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Pokémon Bouclier

Pokémon Bouclier - Test

Switch     Rédigé par Ryfalgoth     le 29/11/19 à 00:00     0 Coms et 556 Vues Vue étendue
Jamais un jeu Pokémon n'aura été autant décrié avant sa sortie. Après avoir été évoqué pour la première fois à l'E3 2017 puis révélé en grandes pompes lors du traditionnel Pokémon Day du 27 février 2019, s'en est suivie une campagne marketing semée d'embûches entre visuels inquiétants, annonce de retraits de nombreux éléments et propos confus de la part des têtes pensantes de Game Freak, Pokémon version Épée et Bouclier sont enfin arrivés sur nos Nintendo Switch. Malgré tout, l'engouement de retrouver cette licence si chère à nos yeux dans une aventure inédite sur console de salon, couplé à notre curiosité de découvrir les nouvelles créatures peuplant Galar, pousseront inévitablement des millions de joueurs à se lancer dans l'aventure. L'heure est à la critique. Tel Arceus, rendons notre Jugement.


Ce jeu a été testé à partir d'une version presse fournie par l'éditeur

CŒUR DE LOUGAROC


Pokémon version Épée et Bouclier propose dans cette nouvelle aventure de nombreuses activités et facettes dans la région de Galar, entre les Terres Sauvages, le phénomène Dynamax ou encore le Pokécamping. Mais intéressons-nous d'abord à ce qui fait le sel de chaque épisode, son histoire principale.

Vous incarnez comme à l'accoutumée un jeune dresseur ou dresseuse désireux de partir à l'aventure et de devenir le meilleur éleveur de Pokémon. Mais ça ne sera pas sans compter votre meilleur ami, Nabil, originaire du même village, Paddoxton, qui aspirera à des desseins similaires, motivé par la réussite de son grand-frère qui n'est autre que le Maître Invaincu de Ligue, j'ai nommé le grand Tarak. Une fois votre traditionnel choix de Pokémon de départ, votre insouciant rival vous invitera à traverser la forêt de Sleepwood pour venir en aide à un Moumouton un peu téméraire. Vous y ferez alors une rencontre magique qui changera à jamais votre détermination, ainsi que celle de votre camarade, à triompher du défi des arènes en voyageant à travers Galar. Ceci signe probablement l'introduction la plus réussie pour un jeu Pokémon, entre maîtrise, ambiance mystérieuse et surprise alléchante, voilà de quoi motiver tout joueur pour le reste de l'aventure.

Ah zut, here we go again !
Une fois en route et grâce à l'approbation de Tarak en personne, vous vous inscrivez officiellement au Défi des Arènes, ponctué par une cérémonie d'ouverture fort sympathique, et êtes prêts à remporter les huit badges. Chaque nouvelle ville visitée abrite une arène et son champion, qui vous demanderont alors de surmonter une épreuve avant d'en affronter le tenant du titre. Ces missions d'arènes se constituent en général d'un puzzle, allant d'un classique jeu d'interrupteurs débloquant des chemins dans une sorte de labyrinthe, à des pièges à éviter grâce à un détecteur jusqu'à une sorte de flipper géant. L'originalité des mécanismes présents dans les diverses arènes est à saluer et on prendra un plaisir à les parcourir. Les villes que l'on découvre font preuve d'un certain charme et se détachent chacune l'une d'entre elles. Si certaines comme Motorby et Ludester se montrent particulièrement réussies et crédibles de par leur taille, d'autres comme Greenbury ou Kickenham s'avèrent frustrantes tant on a envie d'accéder aux bâtiments bloqués par les trop nombreuses barrières, d'où ce sentiment de n'en parcourir qu'une moitié. Saluons aussi la modeste bourgade de Corrifey pour son incroyable aura magique et féerique. Et puis, il y a le cas de l'avant-dernière ville-arène du jeu, Smashings. Abritant le bastion de la Team Yell, on s'attend alors à débarquer dans un amas de ténèbres et de désespoir chargé de secrets inavouables, comme ce fut le cas pour Kokohio et la Team Skull dans les précédents opus. Finalement, une fois pénétré dans l'enceinte de Smashings, on nous informe que la mission d'arène vient de commencer, on comprend alors qu'il s'agissait là littéralement d'une ville-arène. Si l'idée peut paraître innovante, on regrettera dans une première part l'absence totale de bâtiments à visiter mais aussi de PNJ avec qui interagir qui auraient pu nous révéler certains détails croustillants sur leur quotidien et leur raison d'être. Mais surtout, cette épreuve ne sera qu'un petit couloir en vue de côté, peut-être pour faire référence à des œuvres comme Street of Rage, se dira t-on ? Mais la dernière arène viendra achever nos doutes. Alors que l'on s'attend pour cette ultime épreuve du défi des arènes à un dédale gigantesque bourré de pièges des plus farfelus, Roy, spécialiste des dragons, nous invite finalement à disputer des matchs contre trois dresseurs dans une ridicule salle. Mais en dehors du défi des Arènes, que faisons-nous pour occuper cette aventure solo ?

