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Save Me Mr Tako : Tasukete Tako-San

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Save Me Mr Tako : Tasukete Tako-San - Test

Switch     Rédigé par Ryfalgoth     le 01/11/18 à 00:00     0 Coms et 140 Vues
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La scène indépendante dans le jeu vidéo flirte fréquemment avec les pixels rappelant les précédentes décennies de notre média favori. C'est le cas de Christophe Galati, grand amoureux du Game Boy, qui a développé à lui tout seul son propre titre durant ces dernières années, en s'inspirant de sa console portable favorite. Ainsi est né Save Me Mr. Tako, édité par Nicalis, l'objet idéal d'une lettre d'amour au Game Boy ?


Ce jeu a été testé à partir d'une version presse fournie par l'éditeur

SUPER TAKO LAND 3 : THE GOLDEN HATS


En voilà une bien belle réflexion !
Save Me Mr. Tako est un jeu de plates-formes ayant la particularité de reprendre l'identité visuelle des titres du Game Boy, à savoir du pixel-art et bien entendu des teintes monochromes. Si les couleurs par défaut tirent sur du vert façon écran Game Boy, vous avez le choix de passer à d'autres nuances instantanément grâce aux gâchettes, afin d'apprécier des variations de rouge, bleu, jaune, or, argent... Ah non oubliez les deux dernières ! Bref, si vous aviez un Super Game Boy, vous comprendrez certainement de quoi il s'agit. La direction artistique se rapproche donc d'un Super Wario Land avec ses murs et planches ou d'un Kirby Dream Land dans les lieux plus naturels. Le résultat est véritablement très charmant, on se laissera séduire volontiers par l'ambiance si tant est que l'on est réceptif au rétro-gaming bien entendu.

A la musique, nous retrouvons en revanche un gros orchestre et du Metal bien lourd... Non, je plaisante, l'ambiance sonore est évidemment extrêmement respectueuse du support d'origine. S'agissant, vous l'aurez compris, de sonorités 8-bits, le compositeur, Marc-Antoine Archier, ne se contente pas de balancer de la chiptune à tir-larigot. Sur ce plan, la musique est écrite de manière à coller toujours avec les situations et à être cohérente avec les standards du Game Boy. En plus d'entendre des mélodies fort sympathiques, vos oreilles auront réellement l'impression que vous tentez de sauver la princesse de Sarasaland.

Ah bon, il était sorti sur Game Boy ce jeu ? :p
En parlant de sauver une princesse, le titre du jeu pourrait laisser croire que l'histoire se contenterait juste d'être un prétexte à base de demoiselle en détresse à aller secourir. Mais finalement, on nous emmène un poil plus loin que ça. Vous incarnez donc un poulpe, répondant au nom de Tako, qui se retrouve dans un contexte de guerre. En effet les
céphalopodes livrent bataille aux humains
pour la simple et bonne raison qu'ils en ont eu assez de se faire pêcher pour être dévorés, cela peut se comprendre ! On y devine sans doute un petit message écologique là derrière. Cependant notre cher Tako est un pacifiste dans l'âme et va tenter de mettre un terme à cela en s'opposant à l'armée destructrice de son frère et en tentant des visites diplomatiques dans les royaumes humains. Les personnages et les dialogues sont satisfaisants, sans être de qualité exceptionnelle, le jeu parviendra à nous insuffler correctement les états d'esprit des différents PNJ que l'on croisera dans les niveaux ou les villes. Cependant, lors de certaines phases de dialogues, on peut être amené à perdre le fil de la discussion, le jeu ne nous indiquant pas clairement quel personnage est en train de s'exprimer, cela est sans doute dû à une volonté de faire comme sur Game Boy, mais cela peut nuire à la compréhension du jeu.

