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Xenoblade Chronicles 2 - Torna : The Golden Country

Jaquette

Xenoblade Chronicles 2 - Torna : The Golden Country - Test

Switch     Rédigé par Spydark     le 14/10/18 à 00:00     0 Coms et 212 Vues
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En décembre 2017, la Nintendo Switch accueillait Xenoblade Chronicles 2 qui a réussi depuis à s'imposer comme le JRPG majeur de la console et surtout le volet le plus vendu de la licence Xenoblade. Un filon que Monolith Soft et Nintendo se devaient d'exploiter via un Season Pass, tout comme Zelda. Et à l’image ce dernier, nous voici moins d'un an après la sortie du jeu original avec un nouveau scénario additionnel. Vendu en dématérialisé, mais aussi dans une version boite en stand-alone, Xenoblade Chronicles 2 – Torna The Golden Country vous propose de plonger dans le passé du monde d'Alrest pour découvrir de nouveaux personnages ou revoir des visages familiers à une époque antérieure. Avec une communication importante et l'annonce d'une durée de vie de 30 à 40h pour finir la trame principale, certaines personnes avaient affirmé, même avant sa sortie, que ce contenu était carrément un nouveau titre. Une réputation méritée ? En tant que bon normand, je vous répondrais « peut-être ben qu'oui mais peut-être ben que non ».


test réalisé à partir d'une version fournie par Nintendo


Avant de commencer réellement ce test, sachez que je ne partirais pas en exhumant chaque détails du système de combat ou de la construction de la boucle de gameplay, j'ai déjà bien fait ce travail dans mon papier sur le jeu d'origine, je vous redirige donc vers ce test pour plus d'informations. Je me pencherai essentiellement sur mon ressenti et les nouveautés concrètes du soft. Allons-y.


TOUT COMMENCE 1000 ANS AVANT J.R (JESUS-REX)



Lora, la protagoniste majeure de cette aventure
L'aventure commence à nouveau dans le monde d'Alrest, un univers où les humains, blades et autres nopons vivent sur des êtres géants appelés titans. Nous retrouvons ainsi, Lora et sa blade Jin sur le dos du titan Torna, continent exclusif au jeu. Notre duo mène une vie de mercenaire, mais également de hors-la-loi, car ils sont officiellement traqués pour un crime envers le peuple tornien. Jin étant considéré comme un bijou de famille (lol) de l'Empire, Lora est recherchée comme une voleuse, mais son histoire est plus compliquée que cela. Nos amis marchent sur les pas de la mère disparue de Lora et alors qu'ils étaient en pleine balade, ils tombent nez à nez avec une créature mécanique malfaisante. Réussissant sans trop de mal à vaincre l'ennemi, voici que de « nouveaux anciens » arrivent, Mythra et son premier pilote, Addam, prince de Torna.

Rejoints ensuite par la seconde lame de Lora, la soigneuse Haze, tout ce beau monde discute et découvre leurs ennemis communs, Malhos. Ce dernier est un Aegis et donc le frère jumeau de Mythra. C'est un antagoniste d'une grande puissance pouvant mettre fin à la vie d'un titan par son seul désir, il est actuellement entrain de raser de nombreux villages pour provoquer le chaos au sein des peuples. Après un détour par Torigoth, un autre titan, ce groupe de joyeux lurons est rejoint par encore plus de monde, à savoir Hugo, roi de Mor Ardain, et ses deux lames Aegabiduletruc et Brighid. Ils comprennent ensuite que le vrai objectif de Malhos est de réanimer l'ancienne puissance destructrice du titan tornien, nos camarades décident donc de s'allier pour affronter l'Aegis. Ainsi, est posée la base de l'histoire, si vous avez fait le jeu d’origine, cela ne devrait pas vous surprendre.