Classique, mais efficace, manœuvrez des vannes et frayez-vous un chemin dans cette arène !
Entre chaque ville, nous parcourons des routes parsemées de dresseurs et de Pokémon sauvages dans des espaces ultra cloisonnés et linéaires. Si le début de l'histoire demandera facile sept ou huit heures de jeu avant d'arriver à la première véritable arène du jeu, le sentiment d'enchaîner les badges suivants est accentué par la taille ridicule des routes. Les quelques trop rares grottes et forêts du jeu n'arrangent pas vraiment le tableau, la forêt (ou plutôt bosquet) de Lumirinth qui intervient à peu près au milieu du jeu est plus petite que la forêt de Jade de Pokémon Rouge et Bleu ! C'est à ce moment-là que des événements scénaristiques sont censés nous tenir en haleine à travers l'aventure. Nous avons tous en tête le Casino de Céladopole, la Tour Radio de Doublonville, la Team Magma souhaitant faire exploser le Mont Chimnée, la Team Galaxie investissant le parc des Éoliennes ou plus récemment les événements de la Fondation Aether dans Soleil et Lune. Et bien rien de similaire à tout cela ne se produit. A aucun moment nous ne sommes retenus, si ce n'est les deux malheureux sbires de la Team Yell qui tenteront de bloquer une route. Pire encore, les rares instants où il se produit quelque chose d'intéressant, Tarak va s'en occuper en nous conseillant de bien sagement poursuivre notre route. Cela a certes un peu plus de cohérence de demander au Maître de se charger de graves problèmes plutôt qu'à des gamins inexpérimentés, mais cela accentue la frustration et le sentiment qu'il ne se passe pas grand chose dans ce scénario. Les seules pages de l'histoire que l'on tournera seront des contemplations de statues ou de fresques dans un restaurant en compagnie de Sonya, l'assistante de la Professeure Magnolia, rien de très passionnant donc. Finalement, tout s'accélère en fin de partie. Sans trop en dire, il y a quand même quelques moments forts, mais on garde cette impression que tout est catapulté dans la dernière heure et ce sans réel développement. Alors que l'on attendait de grandes choses dans ce premier épisode inédit sur Switch en matière de mise en scène, après les efforts constatés sur la septième génération, on en ressort déçus avec de trop rares scènes mémorables. Notons également un bémol sur l'absence de doublages du jeu, alors que certaines cinématiques possèdent pourtant une synchronisation labiale, on comprendra aisément que cette caractéristique était prévue initialement, mais non inclue pour des raisons dont nous discuterons en fin de test.

Croyez-le ou non, mais je l'aime bien ce p'tit gars !
Malgré un scénario peu présent, le jeu possède de formidables personnages. Chaque champion d'arène saura imposer son propre style grâce à leur character design inspiré mais aussi leurs personnalités qui seront mises en avant jusqu'au bout du jeu ; mention spéciale à Peterson, caricature du chanteur de Rock Glam un peu anti-conformiste sur les bords, mais possédant un gros cœur. Le jeu se targue même de proposer une différence entre les versions Épée et Bouclier où deux Champions sont exclusifs à chaque jeu. Notre avancée sera mesurée par des affrontements contre trois rivaux bien différents dans leurs psychologie. Nous avons d'une première part Travis, une véritable tête à claque cherchant à nous écraser, que l'on aimera détester, mais qui fera preuve d'une évolution surprenante et bienvenue. Rosemary est la fillette au style gothique supportée par la Team Yell. Contrairement à ses comparses, Rosemary a un caractère plutôt calme et préfère se battre dans les règles de l'art. La Team Yell sont donc les éléments perturbateurs du jeu, mais il faut reconnaître qu'ils ne perturbent pas grand chose en vérité. Ces stéréotypes de hooligan-punks peuvent rappeler la Team Skull de Soleil et Lune pour leurs airs ridicules, mais cette dernière possédait un réel background avec un leader ayant un lourd passé, tout en étant éclipsée par un autre groupe d'antagonistes qui donnait alors plus de légèreté à ces voyous. Dans la région de Galar, il n'y a pas vraiment d'autres organisation maléfique pour atténuer les actes de la Team Yell, et au final on ne retiendra que ces biens piètres et inutiles individus. Mais qu'en est-il de notre cher Nabil, véritable rival attitré de cet opus ? Bien qu'étant parfois assez bavard, le considérer comme étant insupportable serait ignorer totalement les rivaux des jeux de ces dix dernières années. En vérité Nabil est un bon rival. Nabil est réellement déterminé à gagner la ligue, et malgré ses défaites et ses périodes de doute, il saura surmonter ses difficultés jusqu'au bout et trouver sa véritable voie. Nabil est un rival qui s'interroge, qui s'investit et qui évolue, et tout cela fait de lui un excellent rival.

Une fois la ligue vaincue, après une série de matchs plutôt bien rythmés, le scénario se poursuit quelques temps dans une ultime quête. Le post-game se résume donc à retourner dans quelques villes pour résoudre des problèmes durant une heure trente environ. Ces événements auraient d'ailleurs très bien pu s'intégrer dans le fil principal afin d'y apporter un peu plus de consistance et d'intérêt. On y débloque par ailleurs l'habituelle Tour de Combat ainsi que le cycle jour/nuit en dehors des Terres Sauvages (oui, ceci n'a aucun sens, mais ce test est déjà suffisamment long pour s'attarder dessus !). Mais alors, en dehors de cette aventure principale, que reste t-il dans ce Pokémon Épée et Bouclier ?

