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Yooka-Laylee

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Yooka-Laylee - Test

Switch     Rédigé par Pargonis     le 20/03/18 à 00:00     0 Coms et 187 Vues
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Revenons vingt ans en arrière, à une époque ou la téléréalité et les smartphones n'existaient pas encore. Nous sommes en 1997 et Rareware, précieux partenaire de Nintendo, sort Banjo-Kazooie, un titre mémorable pour de nombreux joueurs, basé sur le modèle d'un titre que l'on ne présente plus : Super Mario 64. Plus qu'un simple Mario-Like parmi d'autres, B-K est resté dans les mémoires comme l'un des meilleurs du genre et est devenu un incontournable de la N64. Vingt ans plus tard, des anciens petits gars de Rare et leur studio Playtonic remettent le couvert avec Yooka-Laylee, suite spirituelle issue d'un financement participatif. Des milliers de joueurs enthousiasmés ont répondu présent afin de rendre le projet possible. Désormais disponible sur tous les supports existants y compris sur Switch, le résultat dépasse t-il aussi les attentes des joueurs ?


Ce test a été réalisé à partir d'une version ps4


Playtonic, une équipe plutôt Rare !



Pour déterrer un genre oublié de tous, il faut plusieurs ingrédients : Du courage, une passion communicative et des personnes compétentes. Ici la légitimité est de mise, puisqu'en observant le CV des membres de Playtonic, ce qu'on lit est particulièrement rassurant. Les artistes, programmeurs, animateurs ont pour la plupart travaillé sur des titres tels que Perfect Dark, Conker's Bad Fur Day, Banjo-Kazooie bien sûr, et même la série de Donkey Kong Country. Des personnes ayant bercé l'enfance de bons nombre de joueurs à travers le monde, c'est ce qu'on appelle une équipe qualifiée.

Toute ressemblance serait purement fortuite !
Dès les premiers instants, cela se confirme, il y a une bonne dose de Banjo dans ce cocktail, quelqu'un veut brosser les fans de la première heure dans le sens du poil. La promesse semble tenue, aucun élément d'un bon Banjo-Kazooie ne manque à l'appel : le duo de personnages éponyme capable de marcher et voler, un univers coloré, des artefacts dorés à collecter, les dialogues singés par onomatopées, une histoire simplifiée au possible, etc... Sur la forme, le cahier des charges est rempli et tout l'habillage fait office d'un hommage particulièrement marqué. D'un point de vue visuel, la qualité est bien présente, le soft nous offre des paysages lumineux, des décors détaillés et dispose d'une fluidité d'animation qui rend hommage au style cartoon. Plaisant à regarder, nos esgourdes ne sont pas en reste puisque Grant Kirkhope et David Wise nous ont fait l'honneur de leur participation. Deux grands compositeurs chevronnés, habitués au genre qui ont fait le bonheur de la grande époque de Rare et dont la présence était indispensable pour ce projet. Sans être inoubliables, les musiques de ce revival de la plate-forme sont très convaincantes et superbement orchestrées. Le style de chacun est reconnaissable entre mille et ravira leurs admirateurs. Malgré tout, les mélodies sont moins marquantes que dans les précédents jeux où ils ont officié, mais après 20 ans à recevoir des commandes de bande-originale dans un même registre, il est difficile de leur en vouloir avec un résultat aussi propre.

C'est l'histoire...de Layleeeee !



Un début de jeu à la cool.
L'histoire très épurée met en scène Yooka, le caméléon nudiste, et Laylee, la chauve-souris insolente. Deux amis réunis par leur goût pour les insectes volants, vivent une existence paisible dans la crique où ils ont élu domicile. Alors qu'ils sont très occupés à se dorer au soleil, le livre magique de Laylee - déniché par hasard peu avant lors d'une balade - s'envole dans les airs sous leurs yeux. Les deux compères décident de mener l'enquête et découvrent un complot organisé par Capital B - Abeille géante, grotesque et maléfique, chef d'une entreprise peu recommandable - pour dérober tous les livres du monde et utiliser le pouvoir du livre magique à des fins purement commerciales. Heureusement, les pages de l'ouvrage, les "Pagies", se sont dispersées dans tous les Tomes magiques et nos héros devront les récupérer pour éviter qu'elles ne tombent entre de mauvaises mains. C'est l'occasion de voyager à travers 5 mondes et partir à la rencontre des personnages et autres boss parsemant l'aventure.

