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999 : Nine Hours Nine Persons Nine Doors

Jaquette

999 : Nine Hours Nine Persons Nine Doors - Test

DS     Rédigé par Fate     le 22/07/11 à 00:00     0 Coms et 756 Vues
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999 : Nine Hours Nine Persons Nine Doors est un jeu totalement inconnu par chez nous, et pour cause, le jeu est intégralement en anglais, n'a jamais été traduit, et comporte 80% de dialogues. Les habitués de la langue de Shakespeare n'auront par contre aucun mal à comprendre et à savourer ce titre, et comprendre l'anglais du jeu nécessite un bon niveau terminale. Oui c'est pas facile je sais, mais de toutes façons je ne conseille pas trop d'y jouer avant 16 ans, car le jeu contient tout de même des scènes assez macabres, pouvant marquer les âmes sensibles (comme la mienne en passant). Bref, que peut donc nous réserver ce petit jeu qui s'apparente à un roman interactif parsemé d'énigmes, qui nous fait un peu penser à Another Code...







Seek a way out!



Décrire le scénario de 999 sans vous spoiler et en un paragraphe, c'est comme essayer de vous apprendre le Japonais en moins de 5mn, c'est impossible. Je vais tout de même tenter de vous faire une version courte. Vous incarnez Junpei, un adolescent qui se retrouve on ne sait comment enfermé dans une cabine d'un bateau, dont la sortie est bloquée par une porte portant un '5'. Se rappelant qu'il à été enlevé, il réussit à s'échapper de la cabine avant qu'elle ne soit complètement inondée. Junpei, sans comprendre quoi que ce soit, finit par arriver dans une grande salle luxueuse, et rencontre 7 autres personnes assez pressées. Il s'agit d'autres individus ayant été enlevés, pour des raisons encore inconnues. Les choses commencent alors à se compliquer lorsque Junpei voit arriver une 8ème personne, qui n'est autre qu'Akane Kurashiki, une amie d'enfance qu'il avait perdu de vue. Sans avoir le temps de discuter, une voix se fait entendre. La personne qui parle se fait appeler 'Zéro' et explique à tout les protagonistes qu'ils sont en train de participer à un 'jeu': le 'Nonary Game' , ils doivent s'échapper du bateau dans les 9 heures qui suivent, ou alors ils mourront. Pour survivre, ils devront trouver une porte avec un '9' marqué dessus. Début intéressant n'est-ce pas ?

Le scénario de 999 me fait penser à pas mal de références, une sorte de mix entre Saw et le film 'Le Poséidon' qui se passe également sur un bateau. Pour ceux qui ne connaissent pas ce film, on pourra citer Titanic à la place du Poséidon. Sinon, et je pense à Kuro, l'histoire me rappelle étrangement une des premières enquêtes de Gosick, celle se déroulant sur un bateau. Bref, ce n'est peut-être pas la première fois que ce genre d'intrigue apparaît, mais c'est très intéressant de voir un scénario de ce genre sur DS. Et ce fut que le début. Car le soft intègre des petits éléments de science-fiction bien expliqués et détaillés qui existent déjà (j'ai fait des recherches, c'est même impressionnant), qui poussent le joueur à croire qu'il s'agit de quelque chose de tout à fait réel.

Pourtant, la vraie force du scénario est autre part. Entre le mystère de l'identité de Zéro, cachée jusqu'au bout, les fins alternatives qui te révèlent des indices, mais juste assez pour vous faire rager, des événements troublants qui apparaissent dans l'histoire et qui mine de rien ont un lien avec l'intrigue principal, le comment du pourquoi de la présence de Junpei et d'Akane, tout ses événements auront leur réponse à la toute fin du jeu, après avoir joué avec vos nerfs ! Rebondissements et mystères sont les mots-clés de cette histoire que vous n'êtes pas prêts d'oublier, surtout si vous avez aimé des jeux comme Phoenix Wright ou encore Time Hollow. Chaque fin alternative est intéressante au niveau scénaristique, qui créent encore plus de questions qu'elles n'en résolvent. 999 est de très loin le meilleur scénario que j'ai pu voir sur DS, au delà d'un professeur Layton ou d'un Phoenix Wright. Bon, le jeu est en anglais, et un bon niveau est conseillé pour comprendre à fond toutes les subtilités du scénario, mais la traduction qui a été faite est incontestablement réussi et immersive, si bien que la narration est vraiment le fer de lance de l'ambiance.



