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Donkey Kong Country : Tropical Freeze

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Donkey Kong Country : Tropical Freeze - Test

Switch     Rédigé par Megamagus     le 24/05/18 à 00:00     0 Coms et 475 Vues
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Quand on demande une licence connue de Nintendo, généralement on entend Mario, Link, Pokémon et enfin Donkey Kong. A en juger les ventes de Donkey Kong Country Returns (8,51 millions sur Wii et 3DS), la popularité du gorille n’est plus à démontrer. Surtout qu’au fil des jeux, la qualité de ces derniers ne cesse d’être au plus haut. De Donkey Kong premier du nom à Donkey Kong Country Tropical Freeze (DKCTF), rare sont les jeux catalogués au rang de grosse bouse. Et ce n’est clairement pas le cas de ce DKCTF qui ressort en 2018 sur Nintendo Switch pour une revanche sur ses ventes Wii U.


Ce jeu a été testé à partir d’une version boîte fournie par Nintendo.




I) Un vent de fraîcheur pour la plateforme.



Le Roi Lion 4 : Tropical Freeze
Bon, si on doit résumer le scénario du jeu sommairement : ah grougrou, je suis le méchant morse qui vient squatter l’île de Donkey Kong. Et suite à cette violation de propriété privée, Donkey Kong et sa famille sont expédiés 5 îles plus loin. Vous l’aurez compris, le but sera de traverser ces 5 zones afin de retourner sur l’île de DK, qui sera la 6eme.

Chaque monde est composé de 8 à 12 niveaux pour une durée de vie dépassant facilement les quinze heures en ligne droite et une vingtaine d’heures pour compiler tous les petits secrets.

Une durée plutôt conséquente pour un jeu de plates-formes 2D si on le compare à son cador New Super Mario Bros U. Ce dernier qui est d’ailleurs l’opposé même de DKCTF en terme de… bah en terme de tout !

Déjà, le jeu est un vrai vent de fraîcheur de part son ambiance et ses environnements. Des graphismes d’une richesse impressionnante, qui raviront votre pupille tellement les niveaux foisonnent de détails, que ce soient des animations en arrière plan, des petits détails au premier plan ou les éléments que l’on parcourt dans le niveau.

Les monts enneigés sont des contrées bien dangereuses
Un autre point très important, que l’on retrouve assez peu dans les jeux de plates-formes 2D : une atmosphère. A travers sa bande originale bien évidemment, mais dans son ensemble, le jeu crée un environnement qui prête à sourire et dans lequel on se plonge directement. On s’immerge aisément dans la savane, la forêt aux fruits ou dans les grottes.

J’ajouterai enfin que les animations de tous les personnages sont détaillés au pixel près. Les 70 ennemis du jeu sont tous logé à la même enseigne avec des patterns qui sont propre à chacun et des animations bien différentes selon leurs attaques. Les boss aussi peuvent compter sur des petites animations qui prêtent à sourire. Un boss qui fait la danseuse étoile, ça esquisse forcément un sourire pendant qu'on se fait défoncer la rondelle.

Mais si il y a un point que DKCTF manie d’une main de maître, c’est la jouabilité.


II) A deux doigts de la perfection



Je ne sais pas ce qu'il y a dans cette eau... mais je ne m'y baignerai pas !
Deux doigts, c’est la seule chose dont vous aurez besoin pour jouer et terminer DKCTF. Avec l’aide du stick de déplacement et du bouton saut, il vous est possible de terminer le jeu. Bon après pour le 100%, il faudra apprendre les roulades, mais sinon c’est faisable. Et avec ces deux boutons, le gameplay est parfait. Donkey Kong se manie de manière très fluide, et la prise en main est quasi immédiate avec le personnage. Certains pesteront que son inertie lors des sauts est beaucoup trop lourde, on leur dira qu’un gorille ça ne pèse pas le même poids qu’un Mario. En plus, DKCTF est l’un des seul jeux de l’histoire vidéoludique à avoir réussi une maniabilité parfaite dans les environnements sous-marins. Alors, on s’incline et on respecte le roi de la jungle.

Pour cette version Switch, le gameplay est enrichi par les vibrations HD qui sont assez impressionnantes. Lorsque vous retombez faiblement : petite vibration. Lorsque vous frappez sur le sol : vibration moyenne. Et lorsque que vous retombez d’une plateforme très haute, c’est le tremblement de terre entre vos doigts. Et les Joy-Con gèrent parfaitement cet aspect et alternent aisément les différents niveaux de vibration. Là encore, c’est un aspect du jeu qui participe à son atmosphère immersive.

Autre nouveauté de cette version Switch : le fameux mode Funky Kong. Bon en gros, si vous êtes vraiment mais alors VRAIMENT pas coordonné des deux pouces pour terminer les niveaux, ce mode est fait pour vous. Grâce à Funky Kong, il est possible de survoler partiellement chaque niveau en évitant tous les obstacles possibles. Pour le coup, je trouve que le “fun” ne se trouve que dans le nom du personnage. Et entre nous, ce nouveau mode n'est pas un vrai argument de vente. Juste un logo dégueulasse sur la jaquette.

