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Xenoblade Chronicles 2

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Xenoblade Chronicles 2 - Test

Switch     Rédigé par Spydark     le 11/01/18 à 00:00     0 Coms et 368 Vues
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Depuis son rachat par Nintendo en 2007, Monolith Soft est devenu le producteur principal de JRPG à gros budget sur les consoles du géant japonais. Après Xenoblade Chronicles sur Wii en 2011, et Xenoblade Chronicles X sur Wii U en 2015, on s’attendait évidemment à revoir une nouvelle production du studio pour la maintenant célèbre Nintendo Switch. Cela dit, on ne s’attendait sûrement pas à voir un jeu débarquer dès la première année de vie de la machine, ainsi l’étonnement fut total quand le 13 janvier 2017, Nintendo dévoile Xenoblade Chronicles 2, le dernier bébé de Monolith pour la même année. Restant très peu communiquant sur le développement du jeu, on découvre seulement à la fin que le jeu est en partie développé par des free-lances venant de studios tiers tel que Tri-Ace connu pour la série des Star Ocean. Mais sans plus attendre, découvrons de quoi est fait le monde enchanteur de Xenoblade Chronicles 2 dirigé par Tetsuya Takahashi et sorti le 1er décembre 2017 sur Nintendo Switch.


test écrit via une version fournie par Nintendo

LE JOUEUR CONTEMPLANT UNE MER DE NUAGES



Voici Rex, le héros, oui oui
Rex est un jeune garçon à la vie assez tranquille, il est ce qu’on appelle un “récupérateur”, une personne s’amusant à plonger sous l’immense océan de nuages qui recouvre le monde pour y récupérer moults trésors laissés par les civilisations d'antan. Mais un jour, sa tranquillité à vivre sur le dos de son “petit” titan, qu’il surnomme “grand-père”, va être remis en cause lorsque la guilde des récupérateurs lui propose une mission assez spéciale, dangereuse certes, mais très bien payée. Ravi de pouvoir faire croquer un peu son village natal, Rex décide d’accepter cette mission aux côtés d’un groupe de mercenaires du nom de Torna. Les membres de ce groupe sont à première-vue des “Pilotes” possédant chacun leurs “Blades”, concept qui peut paraître compliqué mais qui ne l’est pas tellement, concrètement, les lames sont des créatures issues de cristaux-coeurs qui ne peuvent être éveillées et contrôlées que par des personnes “dignes”, sous peine que le candidat se retrouve en brancard le restant de ses jours. Bref, après être entré dans une dépouille d’un ancien navire / vaisseau, Rex découvre qu’en vérité Jin, Nia, Malhos et le reste du crew recherchaient en vérité une blade très puissante nommée l’Aegis qui reposait dans ce rafiot depuis des lustres. Sauf que, pas de chance pour lui, notre héros est un peu crétin et décide de toucher le cristal-coeur de la blade par curiosité ce qui oblige Jin à lui ouvrir le ventre pour qu’il n’ait pas à devenir le Pilote de cette lame… Ainsi se termine l’histoire de Xenoblade 2… Mais non voyons, Rex se retrouve dans une sorte de rêve, celui de l’Aegis aussi nommée Pyra, cette dernière lui explique qu’elle doit rejoindre l’Elysium, la seule terre d’avenir possible pour l’humanité. Car dans le monde d’Alrest où l’histoire se déroule, les peuples vivent sur le dos d’immenses titans, les plus gros d’entre-eux représentent, par exemple, des nations, chacune possédant ses propres idéaux politiques (cela dit on ne voit pas un seul titan communiste ou capitaliste de tout le jeu, c’est un peu dommage). Mais il semblerait que le cycle de la vie arrive dans ses derniers retranchements et que les titans n’existeront peut-être plus d’ici quelques siècles, ainsi le lieu recherché par Rex et Pyra serait un lieu prospère pour que tous les humains puissent vivre sereinement, mais cet endroit se trouve tout en haut de l’Arbre-Monde, l’immense colonne de verdure surplombant le centre du monde, et peu sont les braves à avoir réussi à l’atteindre. Enfin, Pyra apprend à Rex qu’elle peut se lier à lui pour le ressusciter et ils réussissent à se tirer de la mouise avec le grand-pépé titan, ainsi que Nia et sa blade qui décident de trahir ses anciens camarades.

