintes reprises la voix des personnages. Evidemment, vous entendrez le plus souvent notre héros Red prononcé des expressions telles que "Sapristi", "Nom d'un chien" ou encore un "Yahouuuu !" ressemblant étrangement à celui d'un célèbre plombier à salopette et à casquette. Ces voix renforcent le plus souvent le côté comique des dialogues et permet d'humaniser les personnages car n'oublions pas qu'ici vous contrôlez un chien. Cependant, la DS retransmet assez mal les voix des personnages et dans certains cas le rendu est inaudible. De plus, on peut regretter que les propos soient toujours les mêmes mais dans la vie on ne peut pas tout avoir. 



De bons exemples représentant la beauté de l'ost de Solatorobo



L'histoire d'un chasseur de primes...



Si Solatorobo peut se finir en une vingtaine d'heures sans trop forcer, le jeu bénéficie d'une durée de vie prolongée grâce à un mode wi-fi qui permettra de télécharger des quêtes supplémentaires qui vont accaparer quelques nuits de plus. Si la durée de vie finale finit par être très correcte. On ne pourra pas s'empêcher de pester contre le problème de rythme du jeu. Un première partie trop longue qui dévoile trop lentement les aspects les plus intéressants au niveau du gameplay et du scénario, si bien que l'on finit par croire que les premières heures du jeu sont plus de l'ordre d'un tutoriel qu'autre chose. La seconde moitié du jeu remonte le niveau avec un enchaînement des événements plus fluide, des révélations moins attendues et des ajouts sur le Dahak qui améliorent l'expérience de jeu. On pourra également critiquer le niveau du jeu, un peu trop facile, puisqu'à des rares exceptions, chaque boss expose de manière trop voyante ses faiblesses, rendant le gameover fortement improbable. Nonobstant ces défauts, Solatorobo s'en tire avec les honneurs en assurant une durée de vie très correcte dans l'ensemble grâce à quelques quêtes annexes très sympathiques qui vont permettront, entre autres, de débloquer les musiques, divers atworks très jolis et quelques archives nous donnant des informations sur le background du jeu.

Beaucoup de jeux arrivent à nous étonner rien que par la cinématique d'introduction, comme FF3 et encre Luminous Arc, mais celle de Solatorobo, appuyée par une des plus belles musiques de la Nintendo DS à ce jour, chatouille l'iris par le design très 'dessin-animé' de celle-ci. Dès les premières secondes, on peut remarquer que Solatorobo se démarque de ses autres concurrents, car les personnages n'y sont qu'à moitié humain. Il faut dire qu'aux commandes, nous avons Nobutero Yuki, le character-designer des cultissimmes Sword of Mana et Tail Concerto, la préquelle spirituelle de Solatorobo.  Et la résultat claque, entre les Felinekos et autres créatures magiques du monde du jeu, on est constamment étonné par le design coloré et joyeux. Cela rend certains personnages trop choupinoux (Elh est trop mimi, Béluga à la classe :sisi: )

Concernant les décors, rien à reprocher, et l'ont est même frappés par le niveau de détail des villes, rendant le tout très vivant. Il suffit de voir la magnifique île de Samoyede pour se rendre compte de toute la splendeur du soft. Chaque île possède sa propre identité graphique, et en les différenciant bien largement, on a vraiment l'impression de vivre une épopée épique, et pour un jeu d'aventure, on ne demande que ça. Le jeu subit par contre quelques ralentissements lors des combats d'arènes notamment, et de manière générale quand l'écran est trop chargé. Graphismes trop ambitieux ?


Le jeu nous offre de superbes environnements
L'introduction est un prélude
à la réalisation sans failles du jeu

Scénario
16/20
Trop lent au démarrage, le scénario finit tout de même par prendre son envol par la suite. Le héros est un petit peu bêta, mais cela fait son charme. Certains personnages restent malheureusement en retrait (Béluga), tandis que d'autres captent toute notre attention (Chocolat, Elh...). Au final, malgré le début bancal, on vit une épopée épique qui nous procurent des sensations trop rares dans les productions actuelles. Bien joué.
Graphismes
17/20
Malgré les rares ralentissements, le jeu impressionne du début à la fin avec un chara-design et des environnements presque à couper le souffle. Transportés dans cet univers imaginaire de toute beauté, il est très difficile de reprocher grand chose au design général. Les personnages deviennent dès lors ultra-attachants, comme Elh, Béluga, et même parfois les méchants, et Red n'est pas en reste non plus. De plus, l'introduction, sublime, met parfaitement dans l'ambiance.
Jouabilité
15/20
L'aspect répétitif du gameplay limité en début de partie contribuait à une certaine sensation de manque chez le joueur, qui sera heureusement comblée après les premières heures de jeu. Faire un parallèle entre appuyer souvent sur A et masturbation de manette serait se fourvoyer complètement sur la vraie nature du gameplay. De nouveaux éléments viendront rajouter un peu de piquant à cette recette au final très efficace et très bourrine.
Bande son
17/20
Outre la magnificence de la musique d'introduction 'And then, to Coda', l'OST du jeu se veut complète, jolie, et brillamment composée. Oscillant entre l'épique et le pathétique, les morceaux resteront dans votre mémoire, et ce, même si certains se font trop discret. La bonne idée fut de remixer plusieurs fois le thème principal pour lui donner différent tons. Les doublages sont un peu étranges, l'accent se faisant pas mal ressentir, mais rajoute au final une petit touche comique.
Durée de vie
15/20
Des quêtes annexes scénarisées, des tonnes de bonus à débloquer, dont un sound-test , des beaux atworks, des affiches sur le contexte historiques. Rien ne semble s'opposer à cette durée de vie qui semble bien complète. Cependant le jeu souffre d'un rythme assez inégal. Après des premières heures assez décevantes, le jeu se rattrape par la suite, assistant presque à un solatorobo 1.5 dans la seconde moitié du jeu. Le jeu se révèle aussi être un peu trop facile.

