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Donkey Kong

Donkey Kong - Test

Game Boy     Rédigé par Titou-kun     le 05/12/19 à 00:00     0 Coms et 382 Vues Vue étendue
1994. Cette année est symbolique à bien des égards dans l’histoire du jeu vidéo. L’annonce d’une Ultra 64, la sortie d’une dite PlayStation au Japon et d’un certain Donkey Kong Country sur Super Nintendo entre autres. Et au milieu de tout ça, un mystérieux jeu sort la même année sur Gameboy. Quelques mois à peine avant la publication de la production du studio RARE. C’est la dernière fois que nous aurons un jeu avec l’un des cadres historiques de Nintendo sous son apparence arcade. Et pour faire honneur à l’ancien design du gorille, Big N nous gratifie d’une réadaptation de son succès des années 1980 revue et améliorée.


Comme une sensation… de déjà-vu.




"Toi aussi tu l'auras, ton 1981 !"
Et vous ne pouvez pas vous y tromper. Lorsque l’on démarre le jeu, nous entendons un thème inédit. Donkey Kong se fraye un chemin à travers l’écran de votre bonne vieille Gameboy pour ensuite tout balourder et l’écran titre apparaît alors. Donkey Kong est sorti en 1994 sur la console portable de Big N est entièrement développé par celui-ci. Dès que vous commencez la partie, vous avez peut-être déjà vu cette scène que ce soit sur Nintendo Entertainement System ou sur un Game&Watch. Et il s’agit bel et bien des niveaux de Donkey Kong, nous y retrouvons tous les éléments inhérents au jeu original sorti treize années plus tôt mais sur un petit écran. Tout y est : La séquence d’avant-niveau où Donkey Kong tape des pieds pour tordre les barres de chantier et casser quelques échelles au passage, le jingle annonçant que vous allez devoir affronter moult obstacles, et, c’est une nouveauté, le tout saupoudré de bruitages sonores simulant les grognements du gorille et les cris de détresse de la belle Pauline que vous devrez délivrer. Les quatre niveaux de la version arcade sont bel et bien présents et pourtant… Tout ceci n’est qu’une mise en bouche. Si vous pensez que le jeu est fini à l’issue du 100m, la surprise est de taille. Donkey Kong n’a pas l’air résigné à abandonner et va vous faire courir pendant pas moins d’une centaine de niveaux.

Donkey Kong 94’ : Plus grand, plus fort que Donkey Kong 81’ !



"D'ailleurs, pourquoi la clé elle vole ? °_°"
Une fois la partie d’introduction terminée, Mario s’apprête à voyager à travers le monde pour aller sauver sa belle. Le jeu devient alors axé en partie sur la réflexion car vous devez aller chercher une clé pour ouvrir la porte et accéder au niveau suivant, sans oublier d’aller récupérer les affaires de Pauline comme dans le jeu d’arcade qui vous permettent d’accéder à un niveau bonus pour faire le plein de 1-UP. De la grande cité aux montagnes en passant par la forêt, la jingle, et un bateau entre autre, les univers sont riches et variés. Ce jeu est bien plus qu’une simple réadaptation du célèbre Donkey Kong puisque vous allez devoir vous creuser la tête pour résoudre des énigmes afin de rapporter la clé jusqu’à la porte. Le gameplay en est également bien enrichi. Lorsque vous sautiez d’un peu trop haut dans le premier Donkey Kong, c’était la mort inévitable et donc la perte d’une vie. Ici, suivant la hauteur de laquelle vous tombez, vous roulez sur le sol ou vous restez scotché au bitume durant quelques secondes mais si vous tombez de bien trop haut… Vous mourrez (Il ne faut pas abuser non plus mais le progrès est là). Ce jeu montre qu'il se veut plus généreux et se démarque de son modèle. Pour vous aider dans votre quête, vous pourrez avoir recours à de nombreux éléments temporaires tels que des échelles, des plateformes, des trampolines, et des ponts qui disparaissent au bout de plusieurs secondes. Autre élément de gameplay intéressant : les marteaux peuvent être relâchés à tout moment et il faudra exploiter cette possibilité dans certaines énigmes. Même les sauts ont été revus et améliorés dans cette version puisque Mario peut non seulement rectifier la direction de son saut mais il en a deux nouveaux : le saut acrobatique en actionnant Bas + A qui lui permet de sauter bien plus haut (si vous appuyez sur A une deuxième fois très rapidement il fera un deuxième saut encore plus haut) et le saut périlleux qui lui permet de sauter haut également en actionnant Gauche (ou Droite) + A très rapidement. Une possibilité très utile pour le joueur qui donne lieu alors à de superbes speedruns du jeu sur le net. Tous les quatre niveaux, vous serez amenés à affronter Donkey Kong soit en traversant tout un niveau dans lequel le gorille à cravate vous mettra des bâtons dans les roues en faisant tomber toutes sortes d’objets, ou en actionnant des interrupteurs pour ouvrir ou fermer certaines portes (ou des ponts) et inverser le sens de déplacement des plate-formes, soit en vous jetant des tonneaux que vous devrez lui envoyer dans la figure.