BREATH OF THE... WATTOUAT


Défi de l'auteur : ne pas citer un certain jeu Zelda durant ce test.
La véritable nouveauté de cette huitième génération, ce sont les Terres Sauvages. Et c'est dans cette vaste zone que la plupart des activités annexes du jeu vont se dérouler. Les Terres Sauvages abritent une grande variété de Pokémon sauvages qui apparaîtront selon un découpage par zone et une météo dynamique. Seulement, ne cherchez pas vraiment de cohérence dans ces deux derniers points. D'une part on a du mal à croire à un tel environnement où on l'on devine que la construction du monde a été plus faite dans un intérêt ludique au détriment de l'immersion. Mais c'est la gestion de la météo qui est la plus anarchique entre les transitions abruptes d'un climat à un autre et le fait qu'une tempête de sable puisse faire rage juste à côté d'un blizzard. Ces environnements permettent donc d'attraper les différentes créatures qui peuplent les Terres, dans des rencontres aléatoires, mais aussi avec celles visibles directement en jeu. Cette caractéristique, introduite dans Let's Go, est certainement celle qui contribue le plus au fun que l'on peut ressentir lorsqu'on chasse les Pokémon... Mais aussi lorsqu'on devient la proie ! En effet, le comportement des monstres peuplant Galar varie selon les espèces. Si la plupart s'avèrent inoffensifs en se baladant tranquillement dans leur habitat naturel, ou que d'autres fuiront votre venue comme la peste, certaines espèces comme Lucario, Ténéfix et Debugant n'hésiteront pas à vous pourchasser pour engager le combat. Et c'est là qu'intervient une mécanique inédite fort intéressante, certains monstres seront bien plus puissants que vous. Ainsi, aller à la rencontre d'un Onix niveau 30 dès le début de votre aventure risque de vous faire le même effet que lorsqu'un joueur de Xenoblade se fait courser par le gros gorille de niveau 80. Vous ne pourrez cependant pas capturer ces Pokémon avant d'obtenir un certain nombre de badges, cela serait trop simple autrement, ces puissantes bêtes ont pour but unique de vous mettre la pression. Progresser dans le solo du jeu vous donnera donc accès à davantage de Pokémon différents, tout en rehaussant le niveau minimum de la faune locale.

Torgamord de ses morts, on aura ta peau !
L'autre activité principale des Terres Sauvages, ce sont les Raids, et par extension le phénomène Dynamax. Exit les Méga-évolutions qui étaient pourtant fortement appréciées des joueurs (les Capacités Z aussi disparaissent, mais on ne les regrettera pas autant) et faites place à un nouveau type d'évolution accessible à chaque Pokémon. Dynamaxer permet à son Pokémon de gagner un boost de PV et de pouvoir lancer des attaques surpuissantes qui ne peuvent louper, et ce pendant trois tours. En combat solo, cette nouvelle caractéristique manque un peu d'intérêt, et on se demande bien pourquoi avoir retiré les Mégas pour ajouter un système qui y fait forcément écho. Mais la force du Dynamax se situe dans les Raids. Un peu partout dans les Terres Sauvages vous trouverez des antres de Raids en forme de fleur rouge (ils ont pris cher les Rafflesia question design...) et celles présentant un halo de lumière abritent donc un Pokémon de Raid qui n'attend que d'être défié ! Vous affronterez donc un Pokémon en forme Dynamax (ou Gigamax pour certains) sous des règles assez particulières à quatre contre 1. Si vous jouez seul, vous aurez alors trois ordinateurs qui vous viendront en aide. Mais au vue de la difficulté des Raids de difficulté 4, et surtout 5 étoiles, on vous conseille vivement de jouer en multijoueur. L'aspect communautaire prend donc tout son sens dans les combats de Raids et l'entraide des joueurs ne sera pas sans rappeler les Raids présents sur Pokémon Go. Le système en ligne est assez bien fichu, on peut soit créer une session privée qui demandera d'entrer un mot de passe afin que seuls vos amis ne puissent participer (bien qu'un système d'invitation n'aurait pas été de refus), ou bien lancer une partie ouverte afin que quiconque puisse vous prêter un coup de patte. Mais qu'en est-il des autres fonctionnalités en ligne ?

Ce brave Bekipan géant me fait tellement hurler avec son bec qui prend tout l'écran !
Les échanges classiques sont toujours disponibles, cependant assurez-vous bien que vous vous apprêtez à échanger votre Pokémon avec la bonne personne, car quand bien même vous entrez un code, n'importe quel joueur qui aurait rentré votre code à quatre chiffres au même moment peut s'incruster. Si les échanges magiques (anciennement "miracle") sont toujours de la partie pour tenter d'obtenir un Pokémon rare derrière l'avalanche de Poichigeon, le Global Trade System, ou GTS, qui permettait d'organiser des échanges à la demande avec n'importe qui, a malheureusement été retiré. Mais ce qui change vraiment dans ce jeu, c'est cet aspect MMORPG qui a été implémenté dans les Terres Sauvages. On peut ainsi voir de nombreux joueurs se déplacer en tant réel. Mais l'utilité en est très limitée car leur parler ne vous donnera qu'un objet. De plus, le jeu va complètement laguer dans tous les sens, les autres joueurs vont disparaître voire même voler à cause sans doute de connexions qui se désynchronisent entre tout ce beau monde. Sur le côté gauche de l'écran vous aurez également de nombreuses notifications pour vous indiquer les activités marquantes des joueurs (capture de Pokémon, évolution, raids, etc). En soit, c'est plutôt amusant de savoir que notre ami Spy a attrapé un Smogogo de Galar, et cela peut même être utile d'être informé que ce cher Kanozu va lancer un Raid qui peut nous intéresser. Mais était-ce vraiment nécessaire d'être spammé toutes les dix secondes sur les faits et gestes de Kevin, 11 ans, qui vit à l'autre bout du monde ??? Le soucis est que l'on ne peut filtrer les notifs, ni les joueurs arpentant les Terres, en n'affichant que ses amis. Si vous souhaitez juste capturer tranquillement des Pokémon dans votre coin, on vous déconseille vivement de jouer en ligne. Enfin, les combats entre joueurs sont toujours de la partie avec notamment un mode classé. Mais pour cela, il vaut mieux s'armer d'une bonne équipe !

