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ASTRAL CHAIN

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ASTRAL CHAIN - Test

Switch     Rédigé par Spydark     le 25/09/19 à 20:42     0 Coms et 233 Vues
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Décidément, la collaboration entre Nintendo et Platinum Games a tout d’une belle histoire d’amour puisqu’elle dure sans se faner depuis des années. Il faut remonter au lancement de la Wii U pour découvrir les débuts de cette union, avec un constructeur japonais fier de dévoiler que Bayonetta 2 était exclusif à son catalogue. Ainsi, naquirent de nombreux softs uniques à l’ancienne machine de Nintendo avec The Wonderful 101, Bayonetta 2 ou encore Star Fox Zero. Pour la firme de Mario, le partenariat avec Platinum Games avait très bien marché sur Wii U, alors il n’y avait aucune raison que cela ne continue pas sur la Nintendo Switch, une console qui profite d’un plus grand engouement auprès des joueurs. Alors que tout le monde attendait la troisième aventure de la sorcière la plus badass du Jeu Vidéo, voici que l’équipe derrière NieR Automata (dirigé par Takahisa Taura et supervisé par Hideki Kamiya) livre un nouveau jeu sur Nintendo Switch, le fameux Astral Chain. Une question apparaît soudain, cette nouvelle licence est-elle à la hauteur du savoir-faire de Platinum Games ?


test réalisé à partir d'une version fournie par l'éditeur

Nous sommes Légion Neuron



"Je suis Usul du futur, petit enfant du passé !
Notre histoire prend place sur Terre, dans un futur post-apocalyptique, où l’Humanité a dû abandonner une grande partie de ses territoires suite à l’invasion de créatures (les Chimères) venues d’une autre dimension, le Plan Astral. Cette autre réalité à tout d’une sorte de trou noir où tout finira pas s’engouffrer à l’intérieur. Les survivants se sont ainsi retranchés sur une île, sobrement nommée l’Arche.
A l’intérieur, les êtres humains tentent de survivre dans un monde frappé par des créatures démoniaques, mais aussi les inégalités, les attaques de bio-terroristes et la maladie. C’est dans le but de sauver l’Humanité que le groupe Neuron a été créé, il s’agit d’une section spéciale de la police ayant pour mission de stopper les chimères, peu importe les moyens. Le professeur et chef du département, Yoseph Calvert, a réussi à mettre au point un moyen de contrôler des chimères spéciales, les Légions, pour que des agents spéciaux puissent se battre à leurs côtés.

C’est dans cet univers que nous suivrons l’histoire de deux jumeaux ayant fraîchement rejoint Neuron, un garçon et une fille. Vous pourrez choisir d’incarner et customiser soit l’un, soit l’autre. Peu importe qui vous aurez choisi, votre moitié prendra le nom d’Akira. un sobriquet qui n’est pas sans rappeler une oeuvre japonaise très populaire, dont le titre de Platinum Games s’inspire beaucoup artistiquement. Yoseph (qu’on nommera aussi Usul), découvre un talent inné pour le maniement de la Légion chez nos jumeaux. Malgré les réticences de leur père, capitaine de police, les jeunes recrues se retrouvent avec de nouveaux compagnons d’une autre dimension. Nos deux héros vont donc devoir faire face à de nombreuses difficultés, pour découvrir les mystères que renferment le Plan Astral, mais aussi l’histoire secrète de Neuron.
Même si l’histoire semble très riche, on pourra cependant se sentir un peu frustré à la fin de ne pas avoir eu toutes les réponses à nos questions ou de ne pas avoir passé plus de temps avec des personnages charismatiques.

Inspecteur moustache, je vous arrête !



Cherchez le personnage customisable
A l’instar de nombreux autres jeux de Platinum Games, Astral Chain est un jeu de type beat’em up découpé en chapitres. Cela dit, le soft propose une variété unique de part son concept, car on incarne des policiers (du futur !). Ainsi, lorsque l’on se rendra sur un lieu du crime, il faudra souvent enquêter pour pouvoir progresser. Une enquête qui passe par la récolte de pistes auprès des citoyens, l’analyse d’indices visuels dans les décors ou l’arrestation de quelques filous dans des objectifs secondaires. Ces phases d’enquête sont souvent bienvenues et permettent de découvrir les lieux en détail avant de partir taper des monstres. A la fin de chacune d’entre elles, il faudra faire le point avec nos coéquipiers pour comprendre où l’on doit chercher les coupables, qui sont bien souvents des chimères de l’autre dimension. En dehors de quelques passages ennuyants (coucou le chapitre 8), ces phases plus terre à terre viennent apporter un peu de souffle entre deux scènes totalement épiques.