Ainsi commence la véritable aventure de Rex, Pyra et leurs compagnons en direction de l’Arbre-Monde et de l’Elysium, mais comme tout n’est pas si simple, il leur faudra d’abord faire un détour un peu partout dans le monde pour explorer des lieux en proie, pas seulement à la disparition de la terre, mais aussi aux difficultés géo-politiques et religieuses. Au fil de l’histoire, on en découvre toujours un peu plus sur le background qui entoure le monde d’Alrest mais surtout sur les personnages qui y vivent. Ainsi, on entreperçoit les intentions pas si incompréhensibles des antagonistes, ou les enjeux qui reposent sur les épaules des compagnons de nos deux tourtereaux. Et c’est peut-être là la principale faiblesse du scénario de Xenoblade Chronicles 2, Rex n’est pas très intéressant comparé aux autres personnages, tel Vaan dans Final Fantasy XII, on a l’impression que le protagoniste est le personnage le moins impacté par ce qui se passe autour de lui, son seul intérêt étant de oui ou non réussir à plaire à Pyra à la fin. Là où un personnage comme Nia doit vivre avec le poids de son passé, mais surtout de son acte de rejoindre Rex. On est même plus attaché aux “méchants” qui au final ne le sont pas tellement, ils cherchent surtout à trouver leur place dans ce monde en perdition pour rencontrer l’Architecte, le “dieu” créateur de toutes choses. Rex est certes un peu attachant, il est l’archétype du héros shonen comme Shulk en son temps, mais on aurait préféré voir un personnage bien plus impacté par ce qu’il se passe autour de lui. Le second problème majeur est Pyra, notre chère Aegis au pouvoir colossale, on aurait également aimé un personnage plus crédible et profond, en-dehors de ce qui semble être un gros cliché designé pour être une “waifu” et l’annonce déjà confirmée pour l’an prochain d’une figurine à son effigie n’est pas anecdotique. Elle est censée être la personne la plus touchée par le destin de ce monde, cela est totalement décrédibilisé par son caractère gentille-poussif et son design complétement gênant issu des pires productions Idea Factory. Oui, elle est le seul personnage à savoir cuisiner, oui elle est à moitié à poil, oui elle a des passages totalement fan-service et oui c’est complètement gênant. Avoir une histoire qui se repose sur des clichés de shonen n’est pas gênant en soi, mais cela peut être néfaste à la crédibilité de personnages-clés, Pyra et Rex en sont les principaux exemples. Ce qui fait que votre serviteur a préféré des personnages un peu moins centraux, mais bien plus intéressants de par leurs convictions, leurs passés et leurs charismes tel Jin ou Nia pour ne pas plus spoiler.

Sinon, la trame principale de Xenoblade Chronicles 2 se découpe en 10 chapitres assez longs pour une durée de vie généreuse, on peut facilement découper cette dizaine de périodes en deux grandes, une première plus ouverte sur laquelle on se balade sur le dos d’immenses titans et une seconde plus linéaire, représentant l’ascension de l’Arbre-Monde. Il est évident ainsi que les deux périodes possèdent leurs petits atouts et leurs faiblesses, certains préféreront donc la seconde qui détient les meilleurs moments du scénario et d’autre la première qui permet de vraiment s’imprégner de l’ambiance de l’univers. Cela dit, chacun des chapitres possède ses cinématiques à la réalisation soignée ce qui contraste avec un Xenoblade X où les personnages paraissaient sans âmes durant les instants importants, ainsi le jeu nous propose des moments grandioses où l’action et les retournements sont aux rendez-vous. Mais comme cité précédemment, d’autres cinématiques sont plus dérangeantes tellement elles tournent autour d’un fan-service gênant ou d’un cliché pas subtil, mais en-dehors de ceci l’aventure reste plaisante à suivre, de par les questions profondes qu’elle peut aborder, notamment sur le rôle des êtres vivants dans l’éco-système géant que représente Alrest.


