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OVPC : Pokémon GO, premier bilan

Mobile     Rédigé par Lord Kanozu     le 10/07/16 à 11:14     2 Coms et 816 Vues
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Pokémon GO : Premier bilan

Il est impossible que vous soyez passé à côté du phénomène qu’est Pokémon GO actuellement. Toujours pas sorti officiellement en Europe et pourtant déjà utilisé par tous vos amis, la nouvelle application smartphone de la The Pokémon Company a défrayé la chronique ces derniers jours. Afin de comprendre la raison d’un tel succès, votre serviteur s’est équipé de son plus beau smartphone Android et, à l’aide d’un tour de passe-passe que nous ne détaillerons pas pour pouvoir jouer au jeu sans qu’il ne soit encore disponible, est parti vagabonder dehors à la recherche de Pokémon à capturer et d’arènes à conquérir. Ce billet n’a pas pour but de remplacer un test ou de faire un aperçu complet du jeu, éant donné le constant état d’évolution de l’application, il serait encore bien trop tôt pour le faire, mais plutôt de faire un petit bilan de l’expérience Pokémon GO après quelques jours d’utilisations. En avant pour devenir le plus grand des dresseurs, like no one ever was.

Commençons d’abord par les spécificités techniques du jeu, puisque comme un grand nombre d’applications smartphone, il ne sera sans doute pas praticable sur n’importe quel smartphone. Afin de pouvoir profiter de la fameuse fonctionnalité de réalité augmentée qui fait apparaître les Pokémon dans le champ de vision de l’appareil photo intégré, il faut que votre smartphone soit équipé d’une fonction gyroscope (facilement vérifiable sur internet). Il est toutefois toujours possible de jouer sans cette fonction, en remplaçant le décor par un autre pré calculé et fixe. Il va également fatalement falloir prévoir une connexion internet mobile puisque le jeu est connecté en permanence, actualisant votre position par rapport aux satellites. Enfin, n’oubliez pas de charger votre téléphone à plein régime puisque Pokémon GO a la fâcheuse habitude de ronger votre batterie plus vite qu’un Rattata. Maintenant que tout ceci est prêt, vous pouvez mettre vos plus belles chaussures de marche et vous en aller.

Les différents points de vue de l'application Pokémon GO

Pokémon GO repose sur un concept très simple qu’était celui d’Ingress, une autre application de Niantic Inc., développeur du jeu. Il consiste en ce que le joueur se déplace sur une carte Google Maps dont la localisation est actualisée en permanence via satellite, ce qui fait que chaque déplacement est transmis en temps réel sur la carte du smartphone. Plusieurs points d’intérêts, Pokéstops dans le jeu, sont dispatchés sur la carte, et les atteindre permet d’obtenir quelques objets utiles (Poké Ball, potions, rappels, œufs, etc.). Au cours de la marche, des Pokémon vont naturellement surgir pour apparaître sur la carte non loin de vous. D’une simple pression, la rencontre est engagée et il vous suffit, en théorie, de lancer la Poké Ball sur la bête pour l’attraper. Aucun combat, aucune capacité, nul besoin d’affaiblir le Pokémon, tout est réduit à son plus simple appareil.

L’intérêt réside dans l’exploration nécessaire pour trouver tous ces Pokémon. Impossible de tous les avoir en restant sur place, il va falloir arpenter les rues et les champs à la recherche des 151 premiers bestiaux inclus dans le jeu. Là où les Rattata et autres Roucool sont omniprésents, ce sont tous les autres Pokémon qu’il sera intéressant d’aller chercher, ce qui fait que chaque rencontre fortuite avec un Pokémon rare est un événement en soi, qu’il s’agisse du plus petit Mimitoss au plus gros Elektek. De plus, afin d’aiguiller un tant soit peu le dresseur, une petite fenêtre dans le jeu indique quels Pokémon sont à proximité et permet donc de paramétrer sa recherche. C’est cette chasse au trésor qui constitue tout l’intérêt de Pokémon GO.

L'exploration avec un grand E

La capture n’est toutefois pas la seule mécanique implémentée dans le jeu. Il est possible de faire évoluer ses Pokémon via des bonbons que l’on obtient en capturant un Pokémon de la même espèce un certain nombre de fois. Par exemple, pour faire évoluer mon Roucool en Roucoups, il m’a fallu 12 bonbons Roucool, ce que j’ai facilement obtenu en capturant quatre autres Roucool qui trainaient par là. Ce n’est bien sûr pas aussi facile avec toutes les évolutions : bonne chance à celui dont la quête est de faire évoluer Magicarpe en Leviator, il en aura besoin.