Dimoret Dynamax VS ... Moi ?!?
Les plus grands stratèges souhaitant s'affronter avec des Pokémon optimisés seront ravis d'apprendre qu'il existe quelques nouvelles méthodes permettant d'avoir son Pokémon avec de bons IV, EV, nature correspondante et les attaques qui vont avec. Si on pouvait déjà obtenir ses IV au max grâce aux capsules ou à l'entraînement ultime (demandant d'atteindre le niveau 100), il est désormais possible de transmettre les capacités-œufs (dits egg-moves) directement au Pokémon souhaité mais aussi de changer sa nature grâce aux objets Aromate tout comme augmenter tous ses EV grâce aux boissons nutritives (Carbone, Protéine, etc). Ainsi, vous ne serez plus obligés de farmer des oeufs pendant des heures pour tenter d'obtenir le bon Pokémon, d'autant plus que les Pokémon sauvages sont trouvables pour la plupart au niveau 60, l'entraînement ultime reste donc relativement accessible. Cependant, certains objets sont tout de même particulièrement onéreux. Une aromate coûte 50 Pco (Points de combat à gagner à la Tour de Combat), tandis que monter les 512 EV sur un seul Pokémon revient à environ 500 000 Pokédollars, soit trois millions pour une équipe entière. Heureusement les ressources s'obtiennent de manière abondante, on trouve de nombreux objets à revendre partout dans les Terres, et les récompenses de Raids aident également. D'ailleurs, ces derniers permettent également d'obtenir des Disques Techniques, dits DT. En plus des Capsules Techniques pouvant être utilisées à l'infini, les DT se consomment donc à chaque utilisation, un système fort intéressant qui demande un peu d'investissement afin d'apprendre toutes ces attaques fort utiles. Construire une équipe stratégique dans Pokémon Épée/Bouclier n'est donc pas significativement plus rapide mais propose malgré tout plusieurs approches différentes selon votre façon de jouer. Au delà de ça, quelques changements stratégiques sont également présents. En plus des nouvelles créatures disponibles et du Dynamax, on peut noter que Exagide voit sa puissance baisser, mais certaines attaques utiles comme Puissance Cachée et Poursuite disparaissent complètement, changeant ainsi la façon de jouer ou la couverture offensive de certains Pokémon.

Enfin, car un peu de légèreté ne fait pas de mal, planter votre tente grâce au Poké-Camping vous divertira un peu vous et vos Pokémon. Dans ce mode de jeu, vous pouvez jouer avec vos créatures favorites en jouant à la ba-balle, et s'amuser de leurs réactions, un peu dans le même esprit que la Poké-Récré sur 3DS. Il est également possible de cuisiner avec vos Pokémon dans un mini-jeu assez basique et répétitif. Faire des curry avec des ingrédients et des baies ne sert finalement pas à grand chose, si ce n'est soigner vos Pokémon et leur donner un peu d'expérience.

JE SUIS INÉLUCTABLE.


Je crois qu'on tient la creepypasta du jeu...
Mais au delà de l'aventure solo et de tout contenu annexe, ce qui nous intéresse le plus dans une nouvelle génération, c'est bien le Pokédex ! A l'instar des deux précédentes, Pokémon Épée et Bouclier se garnit d'environ 80 nouvelles créatures. Si nous avons bien eu le temps de nous familiariser avec les starters et les quelques Moumouton et autres Voltoutou de début de jeu, la région de Galar regorge de bien de surprises. Entre le design de Hexadron qui est à hurler, une pomme de type dragon, une théière fantôme, un rocher en forme de wagon ou même un dolmen (mais au singulier), se plaindre du manque d'inspiration de Game Freak pour cette huitième génération est une hérésie. On les adore pour leur design (Corvaillus), pour leur nom (Verpom), les blagues qu'ils nous inspirent (Raty... euh Grimalin) ou pour leur redoutable puissance (Lanssorien), chaque Pokémon a sa raison d'être. Les versions alternatives de Pokémon déjà connus sont également de la partie avec bien entendu les formes régionales. Une nouvelle fois Game Freak nous régale avec le déjà célébrissime Palarticho ou encore son Smogogo. On apprécie la diversité dans les générations de Pokémon représentés, et surtout certaines nouvelles évolutions étonnantes comme Berserkatt et Corayôme. On regrette juste le faible nombre de ces adaptations, avec seulement une petite dizaine de familles. Autre nouveau phénomène, les formes Gigamax : reprenant le principe du Dynamax, certaines espèces de Pokémon arborent une autre apparence, comme Dracaufeu ou Corvaillus. Question statistique, point de changement supplémentaire par rapport au Dynamax. En revanche, cette forme leur octroie une attaque avec des effets supplémentaires : en plus de frapper puissamment l'ennemi, celle de Torgamord pose les pièges de roc, quand celui d'Ectoplasma empêche la cible de s'enfuir. Ces Gigamax sont actuellement un peu plus d'une vingtaine, cependant ce sont surtout la première et la dernière génération qui sont présentes.

