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Baten Kaitos Origins

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Baten Kaitos Origins - Test

Gamecube     Rédigé par Pargonis     le 22/04/18 à 00:00     0 Coms et 764 Vues
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Vous souvenez-vous de vos rêves quelques heures après votre réveil ? Habituellement, moi non plus, pourtant, je me souviens de Baten Kaitos Origins. Après un épisode merveilleux qui n'avait hélas pas trouvé son public, Monolith Soft décide, contre toute attente et en dépit de tout bon sens financier, de montrer que leur univers était encore loin d'avoir rêvélé toute sa grâce et sa profondeur. Préquelle dispensable ou véritable accomplissement d'une œuvre initalement prévue en deux parties ? Petit indice : c'est un jeu Monolith Soft.




Il y a 20 ans...



Très attachée à son bébé, l'équipe vous invite à un voyage se déroulant 20 ans avant les évènements de Baten Kaitos : Les Ailes Éternelles et l'Océan Perdu et de découvrir le monde avant la naissance des précédents protagonistes et de redécouvrir les îles volantes et plus encore.

A travers son scénario, le titre s'adresse avant tout aux joueurs du premier épisode
Comme dans l'opus précédent, quelques rares individus, communément appelés "Spiriters" sont guidés par un Ange Gardien lié à leurs âmes ce qui leur procure des capacités physiques et connaissances supérieures au commun des mortels. Le jeu vous propose d'incarner le Guide Spirituel de Sagi (prononcez ça-gui), un garçon de 15 ans très mature pour son âge, fraîchement engagé pour ses talents de Spiriter par le Dark Service, une branche secrète de l'armée impériale d'Alfaard qui agit dans l'ombre (comme son nom l'indique). Accompagné par Guillo, une étrange poupée à taille humaine douée de vie et de magie qui se fait passer pour un robot de l'empire, Sagi travaille afin d'aider financièrement sa mère et sa famille restées sur son île natale.

Un jour cependant, Sagi se retrouve au milieu d'un complot politique visant à assassiner l'empereur, nos héros sont alors contraints de fuir pour échapper aux accusations de meurtre. Ils sont aidés dans leur fuite par Milliarde - alias Milly - une jeune fille de bonne famille loin d'être sans défense et qui souhaite explorer le monde et échapper à ses parents. Le trio quelque peu éclectique (Wizard ?) qui se forme alors restera ainsi pendant tout le jeu et ne fera qu'un face à toutes les péripéties possibles.

Vous trouvez ça joli ? Et encore vous ne voyez pas l'animation de l'eau !


Par la suite, ce groupe sera engagé par Verus, un politicien haut-placé qui, en échange de leurs services, va les aider à les laver de tout soupçon. L'occasion pour nous de voir du pays, de visiter toutes les îles du monde pour découvrir toute l'ampleur d'une conspiration secrète. Assez basique durant les premières heures, le scénario se développera petit à petit et se révélera encore plus riche, fourmillant de nombreux clins d’œil et références aux personnages rencontrés lors de notre précédente aventure. Les développeurs conduisent l'exercice d'une main de maître, l'intégration de ces petits cadeaux pour les fans se fait de façon très subtile, jamais étouffante mais toujours valorisante pour le joueur qui saura les reconnaître. En cela, cette préquelle est un vrai tour de force et constitue un intérêt incontournable du titre. Très intelligent et loin d'être du simple fan-service de base, on est en réalité devant une déclaration d'amour de la part des scénaristes. On s’aperçoit après quelques heures que cet épisode a pour vocation de former un vrai tout particulièrement cohérent avec son aîné et qui donne une dimension encore plus incroyable à un univers qui semblait déjà l'être.
Des visages familiers ?


Les Ailes Éternelles posait des bases, avec Origins, les choses sérieuses commencent et c'est rien de le dire. Difficile de ne pas spoiler, mais sachez que le jeu va répondre à un nombre phénoménal de questions que le premier laissait en suspend et va en soulever d'autres. Notez que le mot « Origins » est au pluriel, et ça n'a rien d'anodin. Vous découvrirez le contexte qui a mené aux événements politiques du premier Baten, mais le jeu reviendra aussi sur les événements historiques qui ont transformé le monde tel que les habitants le connaissent, et croyez moi, attendez vous à de violentes surprises scénaristiques. Les thèmes abordés sont globalement plus sombres que BK premier du nom, notamment avec une problématique politique en toile de fond et ont le mérite d'envisager l'univers de BK d'un œil neuf et réaliste.