C'est ce qu'on appelle un niveau... épineux ! YEEEEAAAAHHH !
Parce que si DKCTF a eu un succès critique retentissant lors de sa sortie sur Wii U, c’est aussi grâce à son level-design très travaillé, millimétré et surtout qui conviendra à tous les type de joueurs. Le joueur qui voudra speedrunner le jeu trouvera son compte, celui qui voudra explorer chaque détails sera ravi et celui qui débute dans le jeu vidéo trouvera un jeu récompensant chaque victoire.

Des victoires qui seront semées de difficulté. Nier que le jeu est difficile serait un mensonge. Mais le jeu n’est pas insurmontable, la difficulté n’est pas aberrante comme un Dark Souls, elle est juste. Chaque niveau du premier monde va vous apprendre une nouvelle compétence pour qu’arriver au boss de l’île vous puissiez le terrasser “facilement”. Après, c'est à vous de prendre en main le jeu pour le maîtriser. Celui-ci ne va pas vous bercer et vous aider pendant 15 heures.

Mais si il y a un point qui transcende tout le reste dans ce jeu, c’est bel et bien sa bande originale.


III) OST : Orgasme Sonore Transcendant




Gloire à David Wise !
Pourquoi lire une analyse écrite de la bande sonore de DKCTF, alors que vous pourriez l’écouter ? Allez, je vous met la playlist en dessous. Je vous souhaite une bonne jouissance.

Non, sérieusement pour en dire quelques mots, les musiques du jeu ont été composée en grande partie par le maître des mélodies donkeykongesques. J’ai nommé : David Wise. Ce génie de la symphonie travaille sur la licence depuis le premier Donkey Kong Country sorti en 1994 sur Super Nintendo. Et on sent l’expérience du monsieur. Que ce soit dans les réarrangements des thèmes connus, dans les compositions originales, les bruitages musicaux ou les ambiances, Mr Wise a su renouveler son orchestre à travers DKCTF.

Mieux, on peut remarquer quelques changement de musique dans cette version Switch avec un générique de fin inédit.




IV) Un jeu parfait ?



Voilà le genre de mini-jeu qui revient inlassablement
Aucun jeu n’est parfait. Déjà parce qu’avec le temps, un jeu sera forcément dépassé par un autre sur différents aspects techniques ou pratiques. Non DKCTF n’est pas un jeu parfait. Il a deux défauts.

Dans l’ensemble, les boss du jeu sont plutôt réussis, intéressants et avec des mécaniques bien développées. Mais le gros point noir du jeu sera son boss final. Insipide, rébarbatif et presque insultant pour un jeu de cette taille, qui a innové durant tant de niveaux. Une critique, que l’on pouvait déjà lire à l’époque de Donkey Kong Country Returns sur Wii : un boss classique, sans grande saveur et beaucoup trop difficile même pour un boss final. Dommage car le joueur termine sur une note plutôt amère alors qu’il s’est éclaté pendant des heures.

Enfin, le deuxième reproche concerne les mini-jeu, les salles bonus si vous préférez. Et le gros soucis c’est que les mêmes défis reviennent très souvent. Alors forcément, au bout de la 10e fois, on commence à connaître le bon passage, la mécanique à avoir et du coup à avoir le bonus en 10 secondes. Dommage, un peu plus d’originalité de ce côté n’aurait pas été de trop.

Au final c’est le seul vrai mauvais point que l’on pourra accorder au jeu. On pourrait pinailler en disant que le jeu freeze de temps à autres, mais en toute honnêteté objective, le jeu est difficilement critiquable de manière négative.

| Conclusion |

Donkey Kong Country Tropical Freeze est un jeu à mettre au panthéon vidéoludique. Retro Studios a réussi le pari de proposer un jeu gommant tous les défauts des autres jeux de plates-formes pour n’en retirer que les points pouvant le mener à sa perfection. Riche, atmosphérique, orchestrale et jouissif, le jeu n’en finit plus de nous émerveiller. Si vous l’avez fait sur Wii U, la version Switch vous permettra d’emporter ce chef d’oeuvre partout avec vous. Si vous ne l’avez pas fait sur Wii U, il est temps de réparer cette hérésie monumentale sous peine de bannissement à vie du forum.
1820
++ Bons points ++ + Un gameplay parfait au bout des pouces +
+ Des animations parfaites au pixel près +
+ Un level design parfaisant la jouabilité +
+ Des graphismes parfaitement riches +
+ Une OST plus que parfaitement parfaite +
+ Une difficulté parfaitement dosée +
+ Plus de 70 ennemis, et ils sont tous parfaits +
+ Une atmosphère parfaitement maîtrisée +
+ Des niveaux aquatiques parfaitement jouables… et ça c’est rare ! +
+ Une durée de vie parfaite même si on en demandera plus. +
-- Mauvais points -- - Un boss final au rabais -
- Le mode Funky Kong inutile -
- Des mini jeux redondants -
- Et c’est tout pour les - -
- Cherchez pas plus loin -
- Le jeu est quasi parfait -
- Il faut que vous terminiez ce jeu de dingue -
- Il doit entrer dans le panthéon vidéoludique -
- Est-ce que je vous ai dit que le jeu était parfait ? -
- Oui, je l’ai déjà dit ?! -
- Parfait ! -