L’intérêt de ce DLC est ainsi de découvrir des visages rapidement évoqués dans l'histoire de Rex et Pyra. Ce qui fait grandement plaisir, c'est que ces nouveaux personnages (ou les anciens revenants) ont un charisme confirmé. Là où certains personnages de Xenoblade 2 pouvaient être horripilants (je ne vais pas rallumer la bombe à nouveau, calmez-vous), ici Lora et Addam ont tous les attraits des personnages attachants, crédibles, impliqués et pas insupportables ou sexualisés de façon irritante. Tout en restant des archétypes, leur développement et leurs caractères aident à forger des personnages agréables. Mais c'est là que survient le plus gros soucis du titre pour nous faire bouder notre plaisir, un problème assez important sur lequel nous reviendrons peu après. Ainsi, The Golden Country nous fait vivre quelques moments émouvants, mais aussi relaxants et amusants avec cette nouvelle équipe, on les voit se forger de merveilleux souvenirs, dont certains événements qui auront un impact concret sur l’avenir d’Alrest.


TORNA-DE DE KONOHA ! (Pardon)



Adam apporte de la joie à cette aventure
Abordons maintenant le gameplay du titre, si vous connaissez déjà l'aventure originale, vous ne serez pas grandement perdu, la boucle reste à peu près la même. Vous suivez l'objectif en vous baladant sur le dos de titans colossaux, en rencontrant de nombreux personnages ou en découvrant quelques villages. Le principal ajout du système de jeu survient dans les combats, via une nouveauté assez importante dynamisant les affrontements. En effet, Xeno 2 Torna vous permet d'affronter vos ennemis en incarnant les pilotes, mais également les blades en temps réel. Si vous avez toujours rêvé de pouvoir directement contrôler vos lames surpuissantes pour tuer des lapix sans défense, c'est maintenant chose possible. Évidemment, chaque personnage possède donc ses propres facultés. Cet ajout dans le battle-system est expliqué via le scénario par le fait que Lora et Jin utilisent un mode de combat particulier qui fini par inspirer les autres protagonistes. Les subtilités des phases d’affrontements restent les mêmes, fondamentalement, avec toujours les enchaînements en groupe une fois les trois barres de stamina chargées ou le fait d'utiliser une roue de techniques pour faire chuter l'adversaire. Le fait de pouvoir switcher en temps réel ses personnages durant les combats aide beaucoup à apporter une touche de dynamisme vraiment agréable.

Concernant l'exploration, le plus gros ajout du DLC est évidemment le titan Torna, représentant à lui seul cinq grandes régions à explorer, c'est vraiment généreux pour le coup, bien plus que le second DLC de Breath of the Wild qui n'ajoutait pas de nouvelles zones. Ces nouveaux lieux sont variés avec une inspiration asiatique plutôt absente dans l’histoire de base, surtout concernant la grande capitale où l'on ressent bien l'empire ancestral tornien inspiré de la culture féodale. Les balades sont à l'habituel de la série, c'est-à-dire accompagnées d’envoûtantes musiques faisant la part belle aux instrumentations variées, merci Mitsuda. On apprécie également le nouveau thème de combat, donnant presque envie de lâcher la manette pour danser tout seul, un fait déjà révélé par la présence de plusieurs « memes » sur la twittosphère (comme disent les jeunes). La seule zone qui revient du jeu de base est le premier titan, Gormott. Toujours aussi luxuriant et même si la surface à explorer est moins grande, la zone possède quelques changements concernant ses paysages le tout accompagné d'un superbe remix jazzy.

(NIVEAU 4. DE SOLIDARITÉ NÉCESSAIRE POUR LIRE CETTE BLAGUE)



Plus on est de fous...
A ce moment là du test, vous avez sûrement cette interrogation en-tête « Mais alors, Spy aime tout dans ce jeu ? Le rageux de Xenoblade 2 a enfin succombé ? ». En effet, ça partait bien, très bien à vrai dire. J'aime les personnages, j'aime encore plus le système de combat, j'adore les nouvelles zones, que pouvait-il arriver de mal ? En plus, Nintendo a annoncé à la Gamescom que l'aventure principale se bouclait en 30 à 40h, rien que le contenu majeur ! Et bien, c'est là que la carotte arrive. La frustration d'apprécier quelqu'un au premier regard et de se faire poignarder dans le dos... Pour bien expliquer le sentiment d'enfumage que nous impose Monolith, je pense qu'une mise en contexte s'impose, sans trop de spoils je vous rassure.