XENOBLADE CHRONICLES DOKKAN BATTLE



Un peu d'eau fraîche et de verdure...
Avant d’aborder le coeur du gameplay d’un J-RPG, à savoir le Battle System, penchons nous d’abord sur le gameplay d’exploration de Xenoblade 2. Le titre de Monolith Soft vous propose de vous balader dans d’immenses plaines sur le dos de titans, mais aussi parfois des couloirs plus ou moins linéaires. Chaque lieu propose ses petits secrets annexes où il faudra avoir le sens de l’observation pour trouver des objets cachés plus ou moins précieux. Votre exploration sera cependant de nombreuses fois bloquée en fonction des aptitudes de vos lames, c’est là une des mécaniques assez ambigües du jeu. Admettons, vous désirez ouvrir un coffre rare que vous avez trouvé, il vous faudra cependant avoir certains talents à un certain niveau sur vos blades pour arriver à votre but, exemple “ouverture de serrure au niveau 3 pour ouvrir le coffre”, si vous avez bien travaillé votre arbre de talent et que vous avez une (ou plusieurs, les levels s'additionnent) lame(s) qui a déjà les pré-requis, niquel le coffre s’ouvre tout seul et à vous le butin. Cette mécanique part d’un bon principe, mais peut s’avérer très frustrante, car on a souvent l’impression qu'elle sert à augmenter de façon artificielle la durée de vie déjà assez généreuse du soft. Un autre exemple, vous avez commencé une suite de quêtes secondaires, la première vous demande de battre cinq sangliers, c’est fait, ensuite il vous faut aller collecter des herbes spéciales, c’est fait et enfin il vous faut aller à un lieu, mais ce passage est bloqué par une porte qui nécessite d’avoir une blade avec le talent “force herculéenne” au niveau 4 mais vous n’avez qu’une blade qui a ce talent au niveau 2, il ne vous reste donc que trois choix : prier pour looter une blade avec cet atout également dans le “gacha”, partir farmer l’arbre de compétences pendant des heures ou ragequit et revenir après. C’est le genre de cas de figure qui peut rendre cette fonctionnalité du gameplay non pas plaisante, mais frustrante. Cela aurait été bien plus intéressant de laisser cette mécanique à l’exploration et non pas aux coeurs de quêtes secondaires, car cela nous pousse bien souvent à laisser-tomber une mission pourtant déjà bien entamée.

Le système de gacha cité précédemment, est une sorte de loterie aux lames qui se présente dans le menu du jeu. Durant votre aventure, vous aurez l’occasion de récupérer des cristaux coeurs (communs, rares ou légendaires), une fois ces petits objets en main, vous aurez la possibilité de les invoquer. La plupart du temps vous aurez des lames dites “randoms” qui n’auront pas un grand intérêt hormis au début du jeu, mais vous aurez également la possibilité d’obtenir des acolytes rares qui possèdent des designs et des aptitudes uniques, étant d’ailleurs toutes designées par des grands noms du chara-design, du manga ou de l’animation japonaise. C’est un système assez sympathique au premier abord, mais on se rend assez vite compte du taux de drop assez peu élevé des blades rares et surtout que le jeu nous permet pas d’invoquer plusieurs cristaux d’un coup, ce qui fait qu’on est toujours obligé de se farcir la petite scénette d’invocation un peu relou. On aura tendance à donc accumuler les cristaux communs et à privilégier les rares qui ont un meilleur taux de drop.

Chose qui rebutait dans les anciens volets des Xenoblade, le HUD. Ici, les soucis sont réglés, tout est très clair et très bien affiché sans encombrer un quart de l’écran. C’est très fin et très compréhensible, aussi bien dans des phases de balade que de combat. Le menu pause est également bien rangé, donnant un accès rapide aux maps, aux caractéristiques des personnages, aux sauvegardes et autres joyeusetés annexes du jeu.