Attention. Fort taux "d'amour" dans cette direction.
Le Pokédex régional du jeu contient 400 créatures, il vous faudra donc toutes les attraper afin de prétendre avoir rempli sa célèbre encyclopédie, de quoi proposer une très bonne variété. On sera rassuré de savoir que Game Freak n'a pas insisté que sur les originaires de Kanto, mais a pioché dans à peu près toutes les générations, si ce n'est la cinquième qui est étrangement surreprésenté, pour le meilleur (Minotaupe, Scalproie, Trioxhydre), et le moins mémorable (Poichigeon, Aflamanoir). La plupart de ces créatures seront disponibles dans les Terres Sauvages, afin d'amplifier cette sensation de terrain de jeu. Ainsi, grâce aux différentes méthodes pour rencontrer les Pokémon, compléter ce célèbre bestiaire n'aura jamais été aussi fun ! Et il en va de même pour la chasse aux Pokémon shiny. On regrette juste que le Pokédex ne donne pas toutes les informations, comme la localisation de certains Pokémon puissants, comme Milobellus, indiquant "Zone Inconnue", nous obligeant à aller sur Internet pour se rendre compte que si, le Pokémon est disponible au Lac Ouragan, par temps brumeux. Mais bien entendu, la nouvelle ayant fait le plus de bruit, est la fameuse affaire du Pokédex National incomplet. En effet, les créateurs du jeu ont annoncé il y a plusieurs mois que, même en utilisant le service de transfert disponible en 2020, tous les Pokémon ne seront pas présents. Ainsi, plus de la moitié des Pokémon créés jusqu'ici ont purement et simplement disparu, en un claquement de doigts. Une décision qui aura créé de vives débats dans la sphère vidéoludique, mais qui se défend par le fait de se concentrer davantage sur d'autres aspects du jeu, notamment des animations de haute qualité, au détriment de la quantité.

FROM MILOBELLUS TO LIMONDE


Les couleurs sont particulièrement soignées dans cette grotte
Le travail graphique justifiant la suppression de la moitié des Pokémon est-il à la hauteur ? Avant de s'intéresser à la technique pure, voyons d'abord l'aspect plus artistique. Il faut tout de même admettre que la région de Galar dispose d'un certain charme. Que cela soit par ses paysages, ses bâtiments et ses couleurs chatoyantes, l'aventure principale a su se gratifier d'un certain soin. Le jeu possède véritablement une âme, déjà constatable par ses nouveaux monstres, et on peut saluer le directeur artistique, James Turner, pour son travail. La mode reste par ailleurs présente dans cet épisode avec toujours plus de possibilités pour personnaliser son avatar. Se faire un dresseur hipster ou une topdresseuse gothique n'aura jamais été aussi satisfaisant. Cependant les tenues alternatives, notamment celle en vélo, souffrent de gros problème de goût, et ne sont pas modifiables. Et malgré le fait que l'on remporte les uniformes des champions d'arènes qui sont plutôt cool, on ne peut pas changer son maillot de foot assez banal. Les menus, quant à eux, gagnent en lisibilité en adoptant un style très sobre, bien que le curseur en forme de flèche donne un air d'amateurisme. En revanche, une fois de plus, il n'y a aucune fonctionnalité tactile dans le jeu, assez fort quand on nous a rabâché pendant des mois que ce jeu était conçu pour une expérience en nomade.

Euh, on peut revenir dans la grotte s'il vous plaît, les arbres m'effraient...
Mais si la direction artistique est plus que convaincante, la technique s'avère être bien plus limitée. Si cela reste encore acceptable dans le solo du jeu, on regrette toujours de voir des textures au sol aussi pauvres. Mais là où les yeux saignent véritablement, c'est dans les Terres Sauvages. Cette zone est visuellement consternante tant elle jure avec le reste du jeu. La végétation est absolument hideuse, entre les fameux arbres de la discorde et les plants de baies qui n'ont aucune cohérence visuelle avec ce qui se trouve à côté. Les piteuses antres abritant les Raids Dynamax ont certes pour objectif d'être visibles de loin, mais le contraste entre leurs faisceaux lumineux rouges et l'environnement dans lequel on évolue est tel, pourtant bien d'autres jeux ont su utiliser cette mécanique en harmonie avec son support (attention, on me signale que le Point Zeldawin est proche). Par ailleurs, l'effet d'aliasing est fortement prononcé sur le relief du jeu. Les bordures entre l'eau et la terre ferme sont très angulaires. La distance d'affichage est également un problème. Si on peut accepter que les Pokémon ne se manifestent pas forcément à cinquante mètres de notre position, celle des arbres à baies et des PNJ est bien plus gênante. Spécialement dans une des quêtes de fin du jeu où on vous demande de retrouver un personnage aux lunettes de soleil noires, pas évident quand il n'apparaît qu'à cinq mètres de vous.

Les animations des Pokémon, quant à elles, sont un peu à l'image du reste. Certaines attaques comme les puissantes capacités Dynamax ou encore certains mouvements signatures comme Ballon Brûlant de Pyrobut sont plutôt bien réalisés. Globalement, les attaques spéciales demandant un tir de rayon comme Balle Ombre sont corrects. En revanche, les effets de la plupart des capacités physiques comme Double Pied sont clairement insuffisants. Le Pokémon ne bouge quasiment pas et on ne ressent pas vraiment d'impact sur la cible. Cette impression de rigidité se ressent sur les monstres sauvages se déplaçant sur la map, particulièrement lorsque le Pokémon tourne. Apportons une mention spéciale à l'une des dernières scènes du scénario, où le loup légendaire pivote littéralement en faisant du surplace avant de s'en aller, de quoi avoir envie de pleurer. Mais il faut quand même reconnaître que les animations des Pokémon restent quand même assez nombreuses entre leurs différents comportements à l'état sauvage ainsi que lorsqu'on joue avec eux dans le Pokécamping.

