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Fire Emblem : Three Houses

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Fire Emblem : Three Houses - Test

Switch     Rédigé par Lord Kanozu     le 26/08/19 à 19:03     0 Coms et 171 Vues
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Fire Emblem : Three Houses représente l’épisode de la rupture avec les habitudes de la série, changeant radicalement sa structure et le ton de son univers pour repartir sur des bases radicalement différentes. Cela vaut autant pour le jeu en lui-même que pour son développement, qui voit Intelligent Systems simplement guider et superviser le projet pendant que Koei Tecmo, et plus spécialement sa division responsable des Nobunaga’s Ambition, s’est chargé de la production du titre. Et on peut dire que le mariage aurait difficilement pu être plus réussi tant Three Houses séduit bien plus qu’on n’aurait pu l’espérer.


Ce jeu a été testé à partir d'une version presse fournie par l'éditeur


Bienvenue à Poudlard


Le continent de Fodlan est divisé en trois régions bien distinctes : l’Empire Adrestien, d’où viennent les membres de la maison des Aigles de jais ; le Saint Royaume de Faerghus, terre natale des étudiants de la maison des Lions de saphir ; et l’Alliance de Leicester, qui recueille les partisans de la maison des Cerfs d’Or. Au carrefour de ces territoires se trouve l’état neutre de l’Eglise de Seiros, dirigée d’une main de fer par l’archevêque Rhéa. Chacune de ces trois maisons est guidée par un prétendant au trône de sa région respective, à savoir Edelgard pour les Aigles, Dimitri pour les Lions et Claude pour les Cerfs. Le noyau du concept de Fire Emblem : Three Houses repose ainsi dans ce choix cornélien à faire en début de partie : choisir l’une des trois maisons pour s’embarquer dans une aventure qui lui est entièrement consacrée et totalement différente de celle des autres maisons. On insiste particulièrement dessus : là où on aurait pu s’attendre à ce que le choix d’une maison ne fasse varier que légèrement les événements de la trame principale, les différences sont en réalité massives au point de donner des points de vue complètement différents sur les événements de la guerre de Fodlan. Chacune de ces maisons comporte un set d’étudiants différents qui feront office de soldats en formation lors des batailles, tout en sachant qu’il est également possible de recruter certains étudiants des autres maisons en cours de route.

Ceci concernait le contexte géographique et politique du jeu, mais qui agit en parallèle de l’histoire de Byleth, professeur et protagoniste au nom et genre modifiable, aux origines des plus obscures. Le jeu commence par une rencontre avec Sothis, sorte d’entité mystique dont on ne sait pas grand-chose au départ, qui conférera rapidement à Byleth le pouvoir de remonter le temps en cas de pépin dans le champ de bataille. Cette aptitude fort utile se rajoute aux nombreux éléments qui assouplissent le gameplay autrefois fort rigide de la franchise, couplés à d’autres coupes et changements radicaux.

Tactical Action Strategy


Sans faire l’affront de réexpliquer aux fans de la série en quoi consiste le concept de gameplay vieux de plusieurs décennies de Fire Emblem, il est toutefois important de rappeler les bases pour expliquer tout ce qui a changé avec cet épisode. Les batailles prennent toujours la forme d’escarmouches entre deux (parfois trois) factions différentes composées de plusieurs unités, chacune agissant au tour par tour pour attaquer un adversaire à portée, utiliser un sort, un objet ou une autre des possibilités de jeu. Il s’agit là d’un RPG tactique au tour par tour pur et dur. Les personnages ont chacun leur classe qui définit le type d’armes qu’ils utilisent, ainsi que leur spécialisation – Maître de Guerre excelle ainsi dans le combat de mêlée tandis que les Cavaliers s’arment d’une lance et de leurs fidèles destriers. Toutefois, le fameux triangle d’armes qui constituait une caractéristique majeure de la série disparaît pour cet épisode, Intelligent Systems ayant préféré la jouer plus simple cette fois-ci. De nouveaux facteurs sont également de la partie : chaque personnage aura la possibilité d’enrôler une escouade, sorte de garde personnelle d’une dizaine de soldats, afin de déployer une tactique en combat, qui consiste en réalité à une attaque d’un certain type défini par le choix de l’escouade et contre laquelle l’ennemi ne peut pas riposter. Cette nouvelle possibilité d’action ouvre de nouveaux horizons, particulièrement lorsqu’elle peut empêcher l’ennemi de se déplacer ou de mettre le feu aux cases environnantes, mais il faudra garder en tête que les adversaires peuvent également se servir de ces tactiques.

