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Shovel Knight : King of Cards

Shovel Knight : King of Cards - Test

Switch     Rédigé par Spydark     le 24/12/19 à 00:00     0 Coms et 342 Vues Vue étendue
Nous arrivons bientôt au terme de cette décennie de jeux vidéo. Une période marquée par l’essor des jeux indépendants via des titres précurseurs tel que Braid, FEZ, Minecraft ou encore Super Meat Boy. Des titres qui avaient comme première ambition de moderniser de vieilles recettes et toucher notre amour nostalgique via des jeux de plates-formes ou des gros pixels. Shovel Knight faisait partie des meilleurs de sa catégorie, l’équipe de Yacht Club Games avait réussi avec brio à faire du neuf avec du vieux. Après avoir terminé le jeu de base, l’équipe a eu pour ambition de réaliser plusieurs extensions / stand-alone basées sur d’autres personnages du jeu. Ainsi, après Plague of Shadow et Specter of Torment, voici le dernier volet de quadrilogie avec King of Cards : l’aventure de King Knight ! Cette dernière aventure dans l’univers chevaleresque de Yatch Club Games est-elle à la hauteur des précédentes ?


test réalisé à partir d'une version fournie par l'éditeur

Une Aventure entre le chevaleresque et le burlesque



La quête royale du "bon" King Knight
Cette aventure romanesque se déroule avant l’aventure du Chevalier à la Pelle, comprenez qu’il s’agit donc d’un préquel du premier jeu. En effet, King Knight n’est pas encore officiellement roi, mais il est bien décidé à le devenir. Alors qu’il vit chez sa «Môman», il découvre l’existence du Tournoi de Joustus, un jeu de cartes très populaire dans ce monde. Cette compétition est composée d’un Jury de trois vrais rois, dont le fameux Roi Carpomme. Aucun doute pour King Knight, s'il parvient à battre ces trois rois (mais, pas forcément en duel de cartes...), il deviendra un vrai Roi ! Accompagné de sa troupe sur son zeppelin, notre «héros» va devoir traverser le Monde pour montrer aux autres couronnés qui est le patron. Évidemment, comme dans les autres extensions, il tombera sur d’autres visages familiers tel que Black Knight, Plague Knight ou encore Mole Knight. Un tour du globe assez généreux, composé d’une trentaine de niveaux originaux pour une aventure qui devrait se faire en une dizaine d’heures.

Comme à l’habitude, le studio Yatch Club Games offre une histoire minimaliste, mais finement bien écrite. Avec un protagoniste aussi parodique, l’écriture se permettra de nombreuses blagues et situations burlesques. Rien qu’être accompagné de notre môman durant cette aventure donnera plusieurs scènes poilantes. King Knight est un personnage tellement bourré de défauts qu’il en devient attachant et on apprend à mieux cerner la personnalité du premier boss de Shovel Knight. L’aventure proposera un final épique et permettra d’offrir un lien cohérent entre les différents volets de la saga.

Une recette toujours efficace !



Libéré ! Délivré !
Une trentaine de niveaux, voilà qui a de quoi surprendre comparé aux anciens volets, mais il s’agit en vérité de levels plus courts. En effet, les niveaux seront plus tournés autour d’idées et se feront plus rapidement et ils n’ont bien souvent qu’un seul checkpoint. C’est un parti pris plus intéressant, qui permet de plus se concentrer sur des mécaniques. D’ailleurs, les niveaux n’auront pas forcément de boss à la fin, la plupart des boss se déplaceront sur la World Map. Cette dernière prend d’ailleurs tout son sens avec cette construction, l’hommage à Super Mario Bros 3 est bien plus clair. King of Cards ne cesse d’étonner, car les équipes de Yatch Club Games arrivent encore à pondre de nouvelles idées ou d’anciennes réadaptées aux gameplay de King Knight. Plusieurs passages secrets seront à débloquer, que cela soit en passant par-dessus le cadre ou en cassant un mur. Il sera même possible de débloquer des chemins alternatifs aux niveaux, permettant d’accéder à d’autres endroits de la map.

Oui, notre bon Roi possède sa propre palette de mouvements qui n’a pas à rougir face à ses autres camarades chevaliers. King Knight possède une faculté propre : pouvoir faire un dash chargé vers l’avant style Wario Land. Ce mouvement lui permet de faire valser les ennemis, casser des blocks, mais également de pouvoir foncer contre un mur. Peu importe sur quoi il cogne, il se retrouve ensuite à rebondir en faisant la toupie, cette mécanique lui permet ensuite de rebondir à nouveau sur plusieurs éléments. Ce qui permet d’enchaîner les rebonds pour atteindre des lieux éloignés. Moins jouissif que les projections de Specter Knight, le gameplay de King Knight reste tout de même très satisfaisant et ses rebonds permettront de retrouver un peu du sel du chevalier à la pelle. Comme d’habitude, il sera possible d’accompagner son moveset de base par des power-ups ou des items à projeter. On peut par exemple lui ajouter un deuxième dash ou pouvoir invoquer ses fidèles sbires : ses rats explosifs !

C'est l'heure du du-du-duel !