| Conclusion |

Solatorobo : Red The Hunter est un jeu rafraîchissant, drôle avec des personnages charismatiques et attachants. Le jeu s'adresse au grand public donc grands comme petits peuvent en bénéficier. Succéder à Tail Concerto ? Hé bien, il semblerait que ce soit un pari gagné pour Solatorobo qui se montre digne de ses origines et qui fait honneur à son aîné.
1720
++ Bons points ++ -Des personnages meuugnon comme tout
-Une bande-son remarquable
-Une véritable poussée d'adrénaline passé les 10 premières heures de jeu
-Scénario tout en creshendo
-Environnements superbes
-L'opening qui claque
-Quêtes annexes scénarisées
-De nombreux à cotés
-Le gameplay qui se dévelloppe petit à petit
-- Mauvais points -- -Les 10 premières heures sont ennuyeuses
-Red est parfois très con-con
-Vous allez détruire votre bouton A
-Gameplay qui montre un peu ses limites quand même
-Accent qui peut paraître bizarre
-La DS est à genoux


Commentaires



Dragon-blue
Dragon-blue a écrit le 20 décembre 2011 :
Ce jeu a l'air très sympa, si je finis les jeux que j'ai en cours je l’essaierai bien. Mais j'avais quelques questions...

Nonobstant ? :derrick:
Le gameplay se limite à marteler le bouton A ? :sisi:
Dans le cas contraire vous avez peut pas très bien développé cette partie :sisi:
Et où est la partie sur le scénario ? :sisi:
Et c'est quoi le Dahak ? :sisi:

Sinon très bon test, idée originale d'en faire un en double mais qui aurait pu être mis davantage en avant dans la mise en forme en mettant par exemple l'avatar de celui qui parle en flottant réduit en haut à gauche du paragraphe.
Fate
Fate Auteur a écrit le 20 décembre 2011 :
Nonobstant: http://www.linternaute.com/dictionnaire/fr/definition/nonobstant/
Je t'ai appris un nouveau mot :sisi:


Partie sur le scénario: Cf premier paragraphe après l'intro...

A la question du bouton A: cf 'Car au moment ou votre pouce droit commence à se décomposer à force d'être utilisé, Solatorobo renouvelle la gameplay pour le rendre beaucoup plus diversifié et intéressant.'

et 'Si on ne peut pas tout vous dévoiler, sachez que le Dahak vous révèle de très grosses surprises, et que toutes ses fonctionalités seront appronfondies tout au long du jeu. Un gameplay qui donc finit par être efficace et prenant'

Le scénario et le gameplay sont les deux parties qu'on ne peut pas approfondir vraiment, sous peine de spoiler :sisi:

On pouvait pas mettre non plus les avatars en haut à gauche de chaque paragraphe, vu que nos différents paragraphes sont éparpillés un peu partout dans le test, on allait pas mettre plusieurs fois les avatars, ça n'aurait servi à rien. Et si on avait réorganisé le test, il n'y avait plus de cohérence.

Pour le Dahak, mea culpa, j'ai oublié de le préciser par contre. Le Dahak=Robot de Red=cf image au dessus de 'Solatorobo, ou l'art d'exploser
de la meilleure façon qui soit son bouton A'
Delta
Delta a écrit le 20 décembre 2011 :
BOn j'avoue que je n'ai pas tout lu car j'y est déja jouer...
Très bon test comme d'habitude on entendait pas moins de ta part ;).
J'approuve aussi à 100% se jeu qui est vraiment ENORME et qui mérite d'être connu ! (Peut être un des meilleurs jeux Ds :sisi:)
Demonking
Demonking a écrit le 20 décembre 2011 :
Fate a écrit:
Test réalisé en partenariat avec Demonking, merci pour son travail.


Je voulais juste repréciser ça  :bounce:
| Connexion | Inscription |