Le gros des nouveautés se situe toutefois en dehors des combats. Fire Emblem, et particulièrement depuis l’épisode Awakening sur 3DS, a toujours comporté une très forte dimension sociale, presque équivalente en importance aux batailles, dans sa structure de jeu. Les événements prennent place dans le monastère de Garreg Mach, siège de l’Église de Seiros, où les étudiants des trois maisons y résident pour poursuivre leur formation de commandement d’armée. Après avoir été rapidement recruté comme professeur, il sera possible d’explorer l’entièreté de ce très vaste monastère et de parler aux élèves lorsqu’ils sont sur leur temps libre. Cela permet non seulement d’apprendre à les connaître, mais aussi d’augmenter son lien relationnel avec ses étudiants préférés pour débloquer les fameuses conversations de supports, qui développent plus en profondeurs les relations inter-personnages.

Mais ce n’est pas tout. Professeur oblige, il faudra aussi donner cours à ces têtes blondes afin d’augmenter leurs compétences et les permettre de monter en grade. Cela se fait chaque semaine au sein du calendrier interne au jeu, sous la forme de tutorat à donner individuellement à chaque élève et qui doit varier en fonction de ses forces et faiblesses ainsi que du rôle auquel l’étudiant est attribué au sein de l’armée. Cela combiné au développement personnel de Byleth, qui se fait en parallèle, ainsi qu’avec les nombreuses relations inter-professeurs et élèves à gérer fait que cet épisode de Fire Emblem prend des allures de jeu de gestion très rapidement, et de manière beaucoup plus approfondie que les précédents jeux. Ce qui n’est certainement pas pour déplaire puisqu’il contribue à une plus grande personnalisation de l’expérience de jeu et permet de s’investir pleinement dans ses personnages, au risque de faire passer les heures sans s’en rendre compte.

Le trône de feu


Les changements sont nombreux mécaniquement, mais là où la différence entre Three Houses et les précédents épisodes, à savoir Awakening et Fates en particulier, est particulièrement prononcée, repose dans le ton de l’écriture en général. Là où les jeux 3DS n’y allaient pas dans la subtilité avec les archétypes typiquement anime et le fanservice à outrance, il est fort appréciable de constater que Three Houses prend une direction beaucoup plus mature et adulte, sans pour autant devenir trop sérieuse. Exit le mariage et les enfants, l’intrigue prend des allures beaucoup plus Games of Thrones-esque que purement fantaisiste, sans pour autant s’empêcher de sortir des plot twists à s’en arracher la mâchoire. Les péripéties d’Edelgard, Claude ou Dimitri ont beau être différentes, leurs chemins se rencontrera à plusieurs reprises au cours de mélodrames, parfois lourds de conséquences. Ces chocs scénaristiques sont par ailleurs toujours accompagnés d’une bande-son inattaquable, comme souvent avec Fire Emblem.

S’il y avait à pointer un cheveu dans la soupe, il n’y en aurait qu’un mais d’une évidence assez flagrante. On aurait pu tout de même attendre bien mieux de la partie visuelle du titre, surtout lorsque l’on sait que les épisodes 3DS faisaient partie des plus beaux jeux de la console. Fire Emblem : Three Houses n’est clairement pas à la hauteur des autres jeux Switch graphiquement, que ce soit au niveau de la résolution, des textures, du framerate qui se vautre parfois complètement sans raison, de l’aliasing autour des personnages, de la qualité des modèles et j’en passe. On s’y habitue et on apprend à faire outre, surtout lorsque le jeu préfère projeter de sublimes cinématiques pré-rendues à la place, mais on croise tout de même fortement les doigts pour que Koei Tecmo améliore cet aspect d’ici au prochain épisode.

| Conclusion |

Fire Emblem : Three Houses dépasse les espérances les plus optimistes et remet les pendules à l’heure, que ce soit en matière de mécaniques implémentées avec brio, de ton beaucoup plus attrayant qu’auparavant, ou via son intrigue qui tient en haleine pendant chacune des très longues campagnes de chaque maison. En espérant que des efforts seront faits du côté des visuels, même si ça ne reste au final qu’une tâche dans le pavillon de guerre qu’aborde cet épisode.
1820
++ Bons points ++ Une intrigue complexe racontée sous trois points de vue
Des twists et moments forts à foison
Durée de vie colossale
Mécaniques de jeux bien imbriquées
Terriblement chronophage
Une écriture plus adulte et sincère
-- Mauvais points -- Tout de même sacrément moche
Et se permet de ramer quand même de temps à autre


Commentaires



Ryfalgoth
Ryfalgoth a écrit le 26 aout :
Et bien qui aurait parié il y a quelques mois encore que ce Fire Emblem serait autant apprécié et aurait une telle note ici ?
Il faudra quand même que je le fasse un de ces 4, aimant bien la série. Mais bon, depuis le début de l'été, y a plus le temps :p
NuageRouge
NuageRouge a écrit le 26 aout :
Cette histoire de maison ça sonne très Harry Potter quand même!
Et effectivement, au vu des premières infos qui tombait sur ce jeu, on s'attendait pas à un tel résultat.