"L'important c'est pas les cartes, c'est ce qu'on en fait." - Patrick Bruel
Difficile d’aborder le jeu sans parler de sa grande nouveauté : un mini-jeu de cartes. En effet, le Joustus, le jeu de cartes au coeur de l’intrigue, est également jouable. Heureusement, pour les allergiques de la réflexion, cette feature est optionnelle pour terminer le jeu. Concrètement, pour gagner à une partie de Joustus : il faudra capturer les diamants placés sur le plateau. La capture des diamants se fait via vos cartes disposées dans votre deck (sachant que vous pouvez modifier ce dernier en récupérant des cartes au fil de l’histoire). En effet, chacune de vos cartes dispose de flèches (haut, bas, gauche ou droite) et il faudra les positionner avec justesse pour les placer de façon à ne pas se faire prendre sa place. Votre adversaire pourra bousculer vos cartes si jamais ils disposent de flèches appropriées. Exemple : si une de vos cartes dispose d’une flèche pointant vers le bas, l’adversaire ne pourra pas la pousser vers le dessus, car votre flèche bloquera cette direction, cela dit, impossible pour vous non plus de pousser votre carte dans cette direction. Ce n’est pas forcément évident à décrire sur le papier, mais sachez que ce mini-jeu est conçu de façon simple à comprendre, mais plutôt complexe à maîtriser. Certaines règles supplémentaires viendront pimenter vos parties de temps à autres.

La magie des gros pixels...



En route, mauvaise troupe !
Le level-design de cet opus de Shovel Knight est toujours sublimé par un soin du pixel-art illustrant un univers si particulier. Les personnages arrivent toujours à transpirer de charisme malgré une palette de couleurs limitée et on est toujours en face du plus beau “faux jeu de la NES”. Les animations viennent accompagner le tout avec brio pour apporter du vivant à tout cela. On prendra plaisir à admirer chaque décor en arrière-plan, même si on pourra parfois être troublé et ne pas réussir à distinguer une plate-forme au premier plan d’un élément du paysage. Cela dit, ces moments de troubles restent assez occasionnels pour ne pas tomber dans la frustration.

La bande-son est une nouvelle fois signée Jake Kauffman (Mighty Switch Force, Shantae). Le compositeur accompagne l’aventure de mélodies 8-bit endiablées donnant presque envie de danser au rythme des niveaux. On peut chipoter en disant qu’il manque peut-être de nouvelles compositions, mais les réarrangements des anciens morceaux sauront nous faire passer un excellent moment. Pour un chapitre qui est gratuit pour ceux ayant le jeu de base, même depuis 2014, on ne boudera pas notre plaisir.

(Merci à Ryfalgoth pour les corrections)

| Conclusion |

On trouvera difficilement des défauts à ce Shovel Knight : King of Cards. Même si la palette de mouvements de King Knight demandera un petit moment d’adaptation, l’aventure se fera toujours avec autant de plaisir. Yatch Club Games signe encore un opus fignolé avec justesse dans son level-design, son gameplay, son écriture ou encore son pixel-art millimétré. De plus, l’ajout d’un mini-jeu de Cartes minimaliste vient apporter un peu de fraîcheur à la recette. Bref, difficile de ne pas vous recommander l’opus ultime de la saga Shovel Knight, surtout si vous avez adoré les précédents chapitres. C’est un titre royal et l’attente en aura valu la chandelle. Vive le Roi !
1820
Bons points
- Toujours le plus beau "faux" jeu NES
- Une bande-son entraînante
- Une durée de vie généreuse (presque 10h en ligne droite)
- Formule toujours efficace
- Boucle de gameplay originale
- La fraîcheur des duels de cartes
- Encore gratuit pour ceux qui ont le jeu de base
Mauvais points
- Quelques instants de confusions
- Manque peut-être de nouvelles musiques
4 commentaires Voir sur le forum
Ryfalgoth
5716 posts
Ryfalgoth, Mar 24 Déc 2019 - 15:16 :
Tu testes que des tueries ces derniers mois j'ai l'impression :p

Je ferai prochainement cette fameuse extension, d'autant plus que j'ai Treasure Trove sur Switch, j'en avais d'ailleurs fait un test : https://generation-nintendo.com/tests/204-shovel-knight-treasure-trove/
Spydark
9386 posts
Spydark, Mar 24 Déc 2019 - 16:06 :
Faut dire qu'on a eu une très bonne année, la décennie se termine avec une belle brochette de jeux :sisi: Mais clair qu'entre Astral Chain, Zelda, Luigi y avait de quoi bien s'amuser ces derniers mois. En espérant que 2020 soit encore bien remplis en dinguerie !
Astral_lion
98 posts
Astral_lion, Mer 25 Déc 2019 - 16:00 :
Encore un excellent jeu sorti en 2019.
En tout cas je me suis bien amusé sur cette extension.
Hâte de voir les projets de Yacht club games après Shovel knight.
Ryfalgoth
5716 posts
Ryfalgoth, Jeu 26 Déc 2019 - 23:37 :
On a surtout hâte de Shovel Kart, les vrais savent xD