Mario, Mario… pourquoi es-tu si lent ?



"Et c'est un coup dur pour Mario !"
Si nous pouvons saluer la longévité du jeu (surtout pour une œuvre sortie sur Gameboy), nous pouvons nous rendre compte du fait que Mario n’est pas si malin si l’on en croit les cinématiques du jeu qui bien qu’elles soient de bonne facture nous montrent à quel point notre cher plombier moustachu est un peu long à la détente. Est-ce là une tentative de Big N d’allonger la sauce ? Possible. Pourtant ces cinématiques ne sont pas si inutiles car elles nous montrent quelques astuces pour que le joueur ne se sente pas perdu et sache quoi faire lors des niveaux qui suivent. Néanmoins, la trame scénaristique s’en trouve fortement impactée, ce qui était à craindre étant donné que c’est un jeu de plates-formes orienté réflexion. Nous pourrions ne pas nous attarder sur l’histoire puisqu’elle a été faite et refaite, une odeur de réchauffé en somme. Mais le fait que Mario soit obligé de traverser plusieurs endroits implique qu’il y a forcément un scénario. Et pour ainsi dire… Un semblant de scénario.

Une ambiance simple et pourtant bien transposée !



Walk like an Egyptian !
Les graphismes sont sublimes pour de la Gameboy et se transposent très naturellement aux univers auxquels ils appartiennent. Petit coup de cœur personnel pour le monde des sables où malgré les limitations techniques de la console et ce accouplé à une musique très variée, nous pouvons reconnaître cet univers typiquement égyptien. Le jeu comporte pas moins de vingt pistes différentes donnant ainsi à plus de richesse à l’ensemble. Cependant, plusieurs thèmes reviennent un peu trop souvent pouvant ainsi donner un sentiment de lassitude notamment lorsque vous êtes sur un niveau très difficile ou demandant un temps de réflexion plus grand. Certains thèmes, bien que très bons, deviennent alors détestables lorsque vous passez beaucoup de temps sur un niveau d’autant qu’ils repassent en boucle toutes les dix secondes pour la plupart.

Et la surprise du chef !



Ainsi la couleur fut, et Dieu fit "Que c'est beau !"
"What are ya' goin' to do now Big Boy ?"
Adieu vieux DK ! On t'aimait...
Rares sont les jeux de la Gameboy pouvant se vanter de disposer d’une configuration graphique et sonore spécifique lorsqu’ils sont joués sur le Super Gameboy de la Super Nintendo (Pokémon Rouge / Bleu / Jaune pour citer l’un des plus connus). Donkey Kong ‘94 n’est pas en reste puisque le jeu passe alors en couleurs sur un thème faisant penser à l’arcade, plateforme dont le matériau de base est originaire. Les couleurs donnent alors plus de corps au jeu qui devient tout de suite plus alléchant. Mais tout ne serait pas aussi goûteux sans une petite amélioration apportée au son : la hauteur de la musique et des effets sonores est augmentée d’un demi-ton pour rentre le tout plus vivant et ce n’est pas tout ! Les cris de Pauline sont désormais clairs et audibles (pour de la Super Nintendo, vous comprendrez.), on entend bien le «HELP !!». Le jingle de fin lui aussi passe en sonorité 16 bits, ce qui ne sera pas pour déplaire aux amoureux de la Super Nintendo (et j’en fais partie) dans leur ensemble.




(Un grand merci à Ryfalgoth pour la relecture de ce test.)

