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Virtue's Last Reward

Jaquette

Virtue’s Last Reward - Test

3DS     Rédigé par Fate     le 14/04/14 à 12:19     1 Coms et 491 Vues
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Arrivée sans faire de bruit et même aujourd'hui très peu connue, la série des Zero Escape a pourtant commencé à faire parler d'elle. Son premier opus, 999 : Nine Hours Nine Persons Nine Doors, était un titre fort de la Nintendo DS, car il faisait revivre un genre pourtant obscur dans nos contrées, à savoir le Visual Novel. 999 n'était pourtant pas un Visual Novel pur jus, puisqu'il proposait des phases d'énigmes qui servaient de gameplay. Acclamé par la critique et par les joueurs qui ont pu s'y essayer, Virtue's Last Reward tient le rôle difficile de la suite très attendue, cette fois-ci disponible pour les joueurs français que nous sommes, malgré l'anglais. Alors, essai transformé ou pétard mouillé ? Pour le savoir, c'est simple, il suffit de gagner le Nonary Game...


Chaque personnage possède un secret...Qui est le coupable?

Suite directe de 999, vous incarnez un jeune étudiant de médecine au doux nom de Sigma, qui se fait subitement enlever, comme par hasard, pour un étrange individu portant un masque à gaz. Plus tard, il se réveille enfermé dans un ascenseur en compagnie d'une jeune fille, Phi, qui semble le connaître. Mais ils n'ont pas le temps de faire connaissance, car leur ravisseur leur explique ce qu'ils font ici. En effet, ils ont été enfermé avec 7 autres personnages pour participer à un jeu mortel, le Nonary Game. L'objectif ! Remplir les conditions pour ouvrir la porte 9, qui débouche sur la sortie. Mais ce n'est pas aussi facile que cela en à l'air, car chaque personnage possède un lourd secret, d'autant plus que la confiance entre les protagonistes s'effrite immédiatement après avoir retrouvé un corps avant même le début du jeu. Y'a t'il un meurtrier parmi les 9 ? Quelle est la véritable dentité du ravisseur, qui se nomme Zero?

 

Les énigmes de Virtue's Last Reward sont passionnantes

Il est inutile de dire qu'il est indispensable d'avoir fini le premier opus pour apprécier celui-ci à sa juste valeur. Les références sont nombreuses et l'histoire est un prolongement de 999. Virtue's Last Reward continue sur la bonne voie lancée en proposant un scénario passionant du début à la fin, avec de nombreux twists, des fausses pistes et surtout d'excellents personnages auxquels il sera difficile de faire confiance. Car celle-ci sera souvent mise à rude épreuve. Entre Dio, un homme qui se fait un plaisir d'être un éternel troll, et Luna, trop gentille pour que ce soit sincère, on doute de tout le monde jusqu'à la révélation de l'identité du ravisseur. Ceci dit, l'ambiance est un peu moins glauque, moins sombre que le premier opus. Et excepté quelques rares scènes, on ne se sent pas oppressé comme avant. C'est d'ailleurs une des uniques faiblesses de ce Virtue's Last Reward : le scénario est un poil moins bon. Malgré cela, l'intrigue est toujours aussi complexe, et inclut nombre d'éléments scientifiques bien trouvés, comme la théorie du chat de Schrödinger, et d'autres éléments plus irréalistes mais qui formeront tout de même quelque chose de crédible. Oui, dans les Zero Escape, on se cultive!

 