Du neuf avec du vieux




Ce Baten Kaitos Origins fait écho à son prédécesseur sans pour autant occulter les nouveaux éléments qu'il vient apporter, comme la qualité des nouveaux personnages présentés par exemple. On pourrait penser que le faible nombre de personnages jouables en comparaison avec l'opus précédent est un obstacle, mais force est de constater que ça fonctionne plutôt bien, la quantité a fait place à la qualité, on s'attache énormément à ce petit groupe qui se fait malmener, qui se soude face à l'adversité et qui découvre un monde et des événements qui les dépassent.
Un trio au design improbable, mais ça marche
Les quelques protagonistes ne manquent pas de personnalité en particulier Guillo - dont l'origine véritable défrisera les sourcils mêmes les plus épilés – personnage volontairement androgyne, affublé d'une voix qui est un mélange entre celle d'un homme et d'une femme. Non-humain et sans filtre, capable d'asséner tout un tas d'insanités sur les gens en particulier lorsqu'ils sont dans la même pièce, mais incapable d'empêcher les enfants de lui grimper sur les épaules. Il déteste ouvertement Milly qu'il perçoit comme un dangereux parasite. Il ne l'appelle presque jamais par son prénom, préférant l'interjeter de garce ou de chipie (la traduction française est moins élogieuse en réalité mais c'est un test tout public...). Milly non plus ne mâche pas ses mots malgré son statut de noble et ne manque pas de charisme, quant à Sagi, bien qu'un peu naïf, il reste très attachant de par ses convictions, son dévouement envers son foyer qui lui manque et le poids des responsabilités malgré son jeune âge. Un triangle dont on a l'impression de faire partie, interprété par des acteurs d'une justesse particulièrement poignante dans les instants les plus dramatiques.

Côté gameplay, on ne change pas une équipe qui gagne. Le titre procure les mêmes sensations tout en corrigeant un certain nombre de défauts et amenant quelques idées nouvelles.
Dans son exploration notamment, les déplacement se veulent plus fluides, pas besoin de monter une échelle barreau par barreau, Sagi utilisera volontiers ses ailes pour se faciliter la vie et franchir d'un seul bond les ponts, précipices et autres pièges. Toujours pour les déplacement, si Kalas n'avait pas la possibilité de sprinter, c'est désormais possible avec le Wing Dash, tout bêtement une jauge de course qui va fluidifier l'exploration autrefois rébarbative des lieux assez vastes et échapper à certains ennemis rapides. Bigrement pratique, mais gare à ne pas en abuser, car lorsque la jauge est trop exploitée, vous serez essoufflé et vulnérable aux attaques.


Au cours de l'aventure, le joueur peut là encore capturer des éléments du décor dans des cartes (ou Magnus), mais la quantité et la variété à capturer a été nettement revue à la hausse. Pour aider le joueur, le titre a la générosité de fournir un nombre de Magnus vierges assez conséquent afin d'éviter d'être à court. Qui plus est, les objets capturés apportent tous un avantage ou un handicap lors des combats. Posséder un feu de cheminée octroie une résistance au feu par exemple, ou posséder des bandages médicaux améliore les sorts de soin, une feature supplémentaire également appréciable. Aussi, le soft ne se moque pas de nous niveau contenu : l'aventure principale est déjà très dense et de nombreuses quêtes annexes et fils rouges viennent pimenter la progression, il faudra compter entre 60 et 80 heures bien chargées pour en voir le bout.

Points d'expérience et points de suture



Le soft vient gommer facilement et à juste titre toutes les lourdeurs du gameplay de BK, le système de combat a t-il profité d'amélioration lui aussi ? On ne peut pas vraiment parler d'amélioration car c'est l'intégralité du système de combat qui a été repensé. On reste sur une base de decks de cartes à composer soi-même, cependant, fini les paquets individuels, tous les personnages partagent le même deck.
Il existe des cartes d'attaques et d'effets différents (comme le soin, les effets bonus et malus) qui sont commune aux trois héros et quelques cartes propres à chaque combattant parmi lesquelles on trouve les équipements (armes et armures) et les attaques spéciales. Dans la pratique, le déroulement se veut lui aussi simplifié. Il n'y a plus de phases séparées d'attaque et de défense mais uniquement des phases d'attaque. La seule façon d'améliorer votre protection en combat est d'utiliser un équipement défensif en début de combo, qui disparait au bout de X coups subis. Rien ne vous empêche de compter uniquement sur les stats d'armure de vos personnages et de favoriser l'attaque en équipant une arme en début de combo, à la place.

