Accueil My Hero: One's Justice Aperçu

My Hero: One's Justice

Jaquette

My Hero: One's Justice - Aperçu

Switch     Rédigé par Lord Kanozu     le 11/07/18 à 00:00     0 Coms et 203 Vues
Partager sur Twitter Partager sur Facebook

La cavalerie est là


Les images fournies dans cet article ainsi que toutes celles que vous pourrez trouver sur le net proviennent de la version PC du jeu, mais c'est bel et bien sur Switch que nous avons pu jouer au jeu
Nous avons eu la chance d’essayer l’attendu My Hero : One’s Justice à l’occasion de la Japan Expo 2018 sur Paris, et de manière substantielle étant donné qu’il était possible de s’adonner à plusieurs combats directement depuis les bornes publiques du salon. Ce jeu de combat 3D en arène représente le premier jeu inspiré de l’explosive série de Kohei Horikoshi à sortir chez nous, et la première véritable adaptation si on omet un léger passage sur 3DS qui ne méritait de toute façon pas grande attention. Ici, on se dirige vers un jeu qui promet beaucoup plus sur le contenu, et même si nous conservons quelques réserves sur certains points, le pari semble bien parti pour être réussi.

Sur la vingtaine de personnages annoncés, une petite moitié était jouable sur les bornes du salon. Étant un jeu d’opposition avant tout, notre paire de rédacteurs (Delta et moi-même) nous sommes donc affrontés l’un l’autre avec chacun un personnage différent (un classique Midoriya Izuku vs. Katsuki Bakugou en l’occurrence). Dire que l’on ne choisit qu’un seul personnage est en réalité légèrement trompeur puisqu’il faut également sélectionner une paire de supports, parmi tout ceux disponibles, qui seront ensuite invocables d’une pression de bouton, comme on l’a déjà vu dans Pokkén Tournament ou Naruto Shippuden Ultimate Ninja Storm. Puisque l’on parle justement de ces jeux Naruto, Byking s’est visiblement fort inspiré du travail de CyberConnect2 pour faire My Hero : One’s Justice étant donné qu’on retrouve une dynamique très similaire, avec un système d’autocombo en enchaînant les frappes d’une même intensité, une course libre, des déplacements latéraux sur les murs, de l’action dans l’ensemble très aérienne, et beaucoup de destructions de terrain. La comparaison est loin d’être négative, puisque ce mélange donne un sacré punch aux combats que l'on a eu l'occasion de mener, avec des explosions qui fusaient dans tous les sens et des impacts de coups qui se ressentaient jusqu’à l’autre bout du terrain. On note toutefois que la visibilité semblait être souvent négligée sous la pression des attaques spectaculaires, et on avait parfois du mal à correctement se repérer dans l’espace après s’être pris une rouste. Un exemple assez frappant est lorsque Katsuki Bakugou décapsule son arme pour une valse enflammée à la nitroglycérine, qui recouvre pratiquement la moitié de l’écran et laisse son adversaire dans un nuage de fumée qui rend difficile autant de voir son adversaire que lui-même se déplacer. On pourrait voir cela comme un parti pris assumé, mais pour l’instant cela nous a plus gêné qu’autre chose, et on espère voir tout cela corrigé d’ici à la sortie du jeu.

Le côté explosif et magistral des visuels laisse place au principal défaut que l’on aurait à faire à la démo : un clair manque de finition au niveau du framerate et de la résolution en mode TV. Notez bien qu’il s’agit d’un jeu encore en cours de développement, et nous nous retiendrons de faire le moindre jugement définitif avant d’avoir essayé la version finale, mais le compteur d’images par seconde toussait sévèrement lors des grosses attaques qui en mettaient plein la vue, et la résolution du mode TV ne flattait pas particulièrement la rétine en ce qui concerne les éléments au deuxième et troisième plan du décor.

All For One & One For All


Le casting du jeu s'arrête à priori à la moitié de la saison 3 du dessin animé
En ce qui concerne le gameplay lui-même, il ne faut pas s’attendre à quelque chose d’orienté compétitif comme Dragon Ball FighterZ peut l’être, mais plutôt d’une offre véritablement destinée aux fans qui souhaitent s’adonner à un jeu de combat mettant en scène leurs héros favoris. Ce n’est pas pour dire qu’il n’y a pas de profondeur dans les systèmes – la gestion des différentes jauges et de l’espace autant terrestre qu’aérien prouve bien que ce n’est pas le cas – mais simplement qu’il ne faut pas s’attendre à voir le jeu faire le tour des grandes compétitions d’e-sport. Il s’agit simplement là d’une autre adaptation d’anime à succès de Bandai Namco, comme le studio en fait très souvent. Notez que l’on s’obstine à dire « anime » et non « manga » puisque le contenu du jeu semble se caler sur la diffusion hebdomadaire du dessin animé, et ne contient donc pas de personnages ou d’arènes qui n’auraient pas encore été montrés dans le dessin animé. Les adeptes de personnages comme Mirio Togata comme votre serviteur devront attendre de voir si Bandai Namco a déjà prévu l’un ou l’autre DLC, ou s’il faudra se contenter d’une éventuelle suite dans un futur lointain.

La prise en main est assez simple, chaque bouton se voit assigner un coup, et la combinaison de deux d’entre eux permet d’envoyer une grosse attaque en fonction de la jauge de Super accumulée. Rester appuyé sur R1 et presser X et A alors que la jauge n’est remplie qu’à un cran permettra par exemple à Izuku de donner une pichenette boostée au One For All, tandis que la même manipulation mais avec la jauge remplie à son maximum de trois crans enverra la purée de façon beaucoup plus impressionnante et à l’effet dévastateur sur la barre de vie. De manière générale, les rounds peuvent être de très courte durée vu la rapidité des enchaînements, ce qui n’est pas pour déplaire puisque cela donne un certain rythme appréciable aux combats.

Enfin, on conclura par rappeler d’ajuster ses attentes vis-à-vis de My Hero : One’s Justice qui se profile comme une solide adaptation à destination des nombreux fans de la série, mais qu’il n’a pas l’ambition compétitive de Dragon Ball FighterZ, pour ne citer que l’exemple le plus récent disponible. Avec son casting plutôt étoffé et le punch de ses affrontements, il a ses chances d’éviter le puits aux adaptations ratées de Bandai Namco et de finir en jeu convenable une fois sorti ce 26 octobre prochain. On espère simplement que les développeurs vont Plus Ultra d’ici à cet automne pour corriger les quelques problèmes de framerate, de résolution et de visibilité présents dans la démo.


Commentaires



| Connexion | Inscription |