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Super Monkey Ball

Super Monkey Ball - Test

Gamecube     Rédigé par Titou-kun     le 17/04/20 à 00:00     0 Coms et 330 Vues Vue étendue
SEGA vient de capituler face à l’ogre Sony, son rival historique et un petit nouveau sur la scène vidéoludique. Ce ne seront pas les quelques dix millions et demi de Dreamcast qui lui permettront de se maintenir sur le marché des consoles au vu de l’intérêt des joueurs pour les autres plateformes et notamment une mystérieuse PlayStation 2 qui bat tous les records sans avoir été égalée à ce jour. Et pourtant, un jeu au principe pour le moins insolite développé par Amusement Vision et édité par SEGA fait son apparition sur Arcade et finalement sur… GameCube. Impensable à l’époque, un jeu édité par SEGA sortant sur une console Nintendo. Hérésie pour certains, fantasme ultime pour d’autres, cela se concrétise et ironie du sort en 2001 au Japon ainsi qu’en Amérique du nord et en 2002 en France, année de la mort officielle de la dernière console du rival SEGA. Mais aurait-on imaginé un jeu de parcours avec des singes dans des boules un jour ?


Douce gravité, quand tu nous tiens.



"Respire par le nez, et expire par où tu peux hein."
Le premier mode de jeu et donc le principal consiste à aller jusqu’à l’arrivée dans le temps imparti. Trois niveaux de difficulté vous sont alors proposés allant du monde débutant en dix niveaux jusqu'au mode expert en cinquante niveaux. Le jeu est alors très immersif et nous sommes en droit de nous dire que c'est facile et pourtant... la difficulté monte en flèche très rapidement. Si le mode confirmé reste néanmoins très équilibré et demande tout de même quelques efforts pour en arriver à bout, le mode expert est drastiquement plus exigeant et vous demandera davantage de pratique. D'autant plus que la gestion du stick n'est pas la plus aisée aux premiers abords. Il faudra s'exercer longuement pour maitriser tous vos déplacements et réguler votre vitesse avec les espaces étroits et les bumpers qui vous éjecteront en un rien de temps. Si le jeu peut s'avérer difficile et parfois injuste, il reste tout de même faisable avec beaucoup d'entrainement. Et si vous passez chaque niveau avec brio sans même perdre une vie, il sera possible de vous frotter aux niveaux extra. Quoi ? Que dites vous ? Vous dites que vous avez terminé le mode expert et le mode expert extra sans perdre une vie et vous en voulez ENCORE PLUS ?! Qu'à cela ne tienne, voici les niveaux maître ! Une difficulté à son zénith mais une fois ces stages complétés, une satisfaction sans égal vous parcourra et vous deviendrez alors un véritable maître de Super Monkey Ball, oui Madame.

Le mode de jeu principal vous donnera la possibilité de récolter des points qui vous permettront de débloquer trois mini-jeux. Une fois ces trois mini-jeux débloqués, vous aurez accès à des crédits supplémentaires jusqu'à un certain point où vous en aurez un nombre illimité. Vous pourrez affronter vos amis dans un mode contre-la-montre pour savoir si vous pourrez aller le plus loin sans perdre toutes vos vies.

Le billard, le golf et le bowling c'est bien tout ça mais...



"Que celui qui roule le plus vite gagne ! Ou pas."
A défaut de ne pas avoir ces trois mini-jeux disponibles dès le départ, les party games (Ou "Jeux Party", merci la VF) ne sont pas dénués d’intérêt. Si certains jeux sont très bons et peuvent alimenter vos soirées sans efforts, d'autres sont assez creux. Et tout d'abord le mode course qui vous permet comme son nom l'indique d'affronter des CPUs (ou vos amis, c'est possible aussi) dans des courses palpitantes où vous n'utiliserez que le stick analogique et le bouton A. Même si les paramètres de jeu vous permettent d'équilibrer la difficulté, il vous faudra beaucoup de pratique pour gagner les courses puisque c'est un peu comme qui dirait : "Au petit bonheur la chance". Des fois, les CPUs vont un poil trop vite et se jettent dans le vide tous les dix mètres alors qu'ils peuvent tracer et vous mettre une avance ridiculement large, mais ça ne s'arrête pas là. En effet les quelques items que vous pourrez récolter ont des effets exagérés. Si vous vous prenez une bombe, vous restez immobilisé et vous n'avez plus le contrôle de votre singe pendant sept longues secondes. A ce tarif là, les autres adversaires ont largement le temps de se prendre un café et de vous doubler sans efforts si vous n'êtes pas tombé dans le vide pour reprendre la course rapidement. Il en va de même pour le flocon de neige qui enferme votre singe dans un bloc de glace. Dès lors, vous ne maîtrisez quasiment plus votre boule et vous allez très, très lentement. Le nombre de courses est aussi limité puisqu'il est au nombre de six, ni plus ni moins. Ce qui constitue alors un autre défaut surtout pour un jeu de Gamecube dont les capacités sont tout de même bien plus importantes.

Le mode Monkey Fight peut être amusant dix minutes tout au mieux, mais il reste tout de même très limité. Outre la distribution de points où l'on ne comprend pas comment ils sont répartis en fonction de vos actions, ce jeu est très drôle si vous ne prêtez pas attention à ce détail, les items tels que le gros poing, le poing élastique ou le poing tourbillonnant (qui soit dit en passant est IN-DIS-PEN-SABLE pour gagner une partie) seront présents pour éjecter vos adversaires hors du ring.