Les cartes portent toutes un numéro correspondant à leur position dans un combo qui doit toujours respecter un ordre croissant, de même pour les attaques spéciales qui n'ont pas toutes la même puissance. Afin d'utiliser les attaques spéciales, le nombre des cartes que vous utilisez dans un combo se cumulent et remplissent une jauge. Vous ne pouvez effectuer ces attaques que si la jauge est suffisamment chargée, ce qui oblige à constamment allonger le plus possible nos successions d'attaques. Les combats deviennent donc très nerveux et dynamiques, derrière un concept simple se cache un aspect tactique très prononcé qui force le joueur à être vif pour ne pas briser un combo élaboré, d'autant que tout se déroule en temps réel. Notez que le deck se reconstitue automatiquement, il n'y a donc pas de temps mort pour un mélange de pioche et ça, ça change tout. Les cartes superflues dans votre combo peuvent être supprimées très facilement sans ralentir la partie ce qui renforce l'aspect stratégique. Chaque rencontre avec un adversaire, même commun, doit faire l'objet de toute l'attention du joueur car quelques secondes d'inattention peuvent s'avérer fatales.

Fort heureusement, si les combats sont plus ardus et requièrent un peu plus de dextérité, les PV des personnages reviennent au maximum après une victoire, ce qui facilite grandement l'exploration, plus la peine de faire des dizaines d'allers-retours en ville pour se soigner et faire du level-up.
En comparaison, le système du premier opus relève du prototype, Origins propose ici un véritable concept totalement abouti qui donne véritablement la sensation de mener une bataille haletante.

L'ensemble est innovant, efficace, simple et subtil, un pari réussi haut la main de ce côté. Plutôt fun, la gestion des combats est également assez flexible et chaque joueur peut élaborer son propre style, soit plutôt prudent avec beaucoup d'objets défensifs et soins, soit très bourrin et offensif, soit adapté à un bestiaire précis (feu, glace... ). Le jeu permet en effet de créer et de nommer plusieurs decks différents laissant le joueur libre de sa stratégie.
Se battre est si addictif d'ailleurs qu'un Colisée est accessible assez tôt dans le jeu pour affronter des vagues d'ennemis de plus en plus coriaces, dans différentes classes. Un jeu dans le jeu plutôt classique mais très amusant.

Un "air" familier ?



Techniquement parlant, Baten Kaitos Origins respecte les standards de qualité initiés par BK. Visuellement c'est toujours à couper le souffle, les environnement et décors que l'on retrouve de nouveau ont été légèrement améliorés par des effets de brume et de lumière pour apporter un coup de jeune. Les nouveaux lieux à explorer bénéficient eux aussi d'un soin tout particulier et le level design est encore une fois proche de la perfection.



La patte artistique visuelle propre à la série n'a pas changé, idem pour les créations musicales toujours signées par Monsieur Motoi Sakuraba qui reprend plusieurs thèmes emblématiques de la série et les musiques jouées dans certaines villes, avec une orchestration légèrement différente ou parfois interprétée avec des instruments différents. Et à l'inverse, certaines nouvelles pistes jouées dans les lieux inédits ont l'audace de commencer par les premières notes d'un thème familier et basculent vers une mélodie différente, mais avec des instruments identiques et une orchestration proche. A cet égard, l'OST est complètement maîtrisée et participe à renforcer ce sentiment à la fois familier et déroutant que le jeu inspire.
Mieux encore, Sakuraba signe pour BKO un thème principal des plus marquant avec Le Ali Del Principio. Composé par le maître en personne, avec des paroles écrites par son épouse et interprétées par sa fille (véridique), cette création confère au bijou de Monolith une identité puissante et démontre l'implication personnelle sans limite de toute l'équipe artistique, en plus de vous coller la chair de poule à la première écoute.



On peut néanmoins tiquer sur l'absence de vraie claque comme pour le premier, l'effet de surprise visuel et auditif palpable à l'époque est fatalement moins présent lorsqu'on connait déjà cet univers. Cela n'empêche pas de rester admiratif devant un tel niveau de travail. Si on vous propose une deuxième part de votre pâtisserie préférée, c'est difficile de dire non.

