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Fire Emblem Echoes : Shadows of Valentia

Jaquette

Fire Emblem Echoes : Shadows of Valentia - Test

3DS     Rédigé par Hiroki     le 16/06/17 à 00:00     1 Coms et 275 Vues
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Il fait bon vivre chez vous, le climat est accueillant et la Terre clémente. Nul n'a à se soucier du lendemain dans une ambiance aussi pacifique. Seulement voilà, de vils complots, ourdis en secret dans les hautes sphères, menacent cet équilibre si précaire. De vagues prophéties, avec un dieu fou de pouvoir, entrent également dans la danse. Si vous voulez maintenir la paix, il va falloir vous battre ! Attrapez votre épée, on s'en va-t-en guerre !




Présentation Technique



Développé par Intelligent Systems, et sorti le 19 mai 2017 sur Nintendo 3DS dans nos contrées, Fire Emblem Echoes: Shadow of Valentia est le remake du second opus de la saga, Fire Emblem Gaiden, sorti sur NES et uniquement au Japon en 1992. Le jeu se présente sous la forme d'un jeu de rôle tactique au tour par tour, mais se démarque néanmoins beaucoup des autres jeux de la série, tout comme son modèle à l'époque, accentuant leur côté spin-off.


Légende




La légende à l'origine des deux royaumes. Les artistes étaient un peu brouillons à l'époque.
L'histoire du jeu se déroule à Valentia, un petit continent à l'Ouest d'Akaneia, durant les quelques années séparant les deux aventures de Marth (Shadow Dragon et New Mystery of the Emblem). A Valentia coexistent deux royaumes, celui de Zofia, au sud, et l'Empire de Rigel, au Nord. Zofia dépend de la déesse Mila, qui prend soin de ses terres en les rendant excessivement fertiles et en prodiguant à son peuple un climat des plus agréables. Rigel a été créé par Duma, le frère divin de Mila, assoiffé de pouvoir, et cela s'en ressent sur ses terres où la vie est beaucoup plus rude qu'au sud. Tout ce petit monde coexistait plus ou moins paisiblement grâce à l'accord divin passé entre les deux dieux à la création de leur royaume, qui leur interdit de se faire la guerre sous peine de représailles divines inimaginables. Mais voilà déjà un moment qu'aucun des dieux ne s'est réellement manifesté. Pire encore, ils semblent se désintéresser de plus en plus de leurs terres.

C'est alors le moment que choisit Rudolf, empereur de Rigel, pour envahir Zofia et faire sien le continent entier de Valentia. Devant cet affront, Alm, un jeune homme désireux de maintenir la paix dans son pays, prend les armes. Son amie d'enfance, Celica, officiant au prieuré de Novis, s'inquiète de l'absence de réponse de Mila. Les deux jeunes amis vont alors partir, chacun de leur côté, dans une aventure qui sera bien plus grande que leur idée de départ.


Quel meilleur endroit qu'une taverne pour trouver des guerriers valeureux et digne de confiance ?
Etant un remake, l'histoire de ce jeu n'est autre que celle du second opus, même si elle a pu être retravaillée subtilement. Cela dit, si elle parait simple en apparence, elle fonctionne plutôt bien et l'on prend un certain plaisir à s'immerger dans les deux histoires qui n'en forment en fait qu'une. Si le déroulé général n'est pas des plus innovants, le scénario reste néanmoins très plaisant et se permet de nous surprendre à quelques moments par de subtils détails. En général, si vous êtes un habitué de la saga, vous prendrez cela comme une véritable bouffée d'oxygène, tant l'on s'éloigne des dernières productions (Awakening et Fates) qui avaient tendance à stagner dans leur zone de "confort".

Les personnages, s'ils ne sont pas non plus de complexes assemblages d'émotions et d'expériences torturées, s'avèrent plutôt crédibles dans l'ensemble et l'on s'attache réellement à eux. Bref, du tout bon à ce niveau.


Épée en Main




Les archers, petits tricheurs de cet opus.
D'un certain côté, le jeu se veut fidèle à la saga et les principes de base seront respectés. Des unités, disposant chacune de leurs propres caractéristiques, sont amenées à évoluer au fil des niveaux, qui s'affrontent au tour par tour sur des cartes quadrillées. Mais, en hommage à Gaiden, ce remake se veut également très différent des autres opus, et surprendra les habitués de façon très rafraîchissante. Oubliez le triangle des armes, cela n'a plus cours ici ! D'ailleurs, vous n'aurez accès qu'à trois des quatre types d'armes rencontrés en jeu, le dernier étant réservé aux ennemis. De toute façon, nul besoin de profusion d'armes, puisque vos unités n'auront qu'un slot d'inventaire et il va falloir réfléchir sagement à quel objet leur attribuer. S'il n'est plus nécessaire d'équiper une arme pour attaquer, ces dernières deviennent alors des objets de boost, améliorant les caractéristiques de vos personnages, et leur offrant, çà et là, de nouvelles capacités. Déconcertant au début, l'on finit rapidement par s'y faire et à y prendre plaisir ! Malgré la disparition d'une partie stratégique que représentait le triangle des armes, les combats n'en restent pas moins ardus, et se focalisent sur d'autres points à surveiller.