Chut, je tente de me fondre parmi eux...
La bande-son de cet opus a le mérite d'être assez surprenante. Nous avons le droit pour ce cru 2019 à une OST hétérogène qui prend des risques, notamment pour les thèmes de batailles. Ainsi on passe d'un air Punk-Rock pour la Team Yell a une électro diablement énervée pour Travis à un thème qu'on croirait repris d'un Paper Mario pour Nabil. La musique d'affrontement de champion d'arène est quant à elle plutôt festive et entraînante, à condition d'aimer les ambiances de stade de foot (je dois être l'un des seuls au monde à préférer l'électro progressive de XY sur le morceau correspondant...) D'autres moments forts sont à noter comme le thème face aux loups qui est juste incroyable, tandis que l'un des affrontements de fin de jeu est orchestré par de gros chœurs que l'on croirait provenir de Shimomura. La musique face aux Pokémon sauvages ne plaira pas forcément à tout le monde, tout dépend si vous appréciez ou non la batterie cassée de Hyrule Warriors (et donc de Saint-Anger de Metallica). Les mélodies que l'on entend en ville sont également très réussies avec un air principal qui reviendra à plusieurs moments clés et ce de manière maîtrisée. Le thème utilisant la cornemuse sur certaines routes est plutôt bienvenu aussi, bien qu'il soit un peu trop récurent. Le seul point noir à cette bande originale se situe, une fois de plus, dans les Terres Sauvages. Les compositeurs se sont peut-être dit que, vu que cela avait bien fonctionné sur un certain jeu open-world que nous nous interdisons de prononcer ici, il serait de bon aloi de partir sur une mélodie au piano. Mais dans les faits cette musique est totalement aléatoire et hors-sujet, on ne comprend pas l'intérêt de ce thème. Au niveau des sonorités, on peut regretter que Game Freak reste sur du MIDI qui a un peu vieilli au détriment d'un orchestre qui aurait pu apporter plus de puissance aux morceaux mélodieux. Cependant le mixage des titres est maîtrisé, notamment dans les passages un peu plus nerveux où les basses ont du répondant. Enfin, par le biais d'un objet que l'on reçoit à Motorby, il est possible de régler le mixage audio du jeu dans les options, si l'on trouve que les effets sonores sont trop forts où que l'on ne veut entendre que les cris des Pokémon.


COMME UN GOÛT DE NANMÉOUÏE


Je pense que j'ai l'avantage.
Après avoir complété l'aventure entre 25 et 35 heures selon notre façon de jouer, un constat se dresse face à ce titre. On a le sentiment d'avoir affaire à deux jeux imbriqués en un seul, et ce de manière pas vraiment cohérente. D'un côté nous avons une aventure ultra classique, linéaire, cloisonnée, et plutôt soignée visuellement. Tandis que de l'autre bord nous avons un semi open-world où on y fait bien plus d'activités à notre guise, mais dans un environnement assez laid par rapport au reste du jeu. L'autre problème est que ces deux éléments ne sont quasiment pas interconnectés entre eux. Seules deux villes permettent d'accéder aux Terres. À plusieurs moments dans le jeu solo, on traverse un pont surplombant cette grande aire de jeu, mais sans avoir un petit chemin y descendant. Il aurait peut-être été plus pertinent d'avoir soit plusieurs zones plus réduites, voire même de proposer juste une aventure où on se rend d'une ville à une autre avec des plaines étendues. L'autre problème inhérent à ces deux parties provient de la difficulté du jeu et par extension de sa durée de vie. Le Multi Exp est intégré au jeu et ne peut être désactivé, donnant donc des points d'expérience à toute votre équipe. L'IA est également bien souvent très faiblarde et va parfois jusqu'à volontairement faire des choix pour vous laisser gagner. Par exemple, face au rival, alors qu'il a son dernier Pokémon à bout de force et qu'il peut achever l'un de vos monstres, il va faire Rugissement sans aucune raison. On comprend bien que la licence se veut de toucher un très large public, et essentiellement des enfants, mais est-ce vraiment pertinent de le faire via une IA totalement aux fraises ? N'y a t'il pas d'autres moyens de rendre le jeu accessible tout en ayant l'impression que c'est notre Pokémon qui a gagné grâce à sa puissance ? La Pokémon Company a axé une partie de sa communication sur le fait que ce Pokémon Épée/Bouclier, contrairement à Let's Go, était conçu aussi bien pour correspondre aux novices qu'aux habitués de la série. Et ceci est faux, parce qu'il n'y a aucun moyen de paramétrer la difficulté. Si l'on veut éviter de rouler complètement sur l'aventure, c'est le joueur qui va devoir s'imposer ses propres limites. Pour avoir un minimum de challenge, et encore, on évitera de retourner fréquemment sur les Terres Sauvages, vu que le jeu ne nous le demande pas. Mais ce faisant, l'aventure principale se montrera relativement courte, générant une autre frustration.

