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SteamWorld Heist

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SteamWorld Heist - Test

3DS     Rédigé par Lord Kanozu     le 13/12/15 à 00:00     1 Coms et 839 Vues
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Le nom de Steamworld ne vous est peut-être pas totalement inconnu, en effet, il n’est pas la première tentative d’Image&Form sur le créneau du steampunk. D’un banal premier tower-defense sur DSiWare simplement appelé Steamworld Tower-Defense, avant d’évoluer en Metroidvania avec Steamworld Dig, la licence n’a cessée de grandir en termes d’ambition au fil des sorties, mais toujours en gardant en dénominateur commun un même univers à tendance postapocalyptique. Le dernier-né ne déroge pas à cette règle, et change encore une fois totalement de genre, puisque cette fois-ci c’est à une sorte de Tactical-RPG que nous avons droit, avec un certain nombre de mécaniques originales qui font le sel de Steamworld Heist.


Il est utile de préciser que pour le moment le jeu n’est disponible qu’intégralement en anglais. Toutefois, un patch incluant les langues européennes dont le français est déjà en travail et est prévu pour sortir en janvier 2016. Le jeu ne repose pas particulièrement sur le scénario mais il serait dommage et possiblement gênant de passer à côté des nombreux jeux de mots ou des utiles descriptions des armes.

I'VE GOT SIX MORE BULLETS IN MY GUN


Les prémices d'une longue aventure spatiale
Fini le XIXème siècle et les chercheurs d’or de Steamworld Dig, cette fois-ci il va falloir démarrer son plus beau vaisseau, huiler ses revolvers et planquer ses dernières réserves d’eaux puisque c’est dans l’espace que Steamworld Heist se passe, un espace rempli de ferrailleurs et de bandits, prêts à tout pour vous désosser jusqu’au dernier boulon. Heureusement, vous n’êtes pas n’importe qui, ce n’est certainement pas la Capitaine Piper et ce qui reste de son équipage après l’embuscade qu’il a subie et la perte de nombre d’utiles matelots. C’est donc avec deux personnages dans l’équipe que le jeu commencera, n’ayez crainte toutefois d’être en sous nombre, de nombreux autres personnages sont recrutables, aux profils tous plus variés les uns que les autres.

Le jeu se découpe en plusieurs missions qui consistent généralement à infiltrer un vaisseau pour faire la peau, ou plutôt la carrosserie dans ce cas-ci, de tous les robots qui s’y trouve, ou bien simplement de récupérer un objectif précis avant de s’enfuir par la sortie d’urgence. Le gameplay est assez simple à prendre en main, les déplacements se font cases par cases, avec la possibilité d’effectuer un sprint pour se déplacer plus loin mais à condition de subir le contrecoup de ne pas pouvoir tirer pour le tour en cours. Pour tirer sur un adversaire, il suffit de le viser avec l’arme sélectionnée, il n’y a pas de combats automatiques ou d’aléatoire dans les dégâts occasionnés, si une arme fait sept points de dégâts, elle en fera sept à l’adversaire, pour peu que vous le visiez correctement. Et bien sûr, viser la tête peut déclencher un coup critique qui augmentera le montant des dommages occasionnés. Un système de couverture derrière des barils ou autres petits murets est également présent, pour limiter les dégâts ou esquiver un affrontement au corps-à-corps. Que du classique, en somme.

THOSE WITH LOADED GUNS AND THOSE WHO DIG


La bourse ou la vie, rascal
Mais la particularité de ce gameplay, et la mécanique principale du jeu, est la physique de balles en caoutchouc accordées aux munitions de vos armes. En effet, une balle tirée contre un mur dans un certain angle va rebondir et repartir à la même vitesse dans une autre direction. Il est donc possible d’atteindre un ennemi planqué derrière une couverture en tirant, avec le bon angle, sur le plafond ou un mur situé près de lui. De plus, une balle ne rebondit pas qu’une seule fois, et ainsi, si vous vous sentez l’âme d’un Tom Ketchum des temps modernes (ou si vous possédez une arme avec visée laser qui calcule automatiquement la trajectoire de la balle), il est possible de démonter un ennemi situé à l’autre bout de la pièce, avant même qu’il n’ait eu le temps de vous voir dégainer. A cela il faut coupler le fait que les munitions ne sont pas atténuées par la gravité et qu’une fois tirée, une cartouche filera droit comme l’éclair. Toutefois, ce qui peut sembler être un gros avantage peut également être particulièrement meurtrier si on ne réfléchit pas avant d’agir, puisqu’on aura vite fait de tirer une balle qui partira valdinguer contre les murs avant de revenir pour faire exploser le baril d’essence curieusement placé juste aux côtés d’un des membres de l’équipe. N’ayez crainte cependant, à part sur les munitions explosives, il n’y a pas de friendly fire. Et bien sûr, les ennemis aussi ont des balles de revolver en caoutchouc et n’hésiteront pas à s’en servir pour vous atteindre.