| Conclusion |

Baten Kaitos Origins est bien plus qu'un excellent RPG, c'est l'un des meilleurs jeux de la Gamecube qui -sans mentir- vous propose l'une des expériences narratives les plus marquantes dans toute une vie de gamer. Pourtant cet opus ne serait rien sans son grand frère et ce qu'il a amorcé en termes scénaristiques. Inversement, il parvient même à changer le regard du joueur sur les événements relatés dans Baten Kaitos. BKO n'est pas une préquelle dispensable, mais bien la pièce manquante d'un puzzle sans qui toute l'oeuvre serait vide. Il est en réalité impensable de faire la critique de l'un sans l'autre tant ils forment une symbiose rarement constatée dans le monde vidéoludique. Malheureusement privé de sortie en Europe et paru sur une Gamecube en fin de vie, Baten Kaitos Origins a été presque totalement ignoré par les joueurs, une ignoble injustice face à la grandeur artistique qu'il apporte. Monolith nous avait présenté un doux rêve un peu éphémère, cette fois ci l'équipe vous invite carrément à y passer le reste de vos jours. Bien que disponible uniquement en Anglais, je ne peux que vous supplier d'y jouer, par tout moyen, vous en sortirez grandi.
1920
++ Bons points ++ + La direction artistique toujours au top...
+ Un scénario encore plus riche et profond...
+ Des personnages drôles et attachants
+ Le nouveau système de combat génial
+ La jouabilité bien meilleure
+ Des références nombreuses mais discrètes pour les fans
+ Un contenu très généreux
+ Le Ali Del Principio...
-- Mauvais points -- - ...L'effet de surprise en moins
- ...Qui met du temps avant de se mettre en place


Commentaires



Sartorius
Sartorius a écrit le 22 avril 2018 :
Je crois que c'est ta première critique de jeu ici ? Et bien c'est l'une des première que je lis de bout en bout jusqu'à la fin. Et elle est très bien écrite...

Alors, je reconnais que ce n'est pas moi qui vais y jouer, il y a sûrement plus accessible. Mais pour les joueurs chevronnés, tu ne peux que leur donner envie d'y jouer !
Ryfalgoth
Ryfalgoth a écrit le 22 avril 2018 :
Ben non, c'est son 3ème test, il avait déjà écrit Yooka Laylee et Mario Party the top 100 !
Sartorius
Sartorius a écrit le 22 avril 2018 :
Ryfalgoth a écrit:
Ben non, c'est son 3ème test, il avait déjà écrit Yooka Laylee et Mario Party the top 100 !


Alors pardon ! :oops: :oops: :oops:
Pargonis
Pargonis Auteur a écrit le 22 avril 2018 :
4 avec le premier Baten Kaitos en fait

Merci pour ton commentaire Sartorius, ça fait plaisir :)
Ryfalgoth
Ryfalgoth a écrit le 22 avril 2018 :
Ah putain non 4ème ! J'suis con, j'ai cru que Sartorius commentait ton test du 1er Baten Kaitos, j'avais pas vu que t'en avais sorti un nouveau xD Je vais de ce pas lire tout ça alors !
Ryfalgoth
Ryfalgoth a écrit le 23 avril 2018 :
J'ai relu tout le test, et t'as le don de me donner envie d'y jouer bon sang !
Mais comme on en a déjà parlé, même si c'est de l'anglais simple, j'ai peur de passer à côté de certains trucs et je vais pas embêter ma copine pendant 80h mdr !
Et de ce fait, en faisant quelques recherches et j'ai trouvé ceci : http://myth-project.fr/index.php?sid=8b58eb316b2af8032a49d90507a250c8
Une équipe de passionnés prépare une fan traduction FR ! L'avancement en est à 95% cependant ça ne sortira pas avant la fin de l'année. Visiblement en lisant quelques messages, tous les textes sont faits, mais maintenant il va falloir beta tester le tout pour vérifier qu'il n'y a pas de bug, refaire les fenêtres vu que les textes peuvent dépasser, etc, bref ça demande beaucoup de temps et on leur souhaite bien du courage parce que c'est beaucoup de boulot pour juste un peu de reconnaissance de quelques fans en retour.
Pargonis
Pargonis Auteur a écrit le 24 avril 2018 :
Petites informations complémentaires sur la série.

Quelques chiffres pour commencer :

- 270 000, c'est le nombre d'exemplaires vendus du premier Baten Kaitos à travers le monde
- 100 000, c'est le nombre d'exemplaires vendus de Baten Kaitos Origins (encore pire)

Alors on est sur une série VRAIMENT méconnue, venez pas me parler d'Okami qui juste sur PS2 a été vendu à plus de 630 000 exemplaires et 600 000 sur Wii, je vous passe les moutures HD dématérialisées et physiques.

Un autre bide similaire c'est plutôt Beyond Good and Evil et ses 400 000 exemplaires dans le monde.

Petit point culturel :

Baten Kaitos est le nom traditionnel de l'étoile Zeta Ceti. Issu de l'arabe, Batn Qaytus signifiant "ventre du monstre marin", ce n'est qu'en 2016 que le nom "Baten Kaitos" a été officiellement retenu en tant que nom propre, soit 13 ans après la sortie du titre.