JE VOUS DECLARE BLADE ET PILOTE



Voici à quoi ressemble un arbre de talent de blade
Abordons maintenant un point essentiel des jeux de Monolith Soft, le système de combat, que nous allons raccourcir via sa prononciation anglaise. Le jeu repose sur une mécanique essentiel de duo, entre une Lame et un Pilote, le premier servant à donner des capacités, le second servant à utiliser ses capacités et à taper l’adversaire. Concrètement, les personnages n’ont pas un rôle prédéfini, ce sont les lames qui changent vos types d’attaques, exemple, vous pouvez très bien passer Rex de tank à dps ou heal via un simple changement de blade, évidemment il faudra apporter les finalités d’accessoires et d’équipements qui vont avec. Le titre repose sur un mélange entre du tour par tour et de l’action-rpg, il s’agit sans doute du meilleur système de la saga Xenoblade à ce niveau. Vous disposez à chaque fois de trois capacités, une fois l’une d’entre elle utilisée, il faudra la “recharger” en tapant avec des coups automatiques, une fois la capacité rechargée, libre à vous de l’utiliser à nouveau. Dans un champ supérieur, utiliser vos capacités spéciales fera charger votre barre de capacité “ultime”, cette dernière peut être chargé à 4 niveaux différents, libre à vous de préférer une attaque rapide, mais plus faible ou de prendre votre temps pour effectuer des dégâts colossaux en fonction des situations. Exemple, vous affrontez un ennemi qui balance une attaque puissante une fois qu’il arrive à 10% de sa barre de vie, il serait peut-être plus malin de le finir directement avec une attaque chargée au max, mais il y a également une autre possibilité … C’est le combo ! Pour effectuer cette attaque, il faudra attendre de charger complètement une barre divisée en trois segments, vous aurez ensuite la possibilité de lancer un combo utilisant les 3 lames et les 3 pilotes en combat pour enchaîner des coups dévastateurs ayant la possibilité de “briser” l’élément de l’ennemi (exemple : l’ennemi est de type feu, si durant le combat vous utilisez une lame d’eau, vous aurez plus de chance de briser son élément et de pouvoir augmenter la durée du combos). Attention cependant, les “trois segments” de la barre de combo servent également à pouvoir remettre sur pied des coéquipiers tombés au combat, il faudra donc faire constamment le choix de la puissance ou de l’assurance. Une autre mécanique importante du battle system est l’utilisation des capacités permettant de faire chuter puis éjecter un ennemi. Durant un combat, il arrivera qu’un ennemi se retrouve en posture de “déséquilibre”, libre à vous d’utiliser, par exemple la capacité de Pyra permettant à Rex de faire chuter l’ennemi au sol, à ce moment là, le multiplicateur de dégâts est environ deux fois supérieur pendant quelques secondes et vous pouvez même encore augmenter le tout via une capacité “d’éjection” doublant encore les dégâts. Cette mécanique fait parti du coeur essentiel des combats de boss qui ont bien souvent une barre de pv assez colossale.

Dans la première moitié du jeu, les combats de boss ne seront pas très intéressants, reposant souvent sur une mécanique de “sac à pv” utilisant des attaques mortelles dans leurs derniers retranchements. Heureusement, le jeu s’améliore sur ce point dans sa deuxième moitié, proposant des boss avec un vrai système de stratégie et de pattern à appréhender pour arriver au bout des combats, laissant moins le joueur dans la frustration de devoir farmer pour arriver à ses fins. C’est durant ces combats, que la roue des éléments devient vraiment importante, obligeant à devoir utiliser des objets ou/et des lames ayant des attributs contre tel ou tel éléments (aussi bien en défense ou en attaque). Le battle system de Xenoblade 2, est peut-être pas aussi riche que celui d’un Xenoblade X, mais il est plus satisfaisant de par la liberté qu’il laisse et la puissance qu’il prend au fur et à mesure de notre avancée dans le jeu, lorsqu’on possède de plus en plus de lames et que les capacités progressent sur l’arbre de talent des pilotes et des lames. Car oui, là où Rex augmente son arbre de talent avec l’expérience qu’il récupère au fil des niveaux, ceux des lames se débloquent au fil de “l’entente” et d’autres objectifs secondaires. Exemple : porter sur soi des petits pains augmentera le niveau d’entente avec une lame qui aime particulièrement ça, ensuite, cela permettra de débloquer l'accès à un palier remplis de capacités qui devront se débloquer avec d’autres objectifs annexes comme “parler à 20 nopons” ou “tuer 3 monstres de la choucroute de l’enfer”, c’est un système sympathique, changeant d’un bête farming, mais qui peut s’avérer assez frustrant sur plusieurs objectifs, libre à vous donc de faire ceci sur la longueur.