Vient ensuite la seconde moitié des chapitres d’Astral Chain, où l’on devra s’aventurer dans des zones plus dirigistes, comme le Plan Astral, pour affronter de nombreux ennemis à l’aide de nos Légions. Au pluriel, oui, car on devra récupérer cinq partenaires au fil de l’histoire. Chacune des armes aura ses capacités spécifiques : la Légion Épée la plus équilibrée, la Légion Arc utile pour les combats à distance, la Légion Poing pour frapper comme un personnage de Jojo’s Bizarre Adventure, la Légion Bête qui agit comme un véritable chien-flic et enfin la Légion Hache qui ne fait pas dans la dentelle. Il faudra souvent user des capacités propres à chacune pour nous aider à progresser, que cela soit dans les combats effrénés, les phases d’enquête ou la progression dans les lieux. Par exemple, si on veut suivre une piste, votre toutou sera le meilleur pour ça et si on veut soulever un objet, les biceps de la Légion Poing seront les bienvenus.

Un futur apocalyptique où personne ne jette ses canettes à la poubelle




Tel les Experts ou Scooby-doo, on pourra chercher sur les lieux du crime
Les combats fonctionnent de la manière suivante, au début il n’y a que votre personnage tout seul, qui pourra se battre au corps à corps avec sa matraque ou son épée, puis à distance avec son fidèle pistolet. Ensuite, le moment où vous pourrez invoquer vos Légions, libre à vous de choisir celle qui convient le mieux face à votre adversaire. Vous pouvez envoyer directement votre compagnon à l’assaut via le bouton ZL, qui sert également à le ramener près de vous. En maintenant la même touche, vous pouvez contrôler pleinement la direction de votre arme, comme vous êtes reliés via la fameuse Chaîne Astrale, libre à vous d’entourer un ennemi pour le ligoter temporairement ou le stopper en pleine charge. Avec la touche L, on peut utiliser une capacité unique de notre Légion, pour la légion Arc, par exemple, on peut directement prendre son arme en main et envoyer une rafale de flèches dans la tête d’un opposant aérien. Ajoutez à cela des capacités spéciales à débloquer, et vous avez un jeu très complexe dans son système de combat, permettant des combos frénétiques avec un bon timing.

Peut-être sera-t-il déjà trop complexe pour les néophytes (des modes de difficultés alternatifs sont cependant présents), qui pourront surement oublier des mécaniques au cours de l’histoire, surtout que le bestiaire est assez varié et certains ennemis ne se feront pas avoir si facilement. Heureusement, la salle d'entraînement à Neuron est là pour rafraîchir la mémoire. Oui, car avant de partir directement sur le terrain, il faudra aussi prendre le temps de faire des emplettes au siège de la Police. En plus de parler à de nombreux personnages, vous aurez l’occasion de refaire une beauté à votre avatar ou votre Légion (changement de costumes et de couleurs), mais aussi acheter des médicaments ou des boissons, lire les fichiers, améliorer votre équipement, s’entraîner au combat ou encore faire une pause pipi (oui).

"C'est quoi le bouton pour marcher déjà ?"



Le Plan Astral, on aime pas trop s'y paumer
Oui, car avant de partir directement sur le terrain, il faudra aussi prendre le temps de faire des emplettes au siège de la Police. En plus de parler à de nombreux personnages, vous aurez l’occasion de refaire une beauté à votre avatar ou votre Légion (changement de costumes et de couleurs), mais aussi acheter des médicaments ou des boissons, lire les fichiers, améliorer votre équipement, s’entraîner au combat ou encore faire une pause pipi (oui).
Les équipes de Platinum Games aiment beaucoup ajouter une touche d’humour absurde à leurs jeux, même si le pitch d’Astral Chain semble très sérieux, notre agent de police pourra manger une glace de dix étages ou ramasser les canettes qui traînent sur le sol afin de les jeter à la poubelle, le tout déguisé en Lappy, mascotte de la brigade. On terminera avec les complexités du soft en évoquant l’option nous permettant d’améliorer nos Légions via des arbres de compétence, se remplissant avec la récolte de ressources sur le terrain. Défense, attaque, synchronisation, capacités spéciales, encore de nombreuses choses qui viennent s’ajouter à la richesse du gameplay.