Au niveau de la magie, changement complet là encore. Plus besoin de tomes pour lancer des sorts. D'ailleurs, ça n'existe pas des tomes de sorts. Chaque personnage possède une liste, tenue secrète par le jeu, de sorts appris selon leur niveau et leur classe. Ainsi, tel ou tel personnage pourrait se révéler meilleur mage qu'un autre selon les sorts qu'il est susceptible d'apprendre à certains niveaux, les unités n'étant, de fait, pas égales entre elles. De plus, une fois les sorts appris, il faudra débourser quelques précieux PV afin de lancer les fameuses attaques magiques. Contrainte au début du jeu, cela devient rapidement un automatisme et vous en viendrez vite à calculer chaque risque pris tant le jeu peut se montrer sévère avec vos erreurs (même si l'IA n'est pas non plus des plus performantes dans cet opus. Mais ne comptez pas trop dessus, cela ne vous sauvera pas souvent).


Si tous les chemins vous sont ouverts, ça ne veut pas pour autant dire que vous êtes doués.
D'ailleurs, puisque l'on parle de mage, parlons du système des classes. Plus d’embranchements multiples, un seul choix par voie ! Cela dit, vous aurez la possibilité de choisir la voie de certains personnages depuis la classe de villageois, qui représente le tier 0. Certaines voies auront alors jusqu'à trois classes différentes, tandis que d'autres n'en auront que deux. Ce n'est pas de l'égalité pure et dure, mais l'ensemble reste plutôt équilibré. Et plus question non plus de changer de classe n'importe où. Il va falloir le faire devant des statues de Mila, disséminées çà et là en jeu. Cela dit, les changements sont un peu plus cléments, puisqu'ils mettront automatiquement votre unité au niveau, en termes de puissance et de caractéristiques, si cette dernière n'a pas atteint le seuil minimal de la nouvelle classe. Pratique si la RNG n'a pas été de votre côté.


Oh non ! Des événements inattendus ont totalement séparé vos valeureux amis en deux groupes !
Les différences sont encore nombreuses, comme par exemple la portée d'attaque des archers, qui va du corps-à-corps à plusieurs cases de distance, ou encore des techniques spéciales que les personnages apprennent en maniant certaines armes (les techniques étant liées aux objets dans cet opus, et non aux personnages ou autre), mais il serait plus intéressant de découvrir cela en jeu. Cela dit, petit écueil au niveau du jeu en général, le soft se contente malheureusement de réitérer une des plaies des deux opus 3DS, qui semble être devenue une mécanique bien ancrée dans la série, les combats de monstres ! Si affronter des monstres a toujours plus ou moins un intérêt scénaristiquement parlant, cela devient vite déplaisant quand les combats génériques contre ces engeance s’enchaînent et nous forcent à affronter de plus en plus de ces horreurs dans des combats de moins en moins intéressant. C'était un écueil que je reprochais à Awakening et Fates et qui se retrouve ici. Sans trop vouloir m'avancer, il me semble que c'est un moyen un peu facile de gonfler artificiellement le contenu de jeu, et je n'apprécie pas du tout ces combats pénibles et longs n'ayant aucun intérêt pour l'intrigue. Fervent opposant du grind, je préfère qu'un jeu soit bien équilibré et m'amène progressivement au bon niveau, plutôt que de me proposer moult combats accessoires afin d'atteindre le niveau souhaité après des heures de jeu redondants. Mais il faut croire que c'est dans l'air du temps.