Rextro vous laissera jouer avec ses énormes bornes (d'arcade)
Parti pris du genre et choix artistique assumé, l'histoire n'a nullement la prétention d'être originale mais laisse la place à quelques personnages aux répliques cinglantes tels que Laylee qui prend la place de l'oiseau sarcastique à balancer des vannes et critiques sur le monde impitoyable de la création de jeux vidéos; Capital B, qui fustige nos héros sur leur lenteur, leur stupidité ou leur nudité parfois, exactement comme Gruntilda, la sorcière dans B-K. Que dire également de Rextro, le dinosaure fan de jeux d'arcade, personnage pathétique et attachant qui vit encore dans ses jeux venus du passé,
lui même vestige d'une époque révolue. L'autodérision est totalement assumée de la part des créateurs, ce qui s'accorde très bien avec l'ambiance satirique générale qui se dégage du titre. Les dialogues ne manquent pas de peps et d'humour, cependant la localisation en français souffre de petites erreurs de traduction et certains jeux de mots ne sont drôles qu'en VO (fortement conseillée). Le design des protagonistes est plutôt réussi : le duo éponyme en particulier fait mouche et s'intègre bien dans les univers à visiter, l'antagoniste est facile à reconnaître et a un côté ridiculement diabolique...et ressemble à Gru de Moi, moche et méchant. Mis à part les quelques exceptions plutôt sympathiques, les autres PNJ ne bénéficient pas de la même créativité et ne servent que de fonction pour la plupart.

Un invité surprise pour camouffler un casting assez pauvre
Les personnages ironisent d'ailleurs souvent sur cette situation, pour ainsi abattre avec humour le 4ème mur. C'est amusant au début, mais ça ne prend plus autant, passé quelques heures de jeu. Le chara design se limite alors fréquemment à ajouter une paire d'yeux de Toons à n'importe quel objet pour en faire un personnage. En bref on sent qu'à vouloir émuler un style, le design général peine à trouver son propre chemin et finit par se perdre en cours de route. Ce ressenti en demi-teinte ne s'arrête hélas pas aux personnages secondaires, mais bien à travers bon nombre des éléments qui ponctuent l'aventure.

"Ce niveau est trop grand pour nous deux !"



Des mondes très jolis, mais un peu vides
Il en est malheureusement de même pour les 5 mondes proposés. Bien que magnifiques et immenses, les thématiques explorées manquent un peu d'originalité. On nous invite à visiter 5 thèmes différents : la jungle Maya, La montagne enneigée, le casino, le marais et l'espace. D'un premier abord, chaque monde donne envie de s'y plonger et d'en explorer chaque recoin, tant la qualité graphique et l'excitation de visiter un terrain vierge nous émerveille la rétine. Mais si les décors sont splendides et fourmillent de détails à bien des égards, ils sont aussi inutilement démesurés et donnent une impression de vide renforcée par un nombre de personnages assez restreint. Le tout n'est pas mauvais, mais on déplore une certaine absence de personnalité.