L'Ambidex game est un élément passionnant du jeu

A coté de cela, le gameplay à quelque peu évolué. Oui, car Virtue's Last Reward est certes l'héritier du genre de niche qu'est le visual novel, mais pour autant, il reste tout de même accessible car il n'y a pas que des dialogues. Ainsi, ceux-ci seront entrecoupés par des phases d'énigmes, qui sont souvent retorses, complexes. Mais si jamais vos petits neurones n'arrivent pas à venir à bout d'une énigme, il sera cette fois-ci possible de passer en mode facile instantanément, permettant d'obtenir des indices, mais en renonçant à trouver des informations bonus sur le scénario. Un autre point marquant du jeu sont les Ambidex Game. Pour résumer, pour ouvrir la porte 9, il faut que chaque participants gagne 9 points. Ces participants gagnent des points via ces Ambidex Game. Le jeu est très simple, votre adversaire et vous votez dans des salles différentes entre deux options. « S'allier » ou « Trahir ». Si les deux participants choisissent « S'allier », ils gagnent tout les deux 2 points. Il suffit donc que tout le monde s'allie pour terminer le jeu, non ? Sauf que dans le cas ou l'un fait « S'allier » et l'autre « Trahir », celui-ci gagne trois points, et le gentil qui avait voulu s'allier perd deux points. Un bon prétexte pour les coups montés, n'est-ce pas ? Quand vous ne savez pas à qui faire confiance, allez-vous trahir, ou vous allier ? Sachant que tout choix peut avoir des répercussions irréversibles..

 

L'abre à embranchement vous évite de recommencer le jeu depuis le début

Car chaque choix majeur vous mènera à un embranchement du scénario, pouvant mener jusqu'à une bonne vingtaine de fins. Et oui, mais pas besoin de refaire le jeu pour toutes les débloquer, car il sera maintenant possible de rejoindre n'importe quel embranchement du scénario via un arbre qui se débloque au fur et à mesure de votre avancée. De cette façon, le jeu possède une très bonne durée de vie pour un Visual Novel, estimée à 25 heures de jeu. Il sera également possible d'essayer de débloquer toutes les informations secrètes en mode difficile, cela permettant d'obtenir une fin cachée pour les plus curieux. Cependant, il faut absolument signaler un gros bug de sauvegarde dans une partie du jeu, qui freeze complètement votre 3DS, et qui peut corrompre votre sauvegarde. Une bien belle frustration pour ceux qui étaient arrivés à la fin du jeu. Je vous conseille donc de ne pas sauvegarder dans la salle nommée « PEC ». Il est également dommage d'avoir autant de fins différentes (une vingtaine), mais beaucoup sont accessoires, et moins marquantes que celles de son prédecesseur encore une fois, dont la fin "Axe" à du marquer au fer blanc les petits jeunes qui ont vécu cette expérience assez traumatisante.

 

Terminons par le moteur de l'ambiance, à savoir les graphismes et les musiques. Les personnages sont maintenant modélisés en 3D, ce qui est un plus non négligeable certes, mais on aurait aimé plus de détails dans les animations des personnages. De plus, même si les décors servent parfaitement l'ambiance, ils restent tout de même très ternes, et un peu répétitif. Pas qu'ils le soient vraiment, mais on a l'impression de visiter les mêmes pièces, à quelques exceptions près. De ce coté, Virtue's Last Reward effectue le minimum syndical. Le character-design est en revanche très bon, chaque personnage possède une personnalité bien distincte qui marque immédiatement le joueur. De plus, le décor est en osmose avec la musique. Virtue's Last Reward reprend certains thème, les meilleurs en plus, de 999, mais les nouveaux morceaux sont également un régal. Des musiques d'ambiance, parfois stressantes, très pesantes, mais aussi des superbes OST viendront flatter vos oreilles. Enfin, les développeurs ont eu la bonne idée d'inclure des doublages japonais, pour faciliter l'immersion. Faire des doublages intégraux ayant été impossible étant donné le nombre de dialogues, ils se sont contentés de doubler les parties importantes, c'est déjà ça.