AUSSI PETIT QU'UNE PUCE SUR UN CHIEN



Première apparition de Pyra, charisme
L’atout majeur de la série des Xenoblade, ce sont les panoramas que le jeu propose, offrant un level-design artistique d’une richesse visuelle garnie. Ici, X2 ne manque pas à la règle en offrant la possibilité de galoper sur le dos d’êtres vivants titanesques. Le jeu propose son lot de background renversant, qu’il s’agisse d’une plaine verdoyante, d’un marais pourpre pétillant ou d’une zone industrielle aux côtés steampunk. En plus de la richesse naturelle, l’aventure propose également de parcourir plusieurs villages très inspirés, passant de la petite commune fermière au pied d’un arbre géant à la ville fumante, siège d’un empire humain. Le monde de X2 ne manque pas d’inspirations, proposant un patchwork à l’image d’une direction artistique très poussée pour créer un univers riche, mais cohérent.
Une richesse qui est aussi présente dans le chara-design des personnages, hélas, pour le meilleur mais aussi pour le Pyra (lol). Prenons deux exemples concrets, toute l’équipe de Torna est designée par Tetsuya Nomura himself, le papa de la série des Kingdom Hearts et chara-designer sur de nombreux Final Fantasy, ces personnages transpirent la classe avec leurs looks bishonen (beaux garçons) et leurs caractères assez profonds. Mais hélas, on retrouve des artistes aux inspirations assez “spéciales” dira-t-on, notamment sur certaines blades féminines se retrouvant avec des formes disproportionnées. Sans pour autant vouloir interdire le côté sexy de personnages féminins, il faut savoir dissocier classe et mauvais goût, surtout quand ceci ruine la crédibilité de personnages centraux. Ainsi, on se retrouve avec un chara-design mi-figue / mi-raisin, où des personnages classes se retrouvent aux côtés de personnages conçus uniquement pour titiller le public “otaku” qui verrait un argument valable de s’offrir le jeu, tels les Senran Kagura et autres titres tendancieux.

Evidemment, l’ambiance visuelle de Xenoblade Chronicles 2 ne serait pas grand chose sans l’habillage sonore qui l’accompagne. Ici, les compositions renouent avec celles de Monado sur Wii, il faut dire que les grands noms sont au rendez-vous avec Yasunori Mitsuda (Chrono Trigger, Chrono Cross, Xenogears), Kenji Hiramatsu (Xenoblade, Saint Seiya), Manami Kiyota (Xenoblade, Super Smash Bros, Castlevania), le groupe ACE (Xenoblade Chronicles) ou encore l’apparition pour une musique chantée d’ANUNA, un groupe de chanteurs irlandais aux voix reposantes. Cette richesse de chanteurs / compositeurs / musiciens sert bien le jeu qui, contrairement à son prédecesseur sur Wii U, permet d’avoir toujours des compositions qui collent aux ambiances, mais aussi aux actions, pour agrémenter les émotions que Tetsuya Takahashi, le scénariste et directeur du jeu, veut nous transmettre dans les passages importants. Mélangeant l’épique, le doux, le reposant ou encore le folklorique, la bande-son du titre de Monolith Soft peut facilement se hisser parmi les meilleures de ces dernières années, une qualité qui est assez indissociable du RPG à la japonaise pour nous faire plonger dans ses mondes fantaisistes. Un grand merci aux compositeurs pour tout ce travail.



"JE VOIS RIEN !" "ATTENDS FAUT FAIRE ENCORE DEUX PAS !"




Moi quand je sors mon test
Il est de l’avis général qu’un jeu Nintendo doit conserver sa “magie”, ainsi il est assez rare de voir des bugs grossiers ou des chutes de framerate importantes dans un jeu issu de la saga de Mario ou Kirby. Pourtant, Xenoblade 2 n’a pas réussi son pari technique, un échec sans doute marqué par le rush final du jeu pour sortir en cette fin d’année 2017. Le jeu souffre d’un gros soucis de clipping, avec des PNJ qui apparaissent seulement à 3 mètres devant nous, brisant l’immersion d’avoir un monde vivant / tout propre, loin d’être gênant sur le gameplay, ceci reste tout de même très visible. Mais le plus important à ce niveau, reste le mode portable du titre, on savait déjà avant la sortie que le titre allait souffrir à ce niveau, mais il faut dire que c’est effectivement assez important : clipping renforcé, baisse de framerates étouffantes, background brouillons, aussi bien qu’on n’a l’impression de ne pas être en haute définition, mais à une sorte de 480p étiré pour faire tourner le jeu, des problèmes qui sont beaucoup moins présents lorsque le jeu est en mode TV. Etonnant ? Oui, surtout en comparaison avec Zelda Breath of the Wild sorti en début d’année 2017, qui était un gigantesque open-world sur lequel avait également bossé une équipe de Monolith Soft et qui ne souffrait pas autant au passage en mode portable, cela à de quoi nous étonner.