Les mondes de Banjo et Mario 64 donnaient l'impression de visiter une autre planète, de devenir minuscule, de plonger dans une boule à neige et de voir un nouvel univers véritablement exister autour de nous. Ici, on découvre simplement un nouveau décor et ça s'arrête là. Au delà de l'aspect chasseur de collectibles, dans lequel l'équipe à tapé en plein dans le mille, le titre fait abstraction du vrai dépaysement, celui de découvrir un monde à part mais crédible par procuration. Dommage.
Si Zelda Breath of the Wild, par exemple, nous a prouvé que l'immensité d'un monde n'est pas une contrainte, mais bel et bien une force à exploiter avec les bons outils, Yooka Laylee nous démontre le contraire : l'immensité des niveaux finit par jouer contre vous, en particulier si visez le 100%. On finit vite par tourner en rond jusqu'à l’écœurement quand quelques items vous manquent et sont introuvables. La chasse au trésor prend alors l'allure d'une battue après une alerte enlèvement avec hommes-grenouilles et maîtres-chien (normal pour un jeu peuplé d'animaux qui parlent)

Un espace démesuré, gare à ne pas vous perdre.
Ce qu'il faut bien comprendre, c'est que dans une chasse aux oeufs de Pâques, ce qui importe ce n'est pas la taille du terrain, c'est l'ingéniosité des cachettes (ni trop difficiles ni trop évidentes) et disposer un nombre d'oeufs en chocolats judicieusement dosé (ni trop, ni trop peu). Il vaut mieux s'amuser dans le petit jardin de Mamie que de chercher trois Kinder Surprise dans tout Central Park pendant des heures. Derrière cette image, comprenez que Yooka-Laylee n'a pas su trouver le bon équilibre et à défaut de qualité, le titre mise sur la démesure au sein de chaque niveau. Les niveaux frisent parfois le bordélisme, au point de se demander si on ne prendrait pas plus de plaisir à apprendre par coeur le plan du métro Londonien. On se surprend ainsi à pester contre ce choix de level design dans lequel beaucoup d'éléments se ressemblent énormément et où il est par moments difficile de prendre un point de repère précis.
D'ailleurs, comme un aveu de cette lacune, les développeurs ont même été contraints lors d'une mise à jour très récente d'ajouter des panneaux lumineux tout au long du hub central pour éviter que les gens ne se perdent en cherchant l'entrée des mondes ! Allez, faute avouée, faute à moitié pardonnée.

On se surprend ainsi à pester contre ce choix de level design dans lequel beaucoup d'éléments se ressemblent beaucoup et où il est par moments difficile de prendre un point de repère précis.

Yooka se baisser pour ramasser



Défi le plus récurrent : traversez une série d'anneaux.
Pour progresser, il faudra se balader à la recherche des 25 Pagies par niveau en remplissant diverses missions comme faire la course, traverser des labyrinthes, franchir des obstacles en contre la montre, capturer des fantômes, vaincre des boss, etc. Les 2 compères n'hésiteront pas également à ramasser des Plumes dorées sur leur passage qui serviront à acheter de nouveaux mouvements indispensables à l'exploration de nouveaux horizons.

Sur le papier, la variété est maître-mot, mais dans la pratique, les tâches deviennent redondantes. Si les deux premiers mondes nous proposent de sympathiques distractions, la lassitude finit par s'installer peu à peu. Les épreuves à passer s'intègrent parfois mal avec la thématique générale de certains niveaux et n'ont pas le moindre rapport avec le contexte. Et au contraire, quand les actions à accomplir sont raccord avec le niveau, celles-ci manquent de créativité et pire, sont prévisibles et même rébarbatives. Par exemple, le Casino permet comme on s'y attend de jouer à des machines à sous et autres jeux de hasard de type pachinko et jeux de cartes "mémo" où il faut assembler des paires. Et nom d'une pipe, le niveau en est rempli quasiment à moitié et ces petites épreuves sont frustrantes à souhait. La plupart du temps, vous devrez actionner un interrupteur et il faudra vous rendre d'un point A à un point B avant la fin du chrono, une seconde d'inattention et vous voilà bon pour recommencer à zéro, de quoi grincer des dents.
Touchez ces boulets de canon pour devenir aussi lourd que du plomb
Tout n'est pas désagréable, bien au contraire, le titre dispose de quelques instants de gloire semés d'énigmes vraiment bien trouvées et exploitant finement les compétences des protagonistes. Yooka peut notamment aspirer certains éléments du décor pour absorber des capacités temporaires, à l'image d'un Yoshi ou d'un Kirby. Dans le fond, rien d'inédit, mais on ne change pas une équipe qui gagne. De même, un personnage nous permet dans chaque stage de nous transformer en une créature différente par niveau. On apprécie le retour de cette idée issue encore de Banjo-Kazooie et Banjo-Tooie. En plus d'être une bouffée d'oxygène dans le gameplay, cela engendre des métamorphoses loufoques et délicieusement cartoonesque telles que la transformation en hélicoptère de combat (particulièrement fun) ou en banc de piranhas, chaque fois avec la mine effarée sur le visage de nos deux partenaires. On aurait cependant aimé qu'elles soient plus exploitées, mais elles ne permettent de récupérer que deux ou 3 pagies grand maximum.