Malgré le fait que le jeu soit en anglais, la narration est excellente, fait plonger le joueur dans l'histoire. De ce fait il s'agit d'un des plus gros atouts de 999



Seek a door that carries a '9'



Le gameplay du jeu est assez simple, l'aventure se divisant en 2 parties : 80% de dialogues et 20% d'énigmes. Les phases de dialogues se déroulant sur les deux écrans, l'un pour les pensées du narrateur ou de Junpei, l'autre pour les discussions en temps réel avec les autres protagonistes de  l'histoire. Un système assez plaisant vu que le joueur sera parfois dans la peau de Junpei, et que ses réactions feront parfois sourire, et que je trouve (personnellement) assez réalistes dans une situation de ce genre. Sinon il n'y a  grand chose à dire des phases de dialogues sinon qu'elles alterneront avec les phases de 'Seek a way out', c'est à dire que vous devrez résoudre des énigmes pour sortir de la pièce ou vous trouvez pour progresser vers une autre. Du coup, coté énigmes, on remarque qu'elles sont assez originales et pas mal trouvées, bien différentes d'un Layton ou d'Another Code (lui avait des énigmes assez simples, mais utilisait les caractéristiques de la DS). A la manière du jeu que vous venez de citer, vous pouvez interagir avec le décor, pour chercher quelques indices ou objets permettant de débloquer la sortie. Il vous sera possible de fusionner vos objets à partir du menu pour en créer d'autres, rien d'original de ce coté mais ça vous permet de récupérer un indice crucial en général (par exemple, vous avez un couteau rouillé et un truc pour affûter, en fusionnant vous aurez un couteau qui pourra couper une corde récalcitrante).

Jusqu'ici rien de bien original, mais le plus intéressant, ce sont les notions qui apparaissent dans le jeu qui donnent une véritable identité au gameplay de 999. A commencer par la 'racine digitale' ou 'digital root' . Pour l'expliquer convenablement, il faut dire que chaque protagoniste à une montre indiquant un chiffre de 1 à 9. De plus, dans le bateau, nos protagonistes vont tomber nez-à-nez avec des portes verrouillées avec un chiffre de 1 à 9 marqué dessus. Pour les ouvrir, ils devront mettre leur numéro de bracelet dans un petit dispositif à coté de la porte et additionner les numéros de bracelet enregistrés pour avoir la 'racine digitale' équivalente au numéro de la porte. Par exemple, si la porte à un 5 marqué dessus  ils devront enregistrer le bracelet 2 et le bracelet 3 : 2+3= 5 . Si le nombre final est supérieur à 10 il faut additionner les deux chiffres composant le nombre , ainsi : 7+5+2=14= 1+4=5 ! Ainsi pour ouvrir chaque porte, ils devront se creuser la cervelle pour savoir quelles nombres pourront passer la porte. Eh oui, car c'est plus compliqué que ça, seules 3 à 5 personnes peuvent passer une porte...
L'autre notion que l'on retrouvera régulièrement au travers les énigmes est l’hexadécimal, Dragon-Blue connait bien ce terme car c'est un langage informatique assez complexe. Il s'agit en fait d'un système de numérotation par base 16 (merci wiki!). Je ne vous ferais pas un cours dessus, mais cette notion apparaîtra souvent dans les énigmes, de même que le 'digital root', et sera bien expliquée pour que même un enfant puisse comprendre. Et il faut avouer que c'est original, après tout, de l’hexadécimal dans un jeu vidéo, c'est pas tout les jours qu'on en voit...



Le jeu contient des éléments de science-fiction déjà exploités (ice-9...). Pas mal de théories sont mise en avant dans cet opus, faisant malgré tout un ensemble très cohérent.



Unfortunately, that's the wrong answer...



Etant un jeu du même genre que Phoenix Wright ou encore Time Hollow, la durée de vie de 999 se veut assez courte pour finir une fois le jeu (encore que phoenix wright, il faut environ un peu plus d'une dizaine d'heure pour finir le jeu), environ 7-8 heures, qui se dévorent à une vitesse inouïe. Mais le jeu comporte 6 fins alternatives à débloquer, de plus à votre première partie, vous n'aurez fait qu 40% des salles !Eh oui, vous pourrez choisir entre différentes portes au fur et à mesure de l'histoire. Il reste donc encore 60% d'énigmes, des passages scénarisés et aussi important pour la compréhension du scénario. Sachant qu'il est impossible de débloquer la vraie fin dès la première partie, voire la deuxième, certains choix n'étant pas très évidents. On dépassera facilement la quinzaine d'heures de jeu, vu que je conseille à tous de faire toutes les fins alternatives pour comprendre tout les aspects du scénario, puisqu'elles sont au service de celui-ci, scénaristiquement parlant. On pourra également refaire les énigmes du jeu à loisir avec une option du menu principal. Enfin, on appréciera le fait de pouvoir accélérer les dialogues déjà vécus en newgame+, permettant ainsi d'accéder plus rapidement aux parties inédites du bateau. Quand à la difficulté générale, on peut la situer dans la moyenne, les énigmes ne sont jamais évidentes, mais elles ne sont jamais insurmontables, et c'est aussi bien. On pourra parfois chercher assez longtemps dans la pièce un indice manquant alors que vous avez déjà toutes les pièces du puzzle avec vous. Certaines énigmes demandent même des notions dont vous avez entendu parler au début du jeu. Bien équilibré en somme.