Pour terminer sur le sujet des bugs et de l’optimisation, sachez que le jeu propose des petits soucis de pathfinding ou de focus à droite ou à gauche au fil de l’aventure, mais le plus important qu’a vu votre testeur ici présent, c’est un bug fou à la fin du jeu. En effet, à la fin de ma partie lors de la cinématique finale, cette dernière s’est retrouvée à tourner en 5 fps (à peu près) et pour couronner le tout, les crédits se sont mit à défiler d’une lenteur incroyable, tellement que 24h après, le jeu n’avait toujours pas fini de dérouler entièrement le staff. Ceci, m’obligeant à relancer le soft, pour me refaire encore une fois le dernier boss et refinir le tout. Un bug, tout de même très important, qui n’a pourtant toujours pas été corrigé, même après une première mise à jour. J’espère que Monolith et Nintendo vont se dépêcher de résoudre cette faille, qui peut facilement ruiner toute une aventure au dernier piédestal.


(Merci à Ryfalgoth pour la relecture)

| Conclusion |

Xenoblade Chronicles 2 est un bon jeu, il s’agit clairement d’un JRPG qui vous laissera une trace dans vos mémoires après votre ascension vers l’Elysium. Mais hélas, le titre de Monolith se farcit aussi beaucoup de défauts, sans doute dû à un rush de développement, mais aussi de localisation (avec une trad française assez imprécise) pour le sortir à l’heure. Des personnages insupportables, des bugs à plusieurs coins de rues ou des défauts de game-design, on aura ainsi de quoi beaucoup râler pendant nos heures de jeux. Mais, en même temps impossible de détester un soft qui propose un univers aussi féerique, une bande-son aussi magistrale, un battle system aussi jouissif et d’autres personnages relevants le niveau des mauvais. On aurait aimé que Tetsuya Takahashi et son équipe prennent un peu plus de temps pour fignoler leur bébé, mais ce volet reste tout de même un jeu très appréciable et un RPG important pour conclure l’enchainement de titres de la première année de la Nintendo Switch. On espère revoir Monolith Soft sur d’autres projets très bientôt, voire même en laissant de côté la licence Xenoblade, qui tire ici un peu sa lettre de révérence.
1520
++ Bons points ++ - Une ambiance envoutante
- Des décors très riches
- Une bande-son magistrale (Mistuda, ACE, ...)
- Des personnages vraiment bons
- Meilleur Battle System de Xenoblade
- Durée de vie colossale
- Le doublage japonais rempli de grands noms
- La fin
-- Mauvais points -- - Des personnages horripilants
- Des chara-designs gênants
- Des clichés de scénario grossiers
- Certaines mécaniques de game-design frustrantes
- Le gacha mi-figue, mi-raisin
- Un gros soucis d'optimisation en portable
- Des bugs ici et là
- Une traduction française approximative
- Un doublage anglais discutable
- Un gout de rushé


Commentaires



Ryfalgoth
Ryfalgoth a écrit le 11 janvier :
*explosions en arrière plan*
Ça y est. C'est le commencement....
Bon, ton dernier screen résume l'ambiance :p

Evidemment beaauuuuucoup de choses à dire, allant dans ton sens ou non :hap: Mais je pense faire un gros post lorsque j'aurai fini le jeu.
Spydark
Spydark Auteur a écrit le 11 janvier :
Et moi qui pensait que t'avais déjà écrit ce fameux commentaire dans un .word bien rangé dans ton PC, j'suis déçu :p
Ryfalgoth
Ryfalgoth a écrit le 11 janvier :
Ah non, il est dans ma tête depuis des jours, mais la partie scénario est encore en suspens en attendant de voir la fin :p Par contre c'est clair que le jour où j'aurai mon avis à donner, attends-toi à un pavé digne de ce nom !! Bref, à dans deux semaines je pense ;)
Roxas
Roxas a écrit le 12 janvier :
Le guide pour les super boss arrivera pendant l'après midi du coup.
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