Il reste d’autres phases et mécaniques de gameplay qui n’ont pas été évoqués, mais loin de moi l’envie de vous spoiler l’aventure (ou de faire durer ce test jusqu’à demain matin). On pourra cependant reprocher que cette grande richesse peut nous faire perdre la maîtrise de nos mouvements, car chaque bouton de notre manette aura plus d’une utilité, on aurait aimé plus de simplicité de ce côté.

Akira & Armitage III (feat. Ghost in the Shell)



Beaucoup de lieux visuellement bluffants
J’avais précédemment cité AKIRA en tant que référence artistique pour Astral Chain. Et il faut dire que Katsuhiro Otomo a réussi via son oeuvre à imaginer un univers de cyberpunk coloré où l’être humain lambda vit en accord avec la technologie, faisant presque partie de son organisme. Ainsi, ce qui frappe en premier lorsqu’on contemple Astral Chain, c’est la richesse des décors qu’on nous propose de visiter. Entre les villes technologiques sous une pluie mélancolique, les balades en moto sous des tunnels infinis ou la découverte de bidonvilles envahis par la misère, on comprendra le travail monstrueux des équipes pour produire un univers visuellement inspiré. Citons l’excellent travail de Masakazu Katsura, mangaka de ZETMAN et Video Girl Ai, qui a oeuvré au chara-design des personnages de cette histoire. Il faudra cependant être fan du 3615 Usul et des cheveux fluos.

Visuellement le titre possède une richesse assez unique et le savoir-faire en matière de mise en scène de Platinum Games vient embellir le tout dans des phases de combat effrénés, parfois contre des ennemis titanesques sauce Bayonetta. Heureusement, la gestion des ressources des consoles Nintendo de la part des programmeurs de Platinum Games n’est plus à prouver et le soft tourne superbement bien, 30 fps constant à 900p en mode dock et 720p en portable.

A l’habituel, nous terminerons en abordant la bande-son. Derrière celle-ci on retrouve notamment Satoshi Igarashi, un compositeur récurrent de Platinum Games puisqu’il avait apporté des musiques additionnelles aux bandes-son de Bayonetta 2, Teenage Mutant Ninja Turtles et surtout, NieR Automata, qui sert de principale référence pour Astral Chain. Cela dit, c’est seulement la deuxième fois après Transformers : Devastation, qu’il se retrouve en tant que compositeur principal. Globalement, c’est réussi, les musiques se prêtent toujours à l’action ou la non-action (comme le thème qui reste en tête dans les bureaux de la police). Si avez aimé les chœurs d’ange entrainants durant les combats de 2B, alors vous ne devriez pas être dépaysés. Cependant, pour votre serviteur, ces musiques sont moins agréables à écouter en boucle que celles de Bayonetta ou Metal Gear Rising, mais bon les goûts et les couleurs… Dans tous les cas, on ne peut que féliciter ces compositions qui viennent embellir un univers déjà bien coloré et inspiré visuellement.

(Merci à Ryfalgoth pour les corrections)

| Conclusion |

En dehors d’une maniabilité têtue et de quelques fautes de rythme et de scénario, il n’y a pas grand chose à reprocher aux équipes de Platinum Games qui viennent de signer une fois encore un nouveau titre avec brio. Astral Chain, propose un gameplay et un univers suffisamment riche pour nous tenir en haleine des heures durant, signant un des jeux les plus longs du studio (environs 25 heures pour atteindre le bout de l’histoire principale). Même si le soft n’arrive pas à parvenir au même niveau de maîtrise qu’un Bayonetta 2, on peut cependant être confiant pour l’avenir, avec potentiellement un second volet qui, comme pour notre sorcière bien-aimée, viendra corriger les petits défauts de parcours. Si vous êtes fans des productions Platinum Games, il n’y a visiblement aucune raison de passer à côté d’Astral Chain.
1720
++ Bons points ++ Usul en 3D
Un gameplay très riche, mais…
Le savoir-faire Platinum
Un rythme globalement entraînant
Visuellement superbe
Tourne impeccablement
Les touches d’humour bienvenues
Une histoire intéressante
-- Mauvais points -- Le début du chapitre 8
...qui en empiète sur la maniabilité
La fin ne répond pas à toutes nos questions
L’absence d’une Légion Grille-Pain