Ah, la bande-son. Rien que la musique de l'intro, explicite, montre bien le peu de temps que vous avez pour vous échapper et décrit bien la situation dans laquelle vous êtes. Parfois stressants à souhait, parfois effrayants (comme l'ost 'Trépidation'), parfois émouvants, chaque thème remplit sa fonction et fait rentrer un peu plus le joueur dans l'ambiance du jeu. Les thèmes ne sont peut-être pas des œuvres d'art en soi, mais ils sont indissociables du jeu, et celui-ci leur doit beaucoup.  Il n'y a pas de doublages, mais leur présence aurait peut-être rompu cette impression de solitude et d'impuissance face à certaines situations, et il faut dire que la narration remplit très bien son rôle de ce coté, on ne ressent donc pas ce manque de doublage a travers le jeu. Niveau bruitages, on saluera  une présence assez marquée, car on aura quelques bruitages intéressants à travers le jeu, comme les bruits de la coque du bateau, les lourdes portes en acier qui s'ouvrent, les corps qui explosent, le sang qui gicle...(c'est pas vrai pour les deux derniers c'est juute pour vous faire peur è_è) , il faut dire que les bruitages sont assez immersifs malgré, il faut le dire, leur faible nombre. Cela n'empèche pas de faire de la bande-son de 999, une réussite.

J'avais eu assez peur en regardant le trailer, en voyant la tête des personnages, mais (comme quoi la première impression n'est pas toujours la bonne), j'ai été agréablement surpris par les graphismes du jeu. Un character-design très sympathique (personnellement j'aime beaucoup Santa et Snake), doublé par un design général assez réussi sans être transcendant. Les décors semblent légèrement se répéter vu la succession de plans fixes (Another Code avait le même problème, sauf que l'on pouvait se déplacer à la 3ème personne) et on à vu sans doute plus beau sur DS, mais cela n'empêche pas à 999 d'être un beau jeu. Je soulignerais la qualités de certaines images que l'on verra dans le jeu (notamment celles que l'on voit à certains 'moments-clés' du scénario). Enfin, chaque personnage à sa gestuelle, avec des petits mouvements qui les caractérisent et les rendent plus vivants (à la manière d'un Phoenix Wright). De bons graphismes dans l'ensemble.



Le jeu alterne entre énigmes, scènes comiques, et scènes assez stressantes, comme par exemple la partie avec la chaise électrique, inutile de vous faire un dessin...

Scénario
19/20
Je n'ose pas mettre le 20 à cause de certains mystères qui persistent à la fin du jeu et dans l'espoir de voir un scénario encore meilleur dans l'avenir, mais autrement, il s'agit du meilleur scénario sur DS ayant jamais existé à ce jour (et j'ai pourtant joué à pas mal de jeux sur DS). J'avais pourtant acclamé Ghost Tricks et Shin Megami Tensei pour la force du scénario mais 999 les enterre. Passionnant de bout en bout, parfois stressant, parfois hilarant, le scénario nous offre une ambiance jamais vue sur DS et risque de vous chambouler une fois la vraie fin terminée. Le coup de maître de ce 999 est la gestion des fins alternatives au service de la vraie fin, et de ces fins alternatives elles-mêmes qui sont impressionnantes, rageantes, et qui épaississent encore plus le mystère tant qu'on a pas eu le fin mot de l'histoire. Chapeau bas. PS : Saluons aussi le travail remarquable des traducteurs, qui nous offrent des descriptions excellentes, pour peu que l'on soit habitué avec l'anglais.
Graphismes
16/20
Le character-design est très réussi, donnant une identité différente et attachante à tout les protagonistes de l'histoire. Les décors sont assez quelconques, mais ils ont le mérite de nous mettre dans l'ambiance du titre. Certaines images qui vous seront montrées seront d'ailleurs marquantes, voire choquantes, vous rappelant que le titre n'est pas pour les enfants et que le scénario est mature. Des graphismes au service du scénario en somme.
Jouabilité
16/20
Difficile de donner une note objective à 100% dans la mesure ou le jeu est composé à 80% de dialogues. Les phases d'énigmes sont assez réussies, puisque qu'elles sont diversifiés, avec des énigmes assez originales parfois. Les capacités de la DS sont assez peu exploitées dans ce jeu, à l'exception d'une énigme (qui est juste énorme). Point important : le jeu fait appel à des principes que l'on aurait jamais pensé voir dans un jeu de ce type, comme l’hexadécimal (je suis sur que ça doit en étonner quelques-uns). Enfin, il est également possible de faire passer les textes rapidement après que l'on ait fini le jeu une première fois, ce qui ne marchera que pour les moments que vous avez déjà vécu. Une option bien pratique pour éviter de perdre du temps à chercher toutes les fins.
Bande son
17/20
Moteur de l'ambiance du jeu, la bande-son se veut souvent oppressante, parfois terrifiante, et même malsaine. Les différents thèmes ne resteront pas dans les annales mais ils sont adaptés au scénario et collent parfaitement bien à l'univers du jeu tout en le renforçant. Les bruitages sont assez déstabilisants, puisque nous pouvons par exemple entendre les bruits de la coque du bateau, le grincement des portes qui s'ouvrent... Je dirais même qu'à cause de cette bande-son, je vous déconseille de jouer à 999 tard la nuit...
Durée de vie
16/20
Ceux qui finissent 999 une seule fois sont loin d'être en mesure de comprendre ma note. Certes vous pouvez finir une première fois le jeu avec environ 7 heures de votre temps, mais pour faire toutes les salles, il faut obligatoirement faire le jeu 3 fois, pour la bonne fin il faut avoir fini le jeu au moins 2 fois. Et avoir chacune des différentes fins n'est absolument pas une quête rebutante, car chaque fin vous fait enrager en donnant des petits éléments sur le mystère qui englobe 999.