Reste la possibilité d'améliorer et d'agrandir les mondes en dépensant les précieuses Pagies. Promesse intéressante puisqu'elles permettent de revenir dans les mondes précédemment explorés avec de nouvelles capacités, en réalité il s'agit surtout d'une technique un peu déguisée de morceler la progression et augmenter artificiellement la durée de vie du jeu sans avoir à créer des levels supplémentaires. Car oui, six mondes au total, en comptant le hub central, c'est un peu maigre en comparaison des 10 mondes de B-K et aux 15 niveaux de SM64. Pour pallier à cette quantité restreinte tout en maintenant une durée de vie potable, l'équipe a été contrainte de faire du remplissage pour dissimuler cette lacune et c'est à l'origine de la plupart des problèmes du jeu : la quantité de missions répétitives, les énigmes incohérentes avec le thème, la sensation d'être perdu, tout.

De la plates-formes dans toutes les positions



Vous aviez toujours rêvé d'incarner un chasse-neige ? Bizarre...
Nous sommes dans un jeu de plates-formes, la jouabilité est donc d'une importance capitale pour garantir une expérience de jeu. Rassurez-vous, c'est le cas ici, les contrôles sont plutôts intuitifs et le calibrage des sauts optimal. Les mouvements s'enchaînent avec beaucoup de facilité et les commandes s'apprivoisent rapidement. Nos personnages disposent d'une panoplie de techniques de bases (sauter, nager, courir,...) et devront apprendre à maîtriser d'autres capacités déblocables au fur et à mesure de leur progression dans l'aventure. Certains mouvements spéciaux sont tout simplement brillants, souvent très originaux, ils s'appuient vraiment sur la complémentarité des deux personnages. Le développement des actions donne une impression de progression au joueur qui devra revenir aux endroits visités précédemment pour en percer les secrets, un peu comme dans un metroidvania. Mieux encore, ils nous font découvrir réellement de nouvelles perspectives d'exploration, on envisage les phases de plates-formes sous un nouvel angle, en particulier après l'acquisition du vol libre. Certains de ces pouvoirs demanderont parfois un peu de pratique pour bien en cerner la physique et les subtilités, mais une fois qu'on a compris le truc, tout roule.
Hélas, c'était trop beau, et c'était sans compter sur la maladie légendaire des jeux de plates-formes en 3D : La caméra. Dans les grands espaces, elle n'est pas très gênante, mais dans les lieux exigus ou dans des moments délicats, celle-ci semble prise soudainement du syndrome de Tourette et part en vrille généralement au moment d'un saut mortel ou d'un instant décisif. A croire qu'on a voulu saboter votre réussite.