Allégorie de Pokémon Company face aux développeurs du jeu
Bien sûr, quand on est en face d'un problème du jeu, on peut se dire que cela n'est pas bien grave, bien sûr les graphismes ne font pas tout, et on se remettra sûrement de la suppression de la moitié des Pokémon. Mais c'est surtout l'accumulation de tous ces problèmes qui noircit le tableau. Entre la technique qui est à la ramasse, tous ces Pokémon absents, l'aventure principale insuffisante dans son contenu, et bien d'autres problèmes que nous avons développé, tout ceci met en lumière un énorme défaut du jeu. Il manque très certainement au moins une grosse année de développement. Quand on joue à Pokémon Épée/Bouclier, on ressent le manque d'ambition qui est lié à ce manque de temps, et on ne peut s'empêcher de se dire que l'on pouvait espérer mieux pour le premier épisode inédit de la licence la plus fructueuse du jeu vidéo. Avons-nous vraiment la sensation d'être passé d'un jeu 3DS à un titre sur une console comme la Switch, où le gap de puissance est très élevé ? Depuis le début du test on tourne autour du pot en évitant les comparaisons avec les autres grosses licences de Nintendo ayant fait leurs débuts sur Switch, pour la simple et bonne raison que cela crève aux yeux qu'il y a un immense décalage entre ce Pokémon et les mastodontes de la même console sortis deux ans plus tôt. Donc nous allons faire comme si nous n'avions rien vu ! Mais même par rapport à d'autres JRPG on se cache les yeux. Même Dragon Quest, qui a pourtant comme réputation de rester très old-school dans ses mécaniques, a fait bien plus d'efforts dans sa mise en scène et sa réalisation. Face à ce Pokémon Épée/Bouclier, qui a pourtant de bons aspects et un potentiel élevé pour en faire un jeu mémorable, la question que l'on se pose, vers où va la licence ? Quel avenir pour les jeux Pokémon ? Il est certain qu'en travaillant sur une machine en haute définition, s'obstiner à sortir un jeu quasiment tous les ans, ça n'est plus possible du tout. On pourrait espérer un soutien à moyen-terme pour ce Épée/Bouclier grâce à des mises à jour, on sait déjà les Raids Dynamax apporteront quelques nouveautés événementielles. Ces directives ne semblent pas provenir de Game Freak, mais plutôt de son éditeur The Pokémon Company qui a toute une armée de produits dérivés à gérer derrière, et qui veut faire rentrer un maximum d'argent. Espérons donc que les décisionnaires de cette belle série prendront une direction plus saine, car nous voulons croire qu'il peut encore subvenir de grands projets, et ce sans pour autant changer drastiquement le cœur du jeu.

| Conclusion |

Pokémon version Épée et Bouclier est objectivement plus intéressant que Let's Go, car il amène une nouvelle région fort inspirée, de formidables nouvelles créatures et quelques autres nouveautés plutôt intéressantes. Mais au vue de l'attente que l'on pouvait avoir pour un tel jeu, il est évident que ce jeu divise. Personne n'aura la même appréciation finale sur cet opus tant les façons d'appréhender cette œuvre sont différentes. Si vous aviez envie de vivre une expérience suffisamment différente des épisodes 3DS avec une aventure solo de taille, et une histoire mémorable dans sa mise en scène, vous allez être déçus. En revanche, si vous recherchez plutôt des interactions en multijoueur avec des Pokémon Dynamax à affronter en Raid ainsi qu'une aire de jeu dans laquelle vous pourrez compléter votre Pokédex d'une manière bien plus amusante qu'auparavant, alors vous prendrez certainement votre pied durant votre séjour à Galar. Mais il ne fait aucun doute que la balance n'y trouvera pas d'équilibre dans cette masse de joueurs aux profils tous plus différents les uns que les autres.
1420
Bons points
- Un plaisir de découvrir les nouvelles créatures de Galar
- Remplir son Pokédex n'a jamais été aussi fun
- Les Raids Dynamax, nouvelle dimension multijoueur
- Le charme de certaines villes
- De très bons personnages, notamment Nabil
- L'introduction du jeu
- Une bande-son agréablement surprenante
Mauvais points
- Une grosse année de développement manquante
- Le manque de cohérence entre l'aventure solo et les Terres
- La technique à la ramasse dans les Terres Sauvages
- L'aventure solo qui manque de consistance
- Le Multi XP n'est pas désactivable
- Les animations des Pokémon sont encore trop rigides
- Ne pas pouvoir filtrer les fonctions en ligne par amis
- Pas de fonctionnalité tactile
- Les deux dernières arènes du jeu sont honteuses
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Spydark
9285 posts
Spydark, Ven 29 Nov 2019 - 20:28 :
Excellente review Ryfal, de toutes celles que tu as pondu jusqu'à aujourd'hui c'est clairement ma préférée de ta part :sisi: On sent que tu t'es donné et suffit de voir le pavé que cela a produit :noel:.

Bref, je suis honnêtement d'accord avec tout c'que tu as dis, on a plutôt le même profil concernant les attentes concernant un jeu Pokémon sur Nintendo Switch. Il est un peu décevant de constater que Pokémon Epée / Bouclier n'est pas à la hauteur de sa série, même si c'est loin d'être une catastrophe. J'espère surtout que la série n'est pas sur une corde fragile et que cet opus va continuer d'être mis à jour sur le long termes et pas être abandonné dès la sortie des prochains jeux en 2020.

En conclusion, excellent test et juste note, je retiens juste cette honteuse affirmation "le moins mémorable (Poichigeon)". N'importe quoi !!
Ryfalgoth
5345 posts
Ryfalgoth, Sam 30 Nov 2019 - 18:15 :
Merci. Jamais je ne me suis autant investi dans un test, je pense que ça se sent vu la taille du bouzin :p Mais vous savez à quel point la licence Pokémon est importante pour moi, donc j'ai vraiment écrit ce que j'avais sur le cœur en jouant à ce jeu.