Commentaires



Pargonis
Pargonis a écrit le 24 mai 2018 :
Serait-ce le test...parfait :)
manchot1er
manchot1er a écrit le 24 mai 2018 :
En tout cas, on ne pourra pas dire qu'il n'est pas parfaitement écrit:gni:
Ryfalgoth
Ryfalgoth a écrit le 24 mai 2018 :
Effectivement, l'un des meilleurs jeux de plates-formes de ces dix dernières années ! A faire au plus vite pour ceux qui n'avaient pas de Wii U !
Ebros
Ebros a écrit le 25 mai 2018 :
En fait pour moi ce jeu Donkey Kong a un seul vrai défaut.

Le jeu en lui même il n'y a quasiment rien à reprocher, c'est un petit bijou de jeu de plate-forme.

Le problème c'est qu'il ne fait "que" sublimer un même concept depuis la super nes. Il n'apporte pas de réelle innovation.

Bien sur ce jeu est un chef d'oeuvre de plate-forme 2D, mais en même temps, j'ai cette désagréable impression qu'ils ont peur de prendre des risques et de changer un peu certains code de la série.
Ryfalgoth
Ryfalgoth a écrit le 25 mai 2018 :
Je vois ce que tu veux dire m'enfin entre le premier Donkey Kong Country et celui ci, tu vois la différence. Tandis que les jeux Yoshi, en 20 ans, quand tu regardes Wooly World, à part graphiquement, je vois pas trop l'évolution.
Junichi
Junichi a écrit le 25 mai 2018 :
Moi j'aimerai bien qu'ils reviennent au mécanisme, où l'on pouvait jouer 2 singes et switcher le moment voulu.

Dans Wooly World, je viens de remarquer qu'il n'y a pas Baby Mario (je n'y aie pas joué). Du coups, ils ont simplifié la série, non ?
Ebros
Ebros a écrit le 25 mai 2018 :
Ryfalgoth a écrit:
Je vois ce que tu veux dire m'enfin entre le premier Donkey Kong Country et celui ci, tu vois la différence.


Encore heureux que l'on voit une différence, le premier DK Country est sortie en 94.

Mais c'est un peu comme Pokemon. Tu regarde le premier épisode et le dernier, tu vois la différence. Mais au fond les codes n'ont pas tellement changés.

Ryfalgoth a écrit:
Tandis que les jeux Yoshi, en 20 ans, quand tu regardes Wooly World, à part graphiquement, je vois pas trop l'évolution.


C'est vrai que dans les Yoshi il n'y a pas trop de prise de risque aussi. Mais disons que pour les Yoshi, je considère cette licence un peu comme secondaire.

La, on a affaire à un studio qui a un énorme talent et qui a déjà prouvé avec la série Metroid qu'ils pouvaient complètement réinventer une licence.


Ryfalgoth
Ryfalgoth a écrit le 25 mai 2018 :
Ben Yoshi et Donkey Kong c'est au même plan question importance je trouve.
Pargonis
Pargonis a écrit le 25 mai 2018 :
On est vraiment dans l'aboutissement de la plate-forme, difficile d'ameliorer davantages le genre sans en faire des tonnes. Pour moi, il n'y a pas besoin de se réinventer. On est sur un épisode de la série country donc on ne s'attend pas à de grands bouleversements mais on veut le même niveau de qualité, et c'est ce qu'on a.

Pour Wooly World. C'est différent. Là on s'attend à de la nouveauté et on nous offre kirby epic yarn avec un skin de yoshi.
Ebros
Ebros a écrit le 26 mai 2018 :
Ryfalgoth a écrit:
Ben Yoshi et Donkey Kong c'est au même plan question importance je trouve.


Tu les mets au même niveau ? Perso je met les Donkey kong bien au dessus. Il n'y a qu'à voir les millions d'exemplaires vendu des DK Country comparé au vente des jeux Yoshi.

Et surtout comme je disais, la, on avait affaire à un studio très talentueux qui était capable de prendre ce genre de risque. Si un studio comme eux ne les prennent pas, qui va les prendre.


Pargonis a écrit:
On est vraiment dans l'aboutissement de la plate-forme, difficile d'ameliorer davantages le genre sans en faire des tonnes. Pour moi, il n'y a pas besoin de se réinventer



Heureusement que Nintendo n'avait pas pensé comme ça pour la série des Mario. Sinon on aurait jamais eu des chef-d'oeuvres comme Yoshi's Island, Mario 64, Mario Galaxy ou Mario Odyssey.
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