L'un des mini jeux d'arcade, aussi ennuyeux seul qu'à plusieurs.
Globalement, si la partie exploration ne pose pas de soucis particulier, attendez vous à quelques difficultés avec certains boss et durant les mini-jeux proposés. Ces derniers sont présents à chaque niveau : chez Rextro avec ces jeux d'arcade, et chez Kartos (pas Kratos, attention) pour les courses en wagonnets. Les premiers sont décevants dans l'ensemble car l'imprécision des commandes rend ces moments particulièrement désagréables alors qu'on s'attend à un petit moment sympa. En plus d'être d'une banalité sans limites, ils sont difficiles et quelques-uns auront peut-être raison de votre patience.

Et là le stagiaire nous a demandé : "Je peux m'occuper des niveaux en wagons ?". Nous ne savions pas alors que nous créerions un monstre...
Les parties en wagonnets ne sont pas meilleures, grosso-modo pour les mêmes raisons. Il faudra traverser des parcours sur rails tout en amassant un nombre de gemmes suffisant à l'arrivée et en évitant les pièges et ennemis qui vous en feront perdre. La première course sera une simple formalité mais les suivantes vous feront vivre un enfer. Physique et courbes des sauts pas du tout instinctifs, pièges quasiment inévitables et cruels, les freins et l’accélérateur qui prennent 5 secondes après usage pour être réutilisables, quasi pas de latence si vous prenez un coup, vous pouvez reprendre un dégât dans la seconde qui suit et reperdre des gemmes. En toute franchise, on se croirait dans un épisode du joueur du grenier, tout bonnement invraisemblable de difficulté. Une hérésie en comparaison avec les derniers Donkey Kong Country Returns qui comprennent également des niveaux sur rails. On ne comprend vraiment pas comment de tels passages ont pu être conservés dans le jeu final tels quels, en particulier quand le reste du jeu est tout à fait correct de ce côté là. Pourquoi être si cruel ?


| Conclusion |

Bien que né de volonté de revenir à un genre qui tenait à cœur aux joueurs d'hier, ce Yooka-Laylee n'est pas le messie tant espéré. L’effervescence des plus nostalgiques manifestée envers la démarche de Playtonic était peut-être trop grande et la pression trop forte ? Toujours est-il que l’élève marche dans les traces de son maître sans jamais réussir ne serait-ce qu’à l’atteindre, la faute à un univers qui semble encore chercher sa propre identité et à un gameplay qui reste très inégal. Jouissant pourtant d’une réalisation technique impeccable et très agréable, les sessions de jeu sont parfois alourdies par des passages où la jouabilité laisse à désirer où gâchées par une caméra qui handicape le joueur. Le choc est encore plus grand quand on sait que les têtes pensantes ont travaillé sur le premier Banjo et nous servent des défauts qui n’apparaissaient pas dans leurs anciennes productions. Yooka-Laylee est pourtant loin d’être médiocre et on lui pardonne volontiers ses déconvenues car il possède un vrai potentiel divertissant. On peut y prendre plaisir malgré ses quelques défauts. Playtonic a voulu, cela ne fait aucun doute, faire plaisir aux fans en voulant intégrer un maximum de contenu différents (transformations, mini jeux, courses en chariot, quizz…) et s’est peut être éloigné de l’essentiel en voulant jouer sur tous les tableaux. Le cœur des joueurs est toutefois loin d'être brisé, car l'intention des développeurs, même si elle est d'une maladresse touchante, démontre une grande générosité et une vraie volonté de partager sa passion, et c'est bien cela, la définition même d'une oeuvre
1420
++ Bons points ++ + Des graphismes d'excellente qualité
+ Les dialogues bourrés d'humour
+ Une Durée de vie correcte pour un jeu de plates-formes
+ La jouabilité dans les phases d'exploration
+ Quelques mécanismes de gameplay sympathiques
+ Une Bande-son maîtrisée
-- Mauvais points -- - Très répétitif
- Le Chara-design très inégal
- Les mini-jeux calamiteux et oubliables
- Des niveaux labyrinthiques en manque d'inspiration
- La caméra