Les fameuses horreurs. Sympa au début, super chiants par la suite. En plus ils puent.
Dans les modes de jeu, nous resterons plutôt dans le classique, avec la fameuse histoire, que l'on découvrira au fil de chapitres - au nombre de cinq pour l'histoire principale, et un chapitre bonus - dans lesquelles s’enchaîneront des batailles dont vous déciderez de l'ordre sur une map plus ou moins libre. Si les premiers chapitres se concentrent chacun sur un héros, à savoir Alm ou Celica, les chapitres suivants vous permettront de contrôler tour à tour, et dans l'ordre de votre choix, chacune des armées sur la carte du continent, avançant à leur propre rythme. Même si parfois il faudra faire avancer un côté pour libérer la progression de l'autre. Bien sûr, vous aurez la possibilité de découvrir l'aventure en mode normal ou en mode difficile, classique ou débutant, comme les jeux précédents. Petit bonus pour ceux qui, comme moi, ont souvent la tête ailleurs : l'horloge de Mila. Cet objet vous permet, si vous trouvez des rouages correspondants en jeu, à remonter le temps au cours d'une bataille à n'importe quel moment, afin de changer le cours de vos actions et éviter une bête erreur d'inattention. Attention, cela dit, puisque cela est limité en nombre et qu'il ne faudra certainement pas en abuser. Disons qu'il s'agit réellement d'une aide pour ceux qui ont du mal à rester concentré longtemps sur chaque ennemi, et qui perdent des unités bêtement à cause d'un risque mal calculé. Ça évite au moins de relancer la console trop régulièrement, surtout durant certaines phases de jeu où le temps de jeu perdu peut s'avérer très conséquent.

Si la carte générale, ainsi que les combats sur carte quadrillée sont un classique dans la série, cet opus introduit, ou plutôt réintroduit, l'exploration. Exploration de villages dans lesquels vous pourrez écouter ce que les gens ont à raconter, participer à de petites sous-quêtes aux récompenses parfois très généreuses, ou commercer avec le forgeron du coin pour lui revendre les objets trouvés çà et là et lui demander d'améliorer vos armes par simple procédé de forge. Mais exploration de donjon également. Vous progressez avec votre héros principal en vue à la troisième personne, dans des souterrains souvent labyrinthiques, à la recherche d'objets plus ou moins intéressants. Bien sûr, ces donjons sont infestés de monstres, et si vous en rencontrez, vous devrez alors les affronter avec les dix unités que vous aurez choisi de prendre avec vous pour l'exploration. De quoi avancer prudemment. Surtout que vos unités se fatigueront à force de combattre et qu'il faudra parfois se reposer de peur de voir leur jauge de PV diminuer drastiquement.


Il fait le chaud, mais vous allez le refroidir à coup d'épée magique wesh !
Sinon, comme pour les autres opus 3DS, vous aurez la possibilité d'affronter des passants grâce aux fonctionnalités Streetpass de la console, et espérer obtenir de précieuses récompenses. Et si l'aventure de base vous a plu, il sera naturellement possible de la prolonger grâce à plusieurs DLC vendus par la firme, aux qualités généralement inégales. Mais on en vient là aux goûts et avis de chacun, et je ne m'aventurerai pas sur ce terrain, n'ayant pas testé lesdits contenus supplémentaires. Également possibilité d'user de vos précieux amiibo pour changer quelques peu l'expérience de jeu. Contrairement à Awakening et Fates avant lui, Echoes vous donnera la possibilité d'invoquer des spectres à l'effigie des grands héros de la saga, qui vous aideront durant un tour avant de disparaître. Mais telle est la rançon du succès. Du moins, je crois.


Environnement




Combat démesuré, mais tel est le destin d'un héros !
Nous arrivons au point qui m'inquiétait personnellement le plus au vu des dernières productions de la saga, mais qui m'a également énormément rassuré : son ambiance ! Remake oblige, celle-ci est à l'image de Gaiden, mais revisitée, ce qui finalement semble être le meilleur choix pris par l'équipe de développement. Non seulement on sent un peu cette patte des anciens Fire Emblem, mais remise au goût du jour et totalement digeste. Ils ont même poussé le vice jusqu'à inclure des bugs du jeu original en les transformant en de vraies mécaniques de jeu (comme le fait qu'une terreur -mercenaire tier 3- pouvait redevenir un villageois -tier 0- à un certain niveau et ainsi former une boucle infinie). Du tout bon!



Quand les thugs arrivent pour vous rosser !
Déjà, en termes d'imagerie, il est tout à fait plaisant de voir ce à quoi peuvent mener trois jeux Fire Emblem développés sur 3DS. Le jeu est beau. Les modèles 3D sont plutôt agréables et convaincants et les animations sont assez travaillées. Chaque personnage, s'ils sont basés sur des modèles communs pour des classes communes, se paient quand même le luxe de disposer de quelques animations qui leur sont propres, accentuant un peu plus leur personnalité par rapport aux autres unités, ce qui les rend d'autant plus attachants. Les parties 2D, comme les sprites sur les cartes, la carte générale, les portraits des personnages, ainsi que toutes les cutscenes dessinées, sont de vraies œuvres qui émerveilleront vos mirettes. De plus, le jeu se pavane grâce à de très belles parties animées, dessinées à la main et intercalées aux moments clés du jeu. Du grand art !