Le titre du jeu fait référence au Synopsis, un monde où les légendes parlent d'un océan autrefois habité par une baleine divine.

Ryfalgoth a écrit:
J'ai relu tout le test, et t'as le don de me donner envie d'y jouer bon sang !
Mais comme on en a déjà parlé, même si c'est de l'anglais simple, j'ai peur de passer à côté de certains trucs et je vais pas embêter ma copine pendant 80h mdr !
Et de ce fait, en faisant quelques recherches et j'ai trouvé ceci : http://myth-project.fr/index.php?sid=8b58eb316b2af8032a49d90507a250c8
Une équipe de passionnés prépare une fan traduction FR ! L'avancement en est à 95% cependant ça ne sortira pas avant la fin de l'année. Visiblement en lisant quelques messages, tous les textes sont faits, mais maintenant il va falloir beta tester le tout pour vérifier qu'il n'y a pas de bug, refaire les fenêtres vu que les textes peuvent dépasser, etc, bref ça demande beaucoup de temps et on leur souhaite bien du courage parce que c'est beaucoup de boulot pour juste un peu de reconnaissance de quelques fans en retour.


Merci pour le compliment, ça fait plaisir que le test t'ait intéressé !

Après pour l'anglais, je peux comprendre. L'essentiel est assez accessible avec un niveau d'anglais basique, tu as un journal de quête qui résume les derniers évènements (plutôt intéressant à lire, les persos écrivent à tour de rôle et évoquent leurs impressions)si jamais tu ne comprends pas ce qu'on attends de toi. Les quêtes secondaires aussi sont répertoriées et expliquées que tu peux relire à loisir.

Je me souviens quand même qu'au début, je faisais des parties d'une heure maxi parce que j'avais la tête trop pleine à force de tout traduire. Puis après quelques parties ton cerveau est en mode automatique et tu finis par comprendre le gros du truc sans t'en rendre compte. J'ai beaucoup progressé avec ce jeu finalement, et ça m'a rappelé les vieux jeux de NES ou Megadrive qui n'étaient qu'en anglais aussi. Ca m'a rappelé Link's Awakening sur gameboy qu'on m'avait offer entièrement traduit....en Allemand...sans déconner je pigeais que dalle...

Par contre tu risque de passer à côté d'une bonne partie de l'humour des textes, entre les jeux de mots, les remarques ironiques que le héros se fait tout seul (ou même dans les descriptions d'objets ou de Magnus) ou encore les insultes ouvertes et joutes verbales des persos entre eux.

Petit exemple de blagounette, ici une vanne sur l'érection (véridique, ou very dick en l'occurence)



Sagi doit ramener du bois à un PNJ féminin pour réparer un pont et bafouille une phrase avec un double sens, visiblement troublé par la jeune femme.


Concernant la team qui bosse sur un patch VF, c'est amusant que t'en parles, j'étais tombé dessus en bossant sur l'écriture du test. J'ai vu le message dans leur shoutbox qui en parle et évoque une sortie en fin d'année (dans le meilleur des cas) je pense que toi aussi du coup. C'est vrai que juste la partie codage et test doit représenter un travail colossal vu le contenu d'un tel jeu, je regarderai de temps en temps si ça avance. Ca donnerait plus de visibilité pour ce jeu pour les années à venir, pour la postérité c'est important. L'émulation ça a du bon, j'aurai jamais connu Chrono Trigger sans ça (traduit en VF par des fans à l'époque)
Junichi
Junichi a écrit le 24 avril 2018 :
Vu le nombre de vendu, on peut faire une croix sur un portage HD un jour :sad:
Ryfalgoth
Ryfalgoth a écrit le 24 avril 2018 :
Tant pis, je le mongoliserai sur mon bingo E3 comme chaque année !
Pargonis
Pargonis Auteur a écrit le 24 avril 2018 :
Junichi a écrit:
Vu le nombre de vendu, on peut faire une croix sur un portage HD un jour :sad:


Il faut déjà estimer heureux que Monolith soit resté debout malgré cet échec cuisant. Ceci dit quand on lit les interview ici et là, les développeurs gardent un excellent souvenir de leur travail sur la série et ont beaucoup appris de la collaboration avec tri-crescendo, donc j'ai envie de dire pourquoi pas, même si y a très peu de chance...

Ils ont bien mis une musique de Baten Kaitos Origins dans le dernier smash bros, donc c'est quand même resté dans le coin de la tête de quelqu'un, pour l'hommage du moins...

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