Commentaires



Ryfalgoth
Ryfalgoth a écrit le 20 mars :
C'est quand même dommage que le jeu ait mis autant de temps à sortir sur Switch... Parce qu'autant en avril j'avais plutôt envie d'y jouer, autant maintenant qu'il y a eu les retours des joueurs et que j'ai fait Mario Odyssey, c'est compliqué....
Junichi
Junichi a écrit le 20 mars :
Un jeu qui m'a intéressé au départ, pourtant je n'ai jamais joué au Banjo-Kazooie. Mais vu les retours que j'ai lu et celui de ce test, je me réserve le jeu le jour ou je le trouverai d'occasion et que je n'aurai pas d'autre jeu plus intéressant à faire.
Pargonis
Pargonis Auteur a écrit le 20 mars :
Quelques petites précisions sur ce Yooka-Laylee :

J'ai été personnellement déçu, cela dit, il faut bien rappeler que ça reste un jeu indépendant financé par les joueurs et porté par une équipe assez restreinte, 30 personnes en fin de développement en tout c'est assez peu. Le résultat est pas si dégueu replacé dans son contexte, la tâche a dû être énorme et sans aucun doute les gars sont de sacrés bosseurs. Rare sont les projets autofinancés qui vont aussi loin, avec des versions boîtes multi-consoles et un moteur graphique aussi bon, donc chapeau ! Hélas je pense que c'est ce qui a plombé le projet. Le budget octroyé était décuplé par rapport aux prérogatives initiales, résultat le projet est devenu dantesque et c'est ce qui a dû leur échapper.

La version switch a nécessité beaucoup de soin pour tourner aussi bien que sur les versions ps4/Pc/One d'après ce que j'ai vu, d'où le délai de sortie trop tardif. Aussi, les dernières grosses mises à jours sont venues corriger en partie certains soucis notamment de caméra, de maniabilité générale et d'expérience de jeu sur toutes les versions. Playtonic ne laisse pas son bébé à l'abandon, ça prouve que c'est un studio fiable et j'ai envie de les voir bosser sur d'autres jeux.


Un 14/20 reste une note honorable, pour un jeu qui n'est pas vendu à un prix exorbitant, le deal est honnête mais on est loin du must.


Si comme Junichi vous êtes curieux du genre, privilégiez le Bon vieux Banjo-Kazooie, c'est un cas d'école en matière de plate-former 3D et de game design, tout est judicieusement dosé. Personnellement, si Super Mario 64 à instauré un style de jeu et à imposé les règles de la plate-forme 3D tel qu'on l'a connue, je pense Banjo-Kazooie le surclasse en tout point (fluiité, jouabilité, humour, dépaysement, univers attachant...). Enfin, ça reste une opinion tout à fait personnelle.
Ebros
Ebros a écrit le 21 mars :
Pour ma part, l'une des plus grosses déception de ces dernières années, car forcement, l'une de mes plus grosses attentes.


Pargonis a écrit:
Le budget octroyé était décuplé par rapport aux prérogatives initiales, résultat le projet est devenu dantesque et c'est ce qui a dû leur échapper.


Je suis d'accord avec ça. De manière général, ils se sont lancés un objectif sur lequel ils ont été totalement dépassé. Un objectif trop grand et trop difficile pour eux.



Pargonis a écrit:
Personnellement, si Super Mario 64 à instauré un style de jeu et à imposé les règles de la plate-forme 3D tel qu'on l'a connue, je pense Banjo-Kazooie le surclasse en tout point (fluiité, jouabilité, humour, dépaysement, univers attachant...). Enfin, ça reste une opinion tout à fait personnelle.


D'accord avec ça aussi. Comme je dis souvent, Banjo-Kazooie est une sorte de Mario 64 avec pratiquement tous les défauts corrigé.
Cela dit, Mario 64 aura beaucoup plus marqué les joueurs car il a réussi quelque chose de plus difficile que Banjo-Kazooie dans la création d'un jeu vidéo.
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