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Mario Strikers : Battle League Football

Mario Strikers : Battle League Football - Test

Switch     Rédigé par Spyounet     le 06/07/22 à 00:00     0 Coms et 221 Vues Vue étendue
Next Level Games a toujours été un studio fascinant. Après avoir rendu un jeu de hockey sur GameCube en 2003, voilà que le studio se retrouve à travailler directement sur une licence prestigieuse, Super Mario, pour fournir au plombier son premier spin-off centré sur le football avec Mario Smash Football sur la même console en 2005. Viendra ensuite un opus sur Wii deux années plus tard. Hors-mis quelques exceptions, l’entreprise canadienne deviendra un studio pratiquement lié aux consoles Nintendo. Suite au succès de Luigi’s Mansion 3, la firme de Kyoto fera l’adoubement prestigieux en rachetant la société en 2021. Nous voici un an après pour découvrir le nouveau jeu de Next Level Games en tant que studio de développement officiel de Nintendo, et quel plus beau symbole que d’offrir un troisième volet à la licence qui a forgé leur légende avec Mario Strikers: Battle League Football. Reste à savoir si ce troisième jeu réussi avec brio la phase des qualifs.


Test réalisé à partir d'un code de Nintendo

Lionel Luigi


Inutile de s’attarder sur un premier paragraphe d’introduction au scénario du jeu, il est tout simplement absent. Pas le temps de niaiser avec Mario Strikers en comparaison des aventures “golfesques” ou “tenniesques” de Mario et à sa bande. Ici, les personnages sont téléportés sur directement sur des stades fusionnés pour s’affronter durant des matchs de football en 4 contre 4. Stades fusionnés, car une des particularités visuelle de cet épisode est de pouvoir choisir deux bouts de terrains, un pour chaque équipe et de les voir s'imbriquer pour former un gros terrain mixte. On peut ainsi s’affronter sur un stage qui mélange la Jungle de Donkey Kong ou le château de Bowser. C’est une idée sympathique, mais le jeu ne propose que cinq stages (Forteresse de Bowser, Château de Peach, Plaine de 3D World, Jungle de Donkey Kong et Manoir Fantôme). Ainsi, on en fait vite le tour et on espère que les mises à jour gratuites déjà annoncées viendront garnir les paysages.

Il en va de même pour le casting de personnages jouables : Mario, Luigi, Bowser, Peach, Harmonie, Toad, Yoshi, Donkey Kong, Wario et Waluigi. C’est pour l’instant un roster simple, mais efficace. On espère que les updates viendront ajouter un peu de fantaisie et ramener les absents des précédents opus (notamment Diddy Kong).

Toad Mbappé


Une partie de jeu se déroule ainsi : les deux équipes de quatre personnages jouables prennent place sur le terrain, un goal Boom-Boom contrôlé par l’IA est également présent dans les deux cages. Chaque équipe peut être contrôlée par deux joueur, ainsi les affrontements se feront au maximum en deux contre deux, qui devront switcher entre les personnages de façon automatique ou manuel (c’est l’IA qui prendra la relève pendant ce temps). La partie se déroule ensuite comme un match de foot traditionnel (de 3 à 10 minutes) où chaque équipe va tenter de marquer un maximum de but dans les goals adverses. La caractéristique fun de Mario Strikers c’est évidemment l’absence des règles traditionnels du vrai sport : on peut tacler méchamment son adverse pour reprendre la balle, lui balancer plusieurs items à la figure pour dégager les opposants ou encore utiliser une Hyper Frappes quand on a récupérer l’orbe d’énergie qui apparaît aléatoirement sur le terrain. Une fois en position de l’Hyper Frappes, l’équipe adverse devra charger son tir assez longtemps et réussir une petite jauge de rythme pour réussir à marquer deux points d’un coup. Si la dernière étape n’est pas passée sans fautes, les opposants pourront toujours réussir à dégager la balle.

L’Hyper Frappes reste toujours le nerf de la guerre, cette technique ultime peut changer le cours d’une partie. Heureusement, cette mécanique est plus équilibrée que dans l’opus sur Wii où une Hyper Frappes pouvait signifier cinq points d’un coup pour une équipe. Même si le facteur chance et aléatoire reste une composante de cette action, elle reste toujours plus facile à contrer. Il faut vraiment mériter son Hyper Frappe pour la réussir parfaitement.

Heureusement, il n’y a pas que les Hyper Frappes ou les items pour arriver à nos fins. Il est tout à fait possible de réussir une partie en jouant tout simplement bien et Mario Strikers a un bon gameplay pour arriver à nos fins. On peut ainsi tacler, esquiver, sprinter, faire une passe direct ou indirect, charger son tir ou tenter de l’incliner sur les côtés, les hauts ou le bas pour tenter de passer le gardien adverse.

Yoshi Pogba


En termes de contenus solo, Mario Strikers n’a jamais vraiment brillé et ce volet ne fait pas exception. Outre l’absence de scénario, la seule véritable aventure solo se limite à une série des tournois à la manière d’un jeu de baston. On peut alterner entre Facile, Moyen et Difficile. Cette dernière catégorie représente un vrai challenge corsé, mais permet également de remporter bien plus de pièces. Des pièces également obtenables en ligne qui nous permettent d’acheter de l'équipement pour nos personnages favoris. Chaque personnage à sa propre stat de base, mais il est possible de la modifier en mettant des équipements de la tête au pied. Libre à vous de modifier la vitesse, la puissance de frappe ou encore les tirs techniques de votre personnage principal qui deviendra un membre à part entière de votre club.