Graphiquement c'est pas renversant certes mais pouvait-on s'attendre à vraiment mieux?
Développer un jeu comme celui-ci sur une console HD, ça demande quand même plus de moyens que sur 3DS. Or, ça reste une série de niche qui s'adresse à un public assez restreint. on peut imaginer que pour que l'affaire soit rentable, le budget de développement a du être assez serré. Dans ces conditions, rogner sur les graphismes était peut être un moindre mal.
Ryfalgoth
Ryfalgoth a écrit le 26 aout :
Oui enfin les épisodes 3DS se sont quand même très bien vendus, et d'ailleurs ils étaient plutôt jolis pour la console en question. Mais bon, la véritable réponse je pense, c'est que c'est Koei Tecmo qui s'est occupé en grande partie du jeu, et ils ne sont pas reconnus pour ça.
NuageRouge
NuageRouge a écrit le 26 aout :
Avant les épisodes 3DS, il me semble qu'aucun titre n'avait réussit à atteindre le cap symbolique du million de ventes. Si les épisodes GBA s'en sont quand même sortis assez honorablement, ça a été ensuite désastreux sur GC, Wii et DS.
En terme de ventes, la série faisait encore moins bien que F Zero dont les ventes décevantes ont conduit à l'abandon de la série. Si Fire Emblem a été maintenu malgré des ventes inférieures à F-Zero, c'est très certainement que, même s'ils se vendaient peu, ces jeux ne coûtaient pas trop cher à produire et restaient donc relativement rentables.
Enfin, si les épisodes 3DS sont des best-sellers à l'échelle de la série, leurs chiffres de vente restent quand même assez modestes par rapport à pas mal d'autres licences Nintendo. Et ok ils étaient joli, mais faire un jeu 3DS c'est pas le même budget que pour un jeu HD.

Bref, avec une série longtemps obligée de coûter pas trop cher pour rester économiquement viable et qui ne semblait pas vouloir marcher sur consoles de salon, je ne vois pas ce qui aurait pu pousser Nintendo et Koei Tecmo à aligner les billets verts pour faire de beaux graphismes. D'autant plus qu'effectivement, comme tu l'indiques, Koei Tecmo n'est déjà pas très reconnu pour la qualité de ses graphismes.
Il semble que cet épisode Switch se vende cependant très bien (à l'échelle de la série). Peut être effectivement que Nintendo aurait du faire d'avantage confiance à sa série sur ce coup.
Ebros
Ebros a écrit le 27 aout :
NuageRouge a écrit:
je ne vois pas ce qui aurait pu pousser Nintendo et Koei Tecmo à aligner les billets verts pour faire de beaux graphismes.


Peut être pour attirer un public plus large justement. On peut espérer un jour que un jeu de la série dépasse les 3, voir 4 millions dans le monde. Mais pour ça, faut être plus ambitieux sur le plan technique pour attirer de nouveaux joueurs.

Il n'y a bien que la série Pokemon qui peut se permettre d'être aussi radin et fainéant sur le coté technique tout en vendant énormément :smile:
Massko
Massko a écrit le 1 septembre :
Super test ! :)
L'Histoire de ce jeu me fait beaucoup penser à Game of Thrones et Harry Potter. J'ai l'impression qu'ils se sont un peu inspirés pour s'amuser. Mais certes, j'aime beaucoup ce concept. C'est vraiment un des meilleurs Fire Emblem que j'ai pu jouer. :D Ma seule déception, c'est l'absence du mode phénix comme dans Fates, pour ceux qui n'aiment pas voir leur unité perdre à la bataille, et de devoir attendre la prochaine... Bon, ce n'est pas le drama, mais quand même, ce mode m'arrangerai beaucoup pour certaines batailles... ^^'
Je n'aime pas trop la fonction de remonter le temps, c'est moyen je trouve. Cela ne m'a pas trop aidé, à part corriger quelques erreurs, mais pas plus.
Bref, j'ai terminé l'histoire avec la maison rouge, au côté d'Eldegard et Hubert. Franchement, j'ai adoré le concept de transférer les données vers une nouvelle partie, histoire de débloquer certaines choses dès le début de la partie, comme le niveau d'enseignant, et les soutiens de certaines unités pour en recruter plus rapidement. Vraiment, c'est super !
Allez, je continue le jeu avec la maison jaune, et je ne m'ennuie même pas ! :D
Fruita
Fruita a écrit le 12 septembre :
Pour ma part, j'ai terminé le jeu avec les Cerf d'or. Petite pensée au notre coureur de jupon de Lorenz <3

Sinon, accompagné de Claude, Raphael et de la belle Marianne on termine facilement le jeu. Même en expert^^

Surement le meilleur opus de la saga Malgré le manque de difficulté(avis personnel)

ps : les cerf d'or sont des gros rebelles au début :D
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