"Conseil de Titou-kun : Ceci n'est pas un jeu à boire !"
Le dernier mode de jeu est bien plus propice à des heures de fun. Le Monkey Target qui consiste à vous lancer d'un tremplin et d'ouvrir votre boule afin d’atterrir sur des cibles pouvant vous rapporter un certain nombre de points. Attention cependant : veillez à bien refermer la boule avant l’atterrissage et surtout ne tombez pas dans l'eau. Ce jeu présente bien plus d'intérêt que les deux autres car il y a bien plus de challenge et un certain skill requis pour marquer le plus de points possible. Entre le vent qui peut vous poser quelques problèmes quant au calcul de votre trajectoire, la gestion des bonus et certaines cibles qui sont plus difficiles à atteindre que d'autres, vous êtes servis. Les paramètres de jeu bien que peu nombreux sont tout de même loin d'être inutiles. La roue du danger est vraiment amusante surtout si vous avez pour projet d'affronter un expert du Monkey Target. Qui sait... la roue pourrait-elle tourner en votre faveur ?

Des boules, encore plus de boules !!



"Toute blague sur une certaine partie du corps est strictement interdite."
Une fois les fameux 7.500 points du mode principal récoltés, vous aurez le privilège de pouvoir jouer à chacun des trois mini-jeux proposés. Le mode billard reprend le principe du Jeu de la 9 américain. Le but étant de rentrer toutes les boules de la 1 à la 8 et la 9 à la toute fin. Mais tout ceci ne serait pas si drôle si les règles du jeu de la 9 n'autorisait pas la rentrée de la boule 9 par le biais d'une autre. En effet, il vous est possible au moment même où vous cassez la rangée de boules de rentrer la 9 direct (ce que l'on appelle un "Break Ace" mais ça ne sert à rien dans ce test). Cela peut donner des parties très courtes mais quoi de plus beau que d'humilier votre ami que vous voulez battre en deux manches gagnantes ? Mais si, vous savez ! Ce doux moment où il a lutté sur la première partie pour vous avoir en vain, et qu'au moment où il vous dit "Ouais mais là ça ne sera pas pareil !", et que vous réalisez le dit "Break Ace". Peut-être aura-t'il le réflexe d'envoyer un mawashi-geri dans votre magnifique télévision achetée à prix d'or s'il n'a pas pris le soin de vous envoyer sa manette de GameCube dans les canines. Ceci dit il est déplorable de constater qu'il n'y ait qu'un seul type de billard disponible, c'est ce que corrigera la suite de Super Monkey Ball en incluant quatre variantes.

Le jeu du Bowling est somme tout assez classique. Vous jaugez l'angle de tir, la puissance et potentiellement l'effet que votre boule (ou singe, c'est selon) réalisera afin d'effectuer des strikes. Il y a bien un mode challenge où vous devrez réaliser des spares avec une configuration de quilles différente à chaque fois, mais cela reste du bowling. Ni plus ni moins. Il en va de même pour le golf, le principe est le même que pour le sport tel qu'on le connait. Vous avez le choix entre quatre clubs que vous devrez choisir suivant les circonstances. Le but étant de rentrer votre singe dans le trou avec le moins de coups possibles. Rien de bien révolutionnaire là dedans.

Du SEGA pur jus, oui Monsieur !



L'OST de Super Monkey Ball est plutôt bien fournie pour un party game, avec environ une quarantaine de thèmes, jingles et ambiances sonores au total sous la houlette de Hidenori Shoji (ayant également travaillé sur tous les "Yakuza" et F-Zero GX notamment), c'est dire si la patte SEGA est plus présente que jamais et malgré le fait que nous soyons sur une console Nintendo. Ce jeu avait été développé de base pour la Dreamcast et pour l'Arcade sur le Système Naomi, encore une preuve s'il en fallait une que l'aura de SEGA est intacte. Si les graphismes ne sont pas les plus beaux que l'on ait pu voir sur une console sixième génération, ils restent néanmoins agréables à l’œil et sans pertes par rapport à la version Arcade et ce malgré une prise de risques totalement absente.

Et comme nous aimons la musique de jeux vidéo sur Génération Nintendo, voici un modeste échantillon :



Galerie d'images :





Scénario
-/20
---
Graphismes
15/20
Sans être d'une beauté inégalable, ils respectent bien les standards de l'époque. On retrouve bien la patte SEGA sans aucune perte ni compression par rapport à la version d'origine.
Jouabilité
12/20
Simple mais efficace, mais l'ensemble manque cruellement de diversité.
Bande son
15/20
La musique de Super Monkey Ball est très variée pour un jeu de sa catégorie. On sent une véritable touche synthwave très agréable à écouter.
Durée de vie
10/20
C'est là son principal défaut. Le principal intérêt étant de le parcourir en multijoueur.

| Conclusion |

Ce n'est pas un triple A que l'ancien grand du jeu vidéo nous propose mais il a le mérite d'être très divertissant et sans chichis. Il est cependant triste de constater que Super Monkey Ball ne montre pas franchement d'intérêt en solo. A vrai dire on en a vite fait le tour au bout de trois ou quatre heures tout au plus. Ce jeu gagne vraiment en intérêt quand il est fait en multijoueur. Les modes de jeu sont divers et variés mais restreints dans leurs règles à leur strict minimum, ce qui est bien triste pour un jeu surtout pour cette console. Un mode aventure aurait aussi été le bienvenu afin d'augmenter un tant soit peu la durée de vie du jeu en mode solo (ce que fera Super Monkey Ball 2 d'ailleurs). Il n'empêche que Super Monkey Ball premier du nom reste une pépite du début de vie de la GameCube et qu'il vaut la peine d'être parcouru séance tenante.
1320
Bons points
Modes de jeu variés et sympathiques à parcourir...
OST plutôt chouette
Très amusant en multijoueur...
Mauvais points
...mais hélas assez limités
On en a vite fait le tour
...mais vraiment trop court en solo
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