Le Club justement, c’est la principale composante du mode en ligne du jeu. Il est tout à fait possible de réaliser des combats amicaux ou contre des randoms. Mais le véritable plaisir vient dans le fait de pouvoir monter son propre club avec ses amis. Libre à vous de faire monter votre “FC La-Vache-Qui-Rit” pendant les semaines de saisons et affronter d’autres clubs. Cependant, une petite ombre vient ternir ce tableau de convivialité, car il est impossible de jouer à quatre dans la même équipe, le jeu ne supportant tout simplement pas cette feature. Il faudra donc faire monter votre club en solo ou en duo. C’est un peu dommage sachant que les clubs peuvent aller jusqu’à 20 personnes, on aurait aimé un truc plus impactant. Malgré tout, cela reste très fun et il s’agit certainement de l’expérience principale voulu par les développeurs avec ce troisième Mario Strikers. Gagner des matchs de Ligue vous permettra de récupérer des pièces pour ensuite pouvoir modifier les maillots ou le terrain de votre club. On peut ainsi changer les cages ou les motifs du gazon avec diverses propositions issues de l’univers Mario.

Mario Ronaldo


Avec cette expérience légérement e-sport on peut s’attendre à un jeu qui pousse bien plus son équilibrage. On peut le dire, Mario Strikers: Battle League Football est l’opus le mieux équilibré. Un peu par défaut il faut le dire, car à l’époque ce n’était pas le but recherché (sans mauvais jeux de mots). Les Hyper Frappes pouvaient marquer 4 ou 5 buts d’un coup et on pouvait bien plus se rentrer dans le lard. Les règles du football restent désacralisées, mais il est bien plus technique de mettre des tacles ou des buts. Heureusement, il en reste un jeu globalement très accessible. Les petits soucis d’équilibrages viendront surtout de certains personnages comme Harmonie qui rentrent bien plus facilement des buts que d’autres dans des conditions peu favorables. Ou bien-sûr les Boom-Boom Gardiens de buts qui l’ont trouvera tantôt super naze chez nous et tantôt trop fort chez l’adversaire.

Mario Strikers c’est également une bande-son de qualité. Ici, les thèmes de terrains sont bien entraînants, proposant des remixs issus de l’univers Nintendo. On appréciera bien les versions “rock” de thème de Super Mario 3D World, de la jungle de DK ou encore de Luigi’s Mansion. Cependant, on peut avouer que la variété est moins présente que dans les opus précédents, à trop se focaliser sur le rock/soft-metal on y perd. Par exemple, dans Charged Luigi avait un thème très inspiré du flamenco et clairement en hommage aux grandes équipes hispaniques. Dans ce troisième volet, le frère du plombier rouge s’offre un motif musical sympathique mais plus classique.

Techniquement on est jamais déçu avec Next Level Games. Le studio avait clairement réussi à faire briller la 3DS avec Luigi’s Mansion 2 et encore plus la Nintendo Switch avec sa suite. Mario Strikers: Battle League Football est un sans faute techniquement. Des médias expérimentés ont déjà prouvé que la framerate était toujours stable à 60 fps peu importe les effets ou joueurs à l’écran. La direction artistique est toujours séduisante, on a bien l’impression qu’il s’agit d’une suite directe des précédents opus malgré les 13 années et le passage à la HD qui les séparent. Sans aucun doute l’un des plus beaux jeux de la console et un des plus brillant modèle de Donkey Kong jamais réalisé. Et beaucoup de studios se sont vautrés dans cet exercice gorillesque. Impossible de passer également à côté des animations, car les animateurs du studio ont réellement réussi à bien donner vie à nos personnages favoris que ce soit lorsqu’ils réussissent un tir ou quand ils se prennent une cinglante défaite.

| Conclusion |

Mario Strikers est un titre sympathique qui vient apporter un peu de frais dans les jeux de football aujourd’hui cantonnés à une seule proposition solide. Cependant, il souffre du même souci au lancement que les autres jeux “Mario Sportif” de la Nintendo Switch : un manque flagrant de contenu au lancement. Des mises à jour sont déjà prévues, mais il faut bien dire qu’on fait finalement vite le tour du jeu, surtout en solo. Comme d’autres nombreux jeux de la console, on le ressortira surtout pour passer d’excellents moments entre amis. Avec son visuel impeccable, son gameplay maîtrisé ou encore son mode Ligue entraînant, il y a clairement quelques à choses à creuser pour Next Level Games. Espérons qu’une belle année d’updates vienne corriger ce problème majeur.
1520
Bons points
- Un gameplay solide et fun
- L'épisode le plus équilibré
- Techniquement impeccable
- Les animations des personnages
- Des bonnes musiques
- Le mode Ligue entraînant
- Des mises à jours prévues
Mauvais points
- Un manque de contenu day one
- Une bande-son moins variée
- Impossible de jouer à + de 2 joueurs dans la même équipe
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