Enfin, il y a les arènes. Peut-être le point le moins travaillé du jeu et fatalement le moins intéressant, les arènes restent toutefois le seul moyen de mettre en pratique ses Pokémon via des combats contre champions d’arènes. La pratique reste très allégée par rapport aux jeux principaux, puisqu’il n’y a aucune capacité à choisir, mais simplement un adversaire à tapoter pour indiquer à son Pokémon de l’attaquer, et c’est celui qui fait tomber l’autre le premier qui remporte le combat, et l’arène en passant. Une fois champion d’arène, on sélectionne quelques-uns de nos plus forts combattants pour les laisser défendre l’arène, tandis que l’on retourne vagabonder dans les rues. Posséder une arène permet de faire gagner du terrain à son équipe (que l’on choisit une fois le niveau 5 atteint) ainsi que de gagner quelques Pokédollars, la fameuse monnaie des micros-transactions. Bien que toujours utile, cette mécanique est loin d’être la plus intéressante, tant les combats sont vite expédiés et peu engageants.

« Train On », le slogan de Pokémon pour l'anniversaire de ses vingt ans cette année

Parlons expérience personnelle désormais. Une fois le starter choisi (j’ai évidemment pris Salamèche), les premiers pas furent les plus longs. Au-delà des Roucool, peu de Pokémon ne venaient sous mon radar. J’ai alors décidé de me déplacer plus loin, et des Pokémon plus exotiques commençaient alors à apparaître, et rapidement les captures s’enchaînent. Il est aussi bien possible de tomber sur un Chenipan que sur un Krabboss dans la même rue, bien que l’un soit évidemment plus difficile à capturer que l’autre. Il est toutefois assez aisé de trouver des Pokémon, ainsi que des Pokéstops pour peu que vous ne viviez pas dans un coin trop reculé (en centre-ville ça marche très bien). Il ne faut pas non plus hésiter à recapturer le même Pokémon plusieurs fois, cela permet d’avoir les fameux bonbons et ainsi de plus rapidement faire évoluer sa bête et la rendre plus puissante. Les arènes m’étaient malheureusement souvent inaccessibles, soit parce que les défenseurs étaient trop costauds, soit à cause des surcharges de serveurs qui rendent le jeu difficilement praticable en heures de pointe (Niantic a annoncé bosser d’arrache-pied sur le problème). Trois heures s’étaient alors écoulés, et c’est la batterie de mon téléphone qui me suppliait d’arrêter de jouer, bien que je l’aie chargé à son maximum avant de partir. Le bilan était d’une quinzaine de nouveaux Pokémon capturés, une arène conquise avec beaucoup de mal, et un sentiment d’avoir exploré une terre nouvelle alors qu’il ne s’agissait auparavant que d’un simple quartier lambda.

Au final, qu’en est-il de l’expérience Pokémon GO ? Eh bien, elle sera fatalement très différente pour chacun. Vous pourriez la prendre de haut, d’un regard désintéressé et n’y consacrer que quelques minutes en rentrant du travail ou en allant à la boulangerie, et cela marcherait, mais vous vous en lasseriez vite. Mais vous pourriez également retournez en enfance, à l’époque où le rendez-vous le plus important de la journée était de rentrer jouer à Pokémon et explorer un monde rempli de monts et merveilles. Les yeux illuminés, les mains grasses pleines de chocolat et une seule envie : celle de partir à l’aventure, Pokédex en main. La promesse de Pokémon GO consiste en réaliser ce rêve d’enfant. Alors, si vous vous situez plutôt dans cette mentalité-ci, n’hésitez pas une seconde et foncez. Gotta catch’em all.



Commentaires



Gemuki
Gemuki a écrit le 10 juillet 2016 :
Très très bel article Kano, ça a fait vibrer le Pokéfan qui sommeille en moi et pour ça tu mérites mes félicitations !

J'ai vraiment très hâte de pouvoir arpenter les rues de mon cartier à la recherche de Pokémon comme si j'entrais dans un monde nouveau, comme si ils avaient toujours été là sans qu'on les voit. C'est vraiment dans cette optique que j'attends de pied ferme de m'essayer à l'expérience et c'est quand je vois les récits des aventures de certains dresseurs sur Twitter que ça allume en moi la flamme de l'aventure, en un mot : hype.
Ryfalgoth
Ryfalgoth a écrit le 10 juillet 2016 :
Comme on pouvait s'en doutait, la hype est totale et ça a l'air de vraiment toucher énormément de monde. Bizarrement ça n'arrive toujours pas à me toucher, sans doute parce que moi et les jeux mobiles ça fait deux. En revanche, si ça peut permettre de montrer à un public encore plus large que Pokémon ça existe toujours et que Soleil/Lune va sortir en fin d'année, c'est positif !
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