LA COURSE DES GOURMETS


On se fait des ink-plates-formes !
Save Me Mr. Tako est donc un jeu de plates-formes dans lequel vous enchaînerez les niveaux en passant par quelques lieux clés comme des villes ou des temples. Tako se manie très bien, les déplacements sont fluides et les sauts sont légers. Comme tout bon poulpe, Tako peut se défendre en tirant des jets d'encre, limité par une jauge, afin d'immobiliser les ennemis pendant quelques secondes, même ceux dans les airs. Les monstres volants se retrouvant figés servent alors de plates-formes pour parvenir à d'autres hauteurs. À cela s'ajoute une mécanique de transformations à base de chapeaux. Vous trouverez tout au long de l'aventure des couvre-chefs, qui sont au nombre de 50 à obtenir, permettant de modifier vos tirs. Vous tirerez par exemple des flèches ou des bombes, ou bien vous aurez 5 boucliers autour de vous, ou encore vous vous déplacerez plus rapidement, ce qui vous fera sauter plus loin, etc. Ce clin d'œil évident à Kirby permet donc de varier un peu le gameplay et aurait pu être vraiment rafraîchissant s'il était totalement présent du début à la fin du jeu. Le problème étant que lorsque vous perdez une vie (ou plutôt lorsque vous prenez juste un coup, vu que c'est la même chose), vous perdez par la même occasion votre chapeau. Cela n'aurait pas été grave du tout si les chapeaux pouvaient être récupérés rapidement en éliminant des ennemis ou en trouvant des coffres régulièrement dans les niveaux. Mais rien de tout cela, si voulez récupérer votre pouvoir préféré, il faudra soit parler à la loutre se trouvant souvent en ville (donc sortir du niveau, aller vers le niveau de la ville, lui parler et faire le chemin inverse), soit en récupérer à un checkpoint n'apparaissant en général qu'une fois par niveau (et encore faut-il comprendre que le sprite clignotant à travers le panneau checkpoint représente en fait la loutre).

Robin des mers à la rescousse !
Les phases de plates-formes ne sont pas franchement compliquées. La difficulté surviendra plutôt des ennemis qui deviendront de plus en plus difficiles à esquiver au fil de l'aventure, sachant qu'une seule touche vous fait échouer. Mais de manière générale, il n'y a pas grand chose de vraiment injuste. Notons tout de même que les ennemis tirant des projectiles ont tendance à vous aligner alors même qu'ils n'apparaissent pas encore sur votre écran. En parlant de vue, maintenir vers le bas vous permettra de voir ce qu'il se passe en contre-bas afin de dénicher d'éventuels secrets dans des gouffres ou tout simplement de ne pas se faire surprendre par un monstre qui vous attendrait. Mais à l'inverse, l'appui maintenu vers le haut ne fait rien, pourtant on voit que Tako relève la tête, mais il n'y a pas moyen de savoir ce qu'il se passe en hauteur sans sauter, ce qui peut donner lieu à quelques mauvaises surprises. Le voyage de Tako sera agrémenté de quelques combats de boss, qui sont parfois volontairement inspirés de Zelda ou Metroid par exemple. Mais bien souvent ces affrontements s'avèrent assez brouillons. On essayera d'esquiver dans tous les sens au risque de quand même mourir tant les patterns des boss peuvent parfois être aléatoires, pour parfois se rendre compte qu'il vaut mieux bourriner.

Apportant un peu plus d'une trentaine de niveaux pour un peu moins de dix heures manette en main, le jeu vous proposera quasiment tout le long d'enchaîner les niveaux. Une fois un stage terminé, la porte de la prochaine épreuve apparaîtra juste à côté, laissant place à une certaine routine sans que le joueur ne se prenne la tête sur quel chemin prendre. Puis, au 3/4 du jeu, surprise, on change les règles et il faudra à quelques reprises revenir dans des lieux précédents afin de déclencher des dialogues permettant à l'histoire de continuer son déroulement. Le problème étant que le jeu nous plonge dans un certain flou en n'indiquant pas clairement où il faut se rendre. Avec absolument aucun rappel nulle part, vous risquez donc de piffer dans un peu toutes les villes jusqu'à trouver le lieu précis déclenchant la scène suivante. Cela ne survient que très peu de fois, peut-être trois ou quatre, mais cela suffit à surprendre si l'on a pas retenu le nom des lieux ou des personnages à aller voir.

| Conclusion |

Save Me Mr. Tako est donc un hommage réussi au Game Boy tant par son ambiance visuelle et sonore que par son gameplay simple mais efficace. Mais il est tout de même dommage que la mécanique des chapeaux ne soit pas assez exploitée. Bien qu'il n'invente absolument rien, la petite bouille de votre poulpe saura à coup sûr vous émerveiller si tant est que les années 90 vous procurent un sentiment de nostalgie.
1620
++ Bons points ++ - Une ambiance visuelle au top
- Des musiques respectueuses et cohérentes
- Les références aux icônes du Game Boy
- Une maniabilité accessible
-- Mauvais points -- - La mécanique des chapeaux pas assez exploitée
- Des combats de boss un peu brouillons
- Un back-tracking mal indiqué en fin de jeu


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