Commentaires



Ryfalgoth
Ryfalgoth a écrit le 26 septembre :
Quelle indignité. Je suis mécontent. Parce que j'avais la même note en tête, je peux même pas râler sur toi, où va le monde ??? J'aurais éventuellement mis un point de plus parce que j'ai été bien plus touché par les musiques, forcément les grosses guitares ça me parle. Mention spéciale au thème du boss du chapitre 9, mais aussi la musique qu'on entend dans les Plaines Astrales qui me fait grave penser à du Metroid Prime 3, et enfin la musique très apaisante dans le repaire des chats.
Enfin bref, il a clairement des défauts, les phases de plates-formes imprécises (t'en parles pas vraiment d'ailleurs), la narration parfois un peu bancale avec notre héros muet comparé à Akira qui est une vraie pipelette. Mais qu'est-ce qu'il est généreux ce jeu, c'est un bonheur, on vit les combats, y a une ambiance de ouf.
Mon jeu de l'année pour l'instant sur Switch.
Achillas
Achillas a écrit le 26 septembre :
Personnellement j'ai trouvé le jeu vraiment bon, j'ai passé un excellent moment en y jouant. J'ai beaucoup aimé l'esthétique du jeu que j'ai trouvé très intéressante. Une bonne surprise pour ma part.
(Sinon tu m'as tué, dans ton article, avec ta référence à Usul, j'ai jamais fait gaffe XD )
Ebros
Ebros a écrit le 26 septembre :
J'ai pas encore eu le temps de le commencer mais de ce que je vois des tests et critiques, c'est assez partagé.

Il y a un défaut en particulier qui m'inquiète un peu pour l'instant, c'est le problème de la visibilité à cause d'une caméra pas toujours bien placé, combiné à un gameplay qui a l'air très (voir trop) riche. Ce qui fait que l'on peut vite s'emmêler.

Après c'est qu'une impression, je jugerai ça une fois en main :wink:
Spydark
Spydark Auteur a écrit le 26 septembre :
ça m'a pas vraiment dérangé les phases de plates-formes pour le coup surement pour ça que j'en ai pas parlé ahah, même si elles sont un peu imprécise j'pense qu'on peut dire que c'est le gameplay qui empiète dessus finalement
Ryfalgoth
Ryfalgoth a écrit le 26 septembre :
Ebros a écrit:
J'ai pas encore eu le temps de le commencer mais de ce que je vois des tests et critiques, c'est assez partagé.

Il y a un défaut en particulier qui m'inquiète un peu pour l'instant, c'est le problème de la visibilité à cause d'une caméra pas toujours bien placé, combiné à un gameplay qui a l'air très (voir trop) riche. Ce qui fait que l'on peut vite s'emmêler.

Après c'est qu'une impression, je jugerai ça une fois en main :wink:

La caméra est parfois assez chiante, disons que le lock des ennemis a parfois tendance à s'enlever pour rien. Après ça va, y a pire. Et le gameplay effectivement demande un peu d'investissement avant de bien le maîtriser, mais ça dépend si t'es déjà familiarisé avec les jeux Platinum Games ou non.
manchot1er
manchot1er a écrit Il y a 3 jours et 17 heures :
J'ai fini le jeu hier soir au bout de 34H et je peux dire que c'était quelque chose ce Astral Chain. Une ambiance réussi, un bon scénar, un gameplay fun, varié et prenant et une bonne OST, que demander de plus ? Vous avez vraiment assuré messieurs de chez Platinium. Je n'ai rien de plus à rajouter, tout à déjà été dit et je suis d'accord avec la majorité des avis des membres (et du test). Il me tarde vraiment que ce jeu ait une suite, ne serait-ce que pour combler les trous scénaristiques, qu'on nous donne des réponses à des questions laissés en suspend et que le gameplay soit un poil plus peaufiné (parce que bon, autant le coup du gameplay trop riche, ça ne m'a pas vraiment déranger car il y a toujours la possibilité de s’entraîner et de revoir les tutos en cas d'oublis, même s'il y a de quoi de s’emmêler les pinceaux durant les combats et qu'il m'est arrivé de tromper de touches à quelques moments, autant le coup des phases de plate-formes imprécises, ça à l'air de n'être qu'un détail, mais ça m'a franchement saouler à plusieurs reprises de tomber dans le vide en boucle alors que ma légion était pile au bord de la plate-forme en question. Parce que bon, le truc c'est que si ta légion ou ton personnage n'est pas pile à l'extrémité de la plate-forme, c'est la chute assuré. Et je peux vous dire que c'est particulièrement frustrant quand ça arrive, surtout lors de certains combats de boss où l'on te demande de sauter de plate-forme en plate-forme avant d'atteindre le bad guy en question).

Et pour conclure cet avis, je ne dirais qu'une seule chose :

:mario2:LAPPY IS THE BEST FURRY EVER:luigi1:

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