C’est cette mécanique qui va donner au gameplay une tout autre saveur et qui va clairement le distinguer du reste des jeux du genre. Il ne sera souvent plus question de s’approcher le plus possible pour rentrer dans le tas, mais plutôt d’adopter une position plus en hauteur afin d’élargir le champ de vision et pouvoir atteindre les cibles plus facilement. Et de même pour l’ennemi, qui n’hésite pas à se couvrir et à sortir les mitrailleuses qui envoient des munitions dans tous les sens. Parfois, il faudra non pas juste tirer sur l’ennemi mais sur une partie de son corps en particulier, notamment sur le premier boss pour citer un exemple qui vient tôt dans le jeu, afin de le rendre vulnérable aux assauts directs.

EVERY GUN MAKES ITS OWN TUNE


Petite pause détente dans un bar, à écouter les musiciens à l'oeuvre
Les escouades se font avec un certain nombre de personnages, limité selon la mission, et jusqu’aux maximum quatre pirates de l’espace. Il est essentiel de varier les rôles de chacun pour pouvoir couvrir tous les fronts et depuis toutes les distances, partir au combat avec quatre snipers, dont les armes empêchent de se déplacer sous peine de ne pas pouvoir tirer le même tour, se révèlera rapidement être une mauvaise idée puisque le groupe aura vite fait de se faire encercler par des ennemis rapides adeptes du corps-à-corps. De même pour les commandos de brutes du combat frontalier, inutiles face à un sniper bien planqué. Il faut donc attribuer avec justesse les armes de chacun des personnages, qui ont bien sûr des attributs et des compétences les empêchant de jouer avec n’importe quelle arme. Les situations de combat sont variées, passant de vaisseaux-poubelles à des vaisseaux de la garde royale, avec toujours des ennemis aux propriétés différentes et donc une stratégie appropriée à adapter pour chacun d’entre eux.

Visuellement, le jeu n’a rien à se reprocher en particulier, la direction artistique prise par le jeu, dans la veine de Steamworld Dig, a un côté steampunk très appréciable, et qui, couplée à l’OST typiquement sortis des années 50, donne des airs presque Fallout-esques aux visites de bars et aux missions de désossages de robots bandits. Tout ceci ne fait qu’enjoliver l’aventure que propose le jeu, qui dure bien de 15 à 20h en ligne droite, et pas mal de temps supplémentaires si vous visez toutes les étoiles sur chaque mission. A cela s’ajoute un New Game + pour les plus courageux d’entre vous, et avec bien sûr son lot de difficultés qu’il est possible d’ajuster, pour des récompenses toujours plus grandes au fur et à mesure que la difficulté est haute. Il faut bien justifier le prix du jeu qui est plus élevé que la moyenne de ce qui est trouvable sur l’eShop, puisqu’il est vendu pas moins de 19.99€. Avec un thème offert, parce que pourquoi pas.

| Conclusion |

Ce troisième épisode de la série des Steamworld confirme bien la volonté d’Image&Form d’avoir toujours plus d’ambitions et de faire évoluer ses jeux, autant en terme de finesse de gameplay que de contenu conséquent. Steamworld Heist est définitivement l’épisode le plus abouti de la franchise, et une perle de l’eShop 3DS que je ne saurais plus vous recommander que cela. Si le prix peut faire peur à première vue, la générosité du contenu et le fun que procure ce gameplay à base de rebonds vaut largement que l’on ouvre son portefeuille de quelques euros supplémentaires, il les vaut bien.
1720
++ Bons points ++ - Un système de combat jouissif et bien foutu
- Un arsenal d'armes qui fait varier le gameplay
- Un contenu généreux
- Des situations bien variées
- Une agréable ambiance
- Visuellement inattaquable
- Un chouette New Game+
-- Mauvais points -- - Uniquement disponible en anglais pour le moment
- Pas de multi online ni en local


Commentaires

Spydark
Spydark a écrit le 15 décembre 2015 :
Très bon test, les critiques semblent unanime pour dire que c'est l'un des meilleurs titres de l'eShop 3DS. Je vais surement me le prendre durant les mois à venir.
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