Scénario
17/20
Bien que non traduit comme son prédecesseur, il faut faire l'effort de suivre le scénario jusqu'au bout, parce que non seulement il est plein de surprises, de rebondissements énormes dont certains surpassent ceux de 999, mais il réserve également de bonnes montées de sueurs froides, de la sympathie envers les personnages, et il n'est pas impossible qu'un bon gros « WTF » sorte de votre bouche à certains moments. Un opus qui fait trépigner les fans dans l'attente du dernier opus de la trilogie, mais qui pourtant manque de finition (au niveau des mauvaises fins, moins inspirées), et le « puzzle » final nous laisse un peu sur notre faim comparé à 999.
Graphismes
14/20
Comme son prédecesseur, VLR s'offre un très bon character-design, parfois pas mal expressif avec les animations propres à chacun. Après niveau décor, c'est un peu fade, il faut l'avouer, le tout ne se renouvellant pas tellement. Ceci dit c'est loin d'être moche, et cela a le mérite de poser vraiment l'ambiance sombre et oppressante qu'il fallait pour cet opus. Un peu de diversification n'aurait pas été de trop. L'effet 3D n'est quand à lui pas indispensable, loin de là, servant juste à mettre en relief les personnages.
Jouabilité
18/20
18 pour un gameplay de Visual Novel ? Eh bien oui, parce que le jeu est non seulement très agréable à parcourir, mais son système d'arbre à embranchement est une vraie trouvaille qui permet de débloquer chaque partie du scénario sans avoir à se retaper tout le début du jeu comme pour 999. Les énigmes sont toujours aussi diversifiées et l'ergonomie générale a également été améliorée, un dossier gardant tout les éléments de l'histoire que vous avez découvert. La fonction bloc-notes n'a également jamais été autant utilisée dans un Visual Novel...
Bande son
17/20
La présence de doublages japonais est une bénédiction pour renforcer la cohérence de l'histoire, bien que partiels, ceux-ci crédibilisent les personnages en leur insufflant une âme. Mais les musiques ne sont pas en reste non plus. Entre reprises de morceaux cultes de 999, remixes et nouveaux thèmes, l'OST est bien fournie. D'autant plus que ce ne sont vraiment pas les plus mauvaises musiques qui sont reprises (Morphogenetic Sorrow, Trépidation...), et d'autres marquent beaucoup le joueur vers la fin du jeu. Le reste des musiques illustrent très bien l'ambiance tendue de VLR .
Durée de vie
17/20
Durée de vie inhérente au genre, il faudra tout de même une bonne vingtaine d'heures pour jeu pour venir à bout de Virtue's Last Reward voire 25. Le peu de rejouabilité est compensé par la volonté du joueur à vouloir absolument savourer cet opus jusqu'à la moelle en découvrant toutes les fins, même les gameover. Certains énigmes sont retorses, et l'on salue l'apparition d'un mode difficile et mode facile, qu'on peut choisir à tout moment, mais dont le choix privera au joueur d'éléments capitaux pour le scénario. A vous de peser le pour et le contre.

| Conclusion |

Un jeu de la série des Zero Escape aura toujours une note qui variera en fonction de son scénario. Ne vous détrompez pas, il a certes 2 points de moins que 999, mais Virtue's Last Reward confirme bien que la série est bien partie pour être LA série culte de Visual Novel. Des doublages et des musiques convaincantes, des nouveautés fort bienvenues qui rendent le jeu plus agréable, des énigmes bien trouvées, un scénario excellent. VLR est une suite quasi-parfaite mais meilleure sur la forme, un chouïa moins sur le fond. Toujours est-il que l'ultime opus, si il sort, risque de faire très, très mal.
1720
++ Bons points ++ Scénario excellent - Ambiance musicale très bonne - Gameplay agréable - Les embranchements - Les doublages japonais -- Mauvais points -- Un poil moins palpitant que 999 - Bug de sauvegarde - Graphiquement léger - En anglais seulement - Il faut aimer le genre


Commentaires

Dragon-blue
Dragon-blue a écrit le 22 avril 2014 :
Chouette un nouveau test de Fate ! Mais chaud la mise en forme, entre les gros trous qui séparent les paragraphes, les tailles de police différentes et les paragraphes non-justifiés et décalés par rapport à l'image... Sinon le test en lui même est bien construit et intéressant à lire, malgré quelques belles fautes dues à une non relecture surement.

Pour une suite, je trouve quand même un peu simple qu'ils reprennent exactement le même début que 999 : personnage qui se fait enlever, la fille qui le connait, une mort dès le début du jeu... On dirait que ça a le même emballage. L'arbre à embranchement m'a l'air d'être une super bonne idée pour un 100% plaisant à atteindre.

Rien d'autre à redire sinon, mis à part GG.
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