Au niveau de la bande son du jeu, toujours du bon. Certes, ce n'est peut-être pas le jeu Fire Emblem disposant de la bande son la plus mémorable, mais l'on sent toujours une certaine ambiance propre à la série et les différentes musiques du jeu sont tout à fait plaisantes et vous immergeront bien dans l'histoire du jeu.



Les héros d'antan deviennent des spectres. De vulgaires spectres.
Le point que je tenais à appuyer, dans ce test, ou néanmoins dans cette partie du test, ce sont les personnages. Terriblement déçu que j'étais par la voie que prenait la série depuis Awakening et Fates, avec des personnages hauts en couleurs et en japanimation -dans ce qu'elle peut avoir de moins bon, j'entends- j'avais tendance à mettre de côté les jeux, ayant du mal à rester concentré dans leurs histoires respectives. Dans ce remake, il n'en est rien ! Les personnages, directement revisités depuis l'épisode Gaiden, sont totalement attachants et n'ont pas ce côté pénible et japanime que pouvaient avoir les itérations les plus récentes. Ils ont chacun leur personnalité, ne sont pas forcément trop archétypés, et se révèlent même parfois plutôt intéressants. Et leur design général est également très réussi ! Bref, c'est du tout bon et on en redemande!

Scénario
17/20
S'il ne casse pas trois pattes à un canard qui n'en a que deux (j'ai personnellement vérifié !), le scénario n'en reste pas moins plaisant et l'on sent à plusieurs reprises le dilemme des héros ainsi que leur motivation personnelles. Les événements sont parfois subtils et plutôt bien venus.
Graphismes
18/20
Plutôt beau pour une console portable, le jeu est très beau dans l'ensemble et se permet même d'installer une ambiance toute particulière avec ses nombreuses cutscenes et autres phases animées. Les animations des modèles 3D sont bien travaillées et le tout est très plaisant.
Jouabilité
19/20
Du tout bon ! Très bonne jouabilité, pour un rpg tactique, et très rafraîchissant pour un Fire Emblem. On a là un opus des plus intéressant dont la maîtrise du gameplay sera très satisfaisante. Seuls écueils au tableau, des combats génériques un peu trop nombreux parfois et inévitables, et une difficulté parfois dosée étrangement.
Bande son
17/20
J'aime la saga des Fire Emblem, et les musiques ont donc pour moi, un petit côté nostalgique en plus qui apporte à mon jugement une note savoureuse. Cela dit, le titre s'en sort très bien et propose quelques morceaux de toute beauté qui arrivent à instaurer la bonne ambiance à chaque passage.
Durée de vie
17/20
Le jeu n'est finalement pas très long. Du moins, vous n'en aurez pas l'impression tant il se parcourt facilement et avec plaisir. Le fait de gonfler la durée de vie avec des combats génériques est un peu pénible par moments, mais il vous faudra entre 40 et 50 heures de jeu, selon votre niveau et votre intérêt du scenario, pour mener à bien votre mission. Après le jeu, vous aurez d'ailleurs droit à un chapitre bonus, avec des combats plus corsés encore et quelques révélations sur des évènements passés ayant forgé, en partie, l'histoire que vous avez vécue avec Alm et Celica.

| Conclusion |

Remake, certes, du second opus de la saga, sorti il y a près de 25 ans, ce jeu n'en reste pas moins des plus réussi, remportant le pari de revisiter au goût du jour un soft qui avait pris un bon coup de vieux. Il réussit même à redresser un peu la barre quant à la direction -surtout artistique- prise par la série ces dernières années. Un opus que je recommande totalement aux habitués comme aux néophytes, tant il est bon. Un vraie partie de plaisir!
1820
++ Bons points ++ -Son design général, qui apporte un changement plus que bienvenue à la direction que prenait la série

-Son gameplay, très différent de la série, mais qui apporte un réel plaisir

-Ses personnages à "l'ancienne" et le scénario subtil mais efficace

-Ses petits détails qui finalement apportent beaucoup de cohérence à l'ensemble

-Une bonne bouffée d'oxygène !
-- Mauvais points -- -Les hordes de monstres génériques

-La difficulté parfois dosée étrangement


Commentaires



Roxas
Roxas a écrit le 19 juin :
Pour moi le meilleur opus de la série depuis radiant Dawn. J'étais très retissant quand ils ont dit qu'il allaient recycler une partie du gameplay de Gaiden que j'ai pas aimé mais au final j'ai fini par prendre du recul. Pas forcément évident de build dessus mais le jeu est très sympatique. Il fait parti de mon top 5 de mes Fire Emblem Préférés. Bon après je vais pas mentir. J'ai juste vu quelques let's play / streams sur le jeu mais j'ai hâte d'avoir l'occasion de me procurer la bête.
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