Enfin, ça sera pas tous les mois que je ferai un test pareil hein mdr ! Pas avant le prochain Pokémon en tout cas, donc s'il vous plaît Pokémon Company, prenez vraiment votre temps là !
Ebros
1718 posts
Ebros, Sam 30 Nov 2019 - 19:14 :
Après avoir lu ton test, je suis encore plus déprimé de la série.

Bon je savais déjà que le jeu n'était pas une révolution, mais la je sais pas...En lisant le test, j'ai comme un sentiment de résilience. Je me dis que l'équipe de Game Freak ne va définitivement jamais passer la seconde.
L'équipe de développement chez Game Freak ne va jamais s'agrandir comme n'importe quelle autre équipe de développement digne de ce nom (parce qu'ils veulent soi disant garder cette esprit familiale).

Et l'autre truc qui m'achève, c'est les premières ventes de ce Pokemon. Autant dire que Game Freak n'aura plus aucune raison de changer.
J'avais à la base pas grand espoir mais disons que j'espérais quand même un petit déclic avec le passage à la Switch.

Cette série me déprime et je suis pas prêt d'y retourner de si tôt.

Merci Ryf de m'avoir démoraliser :noel:
Ryfalgoth
5345 posts
Ryfalgoth, Sam 30 Nov 2019 - 20:09 :
Ah ah désolé pour le cafard ! Je me rappelle déjà que tu étais assez pessimiste sur l'avenir de la série à la sortie de Soleil/Lune, qui m'avait beaucoup enthousiasmé.
Mais effectivement quand on voit les ventes énormes du jeu pour la première semaine, difficile de voir comment Game Freak et Pokémon Company va avoir un déclic. Au niveau des critiques, le jeu est légèrement moins bien noté que d'habitude, voilà les notes Metacritic pour comparer :
XY : 87
ROSA : 83
SL : 87
USUL : 84
Let's Go : 80
EB : 81
Après la presse reste quand même très bienveillante. On sent de toutes façons qu'il y a un décalage entre la presse JV et les joueurs.
Enfin, on verra bien comment ça évolue. Déjà on va espérer une année de pause en 2020 avec un soutien sur EB pour rajouter des Pokémon via les Raids, ça sera déjà cool.
Ebros
1718 posts
Ebros, Sam 30 Nov 2019 - 21:02 :
Tu met Let's Go comme épisode principal ?

Sinon oui, la presse général est un petit peu plus sévère (pas trop non plus :smile: ) avec épée et bouclier. Il y avait un peu plus d'exigence pour le premier épisode en HD et jouable sur la télé.

D'ailleurs, si je dois souligner quand même un point positif dans tout ça, c'est de voir la presse, et surtout les joueurs fans comme toi, de plus en plus souligner les défauts.

Bon il y a encore du chemin, et pour l'instant les ventes ne sont pas impactés par ça (faut voir aussi sur la durée).

Mais je commence à me dire, peut être qu'ils ne veulent pas non plus voir leurs jeux avec des notes de plus en plus pourris. Même si le plus important reste les ventes.
Ryfalgoth
5345 posts
Ryfalgoth, Sam 30 Nov 2019 - 21:08 :
Ebros a écrit:
c'est de voir la presse, et surtout les joueurs fans comme toi, de plus en plus souligner les défauts.

Ben c'est surtout que les défauts sont de plus en plus présents ha ha !

Pour Let's Go, ça fait débat mais Game Freak le considère comme un épisode principal. Bien que la formule soit légèrement différente. Fin bon, perso je le considère comme un Remake au même titre que Rouge-Feu, mais avec un angle différent.
Ebros
1718 posts
Ebros, Dim 1 Déc 2019 - 07:35 :
Ryfalgoth a écrit:
Ben c'est surtout que les défauts sont de plus en plus présents ha ha !


Alors ça c'est un autre débat mais perso, ça fait longtemps je trouve que le développement de la série n'est pas à la hauteur de son succès.


Ryfalgoth a écrit:
Fin bon, perso je le considère comme un Remake au même titre que Rouge-Feu, mais avec un angle différent.


Sur ce coup la je pense pareil. J'ai toujours pas compris pourquoi Game Freak le considère comme un épisode principal alors que c'est clairement un Remake du premier qui est fusionné avec Pokemon GO.

Peut être est-ce juste pour le marketing, pour montrer que c'était un jeu important avant sa sortie.
Ryfalgoth
5345 posts
Ryfalgoth, Dim 1 Déc 2019 - 13:20 :
Ah mais après ça dépend ce que t'entends par épisode principal aussi. Parce que les remakes comme ROSA, Heartgold et tout, je les appelle épisodes principaux. Fin de toutes pour moi tous les opus faits par Game Freak c'est des épisodes principaux.
Ebros
1718 posts
Ebros, Dim 1 Déc 2019 - 19:02 :
Ah d'accord. En effet, vu sous cette angle.

Mais alors si je comprend bien, un jeu comme Resident Evil 2 Remake qui est sortie début 2019, tu le considère comme un épisode principal vu qu'il est développé et édité par Capcom
Ryfalgoth
5345 posts
Ryfalgoth, Dim 1 Déc 2019 - 23:16 :
Ben de mon point de vue oui, plus que Resident Evil Revelations.