| Conclusion |

J'ai pour l'instant seulement mis un 19/20 pour Okami, c'est pour cela que j'élève également 999 à son niveau en tant qu'expérience bouleversante et sans faute. Avec un scénario mené de bout en bout de main de maître (et même bien après la fin), une ambiance qui risque de vous marquer pendant très longtemps, accompagné d'une bande-son excellente, 999 sera sans doute une expérience inoubliable pour certains. Un jeu que je conseille absolument, et auquel vous vous devez de jouer. Beaucoup demandent une suite, dont moi, mais les miracles, ça n'existe pas...
1920
++ Bons points ++ - Scénario passionnant de bout en bout, parfois macabre, parfois hilarant.
- La fin magistrale
- Les musiques qui mettent bien dans l'ambiance
- La narration, moteur de l'ambiance du jeu
- Les personnages attachants
- Long pour le genre
- Les fins alternatives qui cachent bien leur jeu et qui constituent tout l'intérêt du jeu.
- Les éléments de science-fiction pré-existants intégrés à l'univers du jeu.
- Énigmes assez originales, surtout avec la présence de l’hexadécimal, notion à laquelle il était difficile de s'attendre à voir dans un jeu pareil.
-- Mauvais points -- - Peut-être trop de mystères en suspension à la fin
- Une légère répétition des environnements
- Options de la DS rarement utilisées
- Il faut aimer le genre, après tout c'est 80% de dialogues...


Commentaires



Pikmin
Pikmin a écrit le 22 juillet 2011 :
super fiche sa m'a bien donné envie d-y joué (malheureusement j'ai pas le niveaux en anglais)

le scénario de base (des personne enfermé pour on ne sais quelle raison ) me rappel un peu le manga dought (je crois que c est le nom pour ce qui voit pas un manga ou sur la couverture qui ce regarde horizontalement on 10 personnes avec un casque de lapin )

en tout cas continue car c'est toujours super intéressant de découvrir ou de redécouvrir des jeux ( surtout que tu est doué pour sa )
Fate
Fate Auteur a écrit le 22 juillet 2011 :
doubt en effet, le scénario m'a un peu fait penser à ça. Excellent manga en passant, je lis d'ailleurs la suite 'Judge' :D

Et merci pour les compliments, j'aime faire découvrir des jeux que personne connait, d'autant plus que celui-ci est excellent !
Elfimate
Elfimate a écrit le 22 juillet 2011 :
Alors le chara design mais j'adore !
Le jeu a l'air assez étrange mais même si c'est pas le genre de jeu que j'apprécie vraiment, j'ai quand même envie d'y jouer, malheureusement moi et l'anglais sa fait bien deux...

Le jeu a franchement l'air énorme, et si tu l'élève au stade d'okami c'est qu'il l'est.

Franchement très bon test, rien a redire juste qu'un moment tu dis "80% du jeu sont des dialogues " et à la fin tu dis "90%..".

Merci de nous avoir fait connaitre un très bon jeu :D
Dragon-blue
Dragon-blue a écrit le 2 aout 2011 :
C'est une sorte de jeu/roman mais ça a l'air sympa :sisi:
Et ça a plutôt intérêt d'être sympa si le jeu vaut vraiment 19 x)
Sinon ton test est vraiment énorme (peut être même un peu trop long XD) mais tu as l'air de très bien expliquer tous les aspects du jeu.
J’essaierais d'y jouer pour améliorer mon Anglais ^^
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