Bien, l'aventure nous proposera d'affronter Malhos à plusieurs reprises, mais avant de l'affronter la première fois, le jeu nous impose un critère « avoir le niveau 2 en solidarité ». Concrètement, le soft propose un système nommé Solidarité, qui est une sorte de niveau d'appréciation de la populace envers votre équipe de super-héros. Pour augmenter ce niveau il faut effectuer plusieurs quêtes secondaires pour avoir un petit tampon avec la tête d'un pnj sur son arbre de solidarité. Concrètement, pour atteindre le palier 2 il faut effectuer environ une quinzaine de quêtes secondaires. Ce qui est un peu embêtant sans être déplaisant, cela nous permet de découvrir un peu ce que le jeu peut proposer en contenu annexe. Vient alors le premier affrontement contre l'antagoniste principal, puis après quelques minutes de gameplay supplémentaires, survient la clé de bras légendaire de Monolith et la désillusion concernant l'expérience du titre. En effet, pour atteindre la dernière heure de l’histoire qui survient après, il faut obtenir le niveau 4 de solidarité, ce qui représente 48 personnes, donc 48 potentielles quêtes secondaires à effectuer pour connaître la fin du jeu ! C'est à ce moment là que l'on comprend que la fameuse communication du « 40h de jeu en ligne droite, une expérience solo digne d'un jeu à part entière » est totalement biaisée. Il s'agit bel et bien d'un contenu secondaire transformé en contenu principal pour faire croire au joueur qu'il en a eu plus que pour son argent.

Voici à quoi ressemble l'arbre de solidarité.
Survient alors un sentiment de frustration, pourquoi infliger un tel supplice ? Surtout que les missions secondaires sont pour la plupart d'un ennui total, qu'on peut résumer à du bête farming pour récupérer une dizaine de poissons, d'insectes ou autres joyeusetés pour un pnj random. Les quelques quêtes secondaires dignes d’intérêt sont trop peu nombreuses pour justifier un camouflage pareil. Il y a littéralement une quête nous proposant d'aller nettoyer les ordures dans la forêt, à croire qu'à ce niveau les développeurs n'en n'avaient plus rien à faire. Alors oui, c'est l'amertume, c'est le sel, voir que le jeu partait si bien et s'ampute lui-même de son climax pour faire croire au joueur que le jeu est très long. A défaut, autant avoir une aventure principale qui se conclut en 10-15h et un contenu secondaire qui reste... secondaire pour permettre aux plus acharnés d'avoir le fameux 100%.

C'est simple, on a l'impression que Monolith Software et Nintendo voulaient à ce point justifier les 30 balles du Season Pass et qu'ils ont oublié que chaque chose doit rester à sa place. Qu'aurait-on dit si dans The Legend of Zelda : Breath of the Wild il était obligatoire de d'abord jouer à cache-cache avec des korogus, puis récupérer des insectes pour Michel le bûcheron, ceci presque une cinquantaine de fois avant d'aller battre Ganon ? Alors certes, le final est grandiose avec des sublimes cinématiques et des moments touchants, mais on aurait aimé que l'aventure de Addam, Lora et Hugo soit mieux rythmée et réellement conçue pour nous faire apprécier les personnages de A à Z. Ici on passera au final plus de temps à résoudre les problèmes de chaque péquenaud du coin que de devoir réellement sauver le monde de la destruction.

(Merci à Ryfalgoth pour les corrections)

| Conclusion |

Xenoblade Chronicles 2 – Torna : The Golden Country, représente un délicieux ajout au lore du titre original et on découvre avec plaisir des personnages réellement attachants et de nouveaux lieux inspirés. Mais alors que l'aventure nous surprend de plus en plus et qu'on découvre les paysages de Torna le sourire au lèvres, voilà que Monolith Soft nous punit sans raison en nous obligeant à devoir résoudre chaque problème des Grolandais, l'équipe de développement a peut-être perdu de vue ce qui valait réellement le coût dans cette aventure bonus. Sachant ainsi que le contenu annexe représente plus de la moitié du temps de jeu principal, on est en droit de crier au mensonge de la part de Nintendo. Ce stand-alone est donc à conseiller aux personnes souhaitant découvrir les origines du monde d'Alrest, mais il ne s'agira clairement pas d'une expérience sans défaut. On regrette amèrement que le titre se tire lui-même une balle dans le pied pour montrer qu'il est costaud. Mais au final, on quittera Lora et Jin avec le sourire aux lèvres et une petite larme à l’oeil.
1520
++ Bons points ++ + Un système de combat plus dynamique (avec la possibilité d’incarner les lames)
+ De nouveaux paysages inspirés
+ Une bande-son toujours aussi entraînante
+ De nouveaux et anciens personnages plus attachants
+ Moins à la ramasse techniquement en mode portable
+ Possibilité de jouer sans le jeu de base via la version boite
+ Beaucoup de lore et de clins d’oeils pour les fans
-- Mauvais points -- - La moitié de l’aventure principale est en fait du contenu annexe camouflé.
- On quitte le titre avec le sentiment de pas en avoir assez vu finalement.
- Toujours quelques soucis techniques mineurs
- Saperlotte, bande de menteurs !


Commentaires



Ryfalgoth
Ryfalgoth a écrit le 14 octobre :
Comme on en avait déjà discuté, pour ce DLC je suis bien d'accord avec toi. Ca partait si bien, les personnages, le gameplay, les lieux, l'ambiance. Mais le délire des quêtes annexes fait vraiment tâche putain.
Junichi
Junichi a écrit le 15 octobre :
Je vais encore avoir "un petit avis contraire".

En fait avant de voir vos échanges sur Twitter, je ne savais même pas que les quêtes annexes étaient obligatoires pour avancer des l'aventure (que j'avais déjà fini). Je les faisaient dés que j'en voyais avant de me concentrer sur la quête principale.

J'ai vu que c'était celle d'Auresco qui vous faisait le + rager. Moi je trouvais que ça ajoutais un charme, rendre service au gens de la capitale et être reconnu. Quand on passe devant une petite fille, elle est en totale admiration devant Lora et quand on sait comment va terminer l'histoire, c'est quelque peut touchant. Après je ne dis pas que toute les quêtes secondaires sont passionnante (comme dans la majorité des RPG, j'ai envie de dire), et c'est vraie que si j'avais pas eu envie de toute les faire, ça m'aurait fait chier en voyant que j'étais obligé de les faire pour avancer dans l'histoire.

L'histoire est "courte" (mais intense), certes prolonger ça durer de vie avec des quêtes secondaires ce n'est pas toujours joli, mais je n'oublie pas que c'est un DLC.
Et pour moi qui aie fait toute les quêtes annexes de Xeno 2, je peux vous dire que ça dure aussi longtemps que l'histoire même ci celle-ci ne sont pas obligatoire pour finir l'histoire (encore heureux car là on peut parler de 100H).

Enfin tout ça pour dire que j'ai bien profité de l'histoire avec les quêtes annexes, sans dire que ça faisait tâche.
Ryfalgoth
Ryfalgoth a écrit le 15 octobre :
Ba comme je disais dans ma vidéo, pour un joueur comme toi qui voudra quasiment faire le 100%, ça lui posera aucun problème. Mais rien qu'un joueur comme moi qui prend quand même bien son temps (140h sur le jeu principal) qui se retrouve bloqué par ça.... y a un truc qui va pas quoi.
Et même au dela de ça, tu dis que c'est important d'aider le peuple pour s'attacher aux gens mais.... tu sais très bien ce qu'il se passe à la fin quoi ! Ça c'est une réflexion que je me suis vraiment faite en faisant ces quêtes, je me suis dit "mais on s'en fout bordel, on sait très bien que Torna va être pété, tout ça pour rien quoi !!! Ramasser des poubelles alors que Torna va finir sous la mer de nuages, trop bien !"
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