Scénario
10/20
Hélas, c'est LE point faible de ce jeu. L'histoire de "Un gros méchant a kidnappé la princesse et tu dois aller la sauver !", c'est du fait et refait.
Graphismes
14/20
Pour de la Gameboy, nous ne sommes pas dépaysés. Même en monochrome, les décors sont beaux et ils gagnent en réalisme avec les couleurs de la Gameboy Color et du Super Gameboy de la Super Nintendo.
Jouabilité
16/20
Un des points forts de ce jeu. Les contrôles respectent les standard du modèle en y ajoutant moult améliorations dont les sauts périlleux et acrobatiques. Le jeu est également plus permissif sur les sauts d'un peu trop haut pour ne pas décourager ceux qui s'y essaient.
Bande son
14/20
La bande son de Donkey Kong 94' est loin d'être pauvre. Mais certaines musiques ne sont que des loops de 10 secondes qui peuvent rapidement agacer les joueurs qui cherchent une solution depuis plusieurs minutes. Cependant le thème principal est mémorable et mériterait un peu plus de lumière.
Durée de vie
14/20
Le jeu est très bon mais un chouïa trop court, un joueur casual a vite fait de le terminer en une journée et encore. Un mode difficile aurait sûrement été le bienvenu.

| Conclusion |

S'il n'est pas le jeu le plus mémorable de la console monochrome, Donkey Kong '94 est une pépite dans l'histoire du jeu vidéo. Doté d'un gameplay enrichi et de phases d'énigmes intéressantes. Si le jeu est dans l'ensemble bon, il est très loin d'être parfait. Certains niveaux se ressemblent un peu trop sur le fond et la difficulté est dans l'ensemble assez inégale. Nous passons parfois d'un niveau bien simpliste à un autre demandant beaucoup plus de réflexion sans une certaine linéarité dans la courbe de difficulté. Si l'on ajoute à ça certains thèmes passant en boucle toutes les dix secondes, la lassitude pointe vite le bout de son nez. Un comble pour un jeu où vous incarnez Mario. Autre point noir : sa durée de vie. En effet le jeu peut se terminer sans se presser en quatre voire cinq heures, même pour un joueur non expérimenté. Néanmoins, et au même titre qu'un Tetris ou un Dr Mario, Donkey Kong '94 reste un jeu plaisant à parcourir que ce soit dans le bus, dans une salle d'attente ou aux toilettes. Les clins d'oeil à Donkey Kong et Donkey Jr. sur arcade sont bel et bien là, au point de reprendre les niveaux iconiques de ces deux jeux. Et comme il a été dit au début de ce test, c'est la toute dernière apparition officielle de Donkey Kong sous son ancien design. Quelques mois avant la sortie d'un autre jeu concocté par un certain studio anglais, mais ça, c'est une autre histoire...
1420
Bons points
Une jouabilité bien affinée
Quelques musiques très sympathiques...
Un petit facteur nostalgie non négligeable
Mauvais points
Se finit un peu trop rapidement
...mais d'autres plutôt pénibles
Scénario quasi-inexistant malgré la présence de cinématiques
Courbe de difficulté assez inégale
1 commentaire Voir sur le forum
manchot1er
4486 posts
manchot1er, Jeu 5 Déc 2019 - 22:32 :
Ah, Donkey Kong Gameboy, un jeu qui rend bien hommage à la toute première rivalité entre Mario et notre gorille musclé dans l'opus Arcade. Mais qui sera aussi le point de départ de la création d'une toute nouvelle licence qui serons développer pour la Gameboy Advance, la DS et la 3DS et qui reprendrons plus ou moins les mêmes bases que cet opus Gameboy : à savoir la saga des Mario VS Donkey Kong.

Pour ma part, je l'avais fait il y a un bail sur émulateur et c'est vrai qu'il était pas mal, le gameplay était intéressant et bien pensé et les niveaux était bien construits et donnaient pas mal de fil à retordre. Voir un peu trop car à partir du monde du désert (ou de l'avion je ne sais plus), la difficulté est juste atroce (pour tout dire, j'ai jamais put dépasser le monde de la glace car je me suis retrouvé comme un con sur un niveau où je ne savais pas ce qu'il fallait faire et j'arrêtais pas de crever en boucle dessus, du coup, j'ai été obligé de voir la fin en let's play).

Bon après, le scénario "déjà-vu" ne m'a pas plus déranger que ça, on est dans un Mario 2D, du coup, c'est normal que le scénario ne soit pas ultra-développer. C'est du même niveau que le coup de "sauver la princesse Peach qui c'est fait enlever pour la millième fois par le méchant Bowser". Mais bon, vu qu'il y a des cinématiques "fil-rouge" dans ce jeu, on aurait pût s'attendre à que ces dernières soient plus fun et dynamique que ça. Je comprend que ça puisse frustrer un peu.

En tout cas, c'est un très bon test que tu n'as pondu. Tu t'es bien amélioré par rapport au précédent. Encore un peu d'entraînement et tu pourra même réussi à dépasser les talentueux Ryfalgoth, Spydark et Kanozu:good: