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Splatoon 2 - Octo Expansion

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Splatoon 2 - Octo Expansion - Test

Switch     Rédigé par Spydark     le 29/06/18 à 00:00     0 Coms et 185 Vues
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Il y a presque un an, la Nintendo Switch se voyait garnie de Splatoon 2, la suite d’une des nouvelles licences majeures de la firme au chapeau rouge. Cet opus avait encore su briller par son mode multijoueur toujours aussi efficace, à savoir le coeur même de la série, mais pas forcément de part son solo, qui restait certes plaisant, mais relativement simple et sans réelle transcendance en matière de design. C’est ce que compte bien réparer cette extension joliment nommée Octo Expansion, une “suite” nous proposant de nous fondre dans la peau d’un Octoling, autrefois ennemis jurés des Inklings, pour trouver un moyen de remonter à la surface et vivre parmi la belle civilisation des calamars. Hélas, pour sortir du métro, il faudra lutter pour venir à bout des 80 niveaux proposés dans ce DLC, que nous allons décortiquer maintenant.


test réalisé à partir d'un code de téléchargement fourni par Nintendo

VIENS PAR LA ! FACE DE POULPE !


Les fameux niveaux où il faudra pousser une bille
Notre histoire annexe débute dans les bas-fonds d’une ligne de métro abandonnée, on se retrouve à incarner un / une Octoling sans nom et quasi-amnésique. A ses côtés se trouve un visage familier qui avait disparu depuis le premier jeu, l’Amiral Macalamar, grand-papi de Ayo et Oly et ancien combattant du front. Il est, comme notre protagoniste (rapidement surnommé numéro 8), perdu dans ces lieux lugubres, il va nous aider à retrouver notre chemin jusqu’à la surface, le tout épaulé par téléphone avec Perle et Coralie, le duo de rappeuse / r’n’b, ainsi qu’un étrange téléphone. Pour sortir d’ici, il faudra explorer les différentes lignes et stations à l’intérieur d’un métro qui sera une façon de représenter le hub et le choix des niveaux à travers un petit téléphone-projecteur. Le but est de retrouver les “quatre machins” éparpillés dans la dizaine de lignes de métro. Oui, je dis bien quatre machins, car c’est tel quel que ceci est nommé dans le jeu, encore une façon de montrer le relâchement fun / décomplexé du scénario de ce DLC, mais qui réserve tout de même quelques pirouettes scénaristiques intéressantes, avec notamment la disparition de numéro 3, l’avatar du premier opus.

J'AI ENCORE COINCE MA BOULE ! ET MAINTENANT JE DEVIENS MABOULE !


Le métro nous fait rencontrer des créatures étranges (et costauds)
Ainsi, faudra-t-il s’aventurer dans les 80 levels proposés par le jeu, vous n’êtes pas obligés de tous les faire pour accéder à la fin, mais si vous voulez profiter à fond de l’expérience il vaudra mieux réussir à 100% cette expérience loin d’être déplaisante. En effet, chaque niveau propose sa petite idée variée, certaines peuvent revenir d’un niveau à l’autre, mais il y aura toujours un “petit plus” pour donner une certaine fraîcheur. Il y aura des levels qui vous demanderont de pousser une bille jusqu’à bon port pour terminer la séquence, d’autres qui vous demanderont de ne pas vous faire toucher par des rafales d’ennemis pendant quelques secondes ou à l’inverse de zigouiller un maximum d’ennemis dans le temps imparti. D’autres stations se veulent un peu exotiques, en proposant des défis de sculptures, de flipper ou de voyage en mode monkey ball à l’intérieur de la Chromo-Sphère. Sans oublier quelques combats de boss, loin d’être les niveaux les plus intéressants cependant. Ce pass d’extension propose donc une expérience assez variée pour contrecarrer avec les autres modes solo de la série, on aurait presque la sensation de jouer à un opus de la série Portal devant ses stations de métro qui se rapprochent de salle d’exercices conçues par Glados, que nous devons toutes franchir avant de pouvoir espérer regagner la lumière du jour.

Le titre propose également une meilleure difficulté que le solo du jeu original, ici la difficulté est réelle, sans être trop punitive. Cette échelle est représentée par les subtilités du level-design, mais aussi par le système de points qui peut nous barrer la route à force de mourir trop souvent, nous poussant à plus prendre notre temps pour réfléchir à nos actions et planifier une stratégie. Pour accéder à une station, il faudra utiliser des points de tickets de métro qu’on collecte en finissant un niveau, un score qui peut être amélioré parfois en choisissant l’outil le plus compliqué pour venir à bout du level. Ainsi, un niveau peut nous être inaccessible si on a trop perdu de points, nous poussant à aller dans un autre lieu temporairement ou aller refinir un niveau, quelque chose qui pourrait s’avérer frustrant, mais se montre tout de même assez généreux pour ne pas finir réellement coincé. De plus, le jeu laisse la possibilité aux joueurs qui le désirent de pouvoir “skip” un niveau trop compliqué, ce qui pourrait nuire à l’appréciation du jeu.

CETEMIEUAVANT



19 sur 20 à Xeno X. Je te sens venir. La haine sur ton clavier.
L’habillage graphique de cette extension possède un cachet qui se diffère complètement du jeu de base. Adieu, les lieux blancs / lumineux de Chromapolis et de la campagne solo, ici les lignes de métro s’accompagnent d’obscurité avec quelques touches de couleurs flashy d’un ton retrowave. Vous apercevrez souvent des touches de rose / vert fluo entre les chemins sombres des lignes de métro ou des niveaux en eux-mêmes, de quoi bien se marier avec la couleur naturelle de notre protagoniste, le rose également. Le titre s’offre ainsi une palette visuelle qui le rend assez marquant, s’accompagnant avec des éléments planqués dans le décor bienvenus, comme de géantes Gameboy Color qui flottent, des manettes de Gamecube / Super Nintendo, ou encore des CD-Rom et des Walkmans. On pourrait voir à travers tout cet étalage vintage, la jeunesse des développeurs retranscrite en un titre au ton à la fois fun et mélancolique. Entre les blagues au ton léger des personnages, se découvre aussi un sous-texte assez inattendu, nous faisant comprendre que les Octolings ne sont pas si méchants, ils n’ont pas choisi de vivre dans l’obscurité du métro abyssal entouré de créatures, sympathiques, mais très étranges, des eaux profondes. Les Inklings sont au final bien tranquilles à la surface, dans leur belle civilisation à se lancer de la peinture sur la tronche à longueur de journée. Ceci forme un message qui prend tout son sens lors du grand final du jeu, assez déroutant et intensifiant un lore surprenant à la série.

Notons également la présence assez agréable d’un système de chat nous permettant de découvrir des conversations assez rigolotes entre les personnages de Coralie, Perle et l’Amiral Macalamar. Des moments à débloquer qui proposent de bien rire devant les élucubrations grotesques du papy tentant de découvrir le clavier de son téléphone, ou d’en apprendre plus sur le passé de ces personnages à travers leurs discussions crédibles. Le soft nous permet également de lire de petits haikus, ces fameux poèmes courts japonais, à chaque fois que l’on termine un niveau. C’est le genre de petites touches qui rend le titre si plaisant à découvrir.

Pour ce qui est de la bande-son, cette extension ne possède pas vraiment de thèmes marquants, sauf dans le dernier quart du jeu où les musiques chantées commencent à être présentes. Mais l’habillage sonore reste tout de même de qualité, vient un sound-design toujours aussi respectable, mais aussi des jingles typés rétros qui restent pas mal en tête, comme par exemple celui que l’on entend quand on récupère l’un des quatre machins. Splatoon 2 Octo Expansion renforce son ambiance un peu solitaire et obscur avec sa bande-son, un choix qui malheureusement ne permet pas de créer beaucoup de thèmes joyeux et marquants dans le reste de la licence, mais on peut applaudir le choix de vouloir rester cohérent jusqu’au bout. Un vrai travail d’artiste pour ce DLC, qu’on découvre notamment lors du déroulement des crédits où la moitié du staff représente cette partie artistique, justement.

(Merci à Ryfalgoth pour la relecture)



Vidéo Review de Ryfalgoth, avec Spy et Gemuki

| Conclusion |

Splatoon 2 - Octo Expansion représente un contenu supplémentaire d’une excellente facture. Un nouveau mode solo rafraîchissant où chaque niveau propose une idée marquante et renouvelée pour vous offrir un spectacle satisfaisant d’ingéniosité et d’une difficulté bien équilibrée. Parvenant à corriger les défauts du jeu de base dans sa campagne, l’Octo Expansion se présente comme la meilleure aventure solo de la série, que ce soit via ses défis, mais aussi son écriture, son ambiance, ses personnages ou encore son final grandiose. Pour une vingtaine d’euro, c’est une histoire dans laquelle on vous conseille de plonger. Surtout si à la fin vous voulez frimer avec votre face de poulpe dans les parties en ligne !
1820
++ Bons points ++ - Le meilleur solo de la série
- 80 niveaux tout frais
- Un level-design qui se renouvelle
- Un univers encore plus barré
- Des personnages toujours plus attachants
- Une difficulté bien dosée
- Une ambiance unique
- De l'humour et de petits détails partout
-- Mauvais points -- - Manque de plus de thèmes musicaux marquants
- Surtout pour ceux qui aiment le solo de Splatoon
- Manque de boss-fights intéressants
- Une difficulté qui pourra parfois faire fuir les plus novices


Commentaires



Ryfalgoth
Ryfalgoth a écrit le 29 juin :
Comme tu le sais, je ne peux qu'approuver tes propos, vraiment un très bon DLC avec un bon nombre de niveaux plaisants, un challenge bien cool, et une ambiance particulière qui nous plonge bien plus dans les abysses du lore Splatoonien !

Je refais légèrement ma pub par ailleurs, puisque j'ai sorti cette semaine une vidéo review sur ce DLC, accompagné justement de Spy et Gemuki pour en discuter ^^
Spydark
Spydark Auteur a écrit le 29 juin :
j'intègre directement la vidéo dans le test :p
Ryfalgoth
Ryfalgoth a écrit le 29 juin :
Ah ben cool, bonne idée ;)
Sartorius
Sartorius a écrit le 30 juin :
Cette review pourrait m'intéresser, mais je ne sais pas quand je vais pouvoir le regarder avec tout